Premier Parallèle

  • Le versant féroce de la joie Nouv.

    Le versant féroce de la joie

    Olivier Haralambon

    • Premier parallèle
    • 24 Mai 2022

    " Blondin n'a pas disputé de courses cyclistes. Haralambon si. L'un et l'autre prouvent que "le vélo" est un mystère subtil. "
    Bernard Chambaz

    Né dans une famille de cyclistes, Frank Vandenbroucke est un gamin du Hainaut dont la vie a été façonnée pour et par le vélo. Au seuil de l'an 2000, après un parcours tumultueux, il est troisième coureur mondial. Mais l'enfant terrible du cyclisme belge ne résiste pas au dopage qui ne cesse de s'étendre dans le cyclisme professionnel. Dès lors sa carrière est émaillée de poursuites judiciaires et d'exclusions. Suicides manqués, drogue, déboires amoureux : tout se conjugue contre lui. Vdb meurt brusquement à 34 ans, physiquement brisé.

    Ce récit d'une grande force, premier livre d'Olivier Haralambon, décrit de l'intérieur les années au cours desquelles le cyclisme est passé de la légende au business. Un exercice d'admiration, mais aussi un travail littéraire sur le double et l'expérience des limites.

  • Traverser Tchernobyl (nouvelle édition augmentée)

    Galia Ackerman

    • Premier parallèle
    • 7 Avril 2022

    " Ce que le journalisme littéraire peut faire de meilleur. " La Croix
    La nouvelle édition augmentée (deux chapitres) d'un livre important, unanimement salué lors de sa parution en grand format.

    Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explosait. Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de la catastrophe depuis plus de vingt ans. Avec
    Traverser Tchernobyl, elle nous emmène dans des lieux inattendus : la plage ensoleillée sur la rivière Pripiat, les forêts habitées par une faune sauvage, le cimetière juif abandonné, les alentours du plus grand radar de détection de missiles intercontinentaux de toute l'URSS, les décharges nucléaires. Elle raconte le vieil homme heureux de sa pêche radioactive, les orphelins irradiés, les vrais et faux héros de Tchernobyl. Un tableau intime du désastre, mais aussi, en creux, de l'ex-URSS et de ce qu'elle est devenue. Un voyage sur une terre fantomatique, dans le monde d'après.

    " Ici point de poésie des ruines, encore moins de nostalgie du soviétisme (honni dès l'enfance) mais une singulière familiarité. Laquelle ouvre à l'auteure bien des portes (les ressorts de l'administration sont plus affectifs qu'on ne veut le croire) et place le récit dans une grande justesse de ton. "
    Le Monde

    " À la fois grave et extrêmement vivant. Un vrai roman russe. " Olivier Barrot, Un livre un jour,
    France 3

    " Un récit pudique et anti-spectaculaire. "
    La Vie des Idées

    " Ses pérégrinations [...] s'avèrent haletantes. Sidérantes, la plupart des rencontres qu'elle y fait. Miraculeuse, son exhumation de la mémoire juive de ce no man's land. Uniques, les pages, plus métaphysiques, où elle dialogue avec certaines figures littéraires, scientifiques et artistiques. "
    Marianne

    " Un livre tissé d'humanité, de mots sensibles, de biographies bouleversantes. "
    Mediapart

    " Au fil de ces pages qui se lisent comme un roman, le lecteur plonge dans un monde étrange, où tout paraît normal et rien ne l'est vraiment. Se mêlent astucieusement les descriptions et les témoignages avec les analyses sur les conséquences sanitaires, écologiques, économiques et culturelles du désastre. "
    La Croix

    " La force de ce récit réside surtout dans les deux grandes qualités de l'auteur, au-delà de ses talents de narration et de description : l'empathie et la volonté de la vérité. "
    Alternatives Économiques

    " Ce n'est pas le premier livre que Galia Ackerman consacre au sujet, mais c'est le plus beau. "
    France Inter

  • écologie et démocratie

    Joëlle Zask

    • Premier parallèle
    • 10 Février 2022

    " Voilà l'urgence : comprendre que l'écologie et la démocratie sont soeurs. "

    La démocratie et l'écologie seraient-elles incompatibles ? On entend souvent qu'il y aurait dans l'écologie quelque chose d'élitiste, de contraire aux désirs majoritaires. Ou alors qu'il faudrait, pour prendre le tournant écologique à temps, avoir recours à des méthodes autoritaires, user de la manière forte. Cet essai entreprend au contraire de démontrer que non seulement il n'y a pas de contradiction entre l'écologie et la démocratie, mais que l'une ne va pas sans l'autre.

    Avant de critiquer ou d'acclamer son gouvernement, le citoyen au sens fort participe activement à la création de ses propres conditions d'existence. Il transforme le monde en le préservant. Il jardine, construit, aménage, s'associe à d'autres, inventant avec la nature comme avec autrui des formes de vie communes. Aux côtés du système représentatif, il y a ou il devrait y avoir un système participatif qui permette à chacun d'entre nous d'" ugmenter  le monde.

    Voilà donc l'urgence qui anime ce propos : pour que notre monde ne devienne pas un monde de désolation, nous devons introduire dans l'idée de citoyenneté la production, l'entretien, la préservation et la transmission d'espaces concrets partageables – en somme, la juste occupation de la terre.

  • Liberté, égalité, incertitudes

    Jan-Werner Müller

    • Premier parallèle
    • 27 Janvier 2022

    Comment sauver la démocratie dans un monde où l'autoritarisme ne cesse de gagner du terrain?

    Des régimes autoritaires de plus en plus nombreux ; dans les sociétés démocratiques, une insatisfaction grandissante à l'égard de la politique ; et, dans la plus vieille démocratie du monde, un président jadis star de la téléréalité qui encourage ses partisans à prendre le Capitole d'assaut. La démocratie est en crise, cela ne fait pas de doute.

    Or, il nous est d'autant plus difficile de la défendre que nous sommes incapables de la définir. Jan-Werner Müller nous invite ici à revenir à ses fondements : la liberté, l'égalité, mais aussi l'incertitude, à savoir la nécessité de préserver le caractère imprévisible de la vie politique en permettant l'émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles idées.

    Nous avons affaire à une double sécession, avance l'auteur dans ce livre illustré de nombreux exemples : sécession d'une partie des élites économiques et, en réponse, sécession de ceux pour qui les promesses démocratiques semblent démonétisées. Face à cette menace, il nous faut donner un nouveau souffle aux institutions intermédiaires – en particulier aux partis politiques et aux médias – et encourager la mobilisation citoyenne.

    Rien ne nous autorise à nous montrer optimistes quant à l'avenir de la démocratie. Rien, cependant, ne nous interdit d'espérer et d'agir.

    Lucide sans être désespéré, ce nouvel essai se lit comme un vade-mecum contre la résignation et le " àquoibonisme " ambiant.

  • Se réunir : du rôle des places dans la cité

    Joëlle Zask

    • Premier parallèle
    • 10 Février 2022

    " Voilà l'urgence : comprendre que l'écologie et la démocratie sont soeurs. "

    On connaît les places léguées par Jules César, Louis XIV, Napoléon III, Hitler, Staline ou Mao Zedong. Royales, impériales, nationalistes ou fascistes, elles jalonnent encore aujourd'hui nos villes et nos villages. Mais pourquoi les démocrates n'ont-ils pas, eux aussi, réfléchi au rôle politique des places ? D'où vient cette lacune ? Quelle est la nature de l'inconscient politique qui nous les rend invisibles ? Et comment y remédier, à l'heure où la démocratie a plus que jamais besoin d'être revitalisée ? Joëlle Zask enquête sur les conditions matérielles qui rendent l'exercice de la démocratie possible. Car " en démocratie, plus on se réunit, plus grandes sont nos libertés, plus les institutions qui nous protègent sont fortes ".

  • Comment devenir adulte sans sombrer dans un mortel ennui?

    Notre société est obsédée par la jeunesse. Et pourquoi ne le serait-elle pas ? Pourquoi souhaiterions-nous grandir, prendre des responsabilités et abandonner nos rêves, renoncer à cette infinité d'expériences qui s'offrent à nous ?

    D'après Susan Neiman, philosophe américaine internationalement reconnue et pour la première fois traduite en français, ce n'est pas pour rien que nous ne disposons d'aucun modèle de maturité véritablement séduisant : en décrivant la vie comme une longue chute, nous préparons les jeunes à en attendre très peu – et donc à ne rien réclamer. Dans ce petit essai incisif, elle interroge cette culture, la nôtre, qui promeut une adolescence permanente et se tourne vers des penseurs tels que Kant, Rousseau et Arendt pour trouver un modèle de maturité qui ne soit pas simple affaire de résignation. En grandissant, nous passons de la confiance illimitée de l'enfance au mélange particulier d'euphorie et de déception qui caractérise l'adolescence. La véritable maturité, cependant, implique de trouver le courage de vivre dans un monde incertain sans rien céder au dogme du désespoir. Un adulte, affirme Neiman, transforme le monde de sorte qu'il ressemble avantage à ce qu'il devrait être, sans jamais perdre de vue ce qu'il est vraiment. Grandir est un plaidoyer enlevé en faveur de la maturité comme idéal subversif. Une autrice internationalement connue pour la première fois traduite en français.

  • Le coureur et son ombre

    Olivier Haralambon

    • Premier parallèle
    • 18 Mai 2017

    " Des danseurs, des marins, des écrivains, des toreros, des poètes, des artisans de l'effort, des mystiques, des ascètes, ce que vous voulez, mais pas des sportifs. Oubliez ça, le sport. "
    Olivier Haralambon, écrivain à la puissance évocatrice singulière, ancien coureur et philosophe, livre un puissant chant d'amour à la course cycliste, à rebours des idées reçues.

    " Le cyclisme, c'est le Tour de France, devant lequel vous ne cessez de vous ennuyer qu'en vous endormant. Rien de plus ennuyeux. Le cyclisme, c'est Poulidor, Richard Virenque et Lance Armstrong, ça sent le camphre et la chicorée, les fautes de syntaxe et l'EPO. À rebours de cette idée, j'aimerais ici embrasser la liste des enchantements par lesquels je suis passé, à ne fréquenter que des cyclistes pendants des années, à ne vivre que comme eux, au point d'en être devenu un, ad vitam. J'ai dû me rendre à l'évidence : les livres ne rendent pas plus malins, la course cycliste oui. La course cycliste a la vertu de vous détromper. Vous pensez sans doute que rien n'est plus simple, plus mécanique que pédaler, et qu'une course de vélo c'est Les Temps Modernes version aseptisée, clinique, sans Chaplin et sans la poésie. Vous ne soupçonnez pas qu'être fort et rouler vite sont deux choses absolument différentes. Que la pédale se recouvre, se caresse, bien plus qu'on n'y appuie. Vous les croyez des brutes, ils sont délicats comme des danseuses, subtils plus que bien des écrivains, faute de quoi ils n'avanceraient pas. "

    La presse en parle :

    " Beaucoup a été écrit sur le vélo mais jamais, nous semble-t-il, les émotions de la première sortie, le frisson de la course, l'exaltation procurée par la pente et la douleur qui remonte des jambes n'avaient été si bien interprétées, décortiquées. " Clément Guillou,
    Le Monde

    Un livre " d'une force inouïe ", " qui nous débarrasse d'énormément de préjugés ", et grâce auquel on comprend que le vélo " est le produit de la pensée, pas du sport. ", Elisabeth Philippe, La Dispute,
    France Culture

    " Un des plus beaux livres français de ces dernières années. De ces textes dont on lit deux fois chaque phrase pour renouveler le miracle. "
    Eric Naulleau

    " C'est un ouvrage sur le corps, d'une sensualité étonnante. Lisez-le ! Offre-le ! C'est vraiment un livre extraordinaire. " Delphine Bouetard (Librairie Ici Grands Boulevards), à
    La Grande Librairie

    " Gorgé de bonheurs d'écriture, Le Coureur et son ombre contient le souffle littéraire de l'indicible, du ressenti corporel rarement exprimé avec autant de justesse. " Bernard Morlino,
    Le Magazine littéraire

    " Servi par une langue époustouflante d'exigence et de précision, Le Coureur et son ombre raconte l'aventure d'un homme magnifiquement "infirme de sa distance au monde". " Estelle Lenartowicz,
    Lire

  • Sur la bouche

    Rebecca Benhamou

    • Premier parallèle
    • 10 Novembre 2021

    " Le rouge à lèvres est un symbole à la fois de l'émancipation des femmes et de leur oppression. "

    Tout part d'un simple geste, celui de farder sa bouche. Un geste anodin, associé par excellence à la féminité, dans lequel se jouent pourtant nombre d'invisibles dialectiques. Symbole d'émancipation des femmes ou de leur soumission, emblème de patriotisme ou de trahison, de conformisme ou de rébellion, de plaisir ou d'aliénation... Il est un langage muet, mi-parure mi-porte-voix, qui raconte autant l'intime que le collectif.

    À travers les pérégrinations du bâton de rouge, qu'il se pose sur les lèvres des suffragettes, des prostituées, des garçonnes, des soldates ou des stars du cinéma, c'est bien de la place des femmes dans l'espace public qu'il est question ici. De la ruée dans les premiers grands magasins à la fin du xixe siècle à l'ère post-MeToo en passant par le lipstick feminism, le récit de Rebecca Benhamou frappe à toutes les portes, donnant la parole aussi bien à Zola qu'à Madonna, à Fitzgerald qu'à Colette, à Roosevelt qu'à Vivienne Westwood.

  • Le mythe du recyclage

    Mikaëla Le Meur

    • Premier parallèle
    • 23 Septembre 2021

    Le recyclage est une histoire que l'on se raconte depuis que l'humain observe et interagit avec les mouvements de la nature.

    C'est recyclable ? Oui, le logo en atteste. On trie, on jette, avec l'assurance que la chose déchue aura une deuxième vie. Longtemps avant que l'économie circulaire ne fasse disparaître le déchet, Roland Barthes qualifiait les matières plastiques de " miraculeuses " par leur capacité à (re)prendre forme à l'infini. À l'heure de l'Anthropocène, le mythe s'est déplacé, mais fonctionne toujours : désormais nous marchons dans des baskets en plastique recyclé " issu des océans ". Cette pensée abstraite appelle un retour sur terre, et plus précisément dans le nord du Vietnam, dans un village appelé Minh Khai. Chaque jour y arrivent par conteneurs des déchets plastiques venus du monde entier. Au début des années 1990, d'anciens paysans ont commencé à recycler, dans la cour de leur maison, ces matières exportées par les pays développés. Peu à peu, ce village est devenu un " village plastique ", dont la prospérité est symbolisée par des maisons bourgeoises poussant sur des tas d'ordures. C'est cette histoire que ce petit livre raconte et sur laquelle l'auteure prend appui pour raconter la mondialisation des déchets et notre rapport à leur matérialité.

    Illustrations de l'auteure.

  • Le soviétisme sans le communisme: telle est la Russie rêvée par Poutine.
    En perdant l'URSS, les Russes sont devenus une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été de redonner aux Russes la fierté de leur passé soviétique en occultant progressivement ses côtés sombres.
    Depuis quelques années, la Russie orchestre des célébrations de plus en plus grandioses de la " Grande Victoire " de la Seconde Guerre mondiale. Une fois par an, d'interminables cortèges défilent au son de chants patriotiques, un peu partout dans le pays mais aussi à travers le monde. On y brandit des photos de vétérans et on y croise le portrait de Staline.

    Ces cortèges s'appellent le Régiment Immortel.

    Pourquoi ces célébrations monumentales, alors que la guerre est terminée depuis plus de soixante-dix ans ? Après la chute de l'URSS, la Russie était devenue une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été d'utiliser la victoire contre le nazisme pour rendre aux Russes la fierté de leur passé soviétique, en occultant ses côtés sombres. Le peuple russe, qui a gagné la guerre contre le Mal, devient naturellement l'incarnation du Bien.

    La conscience nationale ainsi sacralisée, il n'est pas difficile de convaincre le peuple que tous les agissements du régime, quels qu'ils soient (agressions contre l'Ukraine et la Géorgie, abolition de la liberté d'expression et de réunion, assassinats politiques), sont légitimes : le Régiment Immortel ne doit-il pas rester prêt à défendre la Patrie et à écraser ses ennemis ?

    Fruit d'une vie entière d'observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d'un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. L'auteure opère pour ce faire un retour limpide sur la longue histoire messianique de la Russie, racontée avec la rigueur de l'historienne et l'acuité du témoin.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Un livre indispensable pour comprendre les ressorts d'une politique identitaire et belliqueuse. " Michel Eltchaninoff,
    Philosophie Magazine

    " A lire absolument si vous vous intéressez à la Russie. " Télématin,
    France 2

    " [Galia Ackerman] démontre comment les "technologues politiques" du Kremlin ont accaparé le Régiment immortel, "apothéose païenne du culte de la nation", pour l'accorder à la nouvelle idéologie de l'État russe basée sur un patriotisme effréné et une militarisation sans précédent. " Isabelle Mandraud,
    Le Monde​

    "
    Le Régiment immortel éclaire, à la lumière de sa longue histoire, la "folie ultra nationaliste" d'un pays où règne encore le soviétisme - l'appareil autoritaire -, mais délesté de son essence communiste " Jean-Marie Durand,
    Télérama

    " Il fallait tout le sérieux de l'historienne et tous les souvenirs d'une Russe exilée en France depuis la perestroïka pour écrire ce livre quasi testamentaire sur la dérive militariste de la Russie de Vladimir Poutine. " François Clémenceau,
    Le Journal du dimanche

    " C'est l'évolution de la Russie poutinienne que décrit Galia Ackerman dans un tableau impressionnant et remarquablement documenté. "
    Etudes

    " Une enquête intellectuelle passionnante. (...) Courez acheter ce livre lumineux, complet et précis. " Michel Eltchaninoff,
    Les nouveaux dissidents

    " Dans son livre
    Le Régiment Immortel, l'historienne Galia Ackerman, qui vit à Paris, analyse le piège mental créé par Poutine. En réécrivant l'histoire du vingtième siècle, ce dernier a produit la vision délirante d'une Russie combattant de nouveau le "fascisme" en Ukraine -- comme si le fait de revivre, en permanence, la "Grande Guerre patriotique" de 1941-1945 était le seul moyen de rallier son peuple. " Nathalie Nougareyde,
    The Guardian

    " Un captivant essai. "
    L'Express

    " Dans
    Le Régiment immortel, Galia Ackerman revient sur les relations de la Russie à son Histoire, à partir des commémorations du 9 mai, [et] analyse surtout la récupération politique qui en est faite par Vladimir Poutine, plus de 70 ans après. " Olivia Gesbert,
    France Culture

    " Un essai profond et instructif. " Laure Mandeville,
    Le Figaro

    " L'histoire du Régiment Immortel peut être considérée comme l'allégorie de ce qui est arrivé à la Russie depuis que Poutine y a imposé un tournant politique décisif. " Brice Couturier,
    France Culture

    " Le livre de Galia Ackerman permet bien de mettre à nu le travail de construction d'une nouvelle idéologie d'État qui est actuellement conduit en Russie, au prix parfois d'une réécriture de l'histoire. " Alain Guillemoles, La Croix

    " Spécialiste de l'Ukraine, de la Russie post-soviétique et de son idéologie officielle, [Galia Ackerman] analyse dans ce livre passionnant l'utilisation très politique par Poutine de la victoire sur le nazisme. "​
    Politis

    " Un livre formidable et passablement inquiétant. [...] Il faut absolument [le] lire. "​
    RFI

    " Galia Ackerman propose un essai aussi cohérent dans la thèse qu'il défend que large dans les aspects qu'il envisage. "
    La vie des idées

    " Magistral. "​
    The Conversation

  • Face à une bête sauvage

    Joëlle Zask

    • Premier parallèle
    • 6 Mai 2021

    Le guide qui réensauvage la ville !

    Que faire si votre route croise celle d'un moustique, d'un chien errant, d'un ours, d'abeilles énervées, d'un macaque affamé ? Savez-vous que les corneilles ont une mémoire incroyable et comptent parmi les animaux les plus rancuniers ? Que les ours sont myopes mais ont un odorat incroyablement développé ?

    Face à une bête sauvage, nous réalisons l'étendue de notre ignorance. Nous faisons la brutale expérience de notre propre appartenance au monde animal, et de la faiblesse de notre espèce, qui n'inspire spontanément ni terreur ni crainte. Avec ce guide à la fois informé et étonnant, Joëlle Zask ne nous propose pas seulement de nous prémunir contre une morsure ou un coup de griffe. Elle nous invite à faire connaissance avec les autres animaux de la nature, et à remettre en question la place que nous accordons aux humains parmi eux.

  • Une mémoire infaillible

    Sébastien Martinez

    • Premier parallèle
    • 25 Mai 2016

    Vous avez une " mauvaise mémoire " ? C'est ce que vous croyez. En vérité, vous ignorez simplement comment la solliciter. Que diriez-vous de la retrouver ? De citer les sommets du monde comme si vous y aviez planté votre drapeau ? De vous souvenir du prénom de tous ceux que vous croisez ? De ne plus systématiquement recourir à Internet ? D'apprendre en moins d'un mois les mille mots principaux d'une langue étrangère? Bref, de retenir ce que vous voulez, quand vous le voulez ? Rien n'est plus facile et amusant si l'on veut s'en donner la peine. Ce livre va vous montrer comment quitter le territoire fastidieux de la répétition pour celui, fabuleux, des arts de mémoire, où l'imagination règne en maître et où tout, absolument tout, est possible. Un parcours initiatique qui vous aidera à développer une aptitude plus que jamais précieuse : l'attention.

  • La vie matérielle mode d'emploi

    David Enon

    • Premier parallèle
    • 2 Décembre 2021

    Un guide concret pour comprendre comment marche ce qui nous entoure et apprendre à faire soi-même

    Pourquoi une table à trois pieds est-elle plus stable qu'une table à quatre pieds ? Comment est faite la matière ? Comment le pli structure-t-il la matière ? Qu'est-ce que le principe de démultiplication de la force ? Pourquoi les matériaux sont-ils conditionnés ainsi ? Comment comprendre les standards de fabrication et de distribution ?

    David Enon mène ici une réflexion sur nos difficultés à comprendre notre environnement matériel et propose ici de renouer une relation pragmatique et empirique aux objets qui nous entourent. Illustré de schémas, ce petit livre se situe au croisement du design et de la pédagogie scientifique.

  • Que savons-nous du rôle particulier que tiennent les objets dans notre manière de vivre ?

    Grille-pain, machine à coudre ou à laver... Chaque foyer occidental possède une centaine d'appareils ; des objets techniques qu'on utilise sans savoir comment ils fonctionnent. Ce livre propose de les ouvrir et d'explorer la façon dont ils ont bouleversé la vie quotidienne depuis le XIXe siècle, en ville comme à la campagne, en Europe et à travers le monde.

    À rebours du grand récit des innovations, il s'agit ici de sonder les imaginaires et de pister les gestes de tous les jours. En Afrique centrale, porter une montre cassée était une façon de refuser le temps du colon ; l'électroménager, supposé libérer du temps aux femmes, revient souvent à les occuper davantage ; partout, contre la panne, les gens se mobilisent et réinventent des façons d'être ensemble... Autant de pactes curieux qui nous unissent aux techniques. Cette histoire illustrée est en somme une invitation à retrouver l'étrangeté du monde matériel qui nous entoure.

    Le livre est illustré de 40 photos et images d'archives.

  • Le livre événement qui s'attaque de front à l'essor de l'industrie du bonheur et du développement personnel, par une des auteures les plus influentes au monde, d'après Der Spiegel (Allemagne) et L'Obs. Un livre urgent, accessible et provocateur.

    Le bonheur se construirait, s'enseignerait et s'apprendrait : telle est l'idée à laquelle la psychologie positive, née au tournant du siècle, s'attache à conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d'écouter les experts pour devenir heureux. L'industrie du bonheur, qui brasse des millions d'euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d'elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.

    Mais n'aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l'échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?

    Et si la dite science du bonheur visait à nous convertir à un modèle

    individualiste niant toute idée de société ?

    Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle " science " et explorent les implications d'un phénomène parmi les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Eva Illouz et Edgar Cabanas s'attaquent avec brio à la dictature du bonheur. Un livre édifiant, important et urgent pour comprendre l'emprise d'une idéologie devenue mondiale au service du pouvoir. " Marie Lemonnier,
    L'Obs

    " Un essai décapant. " Laurent Lemire,
    Livres Hebdo

    " Une critique juste de la tyrannie d'un modèle du bonheur artificialisé, dégagé de tout contexte social. " Jean-Marie Durand,
    Les Inrocks

    " Un livre exceptionnel. " Raphaël Glucksmann,
    France Inter

    " Dans son dernier livre, la sociologue dénonce l'injonction qui nous est faite d'être heureux. Cette idéologie, dont la psychologie positive est le bras armé, n'a qu'un objectif : culpabiliser les individus et conforter le néolibéralisme. Une fois de plus, l'auteure veut "mettre de la sociologie là où domine la psychologie". " Virginie Bloch-Lainé,
    Libération

    " On pourrait comparer Happycratie à une cellule de dégrisement, tant l'ivresse du bonheur nous a gagnés. (...) Une lecture qui déconstruit l'esprit du temps. " Elodie Maurot,
    La Croix

    " (Pour les auteurs), le bonheur, reformaté par la " psychologie positive ", est devenu non plus une promesse désirable, mais un secteur lucratif, un outil de management et un leurre politique, surtout depuis la crise de 2008. Bienvenue en "happycratie"... " Joseph Confavreux, Mediapart

    " La sociologue Eva Illouz et le psychologue Edgar Cabanas, fins observateurs de l'usage des émotions intimes par le capitalisme, décryptent comment le bonheur est devenu un marché juteux et une idéologie aussi captivante que perverse. " Catherine Portevin,
    PhiloMag

    " La thèse est simple et lumineuse. (...) Merci à eux de nous rappeler l'importance du travail négatif, sous peine "d'oublier la bigarrure du monde humain, si chère à Freud". "
    Psychologies Magazine

    " Méfions-nous de ce nouvel ordre moral qui fait de la souffrance un scandale et refoule la douleur comme une maladie honteuse. " Dominique Garandet,
    Centre France

    " Un ouvrage érudit et percutant. "
    Europe1

    " Une lecture éclairante, qui appelle à quitter l'obsession égocentrique de l'amélioration de soi, et à combattre une tyrannie de l'optimisme. " Annabelle Laurent,
    Usbek & Rica

    " Une somme urgente et salutaire à la fois. "
    Livres Critique

    " Un livre passionnant. " Xavier Lambrechts,
    TV5 Monde

    " On le cultive, on le théorise, on en fait un business, des livres, des cours... Il est même le nouveau carburant de la productivité. En société et au travail, le bonheur est devenu une injonction. " Nicolas Santolaria,
    Le Monde

    " La science du bonheur n'est-elle pas le prélude à une société ultra-individuaslite ? Le docteur en psychologie Edgar Cabanas et la sociologue Eva Illouz explorent ces questions essentielles. "
    We Demain

    " L'essai Happycratie dénonce les techniques inspirées de la pensée positive et du développement personnel, qui véhiculent une vision du monde moralement discutable. " Jean-Laurent Cassely,
    Slate​

  • Une carie sur la canine gauche, une coloscopie réalisée au printemps dernier, une anomalie du gène BRCA, responsable de cancers du sein... Nos dossiers médicaux contiennent des informations très intimes. Stockées dans nos montres Fitbit, sur notre carte vitale ou sur les serveurs des hôpitaux, elles sont loin d'y être en sécurité. En Grande-Bretagne, Amazon a accès gratuitement à l'intégralité des données du système national de santé. En France, Microsoft a désormais la main sur nos dossiers médicaux.

    Les données de santé s'arrachent à tel point que les hôpitaux sont devenus une cible ordinaire de cyberattaques pour les pirates informatiques. Sur le dark web, les dossiers médicaux se revendent même plus cher que des informations de carte bleue.

    En partant chaque fois d'une anecdote personnelle, Coralie Lemke nous entraîne sur la piste des ces données de santé qui valent de l'or. Leur revente peut certes faire avancer la science, mais les citoyens malades n'ont pas de ristourne sur les nouveaux traitements. Les compagnies d'assurances, elles, utilisent ces informations pour moduler leurs tarifs en fonction de la santé du patient.

    Il y a dix ans, alors que Google, Facebook, Instagram et d'autres réseaux sociaux prenaient leur essor, personne ne se souciait de leurs conséquences sur notre vie privée. La situation semble se reproduire, aujourd'hui, avec les données de santé. Sommes-nous en train de faire les mêmes erreurs?

  • Comment lire des livres qu'on ne comprend pas

    Olivier Haralambon

    • Premier parallèle
    • 12 Mai 2021

    " Après avoir passé un doigt sur la surface du texte pour en apprécier le niveau de grain, lire. Une première fois. Résonance du choc. Dégringolade en pied de page.

    On a lu pourtant, et reconnu les grands équilibres, la structure grammaticale ou la tonalité de sa langue maternelle. Mais on n'a rien compris.

    On recommence, on repasse.

    On pose ses coudes de part et d'autre, il faudra bien que le texte

    s'attable.

    Mais pour y parvenir, il ne suffira pas, même si c'est indispensable, de l'attaquer bille en tête, de le bloquer entre ses coudes et de se prendre la tête à deux mains. Il faudra ruser avec lui : le traiter comme un sujet, comme un oeil qui vous voit, comme un corps qui vous sent. Tourner autour, le lire dans toutes les pièces et toutes les positions, le maltraiter et le surprendre, le faire rire, le séduire. Alors il vous donnera tout, ou presque. "

  • Les vaccins au cas par cas

    Lise Barnéoud

    • Premier parallèle
    • 12 Mai 2021

    Le guide indispensable pour comprendre comment fonctionnent les vaccins

    " Et toi, tu vas te faire vacciner contre le Covid ? "

    Jamais nous n'aurons autant parlé des vaccins. Et pourant le sujet suscite les passions depuis fort longtemps déjà. C'est que les vaccins éveillent en nous les plus grands espoirs et les pires craintes. Quels sont ces vaccins anti-Covid conçus et commercialisés à la vitesse de l'éclair ? De manière générale, quels sont les enjeux des différents vacins en France ? De quoi sont-ils constitués et comment fonctionnent-ils ?

    Lise Barnéoud examine ici les vaccins maladie par maladie, de la tuberculose au Covid-19. Enrichi en infographies, ce petit volume est un guide indispensable pour tout citoyen désireux de comprendre comment marchent les vaccins, de saisir le délicat équilibre entre les bénéfices et les risques propres à chacun d'entre eux, et de se forger un avis éclairé et dépassionné.

  • Zoocities ; des animaux sauvages dans la ville

    Joëlle Zask

    • Premier parallèle
    • 3 Septembre 2020

    Et si les animaux sauvages s'installaient dans nos villes?

    Des renards dans les jardins de Londres, des sangliers dans les rues de Marseille, des léopards dans les artères étroites de Bombay, des coyotes dans les parkings de New York, des kangourous dans les rues de Canberra : repoussés une campagne chaque jour plus hostile – polluée, rognée par l'urbanisation ou déréglée par le changement climatique – les animaux sauvages s'installent dans les villes. Ils s'y adaptent. A New York, les rats mangent des bagels et de la bière ; à Paris, ils optent pour du beurre et des croissants.

    Ce phénomène s'accentue. Et si, demain, nous devions les côtoyer au quotidien ?

    La ville telle que nous la connaissons a été historiquement pensée contre les animaux sauvages et, plus généralement, contre la nature. Accueillir ces animaux parmi nous paraît impensable. Les rejeter, impossible. Les exterminer, cruel et dangereux pour les équilibres écologiques.

    Ce livre propose une expérience de pensée. A quoi ressemblerait une ville dans laquelle les distances et les espaces rendraient possible la coexistence avec les bêtes sauvages ? Une ville qui ne serait plus pensée contre les animaux, ni d'ailleurs pour eux, mais avec eux ? Comment, en somme, à l'heure des grands bouleversements écologiques, construire une nouvelle arche de Noé ?

    " Passionnant. "
    Augustin Trapenard, 21 cm de +

    " Un livre absolument passionnant. "
    Patricia Martin, France Inter

    " Joëlle Zask poursuit sa réflexion sur les liens entre démocratie et écologie, ainsi que sur notre rapport à la nature. "
    Libération

    " Passionnant. "
    Hervé Gardette, France Culture

    "
    Zoocities est un essai foisonnant, stimulant, et au minimum consolateur si jamais un goéland venait à plonger sur vous, en pleine rue, pour voler votre sandwich. "
    Annabelle Laurent, Usbek et Rica

    " Face aux feux géants induits par le réchauffement climatique ou à l'hypothèse d'une invasion des bêtes sauvages dans les villes, elle offre des solutions qui font la part belle au savoir des apiculteurs, des forestiers, des pompiers, des paysans, des urbanistes... Ses enquêtes sont peuplées de toutes ces voix. "
    Marion Rousset, Le Monde

    " Un appel à repenser la cité et l'altérité. "
    Marianne

    " Un essai aussi informé qu'engagé. "
    Philosophie Magazine

    " La philosophe Joëlle Zask, formidable empêcheuse de penser en rond, qui nous projette dans son dernier ouvrage
    Zoocities, dans une ville où l'humain devra apprendre à cohabiter avec les animaux sauvages, ni pour, ni contre, mais bien avec. "
    Autour de la question, RFI

    " Une réflexion scientifique, ancrée dans le dur de la recherche mais accessible, harmonieuse, formellement séduisante. "
    Diacritik

    " Un ouvrage très intéressant, très bien écrit. "
    La Cliothèque

    " Un état des lieux des plus intéressants. À découvrir. "
    La Provence

  • Le récit très documenté de la manière dont la pandémie a renforcé l'économie de la surveillance, par le journaliste le plus informé de ces questions.

    " En janvier dernier, je publiais
    À la trace, une cartographie que j'espérais complète des acteurs et des enjeux de la surveillance contemporaine. Quelques mois plus tard, l'épidémie de Covid-19 offrait, à l'échelle mondiale, un cas d'usage frappant des dispositifs que je m'étais efforcé de décrire.

    On a vu des officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivoter vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades – un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. Des applications de traçage, de "suivi des contacts', ont été développées un peu partout, misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d'un futur proche ont fait respecter le confinement. On a confié à des caméras le soin de s'assurer du port du masque et du respect de la distanciation sociale.

    La crise sanitaire a mis au jour la présence de ces dispositifs de surveillance toujours plus nombreux, dont elle a dans le même temps assis la légitimité et accéléré la banalisation. On me demande souvent s'il faut craindre la généralisation d'une surveillance dite de masse ; et s'il s'agissait plutôt d'une massification de la surveillance ? "

    Olivier Tesquet

  • Comment comprendre ce phénomène écologique nouveau et extrêmement inquiétant que sont les mégafeux, ces feux gigantesques et incontrôlables, que les moyens techniques actuels ne permettent pas de contenir?

    Incendies de Californie, de Grèce, du Portugal... Les feux de forêt, ce phénomène que l'on connaît depuis toujours, prennent désormais une ampleur telle qu'ils en viennent à changer de nature : nous avons désormais affaire, un peu partout dans le monde, à des " mégafeux ". À l'échelle de l'espèce humaine, ils sont cataclysmiques. Leur violence est telle qu'il est légitime de redouter que, parmi tous les scénarios des catastrophes naturelles liées au changement climatique que nous avons imaginés, celui de la destruction par les flammes s'avère le plus imminent.

    Or, qu'ils soient intentionnels, accidentels ou liés au réchauffement climatique, l'homme en porte la responsabilité.

    Ce phénomène nouveau est symptomatique, telle est la thèse de Joëlle Zask, de l'ambiguïté fondamentale de notre rapport à la nature à l'heure de la crise écologique. Une nature à la fois idéalisée, bonne en soi, à laquelle il ne faudrait pas toucher pour la laisser la plus vierge et pure possible ; et, de l'autre côté, une volonté de domination bien connue, menant à la destruction.

    Voilà qui ne laisse pas de place à l'idée d' " entretien ", à une relation régulée, pragmatique, de l'ordre du partenariat.

    En cela, le phénomène des grands feux, phénomène extrêmement inquiétant, éclaire mieux que toute autre catastrophe écologique l'impasse dans laquelle nous semblons nous trouver ; seule catastrophe née de la main de l'homme, arme de pure destruction accessible à tout un chacun, il met par ailleurs au jour la jouissance de la destruction qui semble gagner chaque jour du terrain.

    ------------------------------------------

    LA PRESSE EN PARLE

    " Le résultat est saisissant, ose-t-on dire... glaçant ? " Catherine Portevin,
    Philosophie Magazine

    " Le livre de Joëlle Zask a l'immense mérite d'inviter ses lecteur·ice·s à penser la globalité et la matérialité des mégafeux. "
    Mediapart

    " Il faut le dire, c'est l'un des grands livres de l'année. " Alexis Lacroix,
    France Culture

    " À lire Joëlle Zask, on comprend que le phénomène terrifiant des mégafeux rend le rêve d'une maîtrise totale des espaces naturels par la raison instrumentale aussi farfelu que le fameux "lâcher prise". " Sébastien Lapaque,
    Le Point

    " Ce petit livre brillant agit comme un électrochoc salutaire. "
    UP' Magazine

    " Un ouvrage d'une actualité brûlante qui fait froid dans le dos... " Coup de cœur des
    Libraires ensemble

  • Pourquoi lire

    Collectif

    • Premier parallèle
    • 21 Janvier 2021

    Les plus grands esprits européens du moment témoignent de leur vie de lecteur

    " Joyeuse chasse aux livres ! " Ainsi l'écrivaine Sibylle Lewitscharoff souhaite-t-elle la bienvenue au lecteur de ce volume. Une chasse aux livres, comme un jeu enfantin dont émanerait une joie mêlée d'ivresse. Par un mystérieux sortilège, il suffirait qu'on en trouve un pour que trois autres apparaissent à sa place. On en aurait pour toute une vie.

    Ici, la partie de chasse se joue à treize. Treize écrivains – romanciers, philosophes, sociologues, essayistes, mais aussi un auteur de bande dessinée – se lancent à la poursuite des livres pour dire le miracle de la lecture et expliciter le sens qu'elle revêt dans nos sociétés.

    À les lire, le geste d'ouvrir un livre semble relever d'une aventure inépuisable, profondément singulière. Car lire, ce n'est pas – du moins pas seulement – cette activité tellement encouragée qu'elle en deviendrait presque suspecte. Elle peut bel et bien engager " la totalité de l'être ", comme l'écrit Annie Ernaux.

    C'est cet engagement que décrivent, de manière tour à tour intime et théorique, les contributeurs de ce volume. Vous tenez ainsi entre vos mains une bibliothèque aux portes dérobées. Chacune mène vers d'autres bibliothèques et d'autres portes dérobées.

    Les raisons de lire sont innombrables.

    En voici déjà treize.

  • Le pire n'est pas certain

    ,

    • Premier parallèle
    • 10 Septembre 2020

    Un essai incisif et solide qui montre les limites des théories de l'effondrement, d'un point de vue scientifique et éthique.

    La chose est entendue : nous ne vivons plus dans un système climatique stable, la biodiversité s'érode, les océans s'acidifient, le monde devient chaque jour plus toxique. En entrant dans l'ère de l'Anthropocène, nous avons perdu le contrôle de notre monde, qui menace de s'effondrer tel un jeu de dominos.

    La science de l'effondrement, ou collapsologie, affirme que la catastrophe est inévitable, et que nous n'avons pas d'autre alternative que celle de nous y préparer. Le monde se referme sur nous comme un destin : il nous faut accepter la chute, que l'on s'en désespère ou que l'on y trouve une jouissance coupable.

    Autrement dit, " il n'y a pas d'alternative " – comme le disait en son temps Margaret Thatcher, papesse des politiques libérales.

    Or il y a une alternative – il y en a même de très nombreuses, car ailleurs, la catastrophe est déjà arrivée et a déjà donné naissance à des mobilisations politiques et écologiques, à de nouveaux systèmes de solidarité et de nouvelles manières de produire. Le catastrophisme, cette construction qui touche les classes moyennes occidentales, c'est un " récit du Tout ", un récit dépolitisé qui nous encourage à nous prendre en charge de manière privée, par l'entraide. Or s'il y a une chose que nous a montré la crise du Coronavirus, c'est que nous avons besoin d'État. Pour éviter la catastrophe – car elle est évitable – il faut politiser l'écologie, rompre avec un discours global et voir ainsi se rouvrir les possibilités d'action, dans leur pluralité.

    " Un très grand livre. " C Politique,
    France 5

    " Un plaidoyer pour l'action politique " Thomas Snegaroff,
    France Info

    " Gageons que ce livre fera débat, mais la démonstration est convaincante. "
    La Croix l'Hebdo

    " Les deux auteurs démontent la mécanique des théoriciens de l'effondrement, leurs approximations. Et tissent donc un lien entre le récit effondriste et celui du progrès, le second étant présenté comme le négatif du premier. " Hervé Gardette,
    France Culture

    " Le livre permet de prendre des distances avec un unanimisme dangereux et de se rapprocher de la complexité du monde. Le débat démocratique et l'urgence écologique y trouveront, tous les deux, leur compte. "
    La Vie

    " À l'heure où les collapsologues bénéficient d'une importante couverture médiatique (et où leurs ouvrages se vendent comme des petits pains), la thèse développée par Catherine et Raphaël Larrère risque de ne pas leur attirer que des louanges. La philosophe de l'environnement et l'ingénieur agronome et sociologue ne sont pourtant pas dans la posture, ni dans la dénonciation facile d'un succès public, mais plutôt dans un rôle inattendu de lanceurs d'alerte : pour remettre l'écologie politique sur le chemin de l'action, il est grand temps, nous disent-ils, de se détourner des effondristes velléitaires et de remettre les mains dans la terre. "
    Usbek et Rica

    " En 200 pages, la philosophe et le sociologue dénoncent la collapsologie - soit l'étude transdisciplinaire de l'effondrement de notre civilisation industrielle - comme un mouvement qui tend à dépolitiser l'écologie et à se renfermer dans l'inaction. "
    Les Inrocks

    " Dans leur essai,
    Le pire n'est pas certain, Raphaël et Catherine Larrère s'élèvent contre un fatalisme qui empêche de penser et d'agir. "
    L'Humanité

    " Un ouvrage subtil et tranchant ; à lire et à méditer d'urgence en ces temps troublés ! "
    Écologie et politique

    " Une réhabilitation de la politique contre le défaitisme ambiant. "
    Philosophie Magazine

    " Les deux chercheurs, spécialistes de l'environnement, prennent à rebours les récits sur l'effondrement qui ont gagné le débat public. "
    Libération

    " À contre-sens de l'agenda médiatique dominé par les théories de l'effondrement, Catherine et Raphael Larrère publient un essai tout en nuance. Dans
    Le pire n'est pas certain. Essai sur l'aveuglement catastrophiste, ils insistent sur la diversité des situations possibles face aux catastrophes climatiques. "
    L'ADN

    " Ce que dénoncent Raphaël et Catherine Larrère n'est pas la mesure ou la verbalisation des dégradations environnementales en cours, mais plutôt le fatalisme résigné qui tend à les accompagner. "
    Le Mag du ciné

    " Si vous voulez mieux comprendre notre monde, et ce qu'on peut ou doit faire pour le rendre meilleur, lisez ce livre... "
    Humanité et biodiversité

  • Comment se déploie aujourd'hui la surveillance? Que sait-on de nous?
    Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental.
    Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.

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