Paul&Mike

  • Vent de boulet

    Dubin-S

    Des hommes suspendus à des cerfs-volants pour surveiller les lignes, un opérateur du cinéma des armées accusé de complicité de meurtre ou encore des permissionnaires prisonniers d'un train fou dans la vallée de la Maurienne, telle est - entre autres récits insolites - la matière de ces treize fables vraies. Car si la plupart des personnages sont de fiction, les faits sont authentiques, aussi incroyables qu'ils paraissent. Le recueil construit ainsi une fresque de la Grande Guerre à hauteur de poilus, violente, boueuse, et non dénuée d'un humour un peu grinçant.Ce véritable récit-puzzle croise les destins de femmes et d'hommes ordinaires, depuis la mobilisation en août 1914 jusqu'à l'épilogue, en 1920. L'auteure y rend hommage à ses aïeuls, aux nôtres, qui ont senti le vent du boulet. Quelque cent ans plus tard, il continue de souffler...

  • Innocent,e (adjectif et nom commun) : Qui ne fait pas de mal. Qui n'est pas coupable. Qui ignore le mal. Naïf. Personne innocente. Simple d'esprit.

    Non coupables, fous, irresponsables, ingénus, ils ont tous un alibi valable : ils étaient victimes d'eux-mêmes au moment des faits. Ce sont des choses qui arrivent et dont on parle à travers ces quinze instantanés d'histoires, parfois sombres, souvent cyniques, mais toujours à l'humour ravageur.
    On y croise des enfants, des vieux qui jouent, un clochard, une caissière de péage et un requin-marteau. Mais aussi des guest stars telles que Thierry Rolland, Dieu, la maman de Jacky du Club Dorothée ou le Hollandais qui a gagné à l'Alpe d'Huez un jour. A noter que le policier des Village People a décliné l'invitation.

  • « J'avoue avoir éprouvé comme un sentiment d'accablement en découvrant que les occupants de Nanisivik n'étaient en fait que des ouvriers du BTP déplacés en conditions extrêmes, masculins, résignés, et sans rien de commun avec les territoriaux à l'hospitalité conjugale réputée dont j'avais espéré les largesses. » Soldat égaré en pleine guerre du Kosovo, pharmacien du grand large, guitariste obstiné : les anti-héros de "La fuite est un art lointain" naviguent en eaux troubles. Éparpillés de l'Alaska à Fukushima et de Boston à Clermont-Ferrand, ils ont en commun la volonté ou la nécessité de fuir : fuir l´ennemi intérieur, le danger imminent, un passé douloureux ou, tout simplement, les flics.


    A travers chacun de ces destins contrariés, la quête d´un ailleurs mène à l´imprévu.







    Grâce à une écriture précise et désenchantée, Catherine Quilliet nous invite dans cette danse du malaise où un léger décalage, un jour, fait tout basculer.

  • "J'ouvre les yeux.
    Tout est calme.
    Une lumière caresse ma peau. Une douce chaleur enveloppe mon corps.
    Je ne distingue aucune forme autour de moi.
    Je suis nu !
    Et si quelqu'un me voyait ? Peu importe, après tout...
    Mais... où suis-je ?
    Finalement... suis-je vraiment réveillé ?" Nouvelle philosophique, conte, "L'autopsie d'une illusion" est un superbe voyage initiatique à travers l'imaginaire du photographe Laurent Gambarelli.

  • Empouse (n.f.) Nom donné aux fausses idées, aux imaginations qui ne peuvent avoir d'existence...




    Et si ces imaginations avaient justement une existence ? Les quatorze nouvelles de ce recueil donnent à voir, une fois le rideau tiré, ce qui se passe de l'autre côté du monde - ou de soi. Une machine à écrire exauce les voeux qu'on lui confie, des animaux envahissent les miroirs, un livre capture son lecteur, une statue s'anime... Entre thriller et fantastique, policier et science-fiction, fable et parabole, les récits arpentent ce territoire de l'étrange plein de chausse-trappes pour la raison. Que nul n'y pénètre s'il craint les écarts, de logique ou de langue. Sans compter les signes et codes à déchiffrer : histoires insolites, parfois insolentes et peut-être insolubles, l'ultime énigme étant celle de nos fêlures intimes.

  • Ce n'est pas par un hasard géologique si en traversant la Nouvelle-Orleans le fleuve Mississippi décrit ses nombreux méandres. Tout l'incite à se tortiller de la sorte : le jazz, le blues, le multiculturalisme, le vaudou, l'Histoire, les histoires, les crises, tout impose le contrepied et le pas de danse. Emmanuel Roche n'en ignore rien et nous le rappelle à travers ce dernier siècle et demi qui a connu la guerre de Sécession, l'esclavage, les Blancs, les Nègres puis les Noirs, la Dépression, la Prohibition, le carnaval, le vaudou, les inondations. À travers ces huit nouvelles, l'auteur explore tous ces aspects de la ville où le noir et le blanc se mélangent tels l'ébène et l'ivoire d'un piano à la Nouvelle-Orleans, sans jamais produire de( gris.

  • Pendant que les mulots s'envolent, échappent à leur condition sous la houlette créatrice du chasseur Nimrod, des personnages gravitent en contrebas et demeurent bloqués dans un instant, un couple, une fratrie, une absurdité ou un environnement. À travers ces vingt nouvelles, reliées par différents rapports au temps et à ce qui emprisonne, ...

  • Nouvelle gratuite inédite d'Alain Emery.
    "Mais je sais ce qui les attire. Sans doute m'imaginent-ils dans le secret des dieux. Au fond, ce n'est pas si ridicule : de tous ceux qui ont croisé Nancy Miller, je suis peut-être le seul à m´être approché d´assez près pour voir au travers.

    Après tout, elle est morte dans mes bras. "

  • Las Vegas n'existe pas. À moins de considérer comme réel un Éden de néon que les cartes situent au milieu du désert de Mojave.

    L
    es rêves qu'inspire la ville sont à l'aune du stuc de ses palaces. Les épaves attirées par ses enseignes clignotantes (escroc à bout de souffle, call girl en fin de course, rocker en bad trip et autres figures de l'évangile des losers) perpétuent une tragi-comédie remontant à la nuit des temps. Avant même que les rouleaux du bandit-manchot ne se soient immobilisés, que la bille de la roulette ne se soit arrêtée sur un numéro perdant ou que les dés ne soient retombés... la partie est déjà jouée.
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  • « Avant que je ne perde l´usage de mes souvenirs et que le temps ne corrompe l´idée que je me fais de la vérité, je voudrais être ces deux mains que joindraient encore autour de leur bouche, s´ils le pouvaient seulement, ceux qui en vain nous ont appelés à l´aide. Je dois porter leur voix. Et faire entendre la mienne.

    À l´heure des comptes, je me sens comme le passager d´un navire en perdition qu´une montée brutale des eaux surprend dans sa cabine, en plein sommeil. Mon âme, d´ordinaire si mesurée, cède à la panique et suffoque. Je sais que je joue ma vie, cette fois. »

  • «À l´échelle de l´Histoire du Monde, l´Homme est un fait divers, son existence est une chronique, sa vie est un conte ». L´Auteur, satisfait de sa trouvaille philosophique, se dit que ce serait quand même pas idiot d´en faire la démonstration dans un livre protéiforme. Il ne sait pas exactement ce que signifie « protéiforme » (il sait seulement qu´on en trouve dans les laitages ou le poisson), mais il a conscience que c´est un mot qui fait intello. L´auteur veut faire l´intello, ça tombe plutôt bien.



    À travers ces dix-huit histoires, l´Auteur va nous faire partager un voyage en train, nous entretenir de moustachus et de vin, nous donner une leçon de courage, nous parler de la météo, revisiter des contes, puis se marier et avoir beaucoup d´enfants.
    À la fin, content de lui, il se servira un coup de cidre en méditant sur le fait que le niveau de l´oeil de l´observateur décide de la hauteur de l´horizon. Il en conclura que la prochaine fois, il essaiera d´écrire ses histoires debout plutôt que couché.



    Ndla : après vérification sur une boîte de thon, il semblerait que le protéiforme n´entre pas dans la composition du poisson. En revanche, on y trouverait des traces de cheval.

  • « Dans un terminal déserté, à vingt et une heures, par une nuit brumeuse d´automne, alors que je ne peux m´empêcher de lancer des regards hésitants vers l´infortuné compagnon buvant à paisibles lichées un café odorant, je me demande lequel des deux je suis, de la chèvre ou du rhinocéros. » Qu'ont en commun une Soeur sicilienne rigoriste, un roi du XIXe siècle, un G.O du Club Med à la retraite, un ado fan de Pop japonaise et des ouvriers sur un chantier de gratte-ciel au Chili ?


    A priori pas grand-chose, si ce n´est l´appel de l´ailleurs.


    Un ailleurs composé de girafes, d´un premier amour, de rencontres de passages, ou même de bibelots en forme de vache, car on ne sait jamais dans quel matériau seront sculptées les errances hors de notre quotidien.





    À travers ces douze nouvelles, Héloïse Simon nous propose une échappée exaltante, de Bora-Bora à la Normandie, en passant par la Lune, l´Italie et le passé, car il n´est de plus beau chemin que celui qui nous amène à bon port.

  • Las Vegas n'existe pas. À moins de considérer comme réel un Éden de néon que les cartes situent au milieu du désert de Mojave.
    Les rêves qu'inspire la ville sont à l'aune du stuc de ses palaces. Les épaves attirées par ses enseignes clignotantes (escroc à bout de souffle, call girl en fin de course, rocker en bad trip et autres figures de l'évangile des losers) perpétuent une tragi-comédie remontant à la nuit des temps. Avant même que les rouleaux du bandit-manchot ne se soient immobilisés, que la bille de la roulette ne se soit arrêtée sur un numéro perdant ou que les dés ne soient retombés... la partie est déjà jouée.

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