La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Plus de quarante centres de formation privés préparent au métier d'éducateur spécialisé pour l'enfance inadaptée. A en croire la "croisade du travail" orchestrée par l'actuel secrétariat d'État à l'Action sociale, cette profession serait noble entre toutes, et d'avenir. Que les effectifs de l'inadaptation soient en constante progression ; que les institutions spécialisées soient aujourd'hui différenciées jusqu'à l'absurde, de l'internat de semi-liberté à l'institut médico-pédagogique ou du milieu ouvert à la prévention ; que leur raison dernière se confonde en quelque lieu avec la thérapie, le changement ou la social-démocratie, ... cela ne suffit pas, à nos yeux, à fonder la pratique sociale de rééducation. Nous sommes peut-être têtus, mais nous savons, pour avoir exercé dans quelques-unes de ces écoles, que la répression s'y fait feutrée et subtile jusqu'au quotidien, que l'exercice privé de la rééducation, à grand renfort de spécialistes, y couvre les carences de l'initiative publique, que les notables ont trouvé et trouvent encore, en certains clercs, les alliés d'une cause qu'ils se plaisent à croire éternelle. Bienfaisance d'hier, travail social d'aujourd'hui, les travailleurs de ce secteur se heurtent à la permanence de l'ordre clérical, et de l'organisation de son pouvoir, plus évidente encore en un lieu de formation.

  • Les vingt textes rassemblés donnent idée des réponses fournies par ceux qui pratiquent la pédagogie Freinet dans des situations différentes, permettent aussi de mesurer l'ampleur des moyens mis en oeuvre puisqu'y sont analysées ce qu'on appelle " techniques Freinet ".

  • Depuis vingt ans en Angleterre et au Danemark, depuis trois ans en France, des terrains pour l'aventure naissent. La notion évolue. Lieux de bricolage intensif ou lieux clos... ouverts au défoulement autorisé des délinquants, ils sont gagnés aujourd'hui par le politique. D'abord acteurs secondaires de l'occupation sauvage des terrains vagues par les jeunes, dans les zones hautement urbanisées, les animateurs tendent désormais à abandonner leur rôle traditionnel de clowns organisateurs pour s'interroger sur le sens de leur présence : l'espace urbain, l'activité sur les matériaux, la sexualité, le jeu social forment un tout, instituant une attitude antiautoritaire. Sans doute ces terrains pour l'aventure (espaces libres, transformables, enrichis de matériaux) offrent-ils aux pouvoirs politiques une occasion de limiter les dégâts causés par la densification urbaine. Pour ceux qui les occupent, ils sont une mise en question active de l'urbanisme délirant produit par la course au profit capitaliste. D'où de nombreux conflits. Une équipe d'animateurs fait le récit de sa pratique. Elle rassemble les réflexions nées d'une action commune, sur le terrain, depuis plusieurs années, dans la banlieue parisienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Bientôt dix ans d'existence. D'où vient, où va le mouvement communautaire ? Patrick Démerin répond par cette autocritique solidaire du mouvement communautaire : il vit une de ces expériences berlinoises. C'était il y a près de dix ans. Des milliers de jeunes manifestent contre la guerre au Vietnam ; pour la première fois en Europe, aussi massivement. Et à Berlin la bourgeoisie découvre l'opposition extra-parlementaire ; elle nomme les démons : la S.D.S. (fédération des étudiants socialistes) ; désigne des "chefs Rudi Dutschke ; des inspirateurs, le philosophe américain Herbert Marcuse. La S.D.S. se scindera. S'en séparent ceux qui veulent tout de suite "changer la vie". Ils créent les "Kommune" 1 et 2. Dix ans après, que reste-t-il des "scissionnistes" ? Fritz Teufel attend son procès. Rainer Langhans, flippé, puis récupéré, a disparu. Dieter Kunzelman milite au parti communiste allemand (K P.D.). Jan Raspe est l'un des accusés du procès de Stuttgart. Les groupes pullulent, mais la réaction s'est durcie. Que reste-t-il du "Mai 68" allemand ? Ceci : de nombreuses communes, sur les bords de la Spree ; un collectif de chauffeurs de taxi ; une école autogérée ; un responsable de cellule qui joue les baby-sitters ; des "familles" de huit personnes ; des militants comparant le prix des poireaux dans les supermarchés ; l'apprentissage de la solidarité... Dérision ou utopie nécessaire ?

  • Conçues comme instrument d'une politique de décentralisation et mises en place aux débuts du gaullisme, les Maisons de la culture ont suscité quelques espoirs de modifier les rapports entre la culture et les masses. Le mode de fonctionnement de ces lourds organismes, subventionnés nationalement et localement, leur indépendance de principe et l'indépendance de leurs animateurs semblaient des garanties suffisantes. Il en a été tout autrement. Elles ont été mises en cause certes, dans une période de crise économique, pour des motifs financiers, mais également politiques : des accusations fondamentales, relatives à l'échec de leur mission leur ont été adressées, sans d'ailleurs qu'autre chose leur soit opposé. Aujourd'hui, il n'est plus question de développement, mais d'abandon. À Créteil, sept années de "préfiguration" ont précédé l'ouverture, au début de 1975, d'un bâtiment prestigieux, unique dans la région parisienne. Dans ce cadre s'intégrait le travail approfondi de la section cinéma. Convaincus de la prééminence du cinéma comme véhicule d'action culturelle et de dévoilement politique, ses animateurs ont tenté de défricher des voies spécifiques, en contact permanent avec divers publics : avec celui des associations de toutes catégories, avec et pour les enfants ; recherche historique, organisation de manifestations diverses. De cette politique de service public audiovisuel, brutalement interrompue au printemps 1976 rendent compte ses promoteurs. Leur livre se veut à la fois réflexion théorique et manuel pratique.

  • Chaque année, à la même époque, un simulacre déroutant se répète : celui d'une vie autre, plus authentique, vivable. Simulacre : cette vie éphémère ne semble en rien inspirer l'autre, la quotidienne. A peine halo, sa nostalgie, peut-être. D'ailleurs, les enfants n'y sont livrés à des adultes, à des jeunes, par leurs parents, qu'avec l'étrange espoir de les en voir repartir vierges de souvenirs marquants. Du dehors, ces lieux, rien ne les distingue. Ils sont d'ailleurs souhaités tels, neutres, dérisoires, espaces zéro où vaquer : de vacance. Dedans, aucun ne ressemble vraiment à l'autre. Ce sont les différences qui sont ici mesurées. Monde d'enfants. Le jeu occupe la position centrale. N'est-il pas réputé activité de l'enfance, mode d'appropriation du réel et le passage au travail, au "sérieux", passage à l'être nature ? On joue, on se joue, sérieusement. Monde d'adultes, de jeunes. Eux, à quoi jouent-ils ? A être, à "retomber" enfants ? A trouver, à retrouver l'enfant qu'ils n'ont pas été, en en faisant tenir le rôle par les enfants qui y sont, qu'ils auraient voulu être ? Simulacre... Pas tout à fait donc puisque vécue, cette vie espoir d'une autre possible.

  • Chaque année, à la même époque, un simulacre déroutant se répète : celui d'une vie autre, plus authentique, vivable. Simulacre : cette vie éphémère ne semble en rien inspirer l'autre, la quotidienne. A peine halo, sa nostalgie, peut-être. D'ailleurs, les enfants n'y sont livrés à des adultes, à des jeunes, par leurs parents, qu'avec l'étrange espoir de les en voir repartir vierges de souvenirs marquants. Du dehors, ces lieux, rien ne les distingue. Ils sont d'ailleurs souhaités tels, neutres, dérisoires, espaces zéro où vaquer : de vacance. Dedans, aucun ne ressemble vraiment à l'autre. Ce sont les différences qui sont ici mesurées. Monde d'enfants. Le jeu occupe la position centrale. N'est-il pas réputé activité de l'enfance, mode d'appropriation du réel et le passage au travail, au "sérieux", passage à l'être nature ? On joue, on se joue, sérieusement. Monde d'adultes, de jeunes. Eux, à quoi jouent-ils ? A être, à "retomber" enfants ? A trouver, à retrouver l'enfant qu'ils n'ont pas été, en en faisant tenir le rôle par les enfants qui y sont, qu'ils auraient voulu être ? Simulacre... Pas tout à fait donc puisque vécue, cette vie espoir d'une autre possible.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce roman décrit les faits, gestes et propos d'un enfant "anormal", placé en maison d'enfants, en asile, évadé, recueilli. C'est aussi l'histoire de ceux qui l'entourent. A travers ces descriptions, l'objet du roman est de montrer l'image qu'Adrien se fait des autres. Fresque secrète, pour une part trace de ces autres, et pour une part élaborée, dessinée par Adrien lui-même qui veut devenir un grand criminel. Mais, entre la vocation et la notoriété, il y a la vie comme elle va, et les uns, et les autres.

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