Liana Levi

  • "Le génocide arménien a un siècle. Une page noire de l'histoire turque, toujours controversée, toujours taboue; un drame qui hante les esprits et les coeurs de génération en génération. Pinar Selek interroge son rapport à cet épisode et à la communauté victime. Au fil des souvenirs et des rencontres, elle raconte ce que signifie se construire en récitant des slogans qui proclament la supériorité nationale, en côtoyant des camarades craintifs et silencieux, en sillonnant Istanbul où les noms arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des mouvements d'extrême gauche ayant intégré le déni.
    Au-delà de la question arménienne, ce témoignage sensible, engagé, parfois autocritique, dénonce les impasses de la violence et sonde les mutations de l'engagement collectif."

  • La notion de patrimoine? Elle est apparue en France récemment, au terme d'une longue histoire du domaine, des biens et de la sensibilité. Cette évolution est ici examinée à travers le fait religieux, monarchique, familial, national, administratif et scientifique. Tout cela fait de ce texte un écrit de référence pour la définition de la notion de patrimoine, tant dans le monde universitaire que professionnel.

  • Le geste dans l'Art

    Chastel A

    Le geste dans l'art, un vaste thème qui a passionné André Chastel pendant longtemps, à tel point qu'il lui a consacré deux années de séminaires au Collège de France. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de l'écouter, nous publions cet ouvrage. A travers des exemples précis qui vont de l'Antiquité au XXe siècle, il décrypte dans ce volume les signes visibles de cette communication non verbale. Index pointé, geste attribut ou admoniteur, signe du silence... laissez-vous guider par ce brillant spécialiste.

  • Dans les années 80, André Chastel s'attelle à l'étude du retable italien à travers une centaine de chefs-d'oeuvre, dispersés dans les musées du monde entier, souvent en plusieurs morceaux. Il dégage le rôle et l'influence du tableau d'autel durant les trois siècles les plus éclatants de la peinture italienne.

  • "«J'habite à cinq cents mètres du Maïdan. Depuis mon balcon, on aperçoit les bulbes du clocher de la cathédrale Sainte-Sophie. Quand des amis viennent chez moi, je leur montre ces bulbes dorés - presque un emblème de l'antique cité de Kiev. Mais ces derniers mois, mes amis d'autres villes et d'autres pays ne viennent plus ici. Et du haut de mon balcon, je regarde souvent la fumée qui s'élève au-dessus du centre de la ville. Cette fumée noire, épaisse, celle des barricades en feu, est devenue le nouvel emblème non seulement de Kiev, mais de l'Ukraine tout entière.» A. K.
    Andreï Kourkov, l'auteur du célèbre Pingouin, a mis entre parenthèses son prochain roman depuis le 21 novembre 2013. Chaque jour ou presque, il s'est rendu sur le Maïdan de Kiev occupé par les manifestants. Son journal, établi à partir de notes prises sur le vif, raconte un quotidien en temps de révolution et livre un regard à la fois politique et intime, décalé et émouvant, sur les événements qui secouent son pays."

  • Giorgione?? L'un des plus singuliers et les plus passionnants mystères de l'histoire de la peinture. Avec un corpus presque impossible à reconstituer et une carrière étonnamment brève, il demeure la figure mythique de l'histoire des arts à Venise. Pour aborder l'art de Giorgione, Chastel nous invite à concevoir la dolce vita vénitienne au début du xvie siècle. Peintre de prédilection et animateur d'une «?jeunesse dorée un peu folle?», c'est souvent à lui que sont destinées les commandes de tableaux privés auxquels il sait insuffler cette dimension poétique et cette facture inédite qui feront sa renommée. Il suscitera l'admiration de ses contemporains, Dürer le premier, et ses fresques inspireront des pages enflammées à Vasari. Mais sa fortune critique ira bien au-delà, jusqu'aux écrits célèbres de John Ruskin et de Marcel Proust...

  • "Dans un quartier délaissé de Milan, un quartier sans débouchés devenu une place forte de la drogue, Rocco, vingt ans, est chargé par la mafia de revendre de la coke, de menacer, de tuer... Un travail rentable et valorisant aux yeux des jeunes de son entourage. Seulement, le jour où son meilleur ami est froidement assassiné par ceux là mêmes pour qui il travaille, il change de camp pour devenir le repenti qui crie vengeance et justice. C'est ainsi que le procès de la mafia se met en route, un procès qui pourrait enrayer les rouages bien huilés du trafic mondial de la drogue et du crime organisé. Mais c'est compter sans la collusion entre pouvoir et mafia...
    Par cette plongée subjective qui donne la parole à un repenti, Fabrizio Gatti s'attaque à une question plus que jamais d'actualité, celle de la mafia italienne devenue un acteur majeur de la criminalité internationale. Entretien avec Fabrizio Gatti Quel a été le point de départ de ce livre?
    Une histoire que j'ai vécue, tout simplement. Les noms de certains protagonistes ont été modifiés pour préserver leur vie privée, leur sécurité. Mais surtout parce que ce qui importe, ce n'est pas comment nous nous appelons mais ce que nous sommes et avons été.
    Pourquoi avoir choisi la forme romanesque?
    C'était un choix délibéré. Je voulais raconter ce que j'avais vu avec les yeux du citoyen plus que du journaliste, pour faire partager mon émotion et éclairer le parcours de ces hommes et ces femmes dont la vie s'est trouvée inextricablement mêlée à la criminalité organisée. Il s'agissait de donner un tableau de la réalité italienne vivant et tangible. Ce livre a d'ailleurs été adapté au théâtre.
    Combien de morts peut-on attribuer à la mafia en Italie?
    Il n'y a pas de recensement précis. Il n'existe aucun lieu public consacré aux victimes de la mafia sicilienne. Ni de la 'ndrangheta calabraise. Ni de la camorra campanienne. L'association portant le nom de Peppino Impastato - le journaliste sicilien assassiné par Cosa nostra le 9 mai 1978, à l'âge de trente ans - répertorie 500 noms de personnes tuées entre 1945 et 1993. Un registre d'état civil de la défaite. Seules les victimes innocentes sont recensées. Pas celles des règlements de comptes entre mafieux. En incluant les guerres entre clans, les estimations s'élèvent à pas moins de 2 500 morts en Sicile.
    Malgré le procès que vous racontez dans votre livre, la mafia a encore un grand pouvoir en Italie Aujourd'hui encore, au Parlement italien, siège un sénateur très proche de la mafia. Et soixante milliards d'argent public partent en fumée chaque année à cause de la corruption. Avec 218 milliards de chiffre d'affaires et 10,9 % du produit intérieur brut, la mafia italienne constitue une véritable économie parallèle.
    Mais la mafia frappe aussi dans le reste du monde...
    Oui, la 'ndrangheta a créé des antennes en Allemagne, en Espagne, au Portugal et en Australie. La camorra s'est implantée dans le sud des États-Unis, en France, en Espagne, en Angleterre, en Écosse, au Venezuela. La mafia est devenue tellement raffinée qu'en Italie, après avoir endossé le costume trois-pièces de la politique, elle est allée se camoufler dans le monde de l'entreprise, des banques et de la finance. Ses compagnies amies, on les trouve désormais partout. D'ailleurs, au mois de février 2014, un agent infiltré a permis à la police italienne et au FBI de démanteler un groupe criminel, lié à la 'ndrangheta, qui avait établi un réseau de trafic de drogues et de blanchiment d'argent entre les États-Unis et l'Italie. Leur présence n'est une surprise que pour ceux qui refusent la réalité.
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  • Leonard

    André Chastel

    Léonard de Vinci est sans doute l'artiste de la Renaissance qui a le plus fasciné, parce qu'il a mis autant de génie dans sa vie que dans son oeuvre. Inclassable, l'esprit toujours en alerte, il invente des jeux et des machines de guerre, étudie l'anatomie ou l'astronomie, écrit des poèmes et des traités scientifiques. Mais jamais, nous dit Chastel, ses multiples activités ne l'ont détourné de ce qui était pour lui essentiel: la peinture, le seul art « doté d'une présence immédiate, totale, définitive. » Un portrait de l'artiste à travers un recueil de trois textes.

  • Chaque année des milliers de clandestins jouent leur vie pour rejoindre l'espace Schengen. Via Lampedusa, la Grèce, la Tunisie, la Turquie ou la Slovénie. À pied ou en camion, dans la cale d'un bateau ou en avion avec un billet de première classe. Pour chaque migrant parvenu à bon port, quelqu'un a empoché entre 1000 et 10000 euros. Le chiffre d'affaires global de ce business est estimé entre 3 et 10 milliards de dollars par an, juste après celui du trafic de drogue. Au sommet de la pyramide, d'insaisissables et puissants criminels orchestrent de vastes réseaux d'intermédiaires. Qui sont ces trafiquants d'hommes, comment travaillent-ils, comment échappent-ils aux contrôles? Depuis 2012, nous avons parcouru des milliers de kilomètres, interrogé des dizaines de magistrats et de policiers, rencontré des passeurs et des trafiquants en prison ou dans les bistrots des ports de transit. Nous avons recueilli leurs confidences, analysé leurs méthodes et leurs livres de comptes. Notre enquête décrit la plus grande et la plus impitoyable "agence de voyages" du monde.
    A.D.N. et G.M.

    «C'est l'histoire d'une série noire sans fin.» Le Canard enchaîné «Un document effroyable.» L'Express «Une enquête glaçante.» Ouest France"

  • Le corps a trop longtemps été oublié par l'histoire et les historiens. Or, il constitue l'une des dynamiques majeures de l'Occident. De l'abstinence des prêtres aux délices du pays de cocagne, du christianisme au paganisme, du rire au don des larmes dont saint Louis était dépourvu, de la mode vestimentaire aux sports, du célibat à l'amour courtois, d'Héloïse à Abélard jusqu'à saint François, le corps est le siège d'une tension fondamentale. À travers l'étude de la matrice de la modernité qu'est le Moyen Âge, Une histoire du corps au Moyen Âge aide à la compréhension du monde où nous vivons.

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