Presses Universitaires de France

  • Le travail soumet les femmes et les hommes à des épreuves sociales dont l'issue pèsera lourd sur le destin des générations futures. Dans ce nouvel ouvrage, l'auteur s'interroge : la psychologie du travail, en tant que discipline, saura-t-elle seconder l'action individuelle et collective nécessaire pour y faire face ? Pour répondre à cette question, Y. Clot fait l'inventaire des ressources historiques, théoriques, méthodologiques et techniques dont la psychologie du travail dispose pour développer le pouvoir d'agir des sujets sur leurs milieux professionnels. Dans cet ouvrage, l'exercice d'une clinique de l'activité débouche sur un renouvellement de l'idée de métier.

  • On constate dans le système actuel du travail un désajustement majeur entre l'exercice réel de la puissance de pensée et d'action des salariés et la manière dont celui-ci se trouve emprisonné dans des visées et dispositifs de gestion qui l'ignorent : entre l'exercice de la compétence et son contrôle.
    C'est à la mise en lumière, sous une pluralité de facettes, de ce désajustement que le présent ouvrage est consacré, afin de permettre de mieux découvrir en quoi consiste, actuellement, la puissance d'agir au travail, d'examiner les conditions de sa reconnaissance, et de la valoriser dans les systèmes sociaux de qualification professionnelle sous la notion de « compétence ».

  • Tout au long de mes quarante années de vie professionnelle et syndicale, vécues au sein de l'industrie du Bâtiment et des Travaux Publics, j'ai été confronté aux dégâts des risques du travail. De ce fait, c'est presque tout naturellement que ma thèse et mes activités universitaires, tant de recherches, d'études que d'enseignements, ...

  • Pourquoi les diverses politiques d'insertion paraissent-elles inefficaces ou si peu efficaces ? Toutes les évaluations des dispositifs d'insertion mis en place depuis une vingtaine d'années aboutissent à des conclusions relativement proches : les ressources et réseaux personnels sont plus utiles que les stages et les formations, les moins qualifiés et les moins jeunes marginalisés, il existerait un certain nombre de personnes exclues définitivement de tout projet professionnel.
    L'originalité de ce livre est de récuser les explications classiques (les demandeurs d'emploi ne sont pas qualifiés ou bien il vaut mieux bénéficier d'une allocation plutôt qu'un travail pénible mal rétribué) en dépassant un certain fatalisme économique et de défendre une thèse qui est que la faible efficacité de ces dispositifs d'insertion tient aux philosophies et aux pratiques de ces politiques elles-mêmes. Cette thèse s'appuie sur une série d'études et d'expériences scientifiques, elle offre des perspectives pratiques et propose une méthode d'action.
    Sa thèse est simple mais efficace : ce n'est pas en changeant les idées, c'est-à-dire en voulant modifier les personnes, qu'on change les pratiques, c'est-à-dire l'accès au travail, mais c'est en transformant les pratiques que l'on change les idées. En réduisant le chômeur à ses problèmes on finit par faire comme s'il en était la cause, par le croire et lui faire croire en voulant le transformer. C'est la situation de travail qui crée les qualités du travailleur bien plus que l'inverse.
    Tous ceux qui s'intéressent à l'échec scolaire, à la pauvreté ou à la délinquance y trouveront matière à réflexion et à action.

  • Composé de chapitres de synthèse sur la gestion des risques et la gestion des situations dynamiques, sur l'utilisation des nouveaux systèmes d'information (comme le web), sur l'ergonomie des systèmes informatiques, sur les activités de conception d'artefacts, sur le rôle des outils coopératifs dans le travail, sur la construction et l'évolution des compétences professionnelles jusqu'à l'âge du vieillissement.... cet ouvrage s'adresse à tous ceux, étudiants et praticiens, à la recherche d'une approche anthropocentrée pour la conception et l'évaluation des situations de travail. Les thématiques abordées sont assorties de leurs concepts propres, des méthodes et des techniques nécessaires à l'analyse et à la modélisation des activités finalisées. Cet ouvrage est un manuel de référence en psychologie ergonomiste.

  • Ce livre s'inscrit dans la même perspective que le précédent du même auteur, Regards sur l'activité en situation de travail publié en 1997, dans cette collection. Il est constitué d'articles de revue parus antérieurement et assortis de commentaires visant à leur apporter des éléments d'actualisation. Ces textes ont été écrits, à l'origine, avec l'objectif de rassembler et d'organiser des connaissances relatives à des problèmes qui se rencontrent souvent dans les analyses et les interventions ergonomiques. Ils peuvent être considérés comme des sortes de repères ou de modules ayant une double fonction : suggérer des questions à l'analyste d'une situation en même temps que lui fournir des éléments de réponse à ces questions. Ils devraient contribuer à enrichir le dialogue entre les connaissances disponibles et la situation de référence, pour une meilleure analyse. Cet ouvrage peut intéresser très directement les ergonomes, les étudiants en ergonomie et, plus généralement, tous ceux qui pratiquent des analyses du travail, comme les psychologues et les organisateurs du travail, les concepteurs et les formateurs. Il sera aussi utile à ceux qui ont à traiter des questions relevant des thèmes évoqués (comme la conception et l'usage des documents, les automatismes de l'activité, la régulation, le rôle du contexte, etc.).

  • Les demandes d'intervention sur les situations de service portent souvent sur des conceptions de postes, définition et organisation, traduisant des inquiétudes sur la maîtrise et la qualité de la relation de service. Comment comprendre la place du client, comment favoriser des échanges productifs, comment agir sur ces situations de service ? Cet ouvrage pratique propose, à partir d'analyses de situations concrètes de service, des lignes d'action de transformation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage se présente sous la forme d'une étude critique des très nombreux travaux, essentiellement américains et allemands, sur les problèmes de la circulation. C'est sous l'angle psychologique que sont envisagés : le comportement du conducteur et des autres usagers de la route et de la rue, la construction des routes et des véhicules, l'établissement de la signalisation, la sécurité, les diverses causes d'accidents. Une meilleure connaissance de tous ces éléments devrait permettre l'adoption de mesures propres à diminuer une hécatombe qui prend les proportions d'un fléau.

  • Cet ouvrage se présente sous la forme d'une étude critique des très nombreux travaux, essentiellement américains et allemands, sur les problèmes de la circulation. C'est sous l'angle psychologique que sont envisagés : le comportement du conducteur et des autres usagers de la route et de la rue, la construction des routes et des véhicules, l'établissement de la signalisation, la sécurité, les diverses causes d'accidents. Une meilleure connaissance de tous ces éléments devrait permettre l'adoption de mesures propres à diminuer une hécatombe qui prend les proportions d'un fléau.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Malgré les efforts pour améliorer la sécurité dans l'industrie, la survenue d'une catastrophe n'est jamais à exclure : en témoigne l'explosion de l'usine chimique AZF à Toulouse en 2001. Ce travail interroge les enjeux du concept de sécurité effective, c'est-à-dire la manière dont les sujets passent d'une sécurité figée par des règles à une sécurité en action, au travers d'une transformation des règles formelles en obligations partagées que chacun s'engage à suivre ; l'engagement, l'appropriation, la compréhension et la coordination par les savoirs forment un ensemble de règles sociales inventées et mobilisées pour « agir en sécurité ». La démarche proposée ici s'inscrit volontairement en marge d'une scène judiciaire qui chercherait à décrypter les causes d'une catastrophe, pour se recentrer sur la scène organisationnelle visant à expliquer ce qu'est le travail d'organisation de la sécurité. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux et celles qui veulent comprendre les pratiques de sécurité au sein de l'entreprise, ses ambitions et ses limites : ingénieurs, médecins du travail, membres du Comité hygiène et sécurité, cadres et ouvriers, étudiants et élèves ingénieurs, ainsi que toute personne cherchant à comprendre ce qui s'élabore dans l'enceinte de l'entreprise.

  • Très répandus, de plus en plus utilisés, les documents électroniques restent souvent difficiles à manipuler ce qui peut conduire à des erreurs ainsi qu'à des réticences dans leur utilisation. L'objectif de cet ouvrage est de faire le point sur les recherches actuelles en ergonomie cognitive pour améliorer la conception et l'utilisation de ces documents, à des fins professionnelles et personnelles. L'ouvrage fournit une vue d'ensemble des travaux dans ces domaines et suscite des pistes d'améliorations possibles.

  • Cet ouvrage propose une démarche d'analyse de l'intelligence des collectifs de travail, applicable à différents secteurs d'activité, industries, services, institutions sociales. Reprenant les apports des théories interactionnistes et les réactualisant à la lumière des réflexions récentes sur l'action, les auteurs montrent le rôle du langage dans la construction collective de l'information et des savoirs, dans la négociation et les arbitrages nécessaires au travail. En analysant ses mécanismes, ses formes et ses fonctions, ils font ainsi du langage un outil d'analyse du fonctionnement des organisations. L'étude qui sert de base à cette analyse a porté sur l'hôpital, mais par sa méthode et ses résultats, il s'adresse à tous ceux qui étudient les formes de communication dans les situations de travail.

  • Ce livre tente de montrer que l'explication naïve, c'est-à-dire l'explication fournie par le non-spécialiste, « monsieur tout le monde », est un aspect important de l'étude et de la prévention des accidents. Comprendre ce qui s'est passé pour prévoir ce qui pourrait se passer à l'avenir, apparaît à la personne ordinaire, comme au spécialiste, comme une nécessité. Un certain nombre de biais défensifs et d'illusions nuisent cependant très souvent à l'efficacité de cette recherche causale et à celle des campagnes de prévention. L'intérêt de l'investigation des explications naïves réside justement dans le fait que celles-ci sont souvent erronées ou biaisées. Ces biais, d'origines diverses, peuvent induire des comportements néfastes vis-à-vis de la sécurité (prise de risque, non-respect ou indifférence vis-à-vis des mesures de sécurité par exemple). A l'inverse, la prise en compte des explications naïves a une valeur diagnostique appréciable et peut résulter en une meilleure adhésion aux mesures de sécurité désormais mieux comprises parce que fondées sur une rationalité et un système de communication plus accessibles. L'explication naïve propose surtout un regard nouveau sur les problèmes de sécurité, qui redonne leur place, toute leur place aux acteurs mêmes de la prévention. C'est donc un champ nouveau qui s'ouvre à la recherche sur les accidents et sur les risques, et que nous voulons croire prometteur pour la santé de tous. Ouvriers, contremaîtres, dirigeants, usagers de la route, professionnels de l'étude et de la prévention des accidents, chercheurs et étudiants, trouveront dans cet ouvrage, nous l'espérons, des éléments théoriques et méthodologiques susceptibles d'éclairer leurs pratiques.

  • Les changements, les mutations du travail, le chômage, l'emploi, l'exclusion..., la plupart des débats dits de société tournent autour de la substance, la place, l'avenir, la valeur du travail dans la vie sociale et ses équilibres. Mais de quoi parle-t-on ? Le problème n'est-il pas de savoir comment on produit des connaissances sur le travail que de répondre dogmatiquement à ces questions ? Cet ouvrage collectif propose à la fois une réflexion épistémologique et critique, une mise en synergie des savoirs autour de la connaissance du travail.

  • Ce livre présente une étude sociologique de l'organisation du travail dans quatre centrales nucléaires, en France et aux États-Unis. L'argument défendu dans ce livre est que ces organisations, dites à haut risque, bien loin de constituer des curiosités, sont profondément banales : en particulier, elles produisent les dysfonctionnements classiques qu'une longue tradition de recherches en sociologie des organisations a déjà identifiés. L'auteur en conclut qu'il est nécessaire de penser conjointement la fiabilité et la conception organisationnelle, afin d'enterrer la dichotomie confortable entre technologie et organisation. Ainsi pourra-t-on donner la place qui leur revient aux questions d'organisation dans les débats actuels sur la conduite des organisations à haut risque. Ce livre s'adresse non seulement aux spécialistes du domaine du risque, mais aussi à ceux intéressés par l'analyse des organisations. Les étudiants en sociologie et en ergonomie trouveront une présentation inédite des théories de la fiabilité organisationnelle. Les industriels et les institutions chargés de la conception, du fonctionnement et du contrôle de ces installations y trouveront également matière à réflexion, tout comme les citoyens préoccupés des risques industriels.

  • Ce livre présente un ensemble d'études sociologiques sur la négociation du temps de travail en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie. La thèse défendue porte sur l'effondrement d'une conception du temps de travail qui s'était progressivement construite, notamment en France, au cours de cent cinquante ans (1830-1980). Si, au cours de cette période, le temps de travail apparaît comme centré sur la protection des individus au travail, la période récente déplace la question de la durée du travail vers la flexibilité temporelle et vers l'emploi. Ce changement de la norme du temps de travail est triple : pertes des repères habituels (durée hebdomadaire du travail, deux jours de repos consécutifs...) ; des formes d'accords collectifs donnant lieu à des configurations individuelles variées ; une emprise plus marquée du temps des marchés sur l'ensemble des temps sociaux. L'auteur conclut sur l'émergence de formes temporelles qui se structurent autour de l'un des deux pôles dominants : soit le pôle temps collectif protégé (partage flexibilisé du travail), soit le pôle temps de la subsistance (temps réduit, pluri-activité). Ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes du domaine du travail et des organisations. Les responsables d'entreprises, les syndicalistes et les étudiants en sciences sociales y trouveront des éléments, situés dans leur contexte historique, pour mieux comprendre l'évolution du temps de travail et des multiples temporalités auxquelles nous sommes soumis.

  • Ce livre explore les différents aspects de la modélisation d'une activité. L'objectif est d'analyser puis de modéliser un comportement ou un raisonnement à partir de données issues de l'observation et de la verbalisation du contexte de travail.

  • Interpréter l'agir est un défi théorique, dans lequel s'engagent les auteurs de cet ouvrage. Quatre chercheurs plus anciens - Yves Clot, Daniel Faïta, Bruno Maggi, Gilbert de Terssac - et neuf chercheurs plus jeunes - Roberto Albano, Maryse Bournel Bosson, Tommaso Maria Fabbri, Giovanni Masino, Bernard Prot, Angelo Salento, Frédéric Saujat, Jens Thoemmes, Marco Zamarian - présentent leurs points de vue sur divers aspects de l'agir humain, dans différents cadres disciplinaires : psychologie, sociologie, économie, droit, linguistique, sciences de l'éducation, ou le domaine d'étude interdisciplinaire de l'organisation entendue comme régulation de l'action sociale. Qu'ils développent des théories de l'action ou des théories de l'activité, les auteurs de l'ouvrage répondent au défi posé par l'interprétation de l'agir en partageant une même orientation épistémologique permettant de dépasser les anciens dilemmes : sujet/réalité, individu/société, acteur/système, action/structure... et enfin comprendre/expliquer.

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