Perrin

  • Célèbres, méconnus ou inconnus, les représentants, depuis plus de deux siècles, d'une dynastie qui a sidéré le monde.Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui, une famille - les Bonaparte - qui participa à son épopée, mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle important dans son époque. Parmi eux, deux empereurs, trois rois, une reine, deux princes contestataires, une incomparable muse, un aiglon maudit, un autre tombé au champ d'honneur, une amie des poètes, une névrosée célèbre, un étonnant politicien américain fondateur du FBI, un héros de la Résistance.
    Leur saga est éminemment française, mais pas seulement. Elle est aussi italienne, allemande, hollandaise, anglaise, espagnole, russe et même américaine. Ils ne furent pas seulement des aristocrates accomplis. Tous ont mené plusieurs vies, au point d'apparaître comme d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les faire revivre durant près de trois siècles, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérités au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, Pierre Branda restitue leurs improbables et attachantes destinées.

  • La grande synthèse attendue par l'un des meilleurs médiévistes actuels.Pourquoi une nouvelle histoire du Moyen Âge ? D'abord, parce que plus nous nous éloignons de cette période, plus elle intrigue et même fascine, car nous sentons confusément que là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels, des obscurantismes religieux aussi bien que des hautes spiritualités, de la violence aveugle comme de la quête de sens, de la peur du futur comme du rêve d'un retour à la nature.
    Ensuite, parce que l'image actuelle du monde médiéval est trop souvent falsifiée : évacué des programmes scolaires, réduit en miettes anecdotiques par les médias, transformé en légende noire ou dorée, le Moyen Âge a perdu toute cohérence dans la mémoire collective. Pour le comprendre - donc pour nous comprendre -, il faut restituer les faits, les noms, les dates dans leur enchaînement logique et chronologique. Telle est l'ambition de cet ouvrage.
    Enfin, parce qu'aujourd'hui plus que jamais il est nécessaire d'élargir notre vue en replaçant " notre " Moyen Âge européen dans le contexte de ses relations avec ses voisins. L'histoire médiévale occidentale est indissociable de celle du Proche-Orient, à la fois ennemi et Terre promise : du Ve au Xe siècle, c'est l'âge des grandes illusions, pendant lequel l'Orient byzantin puis musulman domine un Occident encore barbare ; du XIe au XIIIe siècle, l'Occident chrétien manifeste son dynamisme et atteint son âge de raison, en accord avec une foi plus éclairée, avant de connaître des fléaux apocalyptiques aux XIVe et XVe siècles, dans un âge de transition vers un monde moderne dont l'optimisme humaniste fait aujourd'hui naufrage. Au-delà de nos avancées technologiques, sans cesse nous en revenons ainsi aux questions fondamentales posées par l'homme médiéval.

  • Pour la première fois, une somme sur la violence des rapports économiques dans le monde, du Moyen Age à nos jours La guerre économique est une vieille histoire. Elle est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique : un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats prennent les rênes : Portugais, Espagnols, Hollandais, Anglais et Français se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. Cette première synthèse sur la guerre économique démontre l'enracinement des conflits de ce type dans l'histoire. On comprend, à sa lecture, pourquoi le mythe libéral du " doux commerce " a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.

  • Le livre-référent sur la bible noire du nazisme. Mein Kampf appartient au cercle noir des ouvrages sulfureux dont tout le monde parle, sans jamais - ou presque - les avoir lus. Alors qu'il vient d'entrer dans le domaine public et que sa parution suscite de vives polémiques, Claude Quétel pose dix questions cardinales sur la genèse et le contenu du livre, son impact réel sur l'Allemagne du IIIe Reich, son accueil ailleurs dans le monde, notamment dans la France des années 1930, ses conséquences sur le déroulement de la Seconde Guerre mondiale. Tout sur " Mein Kampf " raconte aussi l'étonnant et inquiétant succès d'une telle oeuvre jusqu'à nos jours. Avec rigueur, vigueur et pédagogie, l'auteur mène l'enquête, usant du style limpide qui a fait son succès et contribué à l'imposer comme l'un des meilleurs spécialistes de la période. Il propose le livre indispensable pour comprendre et connaître le bréviaire du nazisme.

  • Sur plus de vingt siècles de notre passé national, vingt récits, par les meilleurs spécialistes, dévoilant ou expliquant des épisodes souvent évoqués et pourtant demeurés mystérieux. Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout était réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or, c'est tout l'inverse qui se produisit. Comment expliquer ce désastre où se joua le destin de la Gaule ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît ; face au mouvement social, eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden-Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées du pays : épopée de Jeanne d'Arc, Masque de fer, survivance de Louis XVII, exécution du duc d'Enghien, complot de la Cagoule, bien d'autres circonstances tout aussi romanesques et le plus souvent tragiques ont contribué à façonner la mémoire et la légende nationales, et continuent d'intriguer ou de faire rêver. Sur ces vingt épisodes, voici enfin ce qu'il est possible de savoir et de comprendre. Une autre manière d'écrire l'histoire de France.

  • Une vingtaine de portraits de femmes au destin exceptionnel qui ont vécu la Révolution française entre drame et passion. Une grande fresque historique inédite.
    Reine des Merveilleuses, avocate par passion, maîtresse d'un prince, reine du théâtre et de la galanterie, prête à aller en prison par amour, femme sacrifiée, aventurière... toutes les belles inconnues réunies par Juliette Benzoni ont vécu la période de la Révolution française entre drame et passion.
    L'auteur propose une vingtaine de portraits de femmes au destin hors du commun : Mme Tallien amie de Joséphine, Mme de Genlis maîtresse d'un prince et " gouverneur " d'un roi, Mme Roland et ses amoureux, les aventures de Lady Eliott à Paris, la vie romanesque de la belle Pamela, Gabrielle et Louise les deux amours de Danton, les amours tumultueuses de Mme de Beauharnais et de Lazare Hoche, les malheurs de la passionnée Sophie de Monnier, Emilie Chalgrin et le peintre David, Victoire de la Villirouet avocate par amour...
    Alliant le souffle de l'aventure à la rigueur de l'histoire, Juliette Benzoni ressuscite les figures de ces femmes célèbres ou oubliées.

  • Treize vétérans de la Seconde Guerre mondiale racontent pour la première fois leur histoire, pour mieux nous faire entendre la notre. Une génération s'éteint ; la parole des vétérans de la Seconde Guerre mondiale se fait rare et précieuse. Onze d'entre eux, anciens combattants américains, français, allemands et canadiens, ont accepté de conter les événements dramatiques où leur vie se joua parfois à un frôlement de balle, un obus défectueux ou un réflexe miraculeux. Aucun de ces survivants n'avait " espéré " faire la guerre. Mais elle les a marqués à vie : fantômes des camarades morts sous leurs yeux et des adversaires tués de leurs propres mains, réminiscences des horreurs endurées et, parfois, perpétrées. Marins, aviateurs, fantassins ou tankistes, simples soldats ou officiers, la plupart de ces hommes ne peuvent être qualifiés d'enfants de choeur. Léon Gautier, formé chez les commandos anglais et qui débarque en juin 1944 sur les plages de Normandie, apprend à tuer " à la balle et au couteau ". Bill Story, sur le front italien, ne s'embarrasse pas de prisonniers, tandis qu'Arthur Pollock sauve d'une mort certaine les dirigeants de la IIIe République incarcérés dans un château du Tyrol autrichien. Albin Irzyk et ses Sherman doivent faire face aux terribles panzers Jagdtiger devant Bastogne, quand, en face, Jorg Czypionka volera jusqu'au bout sur son Messerschmitt 262, devant Berlin en flammes... En réinsérant ces puissants témoignages dans le récit global des opérations, Maurin Picard rend intelligible une parole combattante menacée par l'oubli, et pose des questions fondamentales sur les conflits à venir. Que sont l'héroïsme et la bravoure en temps de guerre ? Peut-on pardonner le cynisme des combattants plus soucieux de leur survie que de leur postérité future ? Au lecteur de se faire une idée en découvrant le témoignage d'une poignée de braves.

  • La monarchie moderne. Aux origines du macronisme ?La Monarchie de Juillet, publiée en 1921 par Sébastien Charléty, reste l'ouvrage de référence sur le régime de Louis-Philippe Ier, devenu avec le temps le symbole même du capitalisme triomphant et du pouvoir de l'argent.
    Charléty dresse un portrait de l'époque plus proche de la réalité, comme le démontre Arnaud Teyssier dans sa belle préface. Une réalité qui n'est pas sans éveiller des échos en nous : un monarque intelligent, cultivé et volontaire, soucieux de réconcilier deux France séparées par l'Histoire, mais aussi un politique manipulateur, toujours porté à tirer les institutions vers un pouvoir personnel. Un pays d'apparence prospère, mais où le mouvement du monde creuse un fossé chaque jour plus profond entre les plus riches et les plus modestes. Une société en pleine mutation sur fond de bouleversement économique. Un régime qui se croit assez fort pour maintenir l'ordre en France et l'harmonie en Europe, mais qui a trop peur du peuple pour croire dans les vertus du suffrage universel et saisir la force des passions souterraines qui agitent le pays.
    Louis-Philippe fut à bien des égards un roi courageux et tenace, qui avait longtemps vécu et appris avant d'accéder au pouvoir, et régna tout de même près de dix-huit ans sur une France qui ne savait plus vraiment ce qu'elle espérait de la politique.
    L'exemple de la monarchie de Juillet, telle que la fait revivre cet ouvrage si vivant, nous rappelle enfin qu'un régime qui se veut porteur d'optimisme et de prospérité peut s'effondrer subitement s'il oublie non seulement la " charpente sociale " et son tissu nécessaire de solidarités, mais aussi la part de rêve et de passion qui, pour un peuple, fait la " véritable nourriture de son âme ".

  • Une biographie renouvelée du personnage le plus controversé de l'histoire russe. Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov ? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.

  • Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance, du fondateur Alonso au rédempteur Francesco. Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • L'engrenage qui tua le roi de France.1789 est la dernière année de Versailles comme lieu de pouvoir. Les rituels de la vie de cour, qui semblent imperturbables, sont bousculés par les événements révolutionnaires suivant un rythme et une densité sans précédent. Le 17 juin, le roi perd son pouvoir au profit de l'Assemblée nationale. Cette révolution politique et institutionnelle est suivie d'une révolution populaire le 14 juillet, d'une révolution sociétale le 4 août, d'une révolution idéologique le 26 août, d'une révolution sociale les 5 et 6 octobre. En moins de quatre mois, un système plus que millénaire est abattu.
    Avec un art du récit sans pareil, Alexandre Maral restitue l'enchaînement, serré, des événements à la lumière de la perception qu'en ont eue les habitants du lieu - souverains, courtisans, députés, citadins. Il prend appui sur des archives, des périodiques, des témoignages personnels et des dépositions - sources inédites - et explore les moindres détails de cette dynamique conflictuelle, examinant ainsi sur un processus qui contient en germe la proclamation de la République et la condamnation à mort du souverain.

  • Le rôle crucial de l'armée française au Sahel de 1860 à 1960, comme préfiguration de son rôle d'aujourd'hui.Ce livre retrace pour la première fois la conquête de la zone sahélienne amorcée en 1860. Dans un espace immense s'étirant de la Mauritanie au Tchad, et face à une situation particulièrement complexe et mouvante, l'armée a inventé de toutes pièces des unités spécialement adaptées aux contextes ethnique, religieux, climatique et sanitaire de cette partie de l'empire et est parvenue à mettre un terme aux rezzous (pillages). Passé ces guerres endémiques s'ouvre une nouvelle ère, à compter des années 1930, celle de l'" apprivoisement " opéré par les méharistes et les médecins " du bout de la piste ", qui offrirent à ces territoires une stabilité jamais connue par la suite.
    Puisant dans une documentation inédite extraite des archives de l'armée à Vincennes et de celles conservées à Dakar, cet ouvrage est d'une brûlante actualité à l'heure où l'engagement militaire français dans la ceinture sahélienne (actuel dispositif " Barkhane ") semble dans l'impasse. Il donne ainsi à comprendre les racines de ce conflit vieux de plus d'un siècle.
    Directeur de recherche au CNRS, Emmanuel Garnier est par ailleurs professeur et chercheur invité aux universités de Cambridge, de Genève et au MIT. Ses recherches sont consacrées à l'histoire des risques naturels, militaires et sanitaires en Europe, Chine et Afrique. Il a publié entre autres Terre de conquêtes. Les forêts vosgiennes sous l'Ancien Régime
    et Les Dérangements du temps, 500 ans de chaud et froid en Europe.

  • Neuf destins fabuleux figurent au sommaire de ce livre. Parmi eux, ceux des hommes politiques qui ont marqué l'histoire : César Borgia, fils de pape et prince guerrier de la Renaissance ; " le lion " Winston Churchill, Premier Ministre du Royaume-Uni, et le Mahatma Gandhi, incarnation de l'amour et du pardon. Mais aussi des parcours tragiques, comme celui des derniers Romanov. La mort mystérieuse de Louis Renault, ou encore l'étrange décès de Stavisky, l'histoire de l'organisation des cagoulards et celle de l'homme qui voulait empêcher la Seconde Guerre mondiale complètent ce fascinant tableau.
    Alain Decaux exploite ici une foule d'informations réunies pendant vingt ans, et dont il n'a utilisé qu'une partie dans ses célèbres émissions télévisées.

  • 5 000 ans d'histoire chinoise à travers le destin des 30 empereurs les plus représentatifs. L'art chinois nous est familier, mais curieusement l'histoire de la Chine nous est mal connue. Et pourtant elle est instructive, et qui plus est passionnante. Qui peut se flatter de connaître et de comprendre un pays s'il en ignore l'histoire ? C'est encore plus vrai en ce qui concerne la Chine et ses cinq mille ans d'histoire. Les Chinois, eux, connaissent bien leur histoire, et aussi la géographie de leur pays, qu'on leur a doctement enseignées dès l'école primaire. Rien d'étonnant puisque, comme le souligne l'historien Pierre Ryckmans : " En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. "
    Ce qui frappe de plus dans cette histoire, c'est sa violence. Dans une certaine mesure, on pense à la célèbre tirade de Shakespeare dans
    Macbeth : " L'Histoire humaine est un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien. " Cependant, et ce livre entend le démontrer, l'histoire de la Chine n'est ni folle ni absurde. Elle est somme toute cohérente et représentative de la personnalité de l'Empire du Milieu. On peut comprendre - on doit essayer de comprendre - la Chine d'aujourd'hui à travers son histoire. Plus que pour toute autre nation ou civilisation, ce pays s'explique par son passé et par son ADN, l'empreinte génétique de son peuple, forgée au fil des siècles.
    Parmi les 208 empereurs chinois ayant régné, répartis en 24 dynasties, nous en avons sélectionné 30, incluant les " empereurs républicains " récents, Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek, Mao Zedong, Deng Xiaoping et Xi Jinping. Tous ont en commun d'avoir réfléchi de près au sujet éternel, particulièrement en Chine, de l'exercice du pouvoir, tous ont été obsédés par une réflexion sans fin sur le pouvoir et ses modalités, à savoir l'exercice du bon gouvernement.

  • Comment et pourquoi, au Moyen Age, les rois de France ont expulsé puis rappelé, à six reprises, les juifs de France. De Philippe Auguste (en 1182) à Louis XII (en 1501), les rois de France ont chassé puis rappelé les juifs à plusieurs reprises, semblant hésiter sur le sort qu'il fallait leur réserver dans le royaume. Les intellectuels chrétiens développaient une argumentation de plus en plus violente face au judaïsme, religion jugée fausse et inférieure, mais concevaient le maintien des juifs en chrétienté, et le pape se portait garant de leur sécurité. Ces faits, pourtant au coeur de la genèse de l'État moderne au Moyen Âge, demeurent largement méconnus et sont souvent laissés de côté par les médiévistes. Retrouver le fil des événements, cerner la volonté politique des décideurs au-delà de leur détestation personnelle des juifs et de l'antijudaïsme dominant dans la société chrétienne, saisir le point de vue des intellectuels et le sentiment des sujets chrétiens, tenter de comprendre comment les victimes réagissaient et, finalement, inscrire l'histoire particulière des juifs dans l'histoire générale du royaume de France au temps des derniers Capétiens et des premiers Valois, telles sont les ambitions de ce livre.

  • Giuseppe Verdi n'est pas seulement l'un des maîtres de l'opéra mondial. Il fut aussi, au même titre que Garibaldi et Cavour, l'un des héros du Risorgimento italien, l'homme dont l'image s'est identifiée pour les Italiens avec celles de la liberté et de la nation.Comment ce fils du peuple, né en 1813 sujet de la France napoléonienne, est-il devenu trente ans plus tard le porte-parole d'un patriotisme italien dressé contre la domination autrichienne ? Dans une Italie où règnent l'analphabétisme et le pluralisme des idiomes, nombreux sont ceux qui, bourgeois ou représentants du peuple citadin, vont trouver dans la musique du maître de Busseto le moyen d'exprimer leur désir de vivre libres.Cette communion patriotique suscitée par l'opéra verdien ne saurait faire oublier que ses oeuvres sont acclamées de Paris à Londres et Saint-Pétersbourg. Verdi est bien le " patron " de la seconde moitié du XIXe siècle par l'ampleur et le renouvellement de ses créations. Et jusqu'à sa mort, en 1901, il tient en respect la jeune génération italienne comme l'astre montant de la musique européenne : Richard Wagner.Mais l'homme Verdi ne se réduit ni à sa production dramaturgique ni même au rôle mobilisateur qui fut le sien. Propriétaire terrien bâtissant, arpent après arpent, son domaine sur les rives du Pô, ce philanthrope se montre ami fidèle, époux et père brisé par la disparition des siens, puis compagnon de vie d'une autre victime du destin, la cantatrice Giuseppina Strepponi, qu'il lui faudra imposer face aux préjugés du temps. Tels sont, continûment mêlés, les traits d'un personnage qui, à l'instar en France de Victor Hugo, a mis son génie au service de la liberté.

  • Un ouvrage décapant : contre toute attente, ce sont les guerres qui ont façonné Célestin Freinet et sa pédagogie, et non le refus de l'autorité.
    Si l'armée et la caserne représentent bien les contre-modèles de l'École défendue par Célestin Freinet, la guerre ne compte pas pour rien dans les attentes et les pratiques pédagogiques du célèbre pédagogue. Ce paradoxe fut toujours ignoré.
    Aspirant officier de la Première Guerre mondiale, gravement blessé au Chemin des Dames en octobre 1917, membre du parti communiste à partir de 1926, au coeur d'une guerre scolaire en 1932-1933, engagé avec son école sur le front intérieur de la guerre d'Espagne, interné dans les camps français jusqu'en octobre 1941, maquisard sédentaire et membre de la commission départementale de Libération des Hautes-Alpes, l'ouvrage avance, à rebours d'une certaine science de l'éducation, que les pratiques pédagogiques inventées par Célestin Freinet sont inséparables des expériences de guerre de son auteur.

  • Le premier dictionnaire en langue française qui revient sur chaque épisode marquant de la vie (publique et privée) de Churchill.S'il existe de nombreux livres - essais et biographies - s'intéressant à l'emblématique Winston Churchill, aucun volume rassemblant le maximum de données sur cette figure de proue aux multiples facettes n'avait jusqu'alors été publié. C'est précisément l'ambition de ce dictionnaire. Au moyen de courts chapitres et notices, Antoine Capet offre une synthèse complète de tous les faits qui ont marqué la vie, publique et privée, de Churchill. Puisant aux meilleures sources, chaque notice permet aux lecteurs de s'informer rapidement sur tel ou tel événement de son exceptionnelle carrière militaire, politique et littéraire, sur ses liens d'amitié ou d'hostilité vis-à-vis de ses compatriotes et des autres décideurs qu'il a connus de près, sur sa difficile vie familiale en dehors de son bonheur conjugal, ou encore sur ses goûts et loisirs d'homme privé. Cet ouvrage aide à mieux cerner la vie et l'oeuvre d'un être exceptionnel, avec ses multiples contradictions, ses vertigineuses faiblesses, ses dons étincelants et ses éclairs de génie.

  • Un autre regard porté sur l'Empire byzantin. Byzance, à en croire la Désencylopédie en ligne qui parodie ironiquement Wikipédia, " est un truc que personne ne connaît, dont personne n'a rien à faire, et qui a pour principale propriété d'être incroyablement compliqué et ennuyeux ". C'est évidemment une plaisanterie, mais qui correspond à ce que beaucoup pensent sans oser se l'avouer. L'objectif de cet essai vise donc à porter un autre regard sur Byzance et à souligner la modernité d'un empire qui, pendant un millénaire, a fait face à des défis qui sont toujours les nôtres : le despotisme, le fanatisme religieux, la guerre ou le rapport complexe entre l'Orient et l'Occident. A ce titre, l'auteur a choisi de se concentrer sur les moments essentiels de l'histoire de Byzance, en mettant en lumière ses principaux enjeux et en dénonçant ses principaux clichés : non, Istanbul n'est pas le nom turc de Constantinople, non, Théodora n'était pas une simple montreuse d'ours et non, Byzance ne rime pas forcément avec exubérance, décadence et manigances.

  • Le premier ouvrage qui appréhende la monarchie française à travers le prisme d'un élément fondamental : le corps de nos souverains.L'autorité a besoin de s'incarner dans un individu de chair et d'os. Loin de se réduire à une simple enveloppe charnelle, le corps des souverains a joué un rôle déterminant dans l'exercice du pouvoir, du Moyen Âge au xixe siècle. En passant par les règnes de Saint Louis, François Ier, Louis XIV ou Napoléon, cet ouvrage redécouvre les ressorts vitaux d'un régime politique constamment tributaire du physique, de l'apparence et des représentations d'un individu à la fois banal et extraordinaire, à la fois éphémère et légendaire. Entre la cérémonie fondatrice du sacre et les funérailles qui cultivent le paradoxe d'une royauté " qui ne meurt point ", mariages, cérémonies curiales, rituels thaumaturgiques et épisodes de maladie rappellent, chacun à leur manière, que la nature mortelle des monarques a toujours posé problème. Avec une écriture fluide et passionnée, l'historien Stanis Perez retrace, archives à l'appui, la longue histoire d'un corps à la fois biologique et politique qui s'est efforcé d'incarner l'État, puis la Nation en gérant les fatigues, les crises et les aléas d'une existence souvent hors du commun. Au fil des règnes, cette étude met aujourd'hui en lumière des permanences insoupçonnées dans la manière d'incarner l'État depuis Philippe Auguste.

  • La créature de Frankenstein, " Elephant Man ", Jack l'Éventreur ou les terroristes suscitent effroi et fascination. Qu'ils viennent de territoires inconnus ou s'inscrivent dans notre quotidien, ces monstres peuplent notre imaginaire, construisent nos mythes et nourrissent nos peurs. Dans cet ouvrage, Laurent Lemire s'intéresse à cette anormalité, mais nous révèle aussi que la monstruosité ne se cantonne pas à ces créatures difformes et parfois inhumaines. Elle fait bel et bien partie de notre réalité. Partant des mythes et des légendes, l'auteur analyse les monstres de tous types, y compris les plus anodins, les plus inattendus et interroge le rapport qu'ils entretiennent avec l'Homme, mettant ainsi en lumière la part sombre ou bizarre de l'humanité. Le monstre montre toujours quelque chose. Reste à savoir quoi... Dépassant de loin le simple mais instructif glossaire, l'auteur voyage avec bonheur à travers l'Histoire, la mythologie, les sciences humaines, mais aussi la criminologie et le droit, renouvelant le genre et tissant le lien qui va du merveilleux à l'horreur.

  • Deux grands succès de François Kersaudy et Yannis Kadaris, Les Secrets de IIIe Reich et Les derniers secrets du IIIe Reich, rassemblés en un seul volume et augmentés d'un chapitre inédit. Ce recueil, revu et augmenté, des deux ouvrages à succès - Les Secrets du IIIe Reich et Les Derniers Secrets du IIIe Reich - propose au lecteur un voyage exceptionnel dans les coulisses de l'Allemagne nazie, en éclairant quinze de ses rouages les plus mystérieux. Dans cette excursion, les guides sont des témoins directs des événements relatés, ayant tous exercé des responsabilités essentielles au sein du régime hitlérien. C'est grâce à eux que le lecteur pourra comprendre comment ce régime a pu survivre pendant douze ans, alors que tous ses dirigeants ne cessaient de se combattre ; il découvrira ce qui s'est véritablement produit durant la Nuit des longs couteaux ; il aura le fin mot de l'affaire Rudolf Hess, qui a donné lieu à tant de publications fantaisistes ; il suivra l'émouvante carrière de l'amiral Canaris, qui fut le grand protecteur de l'opposition allemande à Hitler, avant de mourir en martyr quelques jours avant la chute du régime ; il assistera aux tribulations des protagonistes allemands et alliés au milieu du décor vertigineux de la forteresse alpine ; il apprendra tout sur la santé chancelante d'Adolf d'Hitler ; il saura enfin ce qu'il est advenu de Martin Bormann, l'" éminence brune " du Führer, disparu mystérieusement dans la nuit du 1er au 2 mai 1945. Un chapitre inédit lui permettra même de suivre les tentatives d'Hitler pour faire assassiner Churchill. Comme l'a résumé un critique : " Chaque chapitre est une aventure en soi... "

  • Une exception française : l'histoire des ordres, des honneurs et de l'honneur.Avec la Légion d'honneur, créée en 1802 par Bonaparte, un État disposait pour la première fois d'un système de récompenses honorifiques ouvert à tous, civils comme militaires. Son histoire vient de loin. Il y eut d'abord les ordres militaires et religieux, au statut particulier, puis les ordres de chevalerie des princes et souverains, encore réservés à des groupes restreints. C'est seulement avec Louis XIV, en 1693, qu'apparut pour la première fois un ordre de mérite, celui de Saint-Louis, destiné aux officiers nobles et roturiers catholiques. On attendra encore plus d'un siècle, après la Révolution qui fit table rase des ordres de chevalerie, pour créer un ordre de récompense universelle.
    /> Pour la première fois, Bertrand Galimard Flavigny raconte comment, étape après étape, s'est mis peu à peu en place le système des récompenses honorifiques et ses évolutions jusqu'à nos jours.

  • Le Vatican face aux trois grands totalitarismes du XXe siècle. " Le pape, combien de divisions ? " Cette repartie ironique de Staline à Pierre Laval, qui lui demandait un geste envers le Vatican, témoigne du sentiment de supériorité que le maître de l'URSS éprouvait à l'encontre de la papauté et qu'il partageait avec Hitler et Mussolini. En effet, de quelles troupes les papes disposent-ils pour combattre les Etats totalitaires et leur volonté de contrôle absolu des sociétés et des individus ? En réalité, le Vatican eut d'autres moyens pour survivre aux sanguinaires ambitions du fascisme, du nazisme et du communisme. Face aux dictateurs du XXe siècle, les papes ont emprunté des chemins parfois sinueux, alterné condamnations et discussions, signé des accords avec des régimes dont ils pourfendaient l'idéologie non seulement pour préserver l'Eglise et ses fidèles, mais aussi au nom d'une certaine conception de l'homme. C'est l'histoire de cette étrange mais réelle confrontation que raconte ce livre. S'appuyant sur les avancées historiographiques les plus récentes, l'auteur couvre pour la première fois toute la période des totalitarismes de 1917 à 1989, décrypte les évolutions de la diplomatie vaticane et apporte une réponse claire, précise et documentée à la méprisante question de Staline.

empty