La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Pourquoi les affaires politico-financières ont-elles attendu le début des années quatre-vingt-dix pour connaître enfin des lendemains judiciaires ? Dans les années quatre-vingt, des enquêtes journalistiques avaient permis de faire éclater les affaires Luchaire et de la Tour BP, mais leur simple révélation n'avait pu, à elle seule, entraîner les développements que connaîtront celles d'Alcatel, de l'Office des HLM de Paris ou Schuller-Maréchal. Il a fallu, pour cela, qu'elles trouvent un véritable écho dans le monde judiciaire. L'histoire du bras de fer qui s'est alors produit entre juges et politiques, sous le regard courroucé des citoyens, restait à faire. C'est l'analyse de cet affrontement, vu de l'intérieur de l'institution judiciaire et dont l'issue est aujourd'hui encore incertaine, que propose ce livre. À la méthode franche et brutale du gouvernement socialiste pour se débarrasser de l'affaire Urba, a succédé depuis 1993 un maillage plus subtil, moins visible mais tout aussi coercitif, pour « tenir » la justice : cette évolution vers une discrétion obligée, malgré les entorses observées dans les affaires Tibéri, révèle bien la gêne progressive d'un pouvoir politique confronté à sa perte de crédit. Dans le même temps, la fracture qui s'est produite chez les juges s'est accentuée : d'un côté, certains continuent à accepter l'organisation napoléonienne et militaire d'une institution fondée sur la hiérarchie et la carrière ; de l'autre, des magistrats, souvent bien éloignés de l'image de « justiciers » qu'on leur accole, cherchent simplement à appliquer la loi, pour tous et sans entrave. Pour les auteurs, cette situation peut aboutir à un rééquilibrage de nos institutions, permettant de restaurer l'égalité entre les citoyens et faisant enfin de la corruption une délinquance ordinaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Deux ans à peine, et c'est déjà un nouveau monde. Depuis la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie ont rejoint progressivement le camp des démocraties. L'économie de marché et son cortège de lois nouvelles, de pratiques sociales inconnues, ouvre des horizons inespérés à des entrepreneurs, des artistes, des intellectuels, mais laisse amers les nostalgiques du passé et les exclus de la "nouvelle donne". Envoyé spécial permanent de Radio-France en Europe centrale depuis 1989, Jacques Expert brosse dans ce livre les portraits d'une cinquantaine de "gens de l'Est", humbles ou puissants, opportunistes ou militants. Du sans-abri de Budapest aux bergers millionnaires de Roumanie, en passant par l'ex-Premier ministre bulgare, ou les militants anti-avortement polonais, ces témoignages composent une passionnante mosaïque. Partout où l'auteur a posé son regard, le lecteur découvrira des Européens inconnus, des personnalités attachantes, des histoires inattendues, des douleurs inachevées et de formidables bonheurs. Les plaies béantes du communisme ne sont pas encore refermées que déjà d'autres s'ouvrent. Portraits, visages, rires et larmes, victoires et craintes. La vie explose à l'Est.

  • Force est de le constater : on a pu, dans la France de l'après-68, tuer impunément des Arabes. Souvent traité par la justice comme un "accident du travail" ou de la circulation, l'arabicide a bénéficié d'une jurisprudence de fait le transformant en simple délit. Cause première des révoltes des "Beurs", puis de l'embrasement des banlieues, la banalisation des arabicides est l'aspect le plus dur de la "question de l'immigration". Il fallait enquêter sur ces "gestes obscurs", qui jettent une lumière crue sur la société française, les extraire de la chronique lassante et répétitive des faits divers, pour leur donner un statut. En reconstituant cette longue série de meurtres d'Arabes - plus de deux cents en vingt ans - Fausto Giudice a cherché à en élucider les ressorts, les suites, et les implications. La chronique commence en 1971, avec le meurtre du jeune Algérien Djilali Ben Ali à la Goutte-d'Or. Elle s'achève près d'Angoulême, par la mort commune de Mustapha Assouana, jeune Français musulman et Mohamed Daoudi, jeune Marocain, en 1991. Entre ces deux dates, se déroule une dramaturgie aux nombreux acteurs, reconstituée par l'auteur. Comment et pourquoi l'arabicide s'est-il à ce point banalisé ? Fausto Giudice propose une réponse : la Ve République repose sur un crime fondateur, l'arabicide de masse, commis tout au long de la guerre d'Algérie, jusque dans les rues de Paris. Ses auteurs - et ses responsables - ont bénéficié d'une impunité totale, par le jeu des amnisties. Ce fut là le plus formidable encouragement à répéter - en temps de paix, sur une échelle réduite - ce que militaires, policiers et "simples particuliers" avaient fait en temps de guerre.

  • L'une des manifestations les plus étonnantes du "retour du religieux" dans la société française de ces dernières années, est le développement de la religion exaltée et spontanée du Renouveau charismatique : un phénomène qui concerne aujourd'hui près de 200 000 personnes. Groupes de prière, "chants en langues", "miracles", dons de guérison et de prophétie : les expressions du Renouveau sont spectaculaires et attirent de plus en plus d'adeptes - dont de nombreux jeunes - issus des couches sociales les plus variées. C'est l'une des branches les plus actives du catholicisme contemporain et aussi, bien souvent, l'une des plus conservatrices. Cet activisme traditionnaliste explique que Jean-Paul Il soit devenu le plus sûr allié de ces nouveaux Croyants. Et les évêques doivent maintenant compter avec le Renouveau, qui a su profiter du malaise de l'Église de France pour s'imposer à eux. Anne Devailly, après une enquête de plusieurs mois, dévoile dans ce livre les motivations de ceux qui rejoignent les communautés charismatiques (l'Emmanuel, le Lion de Juda, le Chemin neuf, etc.), et leur fonctionnement. Elle montre aussi que si la ferveur spirituelle des premiers temps est un peu retombée, les groupes charismatiques ont acquis, fort discrètement, un pouvoir politique et économique important : ils sont désormais largement implantés dans l'appareil de l'Église, et dans certains groupes de communication, au premier rang desquels le fameux "Groupe Ampère".

  • L'opération vent printanier a débuté à Paris et en banlieue le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, pour se terminer au soir du 17 juillet. Sous ce nom de code, quelque 4500 policiers français ont procédé à l'arrestation de 12884 juifs d'origine étrangère, dont 5082 femmes et 4051 enfants : parqués dans l'ancien Vélodrome d'hiver, ils seront transférés dans les camps de Pithiviers, à Beaune-La-Rolande puis à Drancy et, de là, dans les camps d'extermination nazis où la plupart périront. Cinquante ans après, Blanche Finger et William Karel ont voulu donner la parole à quelques-uns des derniers témoins, encore en vie, de cette trop fameuse rafle du Vel'Hiv : survivants et rescapés de la rafle, déportés ou évadés, qui essaient de comprendre pourquoi, un jour radieux de l'été 1942, leur vie s'est brisée. Ce livre est le prolongement du film, réalisé par les auteurs et diffusé en juin 1992 sur FR3, dans le cadre de l'émission de Jean-Marie Cavada La marche du siècle : il réunit les témoignages complets des personnes interrogées dans le film, mais aussi d'autre inédits. Leurs propos, demeurés extraordinairement précis malgré le temps passé, nous replongent avec émotion dans le drame de ces deux jours, redonnent chair à ceux qui en furent victimes ou acteurs ; et ils nous aident à comprendre aussi comment la machine administrative du pays des droits de l'homme a pu, sans états d'âme, se mettre au service de la machine de mort nazie. L'historienne Annette Wieviorka a apporté à ce livre la mise en perspective indispensable pour comprendre l'importance histrorique du tournant que représenta la rafle de juillet 1942 dans la période d'Occupation.

  • Enlevés en même temps que leurs parents ou nés dans des camps de détention clandestins, des centaines d'enfants argentins sont portés disparus. Seules leurs grands-mères ont gardé l'espoir. Elles témoignent.

  • Journaliste à Antenne 2, l'auteur est convaincu qu'une autre télévision, indépendante et créative, est possible. Il le dit dans ce livre qui est d'abord une enquête en profondeur dans les coulisses de la télé d'aujourd'hui.

  • Force est de le constater : on a pu, dans la France de l'après-68, tuer impunément des Arabes. Souvent traité par la justice comme un "accident du travail" ou de la circulation, l'arabicide a bénéficié d'une jurisprudence de fait le transformant en simple délit. Cause première des révoltes des "Beurs", puis de l'embrasement des banlieues, la banalisation des arabicides est l'aspect le plus dur de la "question de l'immigration". Il fallait enquêter sur ces "gestes obscurs", qui jettent une lumière crue sur la société française, les extraire de la chronique lassante et répétitive des faits divers, pour leur donner un statut. En reconstituant cette longue série de meurtres d'Arabes - plus de deux cents en vingt ans - Fausto Giudice a cherché à en élucider les ressorts, les suites, et les implications. La chronique commence en 1971, avec le meurtre du jeune Algérien Djilali Ben Ali à la Goutte-d'Or. Elle s'achève près d'Angoulême, par la mort commune de Mustapha Assouana, jeune Français musulman et Mohamed Daoudi, jeune Marocain, en 1991. Entre ces deux dates, se déroule une dramaturgie aux nombreux acteurs, reconstituée par l'auteur. Comment et pourquoi l'arabicide s'est-il à ce point banalisé ? Fausto Giudice propose une réponse : la Ve République repose sur un crime fondateur, l'arabicide de masse, commis tout au long de la guerre d'Algérie, jusque dans les rues de Paris. Ses auteurs - et ses responsables - ont bénéficié d'une impunité totale, par le jeu des amnisties. Ce fut là le plus formidable encouragement à répéter - en temps de paix, sur une échelle réduite - ce que militaires, policiers et "simples particuliers" avaient fait en temps de guerre.

  • Au coeur du ministère de l'Économie et des Finances, une boîte noire rayonne sur les marchés financiers, les banques, le financement de l'industrie... et conserve jalousement son monopole sur le contrôle des relations financières entre la France et l'étranger. Cette boîte noire, c'est le Trésor. Le grand public l'ignore, mais tous les grands dossiers qui font la Une des médias - privatisations, nationalisations, défense du Franc, hausse ou baisse des taux d'intérêt... - et bien d'autres encore, passent par cette instance administrative, aussi discrète qu'influente. Pour la première fois, un journaliste a mené une enquête approfondie sur cette pièce clé de l'appareil d'État. Dans ce livre-événement, Yves Mamou lève le voile sur les mystères de cette administration bien particulière, où sont mûries, dans le plus grand secret, les décisions qui feront l'actualité de demain, et qui pèseront sur la vie quotidienne de tous les Français. Il en présente également les artisans : une centaine à peine, issus pour la plupart de l'ENA ou de l'Inspection des finances. On verra que cette poignée d'hommes - et ces quelques femmes -, située au carrefour des circuits de l'argent, exerce une influence politique considérable. Qui gouverne réellement, le ministre de l'Économie ou les Trésoriens ? Quel pouvoir exerce la direction du Trésor ? Quelles sont ses techniques d'influence ? Autant de questions auxquelles personne n'avait, jusqu'à présent, apporté de réponses. Le lecteur les trouvera dans ce livre très vivant, nourri d'anecdotes souvent surprenantes, qui passionnera, bien sûr, tous les acteurs de la vie financière, mais aussi le grand public, soucieux de mieux comprendre les rouages complexes de la politique économique.

  • Qui est vraiment Bernard Tapie ? Est-il né en 1945, comme il le prétend ? Ou en 1943, comme l'annonce l'état civil ? Son groupe pèse-t-il 10 milliards de francs, comme il le proclame ? Ou seulement 2,5 milliards ? Comment ce fils d'ouvrier de la banlieue parisienne, est-il devenu l'un des Français les plus riches ? Quels sont les trucs qu'il utilise pour tirer profit des sociétés en difficultés ? Jeanne Villeneuve, grand reporter à L'Événement du Jeudi, apporte à ces questions des réponses précises, et souvent surprenantes. Grâce à une enquête de deux ans, elle lève le voile, pour la première fois, sur les véritables ressorts du système Tapie. Mais, au-delà de ses combinaisons financières pas toujours orthodoxes, Bernard Tapie est davantage qu'un chef d'entreprise, il est le révélateur d'un phénomène de société, l'incarnation d'un mythe moderne. Il fallait expliquer les causes de sa naissance, de son développement et de son déclin : c'est ce que fait ici, avec brio, Jeanne Villeneuve. On l'a souvent dit : Bernard Tapie est le fruit de la crise, et l'antidote aux angoisses du chômage. Explication insatisfaisante car l'animateur de l'émission Ambitions ne révèle ses secrets que confronté à l'air du temps. Alors apparaît le véritable portrait d'une époque modelée par le mythe du survivant, le renouveau du corps ou l'appel du leader. Plusieurs paradoxes sont analysés, tels que celui-ci : comment ce chantre de l'individualisme, des battants et des gagneurs, en est-il venu à vouloir s'opposer à Marseille aux valeurs d'exclusion de Jean-Marie Le Pen ? Et si la France de Tapie, et celle de l'extrême droite, étaient les soeurs ennemies de la crise ? Cette première biographie sociologique, bourrée d'anecdotes et de révélations, éclaire d'un jour nouveau un personnage sans précédent. Un livre pour comprendre, à travers Bernard Tapie et son succès, les peurs et les aspirations que partagent les Français en cette fin de siècle.

  • Une enquête sur l'une des guérillas les plus mystérieuses du monde. Depuis son passage à la lutte armée en 1980 dans les Andes du Pérou, le Sentier lumineux a étendu ses opérations à l'ensemble du pays.

  • Les enquêteurs ont accumulé des informations sur les sombres affaires de Jacques Médecin, maire de Nice. Certaines ont été rendues publiques, mais elles ont laissé de côté la question : pourquoi et comment la classe politique française a-t-elle toléré et même encouragé pendant 20 ans un personnage aussi trouble.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Albanie, toujours déroutante, constitue un cas à part dans l'ensemble des pays anciennement communistes. Jadis stalinien - contre l'URSS de Khrouchtchev -, puis citadelle maoïste contre l'Europe entière, ce petit pays de trois millions d'habitants a vécu, depuis 1978, isolé du monde socialiste. En mars 1992, le pouvoir communiste, qui fut l'un des plus totalitaires de la planète, s'est effacé, laissant le pays dans un état de dévastation inouï. Ce livre permet de comprendre cette évolution historique et de mieux saisir les enjeux et les dangers du présent. Ses auteurs, qui ont vécu plusieurs années en Albanie, éclairent les paradoxes et les mystères de ce peuple en soulignant le poids de l'histoire. Des Byzantins aux Ottomans puis aux Italiens, les Albanais furent presque toujours soumis à des puissances extérieures. D'où, notamment, le succès initial du "national-communisme" d'Enver Hoxha, qui sut aussi mobiliser à son profit les divisions religieuses et l'archaïsme des clans familiaux. Solidement documenté, nourri de nombreuses anecdotes et d'entretiens avec diverses personnalités albanaises (au premier rang desquelles le grand écrivain Ismaïl Kadaré), cet ouvrage apporte un regard neuf sur le "pays des aigles" et la place qu'il peut prendre dans la nouvelle "tempête balkanique" des années quatre-vingt-dix.

  • Le Commissaire Diamant (pseudonyme) dévoile les réseaux qui sont nés dans les heures les plus noires de la collaboration et qui, depuis l'avènement du gaullisme, n'ont cessé de gangréner l'institution policière. L'ensemble du corps policier est pris en otage par quelques dizaines d'hommes qui verrouillent l'appareil.

  • Une enquête approfondie qui révèle les arcanes d'un système construit autour de la volonté et de l'ambition d'un homme, incarnation d'une nouvelle génération politique forgée par le marketing et qui a remplacé la confrontation d'idées par une stratégie de communication tous azimuts.

  • Ces temps-ci, des rumeurs étranges nous viennent des États-Unis. Des sociétés-champignons, poussées en moins d'une décennie, détrônent des monuments industriels. Un petit libraire parti de rien, nommé Amazon, se proclame premier marchand sur Terre. Des empires se créent dans le monde virtuel, qui prennent le titre de portails, et rassemblent des millions de sujets. La Bourse voit exploser les valeurs Internet. Et voilà que cette nouvelle économie, revigorée par le boom du commerce électronique, accoste les rivages européens. Les barbares du Net vont-ils envahir la place en imposant leurs lois ? Les préceptes de l'économie traditionnelle vont-ils s'effacer devant ces nouveaux codes ? Comment le Vieux Continent, fasciné autant qu'incrédule devant le modèle nord-américain, prend-il le train - grande vitesse - en marche ? Le krach boursier est-il inévitable ? Pour répondre à ces questions, l'auteur a enquêté Outre-Atlantique et en Europe auprès des net-entrepreneurs et des experts. Elle en a ramené un ouvrage passionnant, nourri de nombreux témoignages, qui éclaire sans complaisance les mystères - mais aussi les illusions - de la netéconomie. Cette révolution va bouleverser en profondeur les sphères du commerce, de la finance, de l'information, du travail, de la consommation.

  • Deux ans à peine, et c'est déjà un nouveau monde. Depuis la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie ont rejoint progressivement le camp des démocraties. L'économie de marché et son cortège de lois nouvelles, de pratiques sociales inconnues, ouvre des horizons inespérés à des entrepreneurs, des artistes, des intellectuels, mais laisse amers les nostalgiques du passé et les exclus de la "nouvelle donne". Envoyé spécial permanent de Radio-France en Europe centrale depuis 1989, Jacques Expert brosse dans ce livre les portraits d'une cinquantaine de "gens de l'Est", humbles ou puissants, opportunistes ou militants. Du sans-abri de Budapest aux bergers millionnaires de Roumanie, en passant par l'ex-Premier ministre bulgare, ou les militants anti-avortement polonais, ces témoignages composent une passionnante mosaïque. Partout où l'auteur a posé son regard, le lecteur découvrira des Européens inconnus, des personnalités attachantes, des histoires inattendues, des douleurs inachevées et de formidables bonheurs. Les plaies béantes du communisme ne sont pas encore refermées que déjà d'autres s'ouvrent. Portraits, visages, rires et larmes, victoires et craintes. La vie explose à l'Est.

  • L'une des manifestations les plus étonnantes du "retour du religieux" dans la société française de ces dernières années, est le développement de la religion exaltée et spontanée du Renouveau charismatique : un phénomène qui concerne aujourd'hui près de 200 000 personnes. Groupes de prière, "chants en langues", "miracles", dons de guérison et de prophétie : les expressions du Renouveau sont spectaculaires et attirent de plus en plus d'adeptes - dont de nombreux jeunes - issus des couches sociales les plus variées. C'est l'une des branches les plus actives du catholicisme contemporain et aussi, bien souvent, l'une des plus conservatrices. Cet activisme traditionnaliste explique que Jean-Paul Il soit devenu le plus sûr allié de ces nouveaux Croyants. Et les évêques doivent maintenant compter avec le Renouveau, qui a su profiter du malaise de l'Église de France pour s'imposer à eux. Anne Devailly, après une enquête de plusieurs mois, dévoile dans ce livre les motivations de ceux qui rejoignent les communautés charismatiques (l'Emmanuel, le Lion de Juda, le Chemin neuf, etc.), et leur fonctionnement. Elle montre aussi que si la ferveur spirituelle des premiers temps est un peu retombée, les groupes charismatiques ont acquis, fort discrètement, un pouvoir politique et économique important : ils sont désormais largement implantés dans l'appareil de l'Église, et dans certains groupes de communication, au premier rang desquels le fameux "Groupe Ampère".

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