Les Impressions nouvelles

  • Denis Lavant est l'une des figures les plus singulières du théâtre et du cinéma français. Dans ce formidable autoportrait, il évoque de manière sincère et généreuse ceux qui ont le plus compté dans son parcours : Antoine Vitez et Leos Carax, Bernard Sobel et Claire Denis, Louis-Ferdinand Céline et Samuel Beckett... Il rend hommage aux Enfants du Paradis, à Charles Chaplin et au mime Marceau, à Pasolini et à Rimbaud. Inoubliable interprète des Amants du Pont-Neuf et Holy Motors, remarquable lecteur, Denis Lavant est aussi un acteur très physique, fasciné par le cirque et les arts de la rue.

    Denis Lavant est né en 1961. Il est révélé au cinéma par Leos Carax dans Boy meets girl, puis dans Mauvais sang et Les Amants du Pont-Neuf ; il est également l'interprète principal de Holy Motors. Il a joué aussi dans Beau travail de Claire Denis et de nombreux autres films. Au théâtre, il a travaillé notamment sous la direction d'Antoine Vitez, Matthias Langhoff, Pierre Pradinas, Bernard Sobel. Il a obtenu un Molière en 2015 pour Faire danser les alligators sur la flûte de Pan.

  • En quête de nos ancetres Nouv.

    Issu d'une famille d'origine rwandaise vivant à Bruxelles - son père est un médecin converti en pasteur évangélique - Antoine s'intéresse depuis son plus jeune âge à l'histoire des Africains transportés en Bolivie au XVIIe siècle en tant qu'esclaves par les colons espagnols pour travailler dans la mine d'argent de Potosi, la ville la plus haute du monde. Antoine rêve de rencontrer la communauté d'Afro-descendants qui y vit encore. Quand il parvient enfin à faire une pause dans son travail très prenant d'infirmier pour se rendre là-bas, il est loin d'imaginer la portée initiatique de son voyage. C'est Alba Luz, une femme métisse d'une grande beauté, qui va l'entraîner dans un nouveau monde, bien au-delà de son pays natal et de son pays d'accueil.

    Joseph Ndwaniye, né au Rwanda en 1962, est un écrivain et infirmier belge. Il travaille au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Son premier roman, La Promesse faite à ma soeur, a été finaliste du Prix des Cinq continents ; il a été récemment réédité dans la collection de poche Espace Nord.

  • Presse et bande dessinée ; une aventure sans fin Nouv.

    Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus, il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions entre la bande dessinée et la presse. Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche.

    Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (2016).



    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Il codirige le projet Médias 19. Il a notamment publié La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord (2016).

  • Il s'agit de ceux qu'on a appelés les enfants d'après-guerre, nés en grand nombre après la Libération, sitôt revenu le goût de vivre.De tout ce qui est arrivé après (les autos, l'électroménager, les supermarchés, les vacances, les voyages, la télévision, bref, le progrès et la vie moderne) les parents ont mesuré l'aubaine qui les soulageait de la dureté d'avant et, comme ils en avaient l'habitude, ils ont travaillé pour pouvoir en profiter.

    Pour les enfants d'après-guerre, c'était comme si le progrès était né avec eux et grandissait avec eux, ils sont les seuls à avoir vu et vécu tant de différences entre leur début et leur fin.

    Aujourd'hui, ils sont comme la fin d'une série. Ils gardent la mémoire de ce qui était et qui est enfoui profondément. C'est ce qui reste.

    C'est avec son premier livre Hôpital silence (éditions de Minuit, 1985), alliant témoignage et sens de l'écriture, qu'elle attire l'attention de Marguerite Duras qui reconnaît en elle une alliée, une parente en littérature. Elle publie ensuite le récit L'Attente (1989), Nous deux (1993, prix Rossel) et À l'étranger. Aux Impressions Nouvelles, elle a déjà publié De fer et de verre, la Maison du peuple de Victor Horta.

  • Cet essai s'est donné pour objectif d'analyser le fonctionnement de l'industrie du livre à l'arrêt. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en effet, la chaîne du livre n'est pas tombée en léthargie. La chaîne du livre s'est adaptée au confinement. Elle s'est reconfigurée et parfois même déplacée. Ses terrains d'élection ont été le théâtre d'une activité intense, que ce soit au travers d'actions, individuelles et collectives, ou de discours critiques.
    L'épidémie du Covid-19 aura au moins eu cette vertu, dans les activités du monde social, de se poser en analyseur institutionnel. De mettre à nu des dysfonctionnements et des contradictions. Il revient aux professionnels et aux lecteurs de s'en emparer pour repenser l'économie du livre.

    Tanguy Habrand est chercheur au Centre d'Étude du Livre contemporain de l'Université de Liège. Ses principales recherches portent sur l'histoire sociale de l'édition, la socio-économie des circuits du livre et le développement numérique de la chaîne du livre. Il est responsable de la collection « Espace Nord » et co-directeur, avec Dick Tomasovic, de « La Fabrique des Héros » aux Impressions Nouvelles.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • L'atelier du scénariste ; vingt secrets de fabrication Nouv.

    L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création.


    Comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit ? Cet ouvrage propose des principes utiles dans le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants.Avec Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, Indiana Jones et Spiderman.

    Luc Dellisse, écrivain, français, né en 1953 à Bruxelles, a publié cinq romans et trois essais aux Impressions Nouvelles. Et chez d'autres éditeurs, des livres de poèmes et des récits.

    Dans ses essais, il utilise l'art du scénario et l'érudition littéraire comme des moyens d'explorer le réel.

    Son blog L'Enfance de l'art traite des mystères de la littérature et de l'étrange métier d'écrivain.

  • Martine, une aventuriere du quotidien Nouv.

    Martine remonte le fleuve aux crocodiles, Martine marche sur la Lune, Martine fait du kung-fu ou Martine trouve un vaccin sont autant d'albums que l'on ne lira jamais. Car Martine n'est pas ce genre d'aventurière.Dans son monde, il n'existe que peu, voire pas du tout, de problèmes, ni de dangers, ni de misère. Seule la face la plus aimable du monde se fait jour, au grand bonheur des satiristes des réseaux sociaux qui ne cessent de détourner les célèbres couvertures de ses récits pour s'amuser des folies du monde contemporain.Cette éternelle petite fille sage, âgée pour toujours d'une dizaine d'années, inventée pour les éditions Casterman en 1954 par l'auteur Gilbert Delahaye et le dessinateur Marcel Marlier, au coup de crayon si souvent imité mais si rarement égalé, s'est posée en véritable phénomène de l'édition sans jamais avoir accompli d'exploit héroïque, si ce n'est de perdurer et même d'évoluer au fil des époques sans se faire remarquer. À moins cependant que l'on ne regarde sous une autre échelle la notion d'épopée ou, mieux encore, que l'on ose considérer à nouveau, comme un enfant, les domaines de l'anodin, du banal et du quotidien pour ce qu'ils sont : des terrains de jeux où surgissent sans cesse d'infinies et authentiques aventures.Laurence Boudart est licenciée en traduction et docteure en lettres modernes. Après avoir enseigné le français, les littératures et cultures francophones ainsi que la traduction à l'Université de Valladolid pendant près de 15 ans, elle occupe le poste de directrice aux Archives & Musée de la Littérature. Elle a écrit une soixantaine d'articles et de communications scientifiques portant essentiellement sur les lettres belges et est coauteure d'ouvrages collectifs et d'éditions critiques. Elle se perd régulièrement en forêt à la recherche de Patapouf et de Moustache.

    Laurence Boudart est licenciée en traduction et docteure en lettres modernes. Après avoir enseigné le français, les littératures et cultures francophones ainsi que la traduction à l'Université de Valladolid, elle occupe le poste de directrice aux Archives & Musée de la Littérature (Bibliothèque royale de Belgique). Elle a écrit une soixantaine d'articles et de communications portant essentiellement sur les lettres belges et est coauteure d'ouvrages collectifs et d'éditions critiques.

  • Dire que le personnage de Sherlock Holmes a influencé le récit policier relève de la vérité simple. Il impose le modèle du détective logicien. Même sous forme de relectures postmodernes, nous n'en avons toujours pas fini. Comme figure, il est tout simplement une icône aux attributs immédiatement reconnaissables : deerstalker, pipe et macfarlane, dont l'origine importe peu, qu'il s'agisse d'Arthur Conan Doyle, du dessinateur Sidney Paget ou de l'acteur William Gillette, tant il est vrai que l'on ne prête qu'aux riches. Mais l'importance du détective l'a conduit à s'exporter vers d'autres aires littéraires. L'objectif de cet ouvrage est d'analyser l'influence de Sherlock Holmes sur les différents genres de l'imaginaire : fantastique, science-fiction et fantasy.

    Xavier Mauméjean est un écrivain français. Diplômé en philosophie et science des religions, fan de Sherlock Holmes, il compte parmi les membres du Club des Mendiants Amateurs de Madrid réunissant les passionnés du héros d'A. Conan Doyle. On lui doit notamment "Les Mémoires de l'Homme-éléphant" (Prix Gérardmer du meilleur roman fantastique, 2000), "La Vénus Anatomique" (Prix Rosny aîné, 2005) et "Bloodsilver" avec Johan Héliot (Grand Prix de l'Imaginaire, 2008).

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

    Ce volume a été réalisé sous la direction de N. T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso. Il rassemble de grands entretiens inédits avec Zabou Breitman, Peter Brook, Arnaud Desplechin, Xavier Durringer, Guillaume Gallienne, Benoît Jacquot, Agnès Jaoui, Alexis Michalik et Safy Nebbou.

  • Non pas lire, mais dévorer les livres, en faire son souffle et son sang. Aimer, être à la hauteur de l'amour. Être grisé par la musique de Bach qui a « un goût d'éternité ». Contempler la beauté d'un tilleul, d'un ciel bleu, d'un paysage de Caspar David Friedrich. Avoir vécu avec Breton, Aragon, Bataille, Barthes, Bernard Noël, mais aussi avec tant d'écrivains et philosophes morts et pourtant si vivants. Avoir connu, grâce à eux et à sa compagne, Lola, sa « part d'infini ».

    Jérôme Peignot a 94 ans. Ma part d'infini est le roman de sa vraie vie. Car il s'agit, dans ce dernier livre, de l'espérance d'une mort heureuse.

    Né en 1926, Jérôme Peignot a publié en 1976 les Écrits de sa tante Colette, la « Laure » de George Bataille. Il est surtout connu pour être un grand spécialiste de la typographie - il est d'ailleurs le premier « typoète » - et pour avoir fondé la notion de musique acousmatique. Il est également romancier, poète, auteur de romans pour la jeunesse et pamphlétaire. Il a été un pilier du « Masque et la Plume », avant de produire « Les Chemins de la connaissance » et « Les nuits magnétiques ».

  • À plus d'un siècle de distance, deux vies s'entrelacent, celle de Schubert et celle d'une dentellière, qu'envahit peu à peu la musique du premier. Tous deux sont conduits par un amour impossible, et la plus profonde mélancolie. Tous deux tentent de sonder leur âme en écoutant celle du monde. Tous deux se demandent à quoi ils croient, ce qui les fait tenir, et s'interrogent sur le pouvoir, ou l'impuissance, de la musique et des mots.Ce faisant l'écriture tend à se fondre dans celle de Schubert, allant de la candeur au dénuement.Sandrine Willems, née en 1968 à Bruxelles, est écrivain, psychologue et philosophe.D'abord comédienne puis réalisatrice, c'est par la parole vive qu'elle est arrivée à la littérature. Son écriture en garde une dimension très sonore.Dans ses romans et récits, la question biographique est centrale - portant sur des personnages mythiques ou historiques, ou sa propre vie. D'un texte à l'autre se poursuit une interrogation sur les différentes formes de l'amour. Elle explore aussi, en particulier dans ses essais, nos relations au non-humain - des animaux aux « dieux ».

    Sandrine Willems, née en 1968 à Bruxelles est écrivaine, psychologue et philosophe. Elle vit aujourd'hui à Montpellier. Son écriture en garde une dimension très sonore, et elle fait souvent des lectures de ses textes. Dans ses romans et récits, la question biographique est centrale - portant sur des personnages mythiques ou historiques, ou sa propre vie. Elle explore aussi, en particulier dans ses essais, nos relations au « non-humain » - des animaux aux « dieux ».

  • Ce livre entend restituer pour un large public l'essentiel des travaux et des débats du colloque international qui s'est tenu Bordeaux du 18 au 21 juin 2019. Ce colloque a réuni une trentaine d'universitaires, d'artistes, de spécialistes de l'oeuvre de Jean-Philippe Toussaint, en provenance de 11 pays et de plus de 20 universités et institutions. Organisée en présence de l'écrivain, diffusée en temps réel sur internet, cette manifestation a eu l'ambition de contribuer à un renouvellement des modes de partage et de transmission dans le domaine de la littérature contemporaine et de sa critique. C'est Benoît Peeters qui a eu la charge d'en « modérer » les discussions.



    Avec des contributions d'écrivains comme François Bon, Emmanuel Carrère, Marianne Kaas et Michiaki Tanimoto.

    Jean-Philippe Toussaint est l'un des auteurs contemporains les plus réputés internationalement. Il débute en 1985 avec La Salle de bain, un premier roman paru aux éditions de Minuit, maison à laquelle il restera fidèle. Une dizaine d'ouvrages s'en sont suivis (L'Appareil-photo, La Télévision, Fuir, La Vérité sur Marie, La clé USB...) qui lui ont valu de nombreux prix. Aux Impressions Nouvelles, Jean-Philippe Toussaint a déjà publié le ciné-roman La Patinoire.

  • De 1958 à 1968, Claude Ollier a régulièrement écrit sur le cinéma, principalement dans la Nrf et Les Cahiers du Cinéma, en contrepoint de son travail d'écrivain (de La Mise en scène, prix Médicis en 1958, à Navettes). En 1979, à l'initiative de Jean Narboni, il compose une première compilation de ses chroniques : Souvenirs écran. Devant opérer un choix dans une somme de plus de cinq cents pages, il élimine alors divers textes, le plus souvent en raison de son humeur et non de leur valeur critique et littéraire. Quarante ans plus tard, il nous a semblé nécessaire de redonner à lire ces textes écartés qui n'ont rien perdu de leur acuité.De Jules et Jim de Truffaut à Eva de Joseph Losey, de Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda à Cuba si de Chris Marker, en passant par La Ronde de l'aube de Douglas Sirk, L'Attente des femmes d'Ingmar Bergman, ou L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais, la totalité des chroniques cinématographiques de Claude Ollier se trouve maintenant rassemblée. Nous avons tenu à ajouter Aquarium, un essai sur l'oeuvre de Josef von Sternberg écrit en 1970 pour un dictionnaire anglais. En postface, un entretien avec Jean Narboni par Emmanuel Burdeau permet de replacer l'extrême singularité de ces chroniques dans la sphère de la critique cinématographique de ces années-là. Claude Ollier (1922-2014) a publié, entre 1958 et 2013, 34 volumes (romans, récits, journal, contes) édités aujourd'hui, pour l'essentiel, chez P.O.L. Il a été, un temps, associé au Nouveau Roman avant de prendre le large, sans rien renier de son implication dans la constitution de cette vraie fausse « école ». Christian Rosset, qui a rassemblé et préfacé ces chroniques, a été témoin en 1979 de la mise en oeuvre de Souvenirs écran, le précédent livre de Claude Ollier sur le cinéma. Il vient de publier aux Éditions Hippocampe un portrait de Claude Ollier intitulé Le Dissident secret.

    Claude Ollier (1922-2014) a publié 34 volumes publiés aujourd'hui par P.O.L. Il a été, un temps, associé au Nouveau Roman avant de prendre le large, sans rien renier de son implication dans cette vraie-fausse "école".

    Christian Rosset, qui a rassemblé et préfacé ces chroniques, a été témoin en 1979 de la mise en oeuvre de Souvenirs écran, le précédent livre de Claude Ollier sur le cinéma. Il vient de publier aux Éditions Hippocampe un portrait de Claude Ollier intitulé Le dissident secret.

  • Être Barbarella, c'est être femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des sixties. Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique de Brigitte Bardot, incarnée par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de la pin-up. Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse les problématiques contemporaines : l'éthique et l'érotique, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ... ) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • Lorsque le maître du manga, Osamu Tezuka, donne naissance au personnage d'Astro en 1952, il s'inspire du célèbre roman de Collodi, Les Aventures de Pinocchio. Mais le destin du petit Astro est bien différent du pantin de bois, la féérie semblant remplacée par la science-fiction. Rejeté par son géniteur (le Dr. Tenma, chef du Ministère de la Science), vendu à un cirque, il est sauvé par un vieux scientifique idéaliste qui l'élève comme une interface prônant l'harmonie entre les hommes et les machines, mais aussi comme un héros, défenseur des humains contre les robots devenus fous. Pris entre deux mondes, Astro ne peut trouver le sien. Simulacre d'humain, créature inachevée, orphelin ultime condamné au syndrome de Peter Pan, Astro ne serait-il pas le dernier des Garçons Perdus ?

    Nicolas Tellop est critique, journaliste et rédacteur en chef pour de nombreux magazines qui investiguent les méandres de la pop culture tels que Kaboom, Neuvième Art 2.0, Chronic'art, Le Magazine Littéraire, La Septième Obsession, Diacritik, Carbone ou Les Cahiers de la BD. Spécialiste de la bande dessinée et du cinéma, il est l'auteur de plusieurs essais remarqués dont L'Anti-Atome, Franquin à l'épreuve de la vie ; Les Courses-poursuites au cinéma ; Snoopy Theory ; Un songe de Corto Maltese.

  • Le chevalier noir, le justicier masqué, le plus grand détective du monde, l'homme chauve-souris... Les surnoms de Batman mettent en exergue quelques unes des différentes facettes de ce personnage sombre, mystérieux et complexe.Depuis sa création en 1939, par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger, Batman n'a cessé d'être requalifié jusqu'à multiplier tous les paradoxes identitaires : justicier violent refusant les armes létales, hors-la-loi collaborant avec la police, âme solitaire entourée de nombreux compagnons, super-héros surpuissant dépourvu de pouvoirs...Rarement un héros de bande dessinée aura avoué une telle plasticité et aura supporté, sans fléchir, les innombrables relectures kaléidoscopiques des multiples artistes chargés de lui faire vivre de nouvelles aventures.Dick Tomasovic n'a pas de double identité reconnue. Professeur à l'Université de Liège en Théories et pratiques du cinéma et des arts du spectacle, il intervient régulièrement en tant que chroniqueur culturel pour différents médias. Il est notamment l'auteur du Palimpseste noir, notes sur l'impétigo, la terreur, et le cinéma américain contemporain (Yellow Now, 2002), du Corps en abîme, sur la figurine et le cinéma d'animation (Rouge Profond, 2006), et de SHOTS ! Alcool & cinéma (Caïd, 2015).

    Dick Tomasovic n'a pas de double identité reconnue. Professeur à l'Université de Liège en Théories et pratiques du cinéma et des arts du spectacle, il intervient régulièrement en tant que chroniqueur culturel pour différents médias. Il est notamment l'auteur du Palimpseste noir, notes sur l'impétigo, la terreur, et le cinéma américain contemporain (Yellow Now, 2002), du Corps en abîme, sur la figurine et le cinéma d'animation (Rouge Profond, 2006), et de SHOTS ! Alcool & cinéma (Caïd, 2015).

  • Nosferatu, c'est d'abord l'autre nom de Dracula, celui que Murnau a utilisé pour son film Nosferatu, eine Symphonie des Grauens, chef-d'oeuvre du cinéma muet expressionniste allemand, terrorisant les écrans du monde entier dès 1922.

    Mais Nosferatu est aussi un autre personnage, démarqué de la brutalité esthétique un peu kitsch de la création originale par une finesse savante et mélancolique.

    Si ces deux versants de la figure du vampire ont cristallisé quelques-unes des angoisses les plus fondamentales de la nature humaine (la peur de mourir, mais aussi et surtout la peur et le désir de l'autre, jusqu'à boire sa vie), ils l'ont fait sous des poétiques différentes et contrastées. Il s'agit peut-être aujourd'hui, pour mieux les comprendre, de les opposer : Nosferatu contre Dracula ?

    Olivier Smolders est écrivain et cinéaste. Il est l'auteur d'une quinzaine de films troublants et puissants primés dans de nombreux festivals internationaux, dont Mort à Vignolle (1998), Nuit noire (2005) ou, dernièrement, L'Accord du pluriel (2017) et Axolotl (2018). Il a écrit de nombreux essais sur le cinéma très remarqués, dont Eraserhead de David Lynch (Yellow Now, 1998) et Voyage autour de ma chambre (Les Impressions nouvelles, 2009).

  • Ce volume propose un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, à sa musique aussi, à sa philosophie (Nietzsche) parfois à son histoire et à ses historiens, à commencer par Michelet. Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ces rapports furent multiples. Tout au long de sa carrière de critique, Roland Barthes a pu changer d'interprétation globale sur le XIXe siècle. Siècle amical pour lui lors de l'adolescence, plutôt mal vu au temps de la « nouvelle critique » structuraliste, il rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand.

    José Luiz Diaz est professeur de littérature française. Maître de conférences à l'UFR sciences des textes et documents de l'Université Denis Diderot-Paris VII. Secrétaire général et responsable des colloques de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes.

    Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Institut d'études politiques de Paris, Mathilde Labbé est Docteure en littérature française. Elle est Maîtresse de conférences à l'université de Nantes.

  • « Une double addiction : enfant, je regardais les images de Tintin, avant de savoir lire. Puis, jeune adolescent, j'écoutais les chansons de Brassens, avant d'en saisir tout le sens, d'en comprendre tous les mots. Plus tard, j'ai été charmé par la magie de ces deux mondes, captivé par l'onirisme et le réalisme émanant de ces oeuvres, fasciné par le pittoresque et la crédibilité des portraits vivants qui se promènent sur la scène de ces deux théâtres. »Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles qui évoluent dans la même direction comme si, au fil des ans, Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens.

    Renaud NATTIEZ est né entre Moulinsart et Sète, lorsque Tintin s'apprêtait à marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donné le goût de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mots de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (Les Impressions Nouvelles, 2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.

  • Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce « transformisme », dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au « Créateur » qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.

    Jean-Clet Martin, né en 1958, est l'auteur de nombreux livres qui se répartissent entre philosophie et histoire de l'art. Il a travaillé plusieurs années avec Gilles Deleuze auquel il a consacré une thèse publiée chez Payot. Directeur de programme au Collège international de philosophie à partir de 1998, Jean-Clet Martin y a développé un séminaire de plusieurs années autour de la fiction dans l'oeuvre de Jorge Luis Borges. Aux Impressions nouvelles, il a déjà publié Logique de la science-fiction.

  • De tous les détectives finauds et autres enquêteurs rusés qui peuplent les fictions policières, le commissaire Maigret, le célèbre héros de Georges Simenon inventé en 1931, est peut-être l'un des plus singuliers. Son attitude, des plus placides, est avant tout celle d'un brave fonctionnaire de police soucieux de bien faire son travail. Il scrute, il observe, il absorbe les données multiples de l'environnement psychosociologique du crime.Quelles sont au juste les méthodes de ce commissaire ? Pour répondre à cette question, l'enquête doit se mener dans le coeur des romans comme des films et séries qui ont popularisé le flair de l'énigmatique policier du Quai des Orfèvres. Alors, peut-être, pourra-t-on savoir si Maigret est bien l'homme ordinaire qu'il prétend être...

    /> Jean-Baptiste Baronian a consacré sa vie au monde du livre et à la littérature. Éditeur, dès l'âge de 26 ans, aux Éditions Marabout, il s'impose rapidement comme une autorité dans le domaine des littératures fantastiques et policières. Romancier (sous le pseudonyme, entre autres, d'Alexandre Lous), essayiste et biographe, il est l'un des plus grands connaisseurs au monde de Georges Simenon, à laquelle il a consacré de nombreuses parutions (dont Simenon, l'homme à romans, Éditions Textuel, 2002).

  • Les chefs opérateurs traduisent le récit en images. Ils contrôlent le cadre et les mouvements de caméra. Ils inventent ou domestiquent la lumière et s'en servent moins comme un pinceau que comme un stylo : c'est l'étymologie même du mot « photographie ». Leur statut est paradoxal. Ce sont des créateurs, mais pas des auteurs. Ce sont des artistes, mais pas des interprètes. Ce sont des « chefs » qui souvent prennent leurs décisions en toute autonomie sur le plateau, mais aussi les « serviteurs » d'un projet derrière lequel leur ego doit s'effacer.

    Cet ouvrage explore les secrets d'une profession et révèle la diversité des parcours.

    Coordonné par N. T. Binh et Jean-Paul Figasso, ce volume rassemble des entretiens avec Lubomir Bakchev, Yves Cape, Caroline Champetier, Pierre William Glenn, Éric Gautier, Agnès Godard, Jeanne Lapoirie, Charlie Van Damme

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