Littérature générale

  • La Ferme des Animaux [Animal Farm], publiée en langue anglaise en 1945, est l'un des livres les plus célèbres de George Orwell. Dans cette fable, Orwell décrit une révolte qui aboutit au renversement du fermier et à la prise du pouvoir par les animaux. Rapidement, le rêve égalitaire d'harmonie et de justice cède la place au doute puis au désarroi à mesure que se recrée une autocratie dirigée par les cochons, lesquels vont rapidement s'entretuer pour la place de chef et tyran.

    George Orwell (1903-1950) est l'un des plus grands auteurs d'expression anglaise. Il a notamment écrit 1984et Hommage à la Catalogne. Toute son oeuvre traduit son aspiration au socialisme libertaire.

  • La où le feu et l'ours Nouv.

    Là où le feu et l'ours est l'histoire de la rencontre entre une jeune femme et un ourson que l'on suit dans une steppe traversée d'incendies, puis dans une oasis où se pratiquent d'autres manières de vivre.Ce texte empreint d'imaginaire, romanesque et intemporel, se teinte en filigrane de thématiques actuelles liées au climat, à la gestion des communs et au rapport au vivant - sans sombrer dans le didactisme.Là où le feu et l'ours est un texte empli de sensations et d'émotions, qui emporte loin et déploie un univers singulier, attachant et extrêmement vivant. Une fiction qui, sans être naïve, dégage beaucoup de douceur, loin des violences que l'on retrouve trop souvent dans certains romans jeunesse et récits dits « post-apocalyptiques ».

    Corinne Morel Darleux est l'autrice de Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce.

  • Le vagabond des étoiles Nouv.

    Des livres de Jack London, il y en a beaucoup.
    Mais les grands livres de cet auteur se comptent sur les doigts des deux mains.
    Depuis 1925, personne n'avait jamais retraduit cet immense roman, pas même la Pléiade.
    Voici enfin la traduction intégrale de ce chef d'oeuvre de la littérature anticarcérale, également roman précurseur des littératures de l'imaginaire.

    Jack London, rude gaillard californien, littérateur (1876-1916). Compagnon de route, de longue date, des éditions Libertalia.

  • Bartleby le scribe (Bartleby the Scrivener : a story of Wall Street) est une nouvelle célébrissime rédigée par Herman Melville en 1853. Le narrateur, un notaire new-yorkais, embauche un clerc singulier afin de faire de la copie d'actes. Au fil du temps, cet être consciencieux se révèle étrange, en refusant d'abord de faire certains travaux demandés par son patron. Puis il cesse de travailler, et refuse enfin de quitter l'étude, fût-ce la nuit. Il répète à l'envi : « J'aimerais autant pas. » (I would prefer not to).

    Préfiguration des thèses des écrivains de l'absurde, symbole de la résistance passive à l'époque de la bureaucratie naissante et des balbutiements du capitalisme d'affaires, cette nouvelle inclassable est un bijou.

    /> Herman Melville (1819-1891), romancier états-unien, auteur de Moby Dick et Billy Budd.

  • Dans The Dream of Debs (1909), une nouvelle d'anticipation, Jack London ranime le spectre de la grève générale. Un matin, les notables de San Francisco s'éveillent et le personnel manque à l'appel. Les ouvriers ont déclenché une grève interprofessionnelle illimitée. La pénurie s'organise et la détresse des possédants progresse. Mais l'armée veille au grain...

    South of the Slot (1909) relate la vie de Freddie Drummond, un sociologue conformiste dont l'objet d'étude porte sur le monde ouvrier. Régulièrement, l'habitant des quartiers riches troque son costume pour le bleu de travail et devient « Big Bill », le camionneur syndicaliste. Progressivement, Freddie se sent mieux dans cette société ouvrière où les rapports sont plus francs, où la solidarité n'est pas un vain mot...

    Jack London (1876-1916), pirate, révolutionnaire, boxeur et romancier. Héros du rock'n'roll (live fast, die young).

  • La défense de Guenièvre Nouv.

    En 1857, dans une Angleterre victorienne patriarcale, William Morris, poète de 23 ans proche du mouvement préraphaélite, s'empare de la légende arthurienne qui connaît alors une popularité croissante. Mais, au lieu de célébrer les exploits des chevaliers, l'auteur décide de donner pour la première fois la parole à la reine Guenièvre. Reprenant l'un des épisodes les plus célèbres du mythe du Camelot durant lequel la souveraine est accusée d'adultère avec Lancelot, William Morris place Guenièvre au centre de son récit et lui laisse le champ libre pour qu'elle présente seule sa défense devant un parterre de juges : tous des chevaliers, tous des hommes. La reine développe alors ses arguments, défend son amour et montre qu'elle a aussi été contrainte dans une condition qu'elle n'a pas voulue.

    William Morris (1834-1896), poète, romancier, imprimeur, penseur libertaire, est l'auteur des Nouvelles de nulle part (nouvelle édition à paraître chez Libertalia en 2022). Il est considéré comme l'un des précurseurs de la pensée écologique radicale.

  • Bob Coates est un sale type. Fils du peuple, bigot, sexiste et raciste, il aime l'ordre et l'autorité.

    En cette année 1877 qui marque le début du récit, son pays est en proie à l'agitation ouvrière. Cet Américain moyen choisit de se ranger du côté du manche, il devient un nervi au service de la fameuse agence Pinkerton, qui donnera plus tard naissance à la CIA.

    Pendant cinquante ans, l'homme infiltre des luttes, attise les tensions internes, passe à tabac les grévistes, nulle abjection ne l'arrête.

    Dans ce roman inspiré de faits réels, troisième volet de la trilogie américaine (après Anthraciteet Nous ne sommes rien soyons tout), Valerio Evangelisti donne à voir les heurs et malheurs de la classe ouvrière américaine organisée du début du siècle XX.

    Valério Evangelisti, auteur italien né en 1952 à Bologne, est l'auteur de nombreux romans parmi lesquels tout le cycle SF Nicolas Eymerich.

  • Dans ce récit autobiographique rédigé avec l'aide du journaliste Jim Haskins, Rosa Parks revient sur son enfance modeste et studieuse, son rejet du racisme et du sexisme. Elle évoque tour à tour ses diverses professions : couturière, aide-soignante, puis conseillère du représentant démocrate du Michigan, l'Afro-Américain John Conyers. Puis ses débuts dans le militantisme au côté de son mari Raymond Parks au sein de la NAACP, et son combat de toute une vie pour la justice et l'égalité des droits, et ce jusqu'à la « Million Man March », qui rassembla plus d'un million de Noirs à Washington en octobre 1995.

    Pour Rosa Parks, il ne faut jamais baisser la tête et oeuvrer pour la dignité et un monde meilleur, un combat à la portée de toutes et tous.

    Rosa Parks (née le 4 février 1913 en Alabama et morte le 24 octobre 2005 à Détroit), est une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui valut le surnom de « mère du mouvement des droits civiques ».

    Elle est devenue célèbre le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama) en refusant de céder sa place à un passager blanc dans l'autobus conduit par James F. Blake.

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

  • En 1922, le poète portugais Fernando Pessoa publiait Le Banquier anarchiste, mettant en scène un personnage surprenant: banquier et anarchiste. La question que tentait de résoudre le banquier reste ouverte: la véritable liberté ne s'obtient-elle qu'au prix de l'individualisme, qui permettrait seul d'échapper à l'argent et l'esprit grégaire?

    Un siècle plus tard, deux lecteurs de Pessoa, Adeline et Édouard, font la rencontre fortuite à Paris d'un vieillard qui prétend être le fameux banquier du dialogue entamé avec Pessoa. Tout en cherchant à percer le mystère de sa longévité, ils le prennent au mot et renouent le fil de la discussion en passant un pacte: pendant sept jours, ils ont le droit de lui poser toutes les questions et de lui opposer tous les arguments qui leur viennent à l'esprit.

    Adeline Baldacchino, née en 1982, est écrivain. Elle a publié des recueils de poésie, dont Théorie de l'émerveil, un roman Celui qui disait non (Fayard) et deux essais, La Ferme des énarques (Michalon) et Notre insatiable désir de magie (Fayard).

    Édouard Jourdain, né en 1981, est docteur en science politique et en philosophie, il est l'auteur de Proudhon, un socialisme libertaire (Michalon), Proudhon contemporain (CNRS Éditions), L'anarchisme (La Découverte).

  • Avec la publication de L'Apostat [The Apostate, 1906], Libertalia poursuit son travail de retraduction de l'oeuvre de Jack London.

    Dans cette nouvelle initialement publiée sous le titre Le Renégat, London dénonce le travail des enfants. Il y conte l'histoire de Johnny, 12 ans, qui s'échine à l'usine depuis son plus jeune âge pour faire vivre sa famille. Mais un matin, son corps ne répond plus. Si jeune et déjà prématurément usé, il décide de déserter l'armée du travail et de partir à la découverte du monde. Une révolte rimbaldienne teintée de naturalisme ; une nouvelle saisissante et insuffisamment connue.

    Jack London (1876-1916), écrivain américain, chantre des grands espaces et de la révolte.

  • Ce livre regroupe 18 témoignages écrits par des volontaires étrangers du YPG ayant participé au Rojava (nom du Kurdistan syrien) à la guerre contre Daech ou l'armée turque. Le YPG (Unités de protection du peuple) est l'armée des Kurdes syriens. Elle se bat pour un projet révolutionnaire fondé sur la commune, le socialisme, l'égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité ainsi que l'égalité entre groupes ethniques et religieux.

    L'ouvrage est présenté et coordonné par André Hébert, auteur de Jusqu'à Raqqa (Belles Lettres, 2019). Il comprend les contributions de 18 combattant·es internationalistes, de 12 nationalités différentes.

  • Codine fait partie d'un cycle de quatre récits qui composent la jeunesse d'Adrien Zograffi, personnage récurrent de l'oeuvre de Panaït Istrati et à portée autobiographique.

    Adrien Zograffi et sa mère, blanchisseuse, viennent d'emménager dans la Comorofca, un quartier pauvre de Braïla, à l'est de la Roumanie. Adrien est un garçon pauvre, bien élevé, propre sur lui, poli, qui ne s'intègre pas aux bandes qui jouent au foot dans la rue, tous dépenaillés et grossiers. Un jour, il fait la connaissance du « géant du port », le forçat au grand coeur, le fameux Codine, voyou redouté de tous tant pour sa force que sa violence. Tous deux se lient d'une amitié forte et exclusive, ils deviennent « frère de croix ». Mais la fatalité rattrapera bien vite le grand Codine...

    Panaït Istrati est né à Braïla en 1884 et mort à Bucarest en 1935. On le surnommait le « Gorki des Balkans ». C'est un écrivain autodidacte, de langue française, ami de Boris Souvarine et de Victor Serge. Longtemps oubliée, son oeuvre retrouve aujourd'hui sa place de prédilection.

  • On trouvera dans ce petit livre deux textes de B. Traven (1882-1969) traduits de l'allemand par Adèle Zwicker.

    Le premier Le Gros Capitaliste est la version française de Der Groindustrielle, nouvelle extraite du recueil Der Banditendoktor ; on en connaissait une version publiée sous le titre Chaîne de montage, mais traduite de l'américain. Le second Administration indienne et démocratie directe est tiré de Regierung, publié en France sous le titre incongru de Indios, également dans une traduction de l'anglais.

    Paraboles littéraires et politiques, ces nouvelles permettent une première entrée dans l'oeuvre de l'auteur du Trésor de la Sierra Madre et complètent la biographie de Rolf Recknagel, B. Traven, romancier et révolutionnaire reprise en poche par Libertalia en novembre 2017.

    Traven est l'auteur de La Révolte des pendus, Le Trésor de la Sierra Madre, Le Vaisseau des morts et L'Armée des pauvres.Pour suivre la trace du célèbre anonyme, se reporter à la biographie de Rolf Recknagel, B. Traven, romancier et révolutionnaire (B. Traven, Beiträge zur Biografie), traduite par Adèle Zwicker, éditée par L'Insomniaque en 2009, reprise en poche par Libertalia en 2017.

  • C'est au nord de la Syrie, en pleine guerre, qu'est née la Constitution du Rojava en janvier 2014. Elle se réclame de l'« autonomie démocratique » et appelle à la construction d'une société antiautoritaire et multiethnique fondée sur « l'équilibre écologique » et « l'égalité des femmes ». Le monde a découvert les combattantes et les combattants des YPJ/G durant la bataille de Kobané, face aux troupes de l'État islamique. Mais on connaît mal l'idéologie politique qui structure le Rojava. Un homme en est l'instigateur : Abdullah Öcalan, que certains surnomment le « Mandela kurde ». Ses écrits ont été traduits en de nombreuses langues mais ils restent méconnus en France. Ce livre constitue la première anthologie des principales propositions du théoricien socialiste.

    Abdullah Öcalan, né en 1949, est le cofondateur du PKK (parti des travailleurs kurdes). Prisonnier politique de l'État turc depuis 1999, il est considéré comme le « Mandela kurde ».

  • « Puis, il vit la révolution dans toute sa gloire - rouge et resplendissante -, la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ces visages honnis était un fusil. C'était pour ces fusils qu'il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. Il boxait pour le Mexique tout entier. »


    1910, les paysans crèvent de faim, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Díaz, s'appuyant sur les grands propriétaires et les militaires, étouffe toute contestation par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de trente ans touche à sa fin. Depuis la Californie, les révolutionnaires en exil préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Felipe Rivera, jeune Mexicain chétif, surgit dans les locaux de l'organisation. Nul ne sait d'où il vient. On ne lui connaît aucune activité, pourtant il remplit les caisses. Il fascine, il fait peur. Cet être est un mystère...



    Écrivain voyageur, chantre des grands espaces, militant socialiste révolutionnaire, Jack London (1876-1916) est à la source de la modernité littéraire nord-américaine. Dans cette nouvelle empreinte d'optimisme (1911), on retrouve les thèmes qui ont fait son succès : passion de la liberté et de l'égalité, volonté de dépassement, foi en l'homme.

    Écrivain voyageur, chantre des grands espaces, militant socialiste révolutionnaire, Jack London (1876-1916) est à la source de la modernité littéraire nord-américaine. Dans cette nouvelle empreinte d'optimisme (1911), on retrouve les thèmes qui ont fait son succès : passion de la liberté et de l'égalité, volonté de dépassement, foi en l'homme.

  • Fille à pédés

    Miesseroff/Hazera

    Lola Miesseroff n'avait que 18 ans en 1966 lorsqu'elle s'entendit asséner ce qui devint une évidence: elle aimait vraiment beaucoup se lier d'amitié avec les hommes qui préfèrent les hommes et ceux-ci le lui rendaient bien. Une enfance dégenrée, une éducation naturiste et libertaire, un milieu familial socialement en marge l'avaient sans doute bien préparée à ce destin un peu particulier. Des années 1950 à nos jours en passant par Mai 68, de Marseille à Paris via San Francisco, des boîtes de nuit au mariage homogenré en passant par le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), c'est son aventure picaresque et bigarrée qu'elle conte dans ce récit de vie où l'on rencontre des femmes et des hommes singuliers, homo, hétéro et bisexuels, folles et garçonnes, travestis et transgenres.

    Lola Miesseroff, née en 1947, est l'autrice de Voyage en outre-gauche (Libertalia, 2018).

  • Dans cet extrait de la fameuse Histoire générale des plus fameux pyrates (Londres, 1724-1728), l'auteur du célébrissime Robinson Crusoé (1719) relate les aventures du capitaine Misson, « l'homme le plus doux dans ses manières qui eût jamais sabordé un navire ou tranché une gorge » et de son complice, l'hérétique Carraccioli, qui las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une république égalitaire, tout en continuant à piller les navires passant à leur portée. La propriété est abolie, les ressources mises en commun ; les distinctions de classe, de sexe et de race disparaissent. Le rêve sera cependant de courte durée.

    Daniel Defoe (1660-1731) est l'auteur de Robinson Crusoé.

  • "Consultez l'histoire et vous verrez que tout peuple comme toute organisation sociale qui se sont prévalus d'une injustice et n'ont pas voulu entendre la voix de l'austère équité sont entrés en décomposition ; c'est là ce qui nous console, dans notre temps de luxe et de misère, d'autorité et d'esclavage, d'ignorance et d'abaissement des caractères, de pervertissement du sens moral et de marasme, de pouvoir déduire des enseignements du passé que tant qu'un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines. "
    Eugène Varlin, ouvrier-relieur, est l'une des grandes figures de l'Association internationale des travailleurs, élu de la Commune de Paris en 1871, assassiné à la fin de la Semaine sanglante. Tous ses écrits retrouvés à ce jour (articles, proclamations, lettres), connus ou moins connus, sont présentés dans ce livre. L'ensemble constitue comme une autobiographie de l'Internationale en France, à la fin du Second Empire, et met en lumière les ouvriers boulangers, mineurs, ciseleurs, ovalistes qui luttent pour changer la vie.
    Passionnée par la Commune de Paris, auteure de Comme une rivière bleue, Une vie brève, Oublier Clémence et Mademoiselle Haas, récits publiés aux éditions Gallimard, Michèle Audin poursuit ici son hommage " à celles et à ceux qui n'ont pas d'histoire ". Elle anime le blog macommunedeparis.com

    Michèle Audin est romancière, mathématicienne et membre de l'Oulipo. Elle est l'auteure de plusieurs récits publiés aux éditions Gallimard, parmi lesquels Une vie brève(sur son père, le mathématicien communiste Maurice Audin), Comme une rivière bleue, Oublier Clémence. Passionnée par la Commune de Paris, elle anime un blog très sourcé : https://macommunedeparis.com

  • Handi-gang

    Cara Zina

    « Depuis toujours on nous méprise, on nous ignore : le monde appartient aux valides. Il va falloir désormais compter avec nous. Nous que vous ignorez, que vous contournez et évitez de regarder. Nous, handicapés polymorphes, autistes, sourds, aveugles, IMC ou à mobilité réduite, nous voulons plus de représentations dans les médias, le corps médical, la fonction publique et au gouvernement. Nous exigeons plus de considération et plus d'aménagements. Nous sommes une force vive et il ne faudrait pas l'oublier, sinon on pourrait bien tout faire péter ! » 1er communiqué de l'Handi-Gang.

    Cara Zina vit à Nancy, après de longues années passées à Lyon. Elle a publié Heureux les simples d'esprit en 2008 (Robert Laffont). Sa plume est tantôt acérée, tantôt truculente, pleine d'autodérision. Dans ce nouveau récit, le héros est un adolescent handicapé qui vit seul avec sa mère. Avec sa bande de copains, valides ou non, il entreprend de régler le problème de l'accessibilité par l'action directe.

    Cara Zina vit aujourd'hui à Nancy où elle est institutrice. Elle a déjà publié "Heureux les simples d'esprit" chez Robert Laffont en 2008.

  • « On était les rois du monde et on ne pensait pas pour toujours mais à jamais. De sales gosses pas censés atteindre l'âge adulte, sauf que moi je n'avais aucun tatouage ni piercing, rien d'indélébile ; quand je rentrais chez mes parents, de temps en temps j'enfilais ma redingote et j'allais à l'opéra avec ma mère. Ma famille c'était pas du Zola, je n'avais rien à fuir, je n'étais pas mal aimée. Mes parents ne buvaient pas, ne voulaient pas m'interner. Je me suis raccrochée aux branches à temps pour arracher un bac malgré tout, sûrement pour ne pas les décevoir.
    Les Bérus ont vieilli, se sont mis à chanter Mineurs en danger plutôt que Vive le feu, comme NTM a fini sur Pose ton gun après Qu'est-ce qu'on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ?
    Toute fièvre se négocie finalement. »

    Cara Zina vit aujourd'hui à Nancy où elle est institutrice. Elle a déjà publié "Handi Gang" chez Libertalia (collection poche).

  • Cinq ans de metro

    Fred Alpi

    En 1989, Fred Alpi revient à Paris après avoir passé plusieurs années à Berlin. Sans le sou, il trouve un poste dans une agence de communication. Très vite, il démissionne, et, pour assurer le loyer, prend sa guitare et descend dans le métro.

    En 17 chapitres, qui portent tous le titre d'une chanson de Brel, Dutronc, Piaf, etc., Fred Alpi nous entraîne dans les méandres du métro de Paris, où il côtoie une multitude d'êtres hors norme. Une série d'histoires et d'anecdotes qui reflètent le monde tel qu'il va, avec sa dose de sexisme, de racisme, de solidarité parfois, de rire et de tristesse.

    À travers ce roman d'apprentissage, l'auteur nous livre le récit d'une vie trépidante sous terre, avec une bonne dose d'humour, d'analyse et d'espoir.

    Fred Alpi, né en 1962, est un chanteur franco-suédois qui vit et travaille à Paris. Il joue et chante dans le trio rock The Angry Cats. Cinq ans de métro est son premier roman. Il a traduit, pour les éditions Libertalia, Pirates de tous les pays et Les Forçats de la mer de Marcus Rediker.

  • « Ce que je retiens des quatre années passées au sein du centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogue de Mantes-la-Folie, c'est une bienveillance générale, un énorme effort de tolérance mutuel malgré les difficultés quotidiennes, un attachement profond à ce lieu et donc une attention collective à son respect.
    Si cet aimable ouvrage peut contribuer à faire évoluer les représentations habituelles des citoyens normaux sur les shlags, les junks, les toxicos, j'en serais ravi. Si les hommes et les femmes qui m'ont fait l'honneur de bien vouloir me confier des pans de leur existence ne se sentent pas trahis, et si la lecture de leur parole leur permettait de prendre conscience de la valeur et de l'intérêt de celle-ci, alors là, je serais comblé... »

    Thierry Pelletier est travailleur social et musicien. Il est l'auteur de La Petite Maison dans la Zermi (Libertalia, 2007) et Les Rois du rock (Libertalia, 2013). Cet ouvrage a été coécrit avec les usagers de drogue du caarud de Mantes-la-Jolie.

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