NENA

  • Le coran

    Anonyme

    • Nena
    • 4 Juillet 1905

    Interprétation en français du Saint Coran, avec table interactive des sourates et index des numéros des versets.

  • Les grandes révolutions font l'histoire; les résistances conservatrices et les contre-révolutions ne font qu'en retarder le cours. La Révolution française a inventé la politique et la démocratie modernes, la Révolution russe a ouvert la voie à la transition socialiste, la Révolution chinoise a associé l'émancipation des peuples opprimés par l'impérialisme à leur engagement sur la voie du socialisme

  • Il n'y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Le combat de la femme burkinabè rejoint le combat universel de toutes les femmes et, au-delà, le combat pour la réhabilitation totale de notre continent. La condition de la femme est le noud de toute la question humaine. Elle a un caractère universel. THOMAS SANKARA, 8 MARS 1987

  • Le capital t.1

    Karl Marx

    • Nena
    • 5 Juillet 1905

    Enfin! Un livre numérique interactif du Livre I du Capital, cette oeuvre majeure qui fait la critique définitive du système capitaliste et démontre les mécanismes de l'exploitation capitaliste.

  • Anthologie nègre

    Blaise Cendrars

    • Nena
    • 1 Février 2021

    Parue en 1921 dans un contexte d'engouement pour le continent noir commencé avec le cubisme et poursuivi avec le surréalisme, cette anthologie africaine est une collection de contes et proverbes que Blaise Cendrars a glanés au fil des lectures et reproduits « tels que les missionnaires et les explorateurs nous les ont rapportés en Europe (...) ». Légende cosmogonique fân où l'on voit l'arrogance du premier homme à l'égard de Nzamé le créateur : « Dieu, c'est Dieu/ L'homme c'est l'homme/ Chacun à la maison, chacun chez soi ! », ou encore, présence de la mort, selon la tradition hottentote, due à un lièvre qui aurait mal retransmis le message de la lune aux humains. On comprend aisément ce qui attire Blaise Cendrars : la vision poétique de l'univers, le sens de la palabre, la nervosité du rythme. L'auteur de Du monde entier révèle ici des points de contact avec l'Afrique et ses «601 langues et dialectes (...) des plus variés », dont les spécialistes, précise-t-il dans sa préface, sont « unanimes à louer la beauté et la puissance plastique »

  • La littérature négro-africaine a une histoire bien distincte des autres domaines francophones. Elle commence dans les années 30 avec la parution de la Revue du Monde Noir, de Légitime Défense et de L'Étudiant Noir, dans ce creuset intellectuel parisien où se rencontrent les premiers poètes noirs d'Amérique, des Antilles et d'Afrique. Les plus connus sont Jean-Price Mars, René Maran, les poètes de la Renaissance noire (Mackay, Langston Hughes, Jean Toomer) et le trio Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon Damas. Le mouvement de la négritude va s'épanouir avec les revues Tropiques et Présence Africaine pour culminer avec les deux congrès axés sur les problèmes de la race, de la colonisation et de la culture (Paris 1956 et Rome 1959). Les ténors de cette riche période furent Alioune Diop fondateur de Présence Africaine et Cheikh Anta Diop pour l'Afrique, Aimé Césaire et Frantz Fanon pour les Antilles. Les indépendances africaines qui ont lieu entre 1959 et 1961 sont accompagnées d'une importante production théâtrale, tandis que le roman et la nouvelle deviennent le miroir éclaté des mille expériences des nouveaux États. C'est alors que sont publiés ceux qui deviendront les classiques de la prose franco- africaine : Mongo Beti, Birago Diop, Bernard Dadié, Sembène Ousmane, Abdoulaye Sadji, Djibril Tamsir Niane, Olympe B. Quenum, Cheikh Hamidou Kane. Après une période euphorique qui dure de 10 à 15 ans, viennent l'oil critique et la plume acerbe. À partir de 1985, les écrivains posent un regard lucide, tragique, voire cynique sur une réalité qui s'impose à l'encontre de tous leurs voux : les dérives politiques et sociales déstructurent peu à peu les sociétés du continent noir et provoquent dans maints pays les troubles graves que l'on sait. Paradoxalement la littérature semble bénéficier de ces perturbations parfois chaotiques, car l'écrivain en demeure le témoin privilégié, et nombre d'entre eux restent « en situation ». Mais, par ailleurs, ils se sont affranchis des contraintes tant d'écriture que d'idéologie, et c'est en toute liberté qu'ils se « situent » ou non face à la tourmente politique. Plusieurs noms émergent de cette production de plus en plus abondante : Ahmadou Kourouma (récent prix Renaudot), Sony Labou Tansi, Tchicaya U'Tamsi, Moussa Konaté, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, Daniel Maximin..., mais aussi Maryse Condé, Véronique Tadjo, Tanella Boni, Calixthe Beyala. Car les femmes africaines ont aussi pris la plume et font entendre leur différence. Cet ouvrage a repris, en les remaniant, les principaux chapitres d'une thèse notoire du même auteur (Université de Bruxelles, 1961). Ils ont été prolongés par une large fresque historique de cette littérature et de ses péripéties, depuis 1960 jusqu'à nos jours.

  • Écoutez ce texte : il vibre de l'indignation face aux iniquités, de l'aspiration à un monde plus juste pour son pays et son peuple. Il frémit de la douleur des séparations, de la crainte des lendemains. Il sourit du comique et de l'absurde de certaines situations. Il s'envole avec la confiance dans les êtres, avec la foi en des jours meilleurs, avec l'espoir d'une évolution des conditions sociales et de la condition de la femme africaine. Écoutez et comprenez un peu mieux. C'est une personne qui se raconte. Mais à travers Aïssatou, vous aurez un nouveau regard envers les réfugiés, leur énergie désespérée, leur foi en l'avenir et leur courage.

  • Pour un monde multipolaire

    Samir Amin

    • Nena
    • 6 Juillet 1905

    Le choix du titre de cet ouvrage est par lui-même indicatif de la position politique de son auteur : oui, je souhaite la construction d'un monde multipolaire, ce qui implique évidemment la déroute du projet hégémoniste de Washington, qui s'est défini lui-même par « le contrôle militaire de la planète ».
    Je prétends donc, sans détour ni réserve, que ce projet est à la fois démesuré et de ce fait nécessairement criminel, qu'il engage le monde dans des guerres sans fin, mettant par là même un terme à tout espoir de progrès démocratique et social, dans les pays du Sud en particulier, mais également - même si cela est à un degré moins sévère en apparence - dans ceux du Nord.

  • Tout commence par le voyage au cours duquel Satourou quitte son pays natal. Un véhicule bondé s'éloigne. Comme dans une expérience initiatique, c'est vers d'autres terres, vers d'autres cieux que le monde et les hommes se dévoileront désormais. Au fil du parcours, s'accomplit en même temps une séparation imaginaire : Satourou abandonne ses anciens à l'abondance. Comme des milliers de ses compatriotes, elle fuit la rareté, la sécheresse, la pauvreté et la misère. En réalité, Satourou va être confrontée aux réalités les plus brutales de son pays. Une rencontre avec une sorte de « guide providentiel », Taha, lui ouvrira les portes d'un nouvel univers. La misère des femmes dont les époux avaient émigré se révèle. Entre les femmes et ces hommes, le désamour prévaut. Les rapports humains sont ravagés. L'érosion des rapports humains est catastrophique. Que faire dans une telle situation ? Il ne semble y avoir nulle solution. Satourou peut-elle envisager un autre avenir ? À l'enfer succèdent imparablement les déceptions. Le désert s'instille partout, impitoyable. Des préjugés tenaces prédominent. Et pourtant, Awa Thiam atteste qu'un trajet exprimant le désir d'un monde de liberté est possible.

  • Marx s'était proposé de traiter de l'économie capitaliste mondiale dans un volume VI du Capital, qui n'a jamais vu le jour. De ce fait, les marxismes historiques, largement confinés dans l'exégèse des écrits de Marx, ont éliminé de leur programme la réflexion, pourtant indispensable, sur la mondialisation de la loi de la valeur. Samir Amin tente dans cet ouvrage de combler cette lacune et propose une analyse de la transformation de la loi de la valeur en loi de la valeur mondialisée. Il dégage ainsi les fondements théoriques de la polarisation produite par l'expansion mondialisée de la domination du capital. Cette édition est augmentée d'un texte théorique concernant la relation entre valeur et prix, deux concepts que Marx distingue alors que l'économie bourgeoise les confond. Cette relation avait été analysée par Marx dans les conditions du capitalisme de l'époque. Avec l'évolution de celui-ci, devenant capitalisme des monopoles (aujourd'hui des monopoles généralisés), la relation subît elle-même des transformations majeures. L'analyse du « surplus », un concept nouveau nécessaire pour restituer toute sa place à la rente des monopoles, comme celle de la hiérarchisation des salaires, détachée de toute référence aux coûts de formation, permettent de conceptualiser ces transformations et de mesurer leurs effets sur la reproduction du système économique et social contemporain. Le marxisme vivant rompt avec la tradition qui le réduit à l'exégèse des textes de Marx.

  • Ouvrage de Tropique Éditions en coédition avec NENA
    Dans ce recueil, il fait le point sur plusieurs années de ses recherches afin de restituer aux générations futures les fruits de sa quête sur la politique nationale et internationale.
    De Modibo KEITA à A.T.T., de Léopold Sédar Senghor à Jean Paul II, de Baréma BOCOUM à Alioune Blondin BèYE, à travers quelques extraits de discours, d'interventions et d'interviews, l'auteur a su créer des éclairages historiques pour tout observateur-analyste de la scène nationale africaine et internationale du Mali.

  • Depuis 1950 la Côte d'ivoire connaît une croissance économique exceptionnelle dont le taux, de l'ordre de 8 % par an, situe ce pays dans le peloton d'avant-garde du Tiers Monde. Au cours de cette période de vingt années, le développement rapide du capitalisme a façonné une économie et une société nouvelles : dans les campagnes méridionales, la création d'une économie de plantation a permis la constitution d'une bourgeoisie rurale ivoirienne; et, à Abidjan, un ensemble industriel léger a permis la création d'une structure urbaine moderne et prospère. Cependant, on ne saurait parler du développement d'un capitalisme ivoirien urbain : en 1970 comme en 1950, la part du secteur étranger représente la moitié environ des revenus non agricoles. La Côte d'ivoire, qui a parcouru en vingt ans un chemin très comparable à celui que d'autres pays africains avaient suivi plus tôt et plus lentement, fournit un beau cas d'étude de « croissance sans développement », c'est-à-dire d'une croissance engendrée et entretenue de l'extérieur, sans que les structures mises en place permettent d'envisager un passage automatique à l'étape ultérieure du développement national autocentré, mû par son dynamisme propre. L' « ivoirisation » des secteurs contrôlés par le capital étranger fournirait-elle à la Côte d'ivoire un second souffle, lui évitant le blocage de sa croissance ? Encore faudrait-il que des industries de base puissent être créées, en accord avec les autres pays de l'Ouest africain, que les structures sociales des zones de plantation n'empêchent pas l'intensification de la production, et que les campagnes du nord, qui n'ont pas été touchées par le développement, puissent à leur tour faire un bond en avant.

  • Ouvrage des Nouvelles Editions Numériques Africaines en coédition avec NENA
    La publication en français, aujourd'hui, d'un livre dont une bonne partie de la matière (la seconde partie) fait référence à des débats au sein du mouvement communiste égyptien qui remontent aux années 1950 pourrait paraître n'intéresser que les historiens de l'Égypte et/ou du communisme. Mais non. Ce livre n'a pas été conçu dans l'esprit d'ouvrir des documents d'archives, même si on considère importants ceux qui ont été réunis ici. Il interpelle l'acteur politique militant d'aujourd'hui en Égypte et ailleurs dans le monde entier; tous ceux qui par le monde (en l'occurrence lecteurs francophones) s'intéressent à l'avenir de ce pays. L'Égypte est depuis 2011 fréquemment à la « Une » des informations internationales. Mais il s'agit le plus souvent de désinformation. Le retour sur ces débats anciens ne concerne pas seulement les archivistes et les historiens. Il questionne les forces sociales, politiques et idéologiques en mouvement à l'heure actuelle en Égypte, depuis 2011. Les mêmes questions qui avaient été posées il y a 70 ans émergent à nouveau. Des réponses analogues à celles qui leur avaient été données dans le passé réapparaissent en filigrane. Ainsi, ni Moubarak ni Morsi n'ont été éliminés par l'armée. Ils ont été abattus par la colère populaire : des manifestations rassemblant quinze millions de citoyens contre Moubarak, trente contre Morsi... Ces réflexions permettront au lecteur d'être mieux armé pour aborder la lecture de l'histoire concrète de l'Egypte contemporaine.

  • Ouvrage d'abis éditions en coédition avec NENA
    Le présent récit, qui charrie les souvenirs doux-amers de ma mère - des souvenirs plus souvent amers que doux - raconte par petites touches mes parfums d'enfance. Dans mon imaginaire de petite fille, ces parfums avaient les senteurs du jardin d'Eden. Toutefois, la grande Histoire nous a éclaboussés, ma mère, ma famille et moi. Tels des anges déchus, nous nous sommes retrouvés sans transition, non en enfer, mais dans ce monde où les espoirs piétinés hurlent si silencieusement qu'ils en deviennent inaudibles et finissent dans l'abîme de l'oubli...

  • La question foncière est au coeur des enjeux de développement en Guinée. Elle provoque des conflits liés aux problèmes politique, identitaire, statutaire, de succession et de transmission d'héritage. La pression du marché sur les terres, des occupations anarchiques du domaine public et privé de l'État, de contentieux fonciers récurrents devant les tribunaux... ébranlent constamment la société guinéenne. Ces pratiques et comportements nécessitent pourtant aujourd'hui une politique stricte en termes d'aménagement du territoire et de sécurisation foncière. Les problèmes fonciers guinéens sont analysés dans cet ouvrage à partir des concepts de « patrimoine », de « commun » et de « propriété ». Il s'agit d'une démarche processuelle qui met l'accent sur les « mutations patrimoniales » en suivant, dans le temps et dans l'espace, l'évolution successive des attributions et des affectations foncières en Guinée. Pour l'auteur, une politique foncière efficace et sécurisée devrait tenir compte de la diversité des situations locales dans un processus de planification spatiale anticipant l'occupation anarchique. Cet ouvrage est l'aboutissement de plusieurs années de recherche socio-anthropologique et d'enquêtes de terrain. Une bonne partie des sources et matériaux exploités ont été recueillis sur le terrain et analysés en relation avec les réformes foncières successives intervenues en Guinée avant et après la période coloniale; processus que l'auteur a directement et localement observé dans la plaine de Timbi-Madina au Fouta Djalon.

  • Ouvrage des Editions Salamata coédité par NENA.
    En fait dans ce récit, l'aveugle apparaîtra bien plus tard. Il s'agit surtout de la vie d'une jeune fille, mais d'abord de celle de sa tante toutes deux « victimes » de l'excision et de l'infibulation, de la mutilation d'une partie intime de leur anatomie. Suit alors pour les deux femmes, mais à des moments différents une série de déboires liés à l'injustice humaine et aux mauvais coups du sort.
    L'héroïne, confiée à sa tante à Bamako, est obligée d'arrêter ses études et de revenir au village après l'arrestation de cette dernière et de son mari pour des raisons politiques. Mais le village est déserté par ses habitants fuyant une malédiction : la cécité se répand dans toutes les maisons. Elle y retrouve, seul, son  père également atteint, qu'elle décide alors de prendre en charge. Retour à Bamako pour mendier, puis exil à Dakar, toujours pour  mendier.
    Une vie terrible donc, dans la misère et le danger permanent, dans la débrouillardise et la quête effrénée d'un  bonheur incertain.
    Mais à force de ténacité, grâce aussi aux livres et au sens profond de l'Art, Oulimata s'en sort, heureusement... Ce roman est poignant par les thèmes abordés, notamment le problème crucial des mutilations génitales, la pauvreté, les castes, la ville et ses tracas, la prostitution, les enfants abandonnés, la violence, la perte des valeurs...
    Et l'auteur évoque tout cela avec un réalisme saisissant, avec un art consommé de la narration.

  • Cette comédie en trois actes a été créée pour la jeune Troupe nationale de théâtre de Guinée qui l'a jouée en avril 1990 au Quatrième festival théâtral d'Évry (Francophonies d'acteurs) où elle a obtenu le Becker d'or de la meilleure troupe. De son côté, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) lui a décerné son Prix du meilleur texte. Et le Burkina Faso lui a attribué son tout nouveau Prix Sud-Nord.

  • Mémoires

    Samir Amin

    • Nena
    • 5 Janvier 2019

    Samir Amin (1931-2018) a toujours associé réflexion théorique et action militante. Raison pour laquelle ses analyses des défis auxquels les peuples sont confrontés ont eu une influence reconnue. Les étapes de son dialogue permanent avec les mouvements populaires en lutte pour un avenir meilleur, en Afrique, dans le monde arabe, en Asie, sont retracées avec précision dans ses Mémoires. Une lecture fascinante, originale et riche d'enseignements. Samir Amin a été directeur du Forum du Tiers Monde et du Forum mondial des Alternatives.

  • Ouvrage des éditions Classiques ivoiriens en coédition avec NENA
    Fuyant, à l'aube, son quartier détruit par des bulldozers, Adjaba Amandine Takorady, une jeune élève surdouée, tombe sur le cortège présidentiel. Elle va passer une journée entière en compagnie du président de la République. Adjaoba vivra des heures intenses de peur, de joie. La rencontre, inattendue, du chef de l'Etat et du fou Zakouani lui fera comprendre la fragilité des êtres et des choses. Un petit roman qui va plaire à toute la jeunesse et même aux adultes.

  • A l'exception des récits traditionnels, l'emprise fantastique de la sorcellerie a souvent été évoquée de façon parcellaire dans les littératures africaines. En décrivant un univers hanté et animé par une inaltérable soumission à des pratiques occultes, Ntyugwetondo Rawiri délimite une aire au sein de laquelle le démoniaque règne avec brutalité. Blessés, traqués et affligés, les personnages se mettent à délirer et s'abandonnent au pouvoir de la mort. En revenant dans son pays natal, Igowo retrouve des êtres à qui il sera uni pour le meilleur et pour le pire. Il découvre l'amour, la joie, le bonheur. Mais des individus doués de pouvoirs maléfiques rôdent autour de sa famille. Ntyugwetondo Rawiri s'efforce d'établir des correspondances entre des situations extrêmes, des personnages touchants et des investissements conscients et inconscients. Elonga est un roman dont il faut admirer la retenue et l'originalité.

  • La dédicace placée au seuil du recueil comme épitaphe annonce le ton et l'inspiration de ces poèmes nés du vide ressenti à cause de la perte cruelle d'êtres chers. En effet, chaque poème de ce recueil est comme des gouttes de larmes noires versées sur le linceul de la page blanche. C'est d'abord la mort de la mère qui fait couler ces mots de tendre douleur que le poète veut partager avec tous les êtres qui ont eu la même souffrance : « Ton caveau est fermé/Ton âme a traversé la frontière/Tu es sous la terre/Mes larmes ont écourté leur exil/Voici leur fleuve en ébullition/Pour saluer ton départ La même complainte douloureuse sera chantée pour pleurer la mort du frère et celle du père. L'auteur de ce recueil a réussi la grande prouesse poétique -celle de Baudelaire- consistant à tirer du « mal », c'est-à-dire de la douleur, des poèmes frais et embaumés comme des « fleurs » : « Tout est souvenir Tout est pleur Tout est larme/Tout est vide Tout est désert Tout est cactus/Le destin a son drapeau qui flotte » Un recueil de poèmes tristes et beaux qui soulagent la douleur des endeuillés grâce à la magie du verbe.

  • Ce petit recueil de contes et légendes de Guinée est à la fois un livre de lecture du soir mais aussi un réel support pédagogique et didactique pouvant accompagner les enseignants ou éducateurs qui travaillent sur l'enracinement des enfants dans des valeurs culturelles autochtones. C'est un excellent corpus de textes pour apprendre aux enfants leurs propres traditions narratives et culturelles. La diversité des thèmes abordés, la richesse de la forme littéraire, leurs offrent des ressources pratiques pour donner aux enfants l'amour des mots et leur apprendre le respect du bien. En effet, constitués de seize contes courts, transposés et réécrits dans une langue claire et limpide, ces récits populaires courts vont restituer le cycle le plus populaire du conte Ouest-africain, dont l'origine et l'unité culturelle remontent aux sources profondes du mandingue. Les contes et légendes de Guinée devaient être sauvés et transmis aux nouvelles générations pour que la sagesse millénaire africaine revive en elles et échappe à l'oubli. Ces contes et légendes peuvent dès lors être lus.

  • Cet ouvrage s'adresse aux professionnels de l'économie, aux chercheurs et aux étudiants ; il débute par une mise au point du référentiel théorique à partir du panorama des réflexions d'une discipline devenue impressionnante par la quantité de ses publications et de ses auteurs, mais également par les nombreuses attentes qu'elle suscite dans toutes les composantes sociales de toutes les sociétés.
    Cette discipline est passée de l'économie politique à la science économique suite à de multiples et dures ,controverses. Qu'avaient dit les économistes dans le passé et que disent=ils aujourd'hui ? A quoi servent toutes leurs théories et tous leurs modèles ? Les rendent=ils capables de transformer, d'orienter ou d'impulser le développement économique et social ? Que peut apporter la science économique précisément à l'Afrique ? Quelle est sa méthodologie ? Ce questionnement qui fait aussi partie de la démarche scientifique permet une bonne compréhension des processus de la production des connaissances en science économique et des fondements méthodologiques qui ont permis de bâtir les différentes théories considérées comme des boîtes à outils.
    Cet ouvrage fait alors le point sur deux problèmes fortement corrélés ;d'une part l'état de la science économique et, d'autre part,la méthodologie qui est devenue une discipline très importante pour l'élaboration d'une recherche et de toute production scientifique.

  • Depuis la disparition de ses parents, Iris Tala s'occupe de ses trois frères. Lorsque la guerre éclate à Brazzaville, Bambino - le plus jeune - disparaît. Iris Tala part alors à sa recherche au mépris du danger et des incertitudes. Cette guerre ne devait durer que quelques jours... « ... Aussi petit qu'il soit, où qu'il se trouve, je le retrouverai par tous les moyens, je le ferai revivre et le communiquerai à toute la planète. Je crierai à tous qu'il faut espérer ! » Iris Tala.

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