Le Fioupélan

  • obi est un truand marseillais qui sévit dans le business des machines à sous : il vous aide à perdre votre argent. Jusqu'au jour où son boss et un « zélu » font le pari de lui pourrir l'existence, histoire de voir s'il a assez de jus pour « conquêter » Paris. Alors maux et malheurs se mettent à pleuvoir sur le pauvre Jobi qui entame une vertigineuse descente en enfer... Polar mystique ? Brûlot azimuté ? Homélie dopée au pastis ? "Le Livre de Jobi" est en toute hypothèse l'opus le plus zénithal du pape de l'Overlittérature, une oeuvre à double fond qui cache sous le grotesque de la satire une ardente quête spirituelle. Enfin sont abordées la transcendentalité de la tchatche, la spiritualité de la galéjade, la sardinitude, oserions-nous dire, et la question qui tourmente les théologiens depuis des millénaires : Dieu est-il fada ? Henri-Frédéric Blanc fut arraché du ventre maternel le 22 décembre 1954 à Marseille. Études au lycée Saint-Charles. En 1981, il soutient brillamment sa thèse de doctorat consacrée à l'Informulable. Puis, tournant le dos au siècle, il devient guetteur d'incendies. Il eût aimé vivre dans le recueillement et la prière, mais Dieu lui prescrivit le combat. Son oeuvre inclassable dresse de son temps un tableau magistral, horrible et plein de vérité. Il vit à Aix-en-Provence, en attendant de recevoir dans sa ville natale les honneurs qui lui sont dus.

  • Dans une grande ville au bord de la Méditerranée nommée Marsègue, la situation est délétère. Les élites politiques sont corrompues et incompétentes, la voirie a cessé d'exister, les rats règnent en maîtres et la disette est permanente... une petite Apocalypse qui n'a pas l'air de déranger grand monde. Un Maire à vie règne sur cette cité décadente et simule un débat politique avec ses adversaires et complices. Vision, fantasme ou réalité, cet ordre désordonné va être mis en question à l'initiative de Sofiane, jeune dealer et trafiquant qui va solliciter le concours d'un dénommé Testard, véritable ermite de cité HLM qui passe son temps à écrire un interminable polar. Ce couple soudain activé par les catastrophes continuelles va se lancer, sans trop s'en rendre compte, à la conquête de Marsègue et sceller des alliances avec d'autres énergies comme la Légion des Ratepenades ou deux fadas des rues marséguais (Samson Derrabe-Farigoule et Frédo le fada)... Le combat de ces insurgés les portera au pouvoir et ouvrira - peut-être - une ère du changement sous la férule de Testard Ier, roi de Marsègue. "La Conquête de Marsègue" est un récit épique et comique où l'on retrouvera des références à la situation marseillaise et aux prochaines élections municipales, sans que cela soit pour autant un livre à clés. Cette saga drolatique, préfacée par Jean Contrucci, deux fois lauréat du Prix des Marseillais, et très colorée, synthétise en partie l'oeuvre overlittéraire de Gilles Ascaride et se réfère également à "La conquête de Plassans" d'Emile Zola avec un parfum de "Seigneur des Anneaux".

  • Bienvenue chez Josy Coiffure ! A Marseille, dans son modeste salon de quartier, Josy brosse avec tendresse la comédie du quotidien et met en scène une galerie de personnages attachants et irritants : Marie-Ange, experte-shampooineuse en chef qui danse le « zlow » avec des rondeurs toutes felliniennes, Jeanine Pantalacci, « qu'elle est beaucoup pressée », Madame Locci de longue tanquée dans le salon, Jocelyne avec ses airs de craintdégun, Mademoiselle Guillotot la prof d'anglais, la dame chic à l'accent jambon, sans oublier le plus beau, son mari « Rogié »... Ragots, rouleaux, sanglots, ciseaux, blues et blouses... Du haut de son tabouret en formica, Josy déroule un hallucinant monologue pétri de rires et de souvenirs. Elle orchestre une polyphonie de voix, d'accents et de caractères avec un phrasé d'une précision redoutable. Anne-Marie Ponsot a su rendre à l'écrit la fougue, la saveur et la beauté du verbe marseillais. Ecrit en 1980, ce texte a été joué par elle-même... près de 600 fois dans la France entière, faisant rayonner le parler et l'esprit de Marseille bien au-delà de la Viste et des Goudes... OEuvre littéraire inédite, grand ancêtre de l'Overlittérature, "Josy Coiffure" est un texte culte aux racines de la marseillitude !

  • Marseille n'aime pas seulement imiter ses cartes postales, elle aime aussi dévorer ses propres enfants. Un seul refuse de se plier à cette malédiction millénaire : Samson Derrabe-Farigoule. Sa grande gueule défie la Grosse Ville en une imprécation flamboyante, vibrante de griefs accumulés. Sous le flot de son verbe vengeur, les murailles de la Ville-Mère se fissurent pour faire apparaître la très puante réalité. Ravi par l'expression « rôtir le balai » trouvée chez Saint-Simon, Stendhal remarque : « La langue dégénère et perd son caractère parce que les vanités et les convenances (qui ont déjà tué la gaieté) empêchent d'employer ces mots. » Et Werner Schwab confirme : « La langue vivante a été détruite par la politique, la bureaucratie et la publicité. Le langage est à présent dressé comme un berger allemand. » Loin de la littérature encagée et des romans policés qui encombrent les librairies, Gilles Ascaride fait un malheur en déchaînant ses grandes orgues marseillaises. Né à Marseille, il a toujours affronté sa ville à mains nues. La grande pécheresse a tenté cent fois de le détruire, il a toujours survécu. L'écriture étant pour lui un sport de combat, elle lui sert de P38 dans ses plus redoutables affrontements. Détesté des élites locales, évadé de différentes fêtes du livre, interdit de dédicaces, mis au ban de la littérature contemporaine, il mène avec une poignée de compagnons hardis une guerre de harcèlement par l'arme du rire, qui le conduira tôt ou tard à l'échafaud de la critique locale et nationale.

  • Dans ce livre hors normes, galerie d'autoportraits hilarants, Henri-Frédéric Blanc donne enfin la parole à la Cagole, cette figure mythique marseillaise qui a pris une ampleur universelle - le mot est d'ailleurs entré dans nos dictionnaires les plus sérieux. On parle beaucoup d'elle, mais on la fait peu parler. Et pour cause : la langue sauvage de cette fille des villes ne saurait être couchée dans un livre. Voilà pourtant chose faite, et avec brio. On le sait, la Cagole est une fille des villes à la langue bien pendue et dont le bon goût n'est pas le point fort. Elle parle sans frein, de tout et de rien, révélant par ses propos décalés et incontrôlables l'envers du décor. Elle donne certes dans le grotesque et la farce involontaire, mais "Cagole blues" exprime parfaitement la dimension tragique de sa nature païenne, sauvage, confrontée à un monde réglementé borné d'interdits et d'obligations. La Cagole, c'est aussi cette part de nous qui ne sera jamais domesticable. Abolissant la frontière entre la littérature et la vie, cet ouvrage est certainement l'une des oeuvres majeures de son auteur. En bonus, une nouvelle édition revue et aggravée du texte-culte longtemps épuisé, « L'Art d'aimer à Marseille ».

  • Cet ouvrage est une parodie hilarante de cette littérature pseudospiritualiste et des manuels de sagesse sans peine fleurissant dans les librairies, destinés à tous ceux qui cherchent un supplément d'âme ou un sens à la vie. Mais c'est aussi un véritable ouvrage de spiritualité nourri des larges connaissances de l'auteur dans le domaine de la mystique, qu'elle soit chrétienne, musulmane ou chinoise. Si ce livre est irrespectueux, irrévérencieux et se moque allègrement de maintes idoles et autres grosses têtes vénérées, c'est que l'esprit de sérieux est fondamentalement un obstacle à la connaissance spirituelle. C'est donc bien une mystique marseillaise, faisant la part belle à l'exagération des Méridionaux, à leur verve inspirée, à leur verbe débridé, que déploie ce livre hors norme, rempli d'histoires farfelues, de situations cocasses et de personnages excentriques. Éloge des fadas, c'est aussi une explosion d'imaginaire, un hymne à la langue libérée, sûrement le fleuron de l'oeuvre d'Henri-Frédéric Blanc. Henri-Frédéric Blanc est né en 1954 à Marseille. Largement traduits à l'étranger, ses livres ont souvent été adaptés pour l'écran ou la scène. Il a obtenu le Prix des Marseillais 2011 pour "Le Livre de Jobi" (éditions du Fioupélan). "Les Mémoires d'un singe savant", aux mêmes éditions, ont connu un grand succès au Théâtre du Chêne Noir, à Avignon. « Ainsi parlait Frédo le Fada » est son vingt-septième ouvrage.

  • Si vous avez usé vos fonds de culotte sur le goudron des cours de récré de Marseille, si votre mémé faisait du cheval plutôt que du vélo, si vous avez joué à « tanquette », au ballon sur le parking, aux boules sur la placette, si vous avez mâché des chouingues Globo, descendu de la vodka en cachette, fait la révolution chaque printemps et guinché sur « la Chatte à la voisine »... Si surtout vous êtes tombé amoureux de la petite blonde de la pub Coppertone, alors cet ouvrage est pour vous. Sinon ? Eh bien ces confessions d'un minot du siècle (dernier) vous en apprendront de bien belles sur ces enfances marseillaises qui ne seront jamais, quoi qu'on dise, tout à fait les enfances d'ailleurs. Le 12 avril 1961, Youri Gagarine devenait le premier homme dans l'espace. Le lendemain, François Thomazeau voyait le jour à Lille, dans les quartiers Nord de Marseille. Débarqué sur Mars quatre ans plus tard par mégarde, il y cultive depuis le paradoxe : rocker dans la ville du rap, anglophile au pays de la pizza. Retenu à Marseille par sa propreté exemplaire, des impôts locaux dérisoires et la probité de ses élites, François Thomazeau s'y livre depuis à des pitreries plus ou moins lucratives, dont l'écriture de romans noirs cocasses, l'édition, la chansonnette et la promotion du sgoumfi. Bref, s'il n'est pas né à Marseille, il risque fort d'y mourir...

  • Trois minots du quartier d'Arenc sont entraînés dans une affaire de rivalité politique, sur fond de guerre d'Indochine et de grèves ouvrières. Fraîchement débarqué de son paisible village montagnard, le jeune Édouard se trouve confronté au brutal environnement d'un quartier populaire aux marges portuaires de Marseille. Les temps douloureux du second conflit mondial s'y prolongent, au rythme d'un quotidien où la survie tout autant que la vie est à l'ordre du jour... Robert Dagany nous entraîne dans un monde disparu, à l'époque des parties de sèbe, de la Pigeonne et des expéditions en tranvoué. Le parler marseillais s'y déploie dans une langue tendre et foisonnante, aux accents saisissants de réalisme. Journaliste de presse écrite et radiophonique pendant près de cinquante ans, Robert Dagany nous fait partager ses impressions enfantines rafraîchies de rencontres avec les anciens Marseillais. "La Muette d'Arenc" est son premier roman.

  • Doué de parole, d'une solide dose de bon sens et d'un humour décapant, un facétieux singe savant sème sa pagaille sur la Terre. Ce ne sont pas ses peaux de banane qui font trébucher l'engeance humaine, mais ses discours, ses saillies et son regard critique sur le monde. De Cauchemarseille à Nouillorque en passant par Paname-City, Bibi nous entraîne dans ses folles tribulations et nous enseigne que le sérieux est la singerie de l'homme. D'un livre à l'autre, d'un délire à l'autre, le Marseillais Henri-Frédéric Blanc construit une oeuvre baroque et iconoclaste qui mêle dérision et poésie, satire sociale et humanisme, critique politique et tendresse, épopées romanesques et dialogues philosophiques. Ses textes, traduits en plusieurs langues, ont fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques et théâtrales.

  • Le parler gras

    Jean-Marc Valladier

    Le parler marseillais, oui, mais le vrai, l'authentique, le roots, le gras, celui qui sonne et qui tache, qui résonne et qui se tchatche. Dans cet opus érudit et décalé, Jean-Marc Valladier revisite le marseillais d'hier et d'aujourd'hui, avec de vrais-faux exemples et des références encyclopédiques étonnantes, et des définitions qui sonnent juste tout en nous donnant le vire-vire sémantique... Un livre drôle, tendre et déjanté qui fait partie des classiques du genre. Avec en bada (bonus!), les jeux et la BD inédite « Super Ravi » ! Jean-Marc Valladier, né à Marseille en 1957, biologiste, passionné d'images, d'écriture et de sons, s'évertue depuis longtemps à creuser son sillon dans des territoires variés pour faire partager fulgurances, déjantitude et dérision.

  • Reconnaissons qu'existent en ce bas monde quantités de situations étranges, sensations exotiques, trucs bizarres et/ou machins variés, étrangers ou familiers, mais pour lesquels aucun qualificatif n'est réellement adapté. Reconnaissons aussi que l'espace infini des possibilités sémantiques déborde de vocables encore incréés, d'affolants phonèmes qui ne demandent qu'à éclore au monde réel pour enfin accomplir leur auguste mission : qualifier un concept orphelin avec toute la fougue et l'ardeur dont ils sont capables... Eh bien, jubile donc, lecteur assoiffé de sensations nouvelles ! Tu vas pouvoir participer à une oeuvre de salubrité publique, celle qui enfin permettra de rendre justice à ces flagrantes lacunes linguistiques ! Tu tiens entre les mains les espoirs de revanche de ces notions injustement anonymes ! Grâce à toi, grâce à l'emploi que tu en feras, elles vont enfin pouvoir vivre leur destinée au grand jour ! À toi d'en user et abuser dans ton langage quotidien, de les répandre à tout vent, d'en disséminer les spores aux quatre points cardinaux du terreau fertile d'une langue de par trop compassée, qui n'attend que toi pour croître et embellir ! Jean-Marc Valladier, né à Marseille en 1957, biologiste, passionné d'images, d'écriture et de sons, s'évertue depuis longtemps à creuser son sillon dans des territoires variés pour faire partager fulgurances, déjantitude et dérision.

  • Dans ce livre ? Marseille au coeur de l'Histoire avec une bande de minots qui jouent avec le destin de Maurice Thorez, de l'antimilitarisme pas primaire du tout, les « trois jours » à Tarascon et l'insupportable attente du tampon « exempté », un candidat aux élections dont on se cague, un bras de fer féroce avec Hassan II, la vérité cachée sur la misère sexuelle de Mai 68, de la harangue révolutionnaire en prouvençaou postmoderne, de l'engatsade contre l'OM, un superhéros écrivain (ou l'inverse) et une préface du célèbre Vladimir Ilitch Mostegui Jr. À travers le temps et l'espace, depuis Marseille et dans le monde entier, l'overlittérature se fait historique et sociale... overpolitique. On ne présente plus Gilles Ascaride, il ne vaut mieux pas. D'abord il n'est jamais content, et ensuite le personnage est infréquentable. Cet écrivain, qui semble le produit des amours infâmes de Fantômas et de Calamity Jane, a mille visages. Tous terrifiants. Marseillais renégat, Docteur en sociologie de bazar, voyageur hypocondriaque, séducteur poussif, visionnaire myope, comédien de banlieue, révolutionnaire en peau de lapin, mégalomane de second choix... On trouve dans ses romans, ses nouvelles et son théâtre du rire, du sexe, des villes, des femmes et des rois. Avant que les hommes en blouse ne s'emparent enfin de lui pour le neutraliser, il a créé le premier Festival d'Overlittérature en 2011 à Septèmes-les-Vallons, qui en est la capitale mondiale, et a juré de récidiver, ce qu'il fit en 2013.

  • On nous serine tous les jours qu'ici la vie serait « plus belle ». A voir. Car à quoi bon beugler qu'on est « fier d'être marseillais » quand cette ville-patchwork pullule de fantômes d'enflures ou de bordilles bien réelles ? Reste que Marseille ne laissera jamais indifférent, et que derrière les clichés éculés, la tendresse fait des miracles. Au ras du bitume ou des hauteurs de la colline de la Garde, au travers d'émouvants récits ou de pulsionnelles harangues, Gilles Ascaride scrute la Ville sous toutes ses coutures, mêlant la nostalgie à la diatribe. Récits de bas d'immeuble, contes aux fumets de cuisine échappés des fenêtres ouvertes, portraits au couteau, vérités bonnes à dire (ou pas), légendes et faits avérés, souvenirs de briques et de broques. Marseille, face à la vue de dos (formule de l'auteur qui aurait pu être le titre de ce livre...). Gilles Ascaride est né à Marseille contre sa volonté. Sa mère n'a rien voulu entendre. Il ne lui a jamais pardonné. Il n'aime pas le football, ne boit pas de pastis, ne pêche pas le gobi. Il a vainement essayé d'être célèbre en étant comédien, en écrivant des chansons et des lettres anonymes. Rien n'y a fait. Il a ainsi simulé une soutenance de thèse pour faire croire aux gogos qu'il était un éminent sociologue. Comme certains l'ont cru, il a pu ainsi vivre longtemps aux crochets de l'État. Assoiffé de notoriété, il s'emploie à écrire des romans que personne ne lit et des pièces que personne ne joue. Il n'est le frère de personne. Sacré « Roi de l'Overlittérature » par Sa Sainteté le Pape Henri-Frédéric Ier, il se moque de tout, sauf des dieux, dont il craint le regard.

  • Léo Taxil, journaliste marseillais atypique, se fait d'abord connaître comme polémiste républicain anticlérical marqué à l'extrême-gauche, à Marseille dans les années 1870, puis à Paris au début des années 1880. Retrouvant la foi en 1885, il s'affirme, durant la deuxième partie de sa carrière, comme publiciste antirépublicain, fervent catholique et auteur d'écrits antimaçonniques, avant de révéler publiquement en 1897 avoir produit des faux dans la dénonciation d'une conspiration maçonnique présentée comme l'oeuvre de Satan. Parue cinquante ans après la publication, par Eugen Weber, de la première étude consacrée à la mystification la plus célèbre de celui qui fut l'un des polémistes les plus connus de la France des années 1880, la biographie du personnage permet seule, parce qu'elle rapporte son itinéraire saisi dans la durée, d'éclairer les volte-face religieuses et idéologiques du personnage public.

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