Presses Universitaires de France

  • Des Gaulois aux Carolingiens

    Bruno Dumézil

    • Presses universitaires de france
    • 13 Mars 2013

    Le pays que l'on nomme la France n'existe pas avant le second millénaire de notre ère. Pourtant, les mondes anciens participent à la lente construction de l'identité nationale. On doit ainsi aux Gaulois l'élaboration des paysages, à l'Empire romain (Ier-IIIe siècle) le droit et la langue, à l'Antiquité tardive (IVe-Ve siècle) la religion et la forme des relations socio-économiques. Dans une telle perspective, les Temps mérovingiens (Ve-VIIIe siècle) et carolingiens (VIIIe et IXe siècles) apparaissent moins comme des moments de décadence ou de renaissance, que comme des inflexions ap-portées à la civilisation antique.
    Concevoir l'histoire de France sur la très longue durée amène en outre à réfléchir à ce qui unifie une société par-delà les ruptures de la trame historique. Sans viser à l'exhaustivité, l'ouvrage explore ces questions centrales pour la recherche des origines de notre pays.

  • La pensée antique

    Jean-François Mattei

    • Presses universitaires de france
    • 23 Septembre 2015

    Des présocratiques à Plotin en passant par Socrate, Platon, Aristote, Épicure et les stoïciens, Jean-François Mattéi nous convie à un voyage initiatique dans la philosophie antique. C'est à cette source que la raison occidentale se nourrit depuis des siècles. On y assiste à la naissance de la philosophie, de la physique, des mathématiques, de la politique et même de l'harmonie : éblouissant feu d'artifice de la pensée comme l'histoire en a peu connu depuis lors, et qui continue de résonner dans les débats d'aujourd'hui. En fin pédagogue, Jean-François Mattéi construit des ponts entre hier et maintenant, soulignant ainsi l'étonnante puissance à travers les âges du «?miracle grec?».

  • Le siècle des bouleversements, de 1914 à nos jours

    Jean-François Sirinelli

    • Presses universitaires de france
    • 19 Mars 2014

    En 1914-1918 et 1939-1945, la France est au coeur des deux guerres mondiales : la première, d'une brutalité inouïe, la saigne de ses forces vives, la seconde la déchire de l'intérieur. À peine la reconstruction entamée, le pays voit son empire colonial disloqué et ses frontières réduites aux dimensions de l'Hexagone (1945-1962). Cette densité politique est redoublée par des crises économiques majeures, durant les années 1930 et à partir des chocs pétroliers des années 1970, qui font apparaître la période des Trente Glorieuses (1945-1975) comme une heureuse exception.
    Si l'on ajoute à cela la construction européenne, qui vient compliquer le jeu politique national, la globalisation économique, qui accélère la désindustrialisation, et la mutation sociologique majeure que représente la montée en puissance d'une culture de masse fondée sur la prolifération de l'image, du son et de l'information, on peut en conclure, avec l'auteur, que le XXe siècle est bien, pour la République française, celui de tous les bouleversements.

  • Les mythes grecs

    Pauline Schmitt Pantel

    • Presses universitaires de france
    • 13 Janvier 2016

    "L'épopée des dieux et des divinités, la ruse et le courage des héros impressionnent, guident et inspirent. Mémoire d'une communauté, le mythe transmet l'histoire et les valeurs dans lesquels une société se reconnaît. Avec pédagogie et clarté, Pauline Schmitt Pantel nous introduit au lien délicat entre mythe, histoire, politique et société. Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent ces cours particuliers d'histoire racontée, expliquée et analysée par Pauline Schmitt Pantel, helléniste et enseignant-chercheur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui s'est intéressée particulièrement dans ses travaux à l'histoire du genre, aux mythes et à la religion grecque."
    Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • La voie des idées, de Descartes à Hume

    Pierre Guénancia

    • Presses universitaires de france
    • 23 Septembre 2015

    Lorsque Descartes fait de la connaissance de l'esprit humain la principale tâche de la philosophie, il lui applique l'idée moderne de la science comme connaissance certaine et évidente. Durant les 150 ans qui suivront, aucun penseur ne reniera cette étincelle cartésienne. Dans son sillage mais aussi contre elle, dans le ciel de la philosophie apparaît une constellation de penseurs de premier ordre : Pascal, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Leibniz, Locke, Berkeley, Hume. La recherche philosophique accompagnant la « révolution scientifique » commencée avec Galilée s'engage alors dans « la voie des idées ».
    C'est donc sur cette voie que Pierre Guenancia nous entraîne, soulignant toujours dans les différences et les oppositions entre les philosophes la perspective épistémologique qui leur est commune : l'analyse de la connaissance doit précéder la connaissance des choses de l'univers, car ce n'est qu'à partir de nos idées que nous pouvons connaître les choses.

  • Classicisme et lumières

    Carole Talon-Hugon

    • Presses universitaires de france
    • 4 Mars 2015

    Au grand siècle, le développement des académies des arts signifie non seulement une reconfiguration des mondes de l'art et du statut de ses acteurs, mais aussi un développement remarquable de la réflexion théorique sur les arts. Les artistes discutent de leur valeur respective, de leurs rapprochements possibles (doctrine de l'Ut pictura poesis), de leurs finalités (movere, docere, placere), de leurs moyens propres et de leurs problèmes spécifiques. Le XVIIIe siècle est marqué par l'invention décisive de la catégorie moderne de beaux-arts, qui rassemble dans un sous-ensemble inédit les arts visant le beau. Par ailleurs, sous l'effet de la nouvelle science et de l'épistémé qu'elle suppose, à la métaphysique du beau des anciens succède une manière moderne et toute sensible de penser la beauté, qui délie celle-ci du bien comme du vrai. L'invention du goût comme sens du beau en est la conséquence directe, et celle du sublime - qui accueille toute la transcendance perdue par la beauté -, sa conséquence indirecte. L'idée de génie possède aussi une place importante dans cette constellation neuve. À l'apparition des beaux-arts est liée celle de disciplines satellites : la critique d'art (Diderot), l'histoire de l'art (Winckelmann), et l'esthétique (Baumgarten).

  • Moyen Âge et Renaissance

    Carole Talon-Hugon

    • Presses universitaires de france
    • 15 Octobre 2014

    Au Moyen Âge, les arts se déploient dans un univers mental très différent du nôtre, et selon des catégories (celles d'« arts mécaniques » et d'« arts libéraux », par exemple) et des formes (pensons aux genres théâtraux des « mystères » et des « miracles », ou bien au genre littéraire de l'hagiographie) qui pour nous sont insolites. La production picturale et sa réception sont marquée par les écrits de Plotin puis par la synthèse du néo-platonisme et de la pensée des Pères de l'Église. La querelle des images qui agite le monde byzantin au VIIIe siècle montre l'incidence des réflexions théologiques sur la production picturale et permet de comprendre les contraintes stylistiques de la peinture d'icônes. La Renaissance est non seulement marquée par des nouveautés stylistiques remarquables, mais aussi par des changements considérables dans la manière de penser ces pratiques (qui cessent d'être vues comme des arts mécaniques), leur enseignement (création des Académies), leurs acteurs (invention du mot « artiste »), et la production artistique de l'Antiquité (apparition des premières collections et débuts de l'histoire de l'art).

  • Modernité

    Carole Talon-Hugon

    • Presses universitaires de france
    • 10 Février 2016

    La philosophie de l'art sans histoire de l'art est vide, l'histoire de l'art sans philosophie de l'art est aveugle. Car l'art est fait non seulement d'oeuvres, mais aussi de mots pour les dire, de concepts pour les distinguer et de théories pour les penser.
    Pourquoi le XIXe siècle a-t-il défendu « l'art pour l'art » ? Pourquoi la musique, la littérature ou la peinture furent-elles si soucieuses de formalisme ? Que signifia la création en 1863 d'un « Salon des refusés » ? Comment évolua le régime éco­nomique des arts plastiques ? Telles sont quelques-unes des questions dont traite cet ouvrage et auxquelles on ne peut répondre sans convoquer à la fois les oeuvres, les acteurs et les courants, mais aussi les concepts même d'« art » et d'« artiste ». Il analyse donc la production et la réception artistiques de la Modernité au sein de l'atmosphère théorique du XIXe siècle, et étudie notamment l'importance considérable qu'eurent sur le devenir de l'art le Romantisme allemand, la philosophie de Hegel et celle de Schopenhauer.

  • Rome ; des origines au VIe siècle de notre ère

    Stephane Benoist

    • Presses universitaires de france
    • 19 Octobre 2016

    Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent ces cours particuliers d'histoire racontés, expliqués et analysés par Stéphane Benoist, professeur d'Histoire romaine à l'Université de Lille (SHS-Lille 3). De ses mythes fondateurs à son effondrement face aux invasions barbares, ce coffret retrace l'épopée de l'Histoire de Rome. La petite cité, vouée par la légende à un avenir illustre, conquiert l'intégralité du monde connu de l'époque. Dans sa chute même, Rome, à la fois ville et empire, établit les racines de notre civilisation. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

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