Sciences & Techniques

  • Le baron Alexander von Humboldt fut tour à tour naturaliste, explorateur, géologue, géographe, climatologue, vulcanologue, botaniste, océanographe... Merveilleux touche-à-tout héritier de l'esprit des Lumières, il est bien le fils de son siècle lorsqu'il parcourt le monde à la recherche de données scientifiques précises ou lorsque, en anthropologue, il part à la rencontre de cultures inconnues. De ses explorations, il a tiré les Tableaux de la nature, dont Steppes et déserts est le premier livre. Dans un style littéraire justement rendu par la traduction qu'il estimait la plus fidèle (Humboldt était francophile et parfaitement francophone), il dépeint les grandes scènes de la nature que lui ont inspirées ses pérégrinations en Amérique latine. Mais à partir du Venezuela, du Pérou et du Mexique, il nous convie aussi à un fabuleux voyage à travers les steppes d'Asie et jusque sous la chaleur écrasante du Sahara. Lorsqu'il entreprend de « contempler l'ensemble de la nature, surprendre l'action commune de toutes les forces qui l'animent », il est fidèle à son idée selon laquelle l'univers est un grand cosmos, où les éléments interagissent en permanence. Bref, un vrai écologue avant l'heure !

  • Recouvrant près de 8 % des terres émergées, le lichen est un être vivant qui devrait nous paraître familier. Mais, discret, il en est devenu insignifiant, invisible. Or, plus nous nous en approchons, plus se révèlent ses beautés, ses mystères, son étrange pouvoir d'attraction. Mi-algue, mi-champignon, entre autres, il pourrait bien révolutionner notre conception du vivant et remodeler nos imaginaires... C'est du moins la proposition stimulante de cet essai, le premier consacré au lichen en dehors des ouvrages spécialisés. Fruit de plusieurs années d'enquête sur plusieurs continents, il propose une réflexion originale, buissonnière et, comme son objet, « symbiotique », mêlant avec jubilation les cultures et les savoirs. Biologie, poésie, littérature, philosophie, écologie ou encore arts plastiques... Et si le lichen était au coeur de nos questionnements les plus actuels et les plus urgents ? Il permet en tout cas de penser une écologie qui ne repose plus sur les oppositions entre nature et culture, ville et campagne, compétition et coopération. Dans lichen, il y a lien. Symbole de résistance ou force venue d'en bas ? Vous ne verrez plus le lichen, ni notre monde, de la même façon.

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    La Covid-19, à l'origine d'une crise sanitaire mondiale sans précédent, a eu des précédents : SRAS, sida, vache folle, grippe aviaire, rage, Ebola, chikungunya... Ces maladies émergentes ou réémergentes sont-elles une fatalité contre lesquelles seules sont possibles des réponses radicales, ou sont-elles révélatrices des rapports contestables (et de plus en plus contestés) que nous entretenons avec le monde vivant ? François Moutou n'a pas attendu le confinement pour relire l'histoire des maladies et des épidémies à la lumière des relations que nous entretenons avec les autres composantes de la biodiversité. Un regard pas banal sur la cohabitation du monde des humains avec les mondes animaux, sans oublier son cortège de micro-organismes, qui aide à mieux appréhender la vie et à mieux nous situer : au milieu des autres espèces et non au-dessus... Un regard qui, en somme, dédramatise et nous responsabilise, et qu'il était bon de proposer dans une nouvelle édition mise à jour.  

  • La concentration du CO2 dans l'atmosphère s'élève à 0,04 %. Une part apparemment infime, mais qui est à l'origine d'un emballement sans précédent de la machine climatique. Comment est-ce possible ? Vaste canular ou explication scientifique d'une actualité... brûlante ? Mais d'abord : qu'est-ce que le climat ?

    Objet scientifique global par définition, au confluent de facteurs et d'échelles variés - l'inclinaison de la Terre par rapport à son orbite, la composition des mers et des océans, les minuscules gouttelettes des nuages et leurs motifs ciselés... -, le climat est aussi complexe à prévoir qu'à expliquer.

    Dans ce petit livre, Kerry Emanuel se prête avec brio à l'exercice. De l'effet de serre aux rejets anthropiques, en passant par la délicate médiatisation des résultats scientifiques et les grandes décisions à prendre pour éviter la catastrophe, il donne en huit chapitres, brefs et limpides, toutes les clés pour comprendre le dérèglement en cours.

    Un antidote au scepticisme à brandir par gros temps.

  • Avons-nous besoin de la nature pour être heureux ? Aux yeux d'Éric Lambin, cela ne fait aucun doute : l'altération du monde appauvrit l'expérience humaine ; elle altère nos affects, notre santé, notre sécurité. En d'autres mots, la défense de l'environnement, en plus d'en appeler à notre responsabilité, est condition de notre bonheur.  Si des pays comme le Bhoutan et le Costa Rica offrent quelques lueurs d'espoir, prennent acte des liens étroitement tissés entre bien-être et environnement, le tableau dressé ici est sombre. L'homme moderne est sévèrement séparé de la nature, et les lieux les plus nantis de la planète - qui sont à la source de sa dégradation - sont aussi les plus éloignés des nuisances occasionnées. Double constat aux conséquences sévères, dont l'émergence de nouvelles maladies comme de nouvelles sources d'insécurité seraient les premiers symptômes. Essai remarquablement documenté, cet ouvrage témoigne de l'importance pour l'homme des satisfactions émotionnelles et spirituelles qu'il éprouve au contact du monde naturel.  

  • L'idée de l'ouvrage est, à rebours de la pléthore de livres déjà parus sur le sujet, déjà d'expliquer clairement, pour un large public, ce qu'est l'intelligence artificielle : comment elle a évolué depuis Alan Turing, quelles sont ses limitations actuelles, qu'est-ce qui la différencie de l'intelligence « naturelle ».
    Puis de poser LA question : avons-nous vraiment besoin de l'IA? La réponse est oui... pour de multiples raisons.
    Les auteurs abordent ensuite les sujets qui fâchent : les « IA qui dérangent », la « singularité » et les questions de l'emploi et des libertés. Avant de s'interroger : comment faire une IA bénéfique à l'homme? Sont alors abordées les questions éthiques, juridiques avec un état de lieux de ce qui existe déjà en la matière, les principales questions qui se posent et les modèles vers lesquels on pourrait se diriger.
    En conclusion : l'IA est un outil, et un levier pour notre intelligence « à nous ». Et c'est à l'homme de trouver sa place avec l'IA.

  • Ils transforment les sciences, l'industrie, la société... Ils bouleversent les notions de travail, de propriété, de gouvernement, de vie privée... et d'humanité. Qui, aujourd'hui, n'a pas entendu parler des algorithmes ?
    Avec eux, nous passons facilement d'un extrême à l'autre : nous nous réjouissons qu'ils nous facilitent la vie, mais redoutons qu'ils nous asservissent...Pour en finir avec cette vision manichéenne, cet ouvrage propose un nouveau regard sur notre époque, sur le temps des algorithmes.
    Les algorithmes sont probablement les outils les plus sophistiqués que les hommes aient eu à leur disposition depuis les commencements de l'histoire de l'humanité. Créations de l'esprit humain, ils sont ce que nous avons voulu qu'ils soient. Et ils seront ce que nous voulons qu'ils soient : à nous de choisir le monde que nous voulons construire.

  • Hominescence

    Michel Serres

    "Que retenir du XXe siècle ? Depuis 1945, la bombe atomique menace l'humanité d'extinction ; nous ne risquons plus la petite vérole, éradiquée en 1970 ; mangerons-nous des OGM ? Munie d'ordinateurs, notre pensée change-t-elle ? Voilà une mort, un corps, une agriculture et des réseaux nouveaux.
    Pour résumer ces innovations évolutives, j'ai forgé le mot d'hominescence. Des mots comme adolescence : encore enfant, l'adulte se forme ; ou luminescence : de faible lueur, naît la lumière... éclairent ce néologisme, étrange et exact, qui marque une émergence hominienne.
    Quand, par son corps et la mort, il change son rapport à soi, par l'agriculture et le climat, ses relations au monde, et par les communications, son entretien avec les autres, s'agit-il toujours du même humain ? Nous vivons un moment décisif du processus qui nous façonne. Inquiétante pour certains, cette naissance en enthousiasme d'autres. Nous la suscitons sans savoir quel homme elle crée, assassine ou magnifie."

  • La quête que je raconte ici débute avec Galilée, en 1609 précisément, quand, dans la nuit vénitienne, il pointa sa lunette vers l'immensité céleste et découvrit des images que nul n'avait vues avant lui. Images floues, encore imprécises, sources d'une immense révolution scientifique. Les astronomes n'eurent dès lors de cesse de discerner des détails de plus en plus fins - de lutter contre le flou. J'ai eu la chance de participer à cette lutte, d'en vivre les succès. Ma vie de chercheur et de professeur fut comblée par le prodigieux développement de l'astrophysique lors du demi-siècle écoulé. Qui aurait alors pu imaginer que nous accéderions à l'environnement tourmenté et mystérieux d'un trou noir ou à ces autres mondes que sont les exoplanètes ? Le Very Large Telescope européen, à la conception duquel ¡'ai été associé, est l'un des héros de cette prodigieuse aventure. J'ai passé de longues nuits à scruter le ciel, ¡'ai été témoin de magnifiques découvertes. De l'Europe aux Amériques, ¡'ai mesuré l'universalité de la science. J'ai vécu la communauté de celles et ceux qui la servent avec curiosité et passion. C'est cette histoire de femmes et d'hommes, de miroirs et d'étoiles que ¡e veux partager...

  • Quand un ingénieur philosophe se penche sur l'informatique et quand, en plus, il se nomme Luc de Brabandere, on peut s'attendre à être dépaysé. 

    Car si l'informatique a - à l'instar de l'écriture et de l'imprimerie - révolutionné notre façon de penser, cette science a pris naissance... il y a plus de 3000 ans, bien avant que l'ordinateur ne fasse ses premiers calculs !  Et quoi de mieux, pour se familiariser avec cette nouvelle façon de penser, que de se glisser dans la tête de ceux qui l'ont façonnée ?

    C'est donc un voyage que nous propose Luc de Brabandere, à la rencontre de personnalités hors du commun, certaines connues, d'autres injustement méconnues qui, chacune dans leur domaine, avec des intuitions fulgurantes, ont contribué à cette révolution qui nous touche tous.

    Mais pour l'auteur, l'histoire d'Homo Informatix est loin d'être terminée. Elle reste même encore à écrire et l'importance des enjeux est telle qu'il vaut mieux prendre le clavier soi-même. Partant du constat qu'aujourd'hui, les principaux protagonistes de cette épopée sont avant tout des techniciens et des entrepreneurs, Luc de Brabandere nous invite à inventer tous ensemble les principes d'un humanisme numérique.

    Car il n'existe pas d'algorithme pour écrire l'avenir !

  • Des premières tentatives de classification à la théorie de l'évolution, l'idée émerge d'une classification naturelle qui serait le résultat de l'histoire des organismes vivants sur Terre. Mais comment construire l'histoire du vivant ? L'émergence de nouveaux outils conceptuels dès les années 1960 et les avancées de la biologie moléculaire ont été à l'origine d'une véritable révolution. Cet ouvrage retrace cette passionnante histoire tout en passant en revue les questions que  posent les conceptions nouvelles et les résultats acquis au cours de ces vingt dernières années.

  • Depuis des milliers d'années, nous collectons de l'information et utilisons des algorithmes. Mais récemment, la récolte a littéralement explosé : les technologies numériques nous permettent de créer, stocker, transformer et transmettre des données dans des quantités et à une vitesse de plus en plus considérables.
    Ordinateurs, téléphones, objets connectés, réseaux sociaux...
    Chacun de nous contribue activement, consciemment ou non, à bâtir un nouveau continent, la Terra Data, la "terre des données". Entre promesses et menaces, quelle société se dessine derrière cette avalanche d'information ?
    Cet ouvrage nous invite à découvrir ces nouveaux territoires, pour agir en faveur d'une utilisation des données responsable et humaniste. Internautes, ingénieurs, consommateurs, citoyens : ces enjeux nous concernent tous !

  • De l'aube néandertalienne à l'époque contemporaine, Pascal Tassy nous narre l'émergence de la paléontologie, son histoire ainsi que son lien inextricable avec les développements de la théorie de l'évolution.
    Conteur vif et plein d'esprit, l'auteur nous invite à grimper sur les épaules des plus grands paléontologues et évolutionnistes pour brosser un vaste panorama. Nous découvrons comment, fossile après fossile, la paléontologie s'est constituée en science - se départant des mythes comme des vues finalistes et théologiques, se convertissant à la théorie de l'évolution et retravaillant, d'arbres généalogiques en rameaux phylogénétiques, ses concepts fondateurs -, qui en a été responsable et dans quel contexte.
    Aussi bien ancré dans une perspective historique qu'épistémologique, ce livre évoque, au fil des filiations, bifurcations et contradictions entre ses penseurs, la cristallisation de la théorie de l'évolution et l'histoire de la paléontologie comme science de l'évolution ; il retrace également les différents moments de la pensée et les différentes révolutions qui mènent une science à s'affirmer comme telle.

  • Aujourd'hui, la Terre ne suffit plus aux GAFA. Elon Musk, à la tête de Space X, Jeff Bezos et sa société Blue Origin, ou encore le britannique Richard Branson, dirigeant de Virgin Galactic, investissent massivement dans le spatial. Et on peut dire que ces cowboys  de l'espace  n'ont pas peur de voir les choses en grand.
    Le but de ces chantres de ce que l'on appelle le Newspace: changer le monde, ni plus ni moins. Or ce monde est aussi le nôtre et les questions que cette conquête spatiale 2.0 posent nous concernent tous. Passer quelques jours dans la Station Spatiale Internationale, pour la  coquette somme de 30 millions d'euros, est-il vraiment un progrès pour l'humanité, ou un bon business ?  Plus sérieusement, pourquoi l'humanité entreprendrait-elle la conquête, la colonisation, l'exploitation d'une autre planète, d'un astéroïde ? Pour sauver l'espèce humaine de l'extinction ? La Terre est-elle si mal en point qu'il faudrait tout simplement la mettre au rebut ? Justement, que penser des liens entre les perspectives du NewSpace et les courants transhumanistes ?
    En tout cas, même si l'on peut légitimement s'interroger sur les véritables motivations  de ces aventuriers d'un genre nouveau, les questions soulevées ont le mérite de nous faire nous interroger sur le futur que pourrait nous offrir le développement actuel des techniques et des politiques spatiales. Parce qu'aller habiter sur la Lune n'est peut-être pas si stupide que ça... Or, il faut y penser maintenant sous peine de louper la navette !

  • Cloner est-il immoral ? D'abord qu'est-ce que cloner ? Et que peut-on cloner ? Des bactéries, des animaux, des hommes ? Quels bénéfices en attendre ? Et quels dangers nous menacent ? Quelles sont les dérives possibles ? Qui peut avoir intérêt à cloner ? Clone-t-on déjà et qui ? Enfin, qu'appelle-t-on immoral ? Le comment et le pourquoi du clonage humain exposés d'une façon lumineuse et profonde pour que nous puissions réfléchir aux questions éthiques que ce sujet complexe, d'une actualité brûlante, soulève.

  • Mais pourquoi le coupable s'acharne-t-il à accumuler les preuves contre lui ? Plus que n'importe quel autre élément du dossier, cette attitude inédite fait pressentir au commissaire que, au-delà de ce qu'il a bien voulu avouer, le Grand Maître des échecs cache un secret plus lourd encore. Mais il est loin d'imaginer que les mathématiques lui permettront de le confondre...

    Où l'on découvre, en compagnie d'un limier novice aux échecs, d'un célèbre savant grec, d'un retraité aimant guincher, d'un jeune de banlieue fan de jeux vidéo... que la réalité quotidienne est bien plus mathématique qu'on ne le croit. Et pas moins palpitante !

    De péripéties géométriques en rebondissements numériques, d'intrigues probabilistes en paradoxes logiques, embarquez pour une contrée enchanteresse. Pour que le récit garde son mordant, les subtilités mathématiques sont décryptées après chaque nouvelle pour qui veut en savoir plus.

  • Comment l'ADN peut-il nous aider à remonter à la rencontre de nos ancêtres, proches ou lointains parents ? Que permet-il de plus que la paléontologie ou l'archéologie ? Que nous livre-t-il de la grande et de la petite histoire de l'humanité ? Mais que penser de l'intérêt croissant pour la biologisation de nos origines et des sociétés qui « vendent » des ancêtres à partir d'échantillons d'ADN ? Cela ne va-t-il pas à l'encontre d'une vision plus « métissée » de l'humanité ?

  • Dans Ilium, Dan Simmons imagine que les physiciens de l'Institut de Paris ont, à la suite d'une malencontreuse expérience, laissé s'échapper un trou noir microscopique qui, avant de se précipiter vers le centre de la Terre, a détruit une part non négligeable de Paris, appelé désormais « Paris Crater ». Les physiciens de tous pays rassemblés au CERN autour du LHC pourraient-ils déclencher la destruction de la Terre, voire de l'Univers entier ? Mais quel lien y aurait-il entre le plus puissant accélérateur de particules au monde et ces dévoreurs de matière, bien plus imposants que notre Soleil ?

  • Peut-on mesurer l'intelligence ? Les tests de QI sont-ils vraiment adaptés à chacun ? Le QI correspond-il d'ailleurs à l'intelligence ? Si tant est que l'on puisse parler d'un type unique d'intelligence...

  • Une Plus Grande Pomme par Guillaume Lecointre, concoctée pour accompagner la grande exposition « Darwin » à la Cité des Sciences, qui courra de 2015 à 2016.
    Un auteur bien connu pour sa Classification phylogénétique du vivant et dont le point de vue original sur la science de l'évolution n'est plus à démontrer.
    Un sujet bien d'actualité car les créationnistes n'ont hélas pas disparu... et Darwin non plus, bien heureusement ;
    On découvrira en effet dans ce livre à quel point la théorie de l'évolution se vérifie dans notre vie de tous les jours, tout en continuant à être un sujet de recherches très active, avec de nombreux enjeux à la clé.

  • De quoi parle-t-on lorsque l'on évoque la mémoire ? Longtemps, pour les scientifiques ou les philosophes, il s'agissait de la mémoire individuelle. À l'inverse, les historiens et les sociologues appréhendaient la mémoire collective. Aujourd'hui, ce clivage est dépassé : l'homme est (re)devenu un être social, complexe. Il n'est plus possible d'étudier la mémoire sans prendre en compte son évolution, ses pathologies, à petite et à grande échelle.
    Dans notre monde hyperconnecté, où des "événements-monde" bouleversent les devenirs individuels, une réflexion pluridisciplinaire s'impose. Les neurosciences et la médecine croisent ici la philosophie, la science informatique et l'histoire, pour mettre en lumière toute la complexité de nos mémoires - individuelle, collective et partagée.

  • Qu'y a-t-il dans un réacteur nucléaire ? Comment est-il construit ? Quel combustible utilise-t-il ? Quels phénomènes physiques son fonctionnement met-il en jeu ? Que produit-il ? Le fait-il en toute sûreté ?

  • Tout le monde parle du développement durable, à tout propos : politiques et ONG, industriels, urbanistes, agriculteurs... mais savons-nous bien ce que cette notion recouvre ? Et avons-nous les moyens de nos intentions ? S'il paraît en effet difficile d'admettre que le mode de développement actuel, en passe de s'étendre à la planète, puisse durer indéfiniment, existe-t-il des pistes pour sortir de cette impasse ? Avons-nous les moyens - et la volonté - d'éviter un devenir catastrophique ? Car le développement durable n'est pas une notion nouvelle : on en débattait déjà à la fin du XIXe siècle !

  • Aux antipodes de l'optimisme des Lumières, nous ne décrivons aujourd'hui plus les avancées de la science comme un progrès. Ceci commença par la question du nucléaire, qui mêle inextricablement l'idée d'une révolution scientifique majeure, celle d'une ressource énergétique considérable, et celle d'une formidable puissance de mort. Les controverses autour des OGM, de la vache folle, du clonage ou du réchauffement climatique, soulèvent la question : les progrès accomplis doivent-ils toujours se payer de risques accrus ? S'agit-il de notre part d'un reniement ou d'un sursaut de lucidité ?

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