Marchialy

  • Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand elle retourne dans son pays natal, la Bulgarie, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce que Kapka Kassabova se rend. Elle se souvient que, dans les années 1970, alors qu'elle était encore enfant et que la guerre froide battait son plein, c'était la zone la plus poreuse du rideau de fer, une frontière encore plus facile à traverser que le mur de Berlin pour rejoindre le bloc de l'Ouest. Un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer. Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives : l'empire Ottoman, le régime soviétique, et d'autres encore, mythiques et légendaires. Son livre est peuplé de magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de migrants. Lisière est à la fois le récit d'une immersion dans les coulisses de l'Histoire, un regard neuf sur la crise migratoire en Europe et une plongée au coeur de géographies intimes.

  • Un voyage dans une région brisée par le pouvoir où cohabitaient autrefois peuples, langues et religions.«  Dans notre lignée de femmes, je représente la quatrième génération à émigrer.  » C'est pour rompre cette spirale de l'exil que Kassabova se rend aux sources de son histoire maternelle, les lacs d'Ohrid et Prespa, les plus anciens lacs d'Europe. Au gré de ses rencontres (gardien d'église troglodyte, guide ou pêcheur), elle collecte les histoires agitées de cette région des Balkans située à cheval entre la Macédoine du Nord, l'Albanie et la Grèce.Une réflexion sur l'identité portée par une narration virtuose qui croise faits historiques, récits familiaux et légendes locales.

  • Tokyo Vice

    Jake Adelstein

    Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n'a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n'hésite pas à s'enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.

  • Jake Adelstein en a bien conscience : il ne s'en sortira pas vivant sans aide. Après avoir écrit un article sur Tadamasa Goto, il a tout le Yamaguchi-gumi à ses trousses. Partant du vieux principe selon lequel « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », Jake Adelstein engage un ancien yakuza, Saigo, qui appartenait à la branche ennemie de Goto. En échange ? Jake doit écrire la biographie de son protecteur. À partir de la vie de cet homme qui a connu l'âge d'or des yakuzas, Jake Adelstein dresse une fresque épique de la mafia japonaise, des années 1960 à nos jours. C'est Le Parrain au pays du Soleil-Levant, cela commence sur fond de tatouages sophistiqués et se termine dans les milieux de la finance. Entre-temps, les yakuzas ont perdu leur sens de l'honneur.

  • Comment peut-on se convaincre que son père est un tueur en série ? C'est la question que se pose Manon Gauthier, alors jeune journaliste dans le service Faits divers du Parisien, lorsqu'elle tombe sur le livre de Gary Stewart, un Américain d'une quarantaine d'années, adopté enfant, persuadé que son père biologique est le célèbre tueur du Zodiac. Intriguée, Manon contacte Gary avec lequel elle entame une longue correspondance jusqu'au jour où elle prend conscience que son obsession pour cette histoire de filiation ne serait que le reflet de sa propre quête de vérité, liée à la disparition de son père.Entremêlant avec habileté son récit intime à celui de Gary Stewart, la journaliste s'interroge sur notre capacité à faire coïncider fantasme et réalité, et les difficultés à briser ce mécanisme.

  • Une anthropologue, une enquêtrice, une journaliste : trois femmes font parler les morts et les vivants dans un pays marqué par la guerre.
    Senem est anthropologue judiciaire, et Darija enquêtrice dans un pays traumatisé par les guerres des Balkans : la Bosnie-Herzégovine. Senem est chargée d'identifier les ossements humains retrouvés dans des charniers vieux de quinze ans, quand Darija se rend dans les familles comptant des disparus pour écouter leur parole et prélever leur ADN.
    Lorsque Taina les rencontre, elle n'a aucune idée de l'ampleur de leur travail sur les disparus. Elle va suivre pendant plusieurs années leur quête de vérité, essentielle pour des familles qui n'ont jamais pu faire le deuil des êtres perdus.

  • Jusqu'où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu'où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ?
    John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. Dès lors, comment attraper un voleur qui ne subtilise des livres que pour compléter sa propre bibliothèque ?
    C'était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres anciens irascible, qui s'improvise détective et mène l'enquête. S'ensuit une longue poursuite entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas.
    À travers le récit de cette traque, Allison Hoover Bartlett nous plonge dans l'univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables nous aussi par amour des livres ? Une aventure rocambolesque, entre Le Nom de la rose et Arrête-moi si tu peux.

  • L'incroyable épopée d'un Australien pour restituer un crâne aborigène à sa tribu : un chemin de connaissances, d'ouverture et de rédemption.

    John Danalis a grandi avec un crâne aborigène dans son salon. C'est seulement à 40 ans qu'il comprend l'horreur de la situation. Emporté par l'élan de sa prise de conscience, John décide de tout mettre en oeuvre pour restituer Mary - puisque c'est ainsi que le crâne a été affectueusement renommé - à son peuple. Pour cela, il va devoir déconstruire ses préjugés d'homme blanc sur la culture aborigène et se plonger dans l'histoire ancienne de l'Australie. Commence alors une quête qui va entrainer des rencontres extraordinaires et une profonde révolution dans la manière dont John et sa famille envisagent la vie et leur rapport aux autres.

  • En novembre 2017, Raphaël Krafft part en reportage à la frontière franco-italienne au niveau du col de l'Échelle. Il accompagne un habitant de la région parti en maraude à la rencontre d'éventuels migrants venus d'Italie, perdus dans la montagne au milieu de la nuit. Les premières neiges viennent de tomber. Ce soir-là, ils découvrent cachés dans un bosquet, transis de froid, quatre mineurs tous originaires d'Afrique de l'Ouest. Alors qu'ils les emmènent en voiture dans un lieu dédié à l'accueil des personnes migrantes, la gendarmerie les arrête avant d'abandonner les quatre adolescents dans la montagne au niveau de la borne frontière. Trois d'entre eux sont guinéens, comme la majorité des jeunes migrants qui passent par ce col.
    Marqué par cette expérience, Raphaël Krafft se lie d'amitié avec les habitants du village de Névache situé juste en dessous du col et propose aux enfants de l'école communale de partir pour eux en Guinée réaliser des reportages et les aider ainsi à comprendre pourquoi tant et tant de jeunes décident de quitter leur foyer. Là-bas, il découvre un pays démuni, marqué par des années de dictature.

  • En 2014, Jake Adelstein découvre les monnaies virtuelles en même temps que l'effondrement de Mt. Gox, la plus grande plateforme d'échange de bitcoins au monde basée à Tokyo. Celle-ci annonce la disparition de 850 000 bitcoins, l'équivalent de 500 millions de dollars. Contre toute attente, c'est son créateur et dirigeant qui est le principal suspect de la police japonaise : Mark Karpelès, un jeune français qui n'a pas encore 30 ans.
    Mark devient alors le centre de la plus grande affaire criminelle de l'ère numérique. Tout le monde veut sa peau : la police japonaise, le FBI et les milliers de particuliers qui ont perdu leurs économies dans ce braquage d'un nouveau genre.
    Au cours de son enquête, Jake Adelstein rencontre les pionniers du Bitcoin : idéalistes, geeks, libertariens, profiteurs ou spéculateurs, et tente de répondre à ces deux questions : qui a fait le coup ? Et où sont passés les bitcoins ?

  • Armand Gatti, poète et dramaturge, a aussi été journaliste. En 1954, il écrit une série d'articles sur un métier qui nourrit de nombreux fantasmes  : les dompteurs de fauves. Panthère, ours, lion font partie des animaux qu'il côtoie au cours de ce reportage aux allures de bestiaire. Il expérimente ainsi la peur et l'adrénaline que procure la proximité des fauves, récolte des histoires stupéfiantes et décrit la relation parfois tendre et souvent cruelle entre l'homme et la bête. Une enquête qui esquisse une réflexion sur la place de l'animal dans notre société.

  • Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

  • Victor Vital est un ado de 17 ans comme les autres : il sort danser la cumbia dans les clubs de Buenos Aires, fait les quatre cents coups avec ses amis, vit des histoires d'amour passionnées, à ceci près : il habite l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale argentine. Pour survivre au jour le jour, il vole. Si sa mère voit ses agissements d'un mauvais oeil, les habitants du quartier, eux, le surnomment Robin des bois, car le jeune homme distribue toujours son butin. Victor Vital était considéré comme un des derniers voleurs ayant un code d'honneur. Il a été assassiné par la police en 1999, alors qu'il se rendait, sans arme. Loin de réduire au silence cet as du vol, la police a malgré elle fait de lui une icône vénérée par sa communauté.
    C'est à peu près à ce moment-là que Cristian Alarcón, journaliste, entend parler de cette légende. Pendant deux ans, il fréquente le quartier, s'entretient avec ses proches, des membres de gangs ou des voleurs afin de reconstituer sa vie et rendre compte de son héritage. Avec Que ma mort soit une fête, il a souhaité livrer un récit humain sur ces banlieues délaissées où la solidarité prend le pas sur la violence.

  • Titaÿna a 23 ans lorsqu'elle part seule, dans les années 1920, tenter l'aventure en Océanie. Elle y passe de longs mois et, engagée comme mousse sur une goélette, voyage d'île en île. La jeune journaliste part alors à la rencontre des populations locales, rapporte leurs histoires et leurs coutumes. Elle se baigne le soir dans la rivière avec les Tahitiennes qui lui parlent des tupapau (les revenants), échange avec une femme maorie, assiste aux danses couchées sur les plages de diamants noirs. Elle croise sur sa route de nombreux Européens qui, comme elle, ont voulu vivre l'aventure et ont échoué sur ces îles en apparence paradisiaques sans connaître la fortune espérée. Après l'aventure, c'est le temps de la désillusion. À rebours du récit de voyage, dans une langue acérée et poétique, Titaÿna décrit dix années plus tard l'envers de sa vie d'aventurière et livre un témoignage moderne et brut sur les colons partis dans les années 1920 dans des contrées fantasmées.

  • Seriez-vous prêt à risquer votre carrière pour quelques plumes ?
    Un soir de juin 2009, le jeune musicien virtuose Edwin Rist, destiné à une brillante carrière, commet un casse pour le moins incongru : après s'être produit à un concert de la Royal Academy of Music à Londres, il s'infiltre discrètement dans le musée d'Histoire naturelle pour voler des centaines d'oiseaux entreposés là depuis plusieurs décennies. Plus étonnant encore, il ne s'empare pas des fleurons de la collection recueillis par Darwin, mais plutôt des paradisiers et autres spécimens rares aux couleurs éclatantes rapportés en Europe par un naturaliste méconnu du XIXe siècle. C'est lors d'une partie de pêche à la mouche que Kirk Wallace Johnson entend parler de cette histoire pour la première fois. Fasciné par l'affaire, il se lance dans une enquête passionnante, à la recherche de ces plumes disparues, et questionne notre obsession pour la beauté et notre désir de la posséder, à n'importe quel prix.

  • « Je commence à comprendre à quel point le capitalisme m'a déformée » : en pleine révolution cubaine, Alma Guillermoprieto échange ses rêves d'artiste contre des convictions politiques.
    En 1970, à New York, Alma Guillermoprieto, d'origine mexicaine, suit les cours de danse contemporaine de Merce Cunningham. Quand celui-ci lui parle d'un poste de professeur à l'École nationale des Arts de La Havane, son monde s'effondre : la jeune danseuse rêvait d'intégrer sa compagnie. Alma part résignée, cherchant dans l'aventure une façon de faire le deuil de sa carrière artistique. Elle a alors 20 ans. Lorsqu'elle atterrit à Cuba, elle appréhende les restrictions liées à l'embargo américain et au régime de Fidel Castro. Ses craintes sont rapidement confirmées : les salles de danse sont privées de miroirs, considérés comme des instruments contre-révolutionnaires. Son séjour devient alors le temps d'un apprentissage inattendu : celui de sa conscience politique. Alma Guillermoprieto revient sur cette expérience qui a sonné le glas de sa carrière de danseuse et marqué le début de sa vie de journaliste. Avec ce récit initiatique, elle signe un livre d'une rare intensité.

  • C'est l'effroi à Jarnac lorsque la petite Mona Lisa est kidnappée un soir de février 2004. Tous les hommes de la gendarmerie locale se mobilisent, et même au-delà, la section de recherches de Bordeaux. Ils ne le savent pas encore, mais ce fait divers va devenir l'affaire la plus importante de leur vie. Quatorze ans plus tard, le Patron, directeur d'enquête de l'affaire, et plusieurs gendarmes se souviennent : le dispositif mis en place, la coopération entre la brigade locale et la gendarmerie de Bordeaux, la garde à vue d'un suspect - interminable jusqu'à l'ultime rebondissement -, les retentissements médiatiques et politiques de l'affaire.
    Du bleu dans la nuit est la chronique heure après heure de cette journée sous tension où se joue la vie d'une fillette, l'histoire des coulisses de l'enquête, mais aussi un récit social sur la campagne française.

  • Le rugissant

    Raphaël Malkin

    Rud Lion est mort, assassiné dans un café parisien à l'âge de 30 ans une nuit de novembre 1999. Musicien autodidacte, il aurait composé la mélodie de Ma petite entreprise de Bashung, fut le mentor d'Expression Direkt et produit le seul morceau de rap que l'on entend dans La Haine. Il a organisé les soirées les plus enfiévrées de Paris et a frayé avec la voyoucratie. Insaisissable, passionné et monstrueux, Marc, de son vrai nom, était un électron libre. Il était de ceux qui s'arrachent à leur condition pour connaître les sommets avant la chute.
    Des tours de Vitry aux longues nuits de Paris, Raphaël Malkin raconte le parcours hallucinant d'une légende méconnue du rap français des années 1990. Il a recueilli des dizaines de témoignages pour dresser le portrait de ce personnage à mille facettes et combler un pan entier de l'histoire urbaine contemporaine.

  • Tout le monde se souvient en 1993 de la sortie au cinéma de Jurassic Park. La même année, en Patagonie, un autre dinosaure carnivore, plus grand que le tyrannosaure, révolutionne l'économie d'une ville sinistrée, El Chocón. Découverts par un paléontologue amateur, ces ossements deviennent l'objet de toutes les convoitises : touristiques, scientifiques, politiques. Ainsi, derrière ce regain de prospérité, se joue une guerre sournoise, à l'ombre des fossiles estimés à des millions.
    Miguel Prenz s'est rendu sur place et a observé les luttes de pouvoir entre maires, directeurs de musées et paléontologues capables de tout pour récupérer les dinosaures. Autant de personnages qui tissent une toile de fond des plus inquiétantes : celle de l'ambition des hommes.

  • L'histoire d'une traque haletante, la rencontre avec un homme qui a voulu disparaître : deux récits complémentaires sur l'anonymat à l'ère numérique.
    Combien d'entre nous sont tentés à l'idée d'abandonner la vie qu'ils mènent pour en démarrer une autre ? Prisonniers de notre passé, accablés par le quotidien ou simplement prêts à tout plaquer pour connaître l'aventure. Evan Ratliff, jeune reporter indépendant, décide de tenter le coup et provoque ses lecteurs : il disparaît dans la nature et les met au défi de retrouver sa trace en moins d'un mois. S'engage une course-poursuite pendant laquelle l'auteur a recours à tous les pastiches et stratagèmes possibles pour échapper à ceux qui le traquent. De leur côté, les chasseurs attendent que Ratliff fasse un faux pas : le moindre retrait bancaire ou appel téléphonique peut le trahir. Plus dur encore, Ratliff doit oublier sa vie d'avant, refuser d'aller voir son équipe de foot préférée, changer ses habitudes et son mode de vie. Ratliff fait alors l'expérience de la paranoïa qui le gagne rapidement, de la difficulté à lutter contre ses propres envies et des rencontres superficielles et fugaces auxquelles sont condamnés ceux qui veulent cacher leur véritable identité. Pour accéder au royaume de l'anonymat, il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus.
    Matthew Alan Sheppard, âgé d'une petite quarantaine d'années, est un mari aimant, un père attentionné et un employé qui a réussi professionnellement. Cet homme modèle ne dit pourtant pas tout. Il a accumulé des dettes de plus en plus importantes, jusqu'à devenir insurmontables. Pour repartir de zéro, il est prêt à mettre sa mort en scène et à bouleverser la vie de ses proches pour toujours.

  • Manzana est un jeune homosexuel colombien qui profite des joies de la nuit à Cali jusqu'à ce que son père le fasse enrôler dans l'armée. Dans la jungle, il se retrouve à lutter contre la guérilla, avec entre les mains une arme qu'il sait à peine faire fonctionner. Mais la situation change radicalement lorsque l'unité de Manzana se retrouve prisonnière des FARC. En captivité, les habitudes s'installent, et les préjugés et la violence des militaires n'empêchent pas le jeune Manzana de tomber éperdument amoureux de son capitaine. Entre bombardement, lit d'infirmerie et rêves d'évasion, Botero nous livre dans une écriture précise et poétique une histoire d'amour étonnante qui se déroule bien loin des moeurs conservatrices de la société colombienne des années 1990.

  • L'homme à la soucoupe , Jean-Claude Ladrat, est devenu célèbre le jour où le programme de télé Strip-tease en a fait un personnage culte. En 1993, l'émission belge met en scène un marginal charentais inventeur d'une soucoupe prétendument volante, sa mère, Suzanne Saget, et son perroquet empaillé. Mais derrière le rêve d'étoiles se cache un drame rural. La trajectoire d'un homme qui a voulu voler et s'est brûlé les ailes. Successivement ouvrier agricole, marin, menuisier, numismate, aventurier malheureux à bord d'une première soucoupe larguée dans l'Atlantique, star de télévision, « idiot du village », coupable idéal, taulard, Jean-Claude Ladrat aura passé sa vie à rêver d'un ailleurs. Il en passera une partie derrière les barreaux.

  • Sa route est toute tracée : études de mathématiques dans la prestigieuse université américaine Yale et offre d'emploi chez Goldman Sachs. Un chemin balisé que le jeune Anjan Sundaram décide de quitter en 2005. Il abandonne tout pour plonger dans l'inconnu et prend un aller simple pour la République démocratique du Congo. Il sera désormais reporter. Ou, plutôt, essaiera de le devenir. Car derrière le romantisme de la vie d'aventures, Anjan Sundaram découvre une réalité hostile. De déconvenues en rebondissements, l'apprenti journaliste doit apprendre à survivre dans la jungle urbaine de Kinshasa. Malgré l'euphorie de l'élection présidentielle de 2006 - premières élections libres et démocratiques depuis quarante ans -, la chaleur paralysante est à l'image d'un pays qui suffoque.
    Entre reportage journalistique et roman d'aventures Kinshasa jusqu'au cou est le portait sensible et humain d'un pays trop souvent réduit aux gros titres de journaux. Anjan Sundaram prend le temps de nous dévoiler la République démocratique du Congo dans toute sa complexité à travers la description d'une ville hors norme, une galerie de personnages éloquente et des aventures inédites.

  • Dans Andes vénézuéliennes, pendant les années 1990, un SDF avec des antécédents psychiatriques, Dorancel Vargas, vit sous le pont Libertador. Un jour, on découvre dans son petit campement des casseroles remplies de chair en décomposition. Dès lors, les habitants du quartier comptent autour d'eux ceux qui manquent à l'appel. Au cours des deux années d'enquête nécessaires à ce livre, Sinar Alvarado a rencontré les familles des dernières victimes et épluché des liasses de dossiers psychiatriques et de rapports de police pour nous livrer cette histoire hors du commun dans une écriture qui égale celle des plus grands polars réalistes.

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