Presses Universitaires de Vincennes

  • Très célèbre et médiatisée de son vivant, Marguerite Duras (1914-1996) continue, vingt ans après sa mort, à attirer une multitude de lecteurs, à susciter des études dans les universités du monde entier et à exercer une influence marquante sur les écrivains actuels.
    Ce retentissement est dû à la force singulière de sa voix qui est comme celle du mythologue de la cité : démesure, scandales, incantations, palingénésies, sont autant de manifestations d'un véritable soubassement mythologique de sa production artistique. Dans sa modernité et sa diversité - littérature, cinéma, théâtre, écriture pour les journaux - l'oeuvre durassienne renouvelle la puissance du chant de l'aède qui raconte les origines du monde. Duras façonne notre mémoire et parle à notre imaginaire à travers un espace sacral, cultuel et culturel qu'elle n'a cessé de créer, en mythopoète.

  • Aux États-Unis, le Land Art se développe à partir de 1968 sous la forme de sculptures monumentales situées dans des espaces volontairement éloignés des centres d'art. Dès lors, comment montrer au sein d'un lieu d'exposition ce qui à l'évidence se tient ailleurs, et qui parfois n'existe plus sur le site original ?
    Les aspects de ce problème à la fois artistique et institutionnel déterminent en définitive l'expérience même des spectateurs. Cet ouvrage propose d'examiner les implications théoriques de cette nouvelle manière d'appréhender les oeuvres, en confrontant les divers discours sur le Land Art, du récit de voyage aux critiques d'art de l'époque, des textes philosophiques aux écrits d'artistes. Il offre ainsi une réflexion sur notre rapport aux oeuvres d'art aux prises avec leur effacement.

  • « Ce qui arrive en Chine arrive dans le monde, et ce qui arrive dans le monde arrive en Chine ». Ce simple énoncé, aux faux airs de tropisme, assume en une phrase toute la radicalité d'Arif Dirlik. Ce sinologue américain d'origine turque est à l'écoute de ce que nous dit la Chine, sans jamais s'exempter de nous rappeler les complicités économiques, politiques, managériales ou académiques qui accompagnent son incroyable développement.
    Les origines du mot « Chine », l'importation des sciences sociales, l'influence de l'anarchisme sur les premiers marxistes chinois, la trahison des promesses de la révolution, la Chine postsocialiste et le postmodernisme, le renouveau nationaliste, la destruction massive de l'environnement et la croissance continue des inégalités... voici la liste non exhaustive des sujets abordés par Arif Dirlik dans cet ouvrage qui échappe aux pièges de la sentimentalité victimaire et des discours exceptionnaliste comme essentialiste de la supposée « altérité » chinoise qui ont marqué les esprits au tournant du xxie siècle.
    Ce premier choix de textes, fait avec leur auteur, permet de découvrir la logique imparable qui lie histoire, langage et théorie critique dans une longue et fructueuse carrière, achevée trop tôt en décembre 2017.

  • À l'ère où les médiums s'hybrident, où les disciplines se décloisonnent, où les supports se dématérialisent, il s'agit de penser la photographie entre les arts, les médiums et les savoirs.
    À l'heure où la photographie est à la fois un objet conceptuel, une image en vecteur, un espace viral, un lieu de migration, il s'agit de proposer une recherche en acte(s) où la théorie favorise un lieu relationnel capable de déterritorialiser les disciplines et de faire converser les pratiques.
    Au moment où s'épuisent les hiérarchies historicistes, les classements par genre, la photographie reste art de la représentation mais se révèle art non mimétique, art nodal, art parfois disruptif, bref, Figure à partir de laquelle de nouveaux modes de pensée se construisent, de nouveaux critères scientifiques s'inventent, de nouveaux champs de savoirs dialoguent.
    Aujourd'hui, cet ouvrage - où l'indisciplinarité s'est imposée comme schème de recherche - propose de penser En photographie des oeuvres déployant des gestes, des actes, mais aussi des matériologies et des plasticités dont la photographie est magnifiquement détentrice.
    Tel est l'enjeu de cet essai orchestré par une indisciplinarité, qui en appelle à tout un chacun qui s'intéresse à la photographie mais pas seulement.

  • Comment réfléchir les relations entre design et sciences, à une époque où l'omniprésence du design dans la société semble aller de paire avec la difficulté de sa définition ?
    Cet ouvrage propose une synthèse inédite des liens interdisciplinaires situant le design à l'enchevêtrement entre l'anthropologie de l'image, l'esthétique, l'histoire de l'art, les Sciences and Technological Studies (STS) et la culture visuelle des sciences. Il s'agit de proposer une analyse d'exemples historiques comme de pratiques de recherches contemporaines qui situeraient le design entre recherche et science.

  • De la peinture de Francis Bacon aux films d'Alain Resnais, les oeuvres visuelles de prédilection de Gilles Deleuze s'inscrivent dans une esthétique qui valorise l'excès, l'errance et la sublimation. De l'hystérie en peinture au surgissement de l'image-temps au cinéma, Deleuze promeut la propagation directe des forces que l'image véhicule, privilégiant la pure présence de ce qui est image. Sa critique de la mimésis et des distances réflexives de la représentation témoigne d'une forte défense des états de fusion et d'une fuite dans l'imaginaire.
    L'approche philosophique de Deleuze a pour singularité de penser l'image sans transcendance, sans manque et sans absence.
    Ce livre incite à considérer les origines et les conséquences d'une telle affirmation de l'immanence de l'image, y compris ses contradictions, tout en ouvrant un questionnement plus général sur le rapport entre image et subjectivité.

  • Issu d'un paradigme culturel étranger au système des beaux-arts, puisant ses ressources dans la liturgie afro-chrétienne et dans les pratiques carnavalesques, frayant dès son apparition avec la comédie musicale ou plus tard, avec le happening moderniste, le jazz a toujours débordé le domaine de la musique. « Le Jazz et la scène » propose d'appréhender ces débordements comme les manifestations d'une théâtralité aux multiples visages.
    À travers l'analyse du geste instrumental, des signes explicites et des insinuations discrètes, cet ouvrage montre comment la performance jazz transcende l'abstraction musicale pour faire de la scène un espace de représentation, mais aussi un instrument de légitimation culturelle et de constructions des identités.

  • Homme des archipels, Édouard Glissant a révolutionné la pensée de l'identité, qu'il s'agisse du moi, de la nation ou de la culture. Dépassant l'opposition entre l'universel et le particulier, il a ouvert les esprits à l'expérience de la relation : celle qui transforme, démultiplie, créolise. Son oeuvre s'attache à la mémoire de l'esclavage, condamne la colonisation, tout en contestant les communautarismes, pariant généreusement sur les rencontres imprévisibles et fécondes.

  • « Le prénom de Dieu » est le premier livre publié par Hélène Cixous, en 1967. Il aura été le Point de Départ, un départ pour un long voyage, qui compte déjà plus de quatre-vingts escales et dure depuis cinq décennies. Comme l'a écrit Jacques Derrida, sur qui ce recueil est arrivé comme un olni (« objet littéraire non identifié »), dans cet ouvrage « s'annonce, se nomme sans se nommer, se prénomme un grand absent.
    On pourrait croire à la reprise, par une écriture littéraire à la fois picaresque, fantastique, kafkaïenne, joycienne, des opérations de la théologie négative ». Pour Hélène Cixous, écrire, cet « acte violent d'amour », est le « morcellement d'un cri », un cri qui peut être une manifestation de la douleur d'exister, mais aussi un appel vers ce qui promet et qu'on nomme parfois « Dieu », faute de mieux.

  • Les États-Unis d'Amérique n'ont pas de Hobbes, de Locke, ou de Rousseau ; cependant, leur théorie du contrat social sort tout droit de la philosophie européenne, et le western est cette création artistique qui anime la théorie politique, qui la donne à voir, plein écran et pure fiction. Le western est analysé ici comme une philosophie en action où sont mis en scène les acteurs et les protagonistes de la création d'une république dont l'entrée est refusée à l'Indien, systématiquement « sauvage ».

  • En 1969, dans un contexte de fortes revendications sociales, des artistes décident d'oeuvrer dans la rue, au risque de passer inaperçus : ce sont les « Street Works ». À cette occasion, Vito Acconci décide de suivre chaque jour, durant vingt-trois jours, une personne différente dans les rues de New York jusqu'à ce qu'elle entre dans un lieu privé. C'est peut-être la première fois dans l'histoire de l'art qu'une oeuvre se doit de ne pas être vue en tant que telle. Elle se dérobe à toute visibilité artistique par le spectateur pour n'acquérir une reconnaissance qu'a posteriori.
    Pour explorer ce paradoxe entre imperceptibilité du geste et visibilité de l'oeuvre, cet ouvrage convoque différents cadres d'analyses, de la tradition littéraire aux philosophies de la modernité en passant par la psychanalyse. Ce faisant, il relie ces actions furtives semble-t-il novatrices à une tradition plus ancienne, à même d'appréhender leurs enjeux politiques et sociaux.

  • Comme Proust, comme Kafka, Borges a fait du « devenir auteur » une aventure vitale, que ce soit par la mise en scène d'une fiction autobiographique ou par le déploiement d'une métaphysique de la littérature.
    Julio Premat, propose un parcours dans l'oeuvre et dans le mythe de l'écrivain en privilégiant les aspects les moins connus en France.
    Trois figures de Borges ou trois avatars, sont analysés tour à tour : le héros fondateur, le fils à l'oeuvre, l'aveugle clairvoyant. Elles permettent de présenter les particularités de ce classique de la modernité et d'introduire les pôles thématiques majeurs de ses textes : l'érudition, la temporalité, le biographique et la lecture.

  • Apparues aux États-Unis durant les années 1990, les Visual Studies sont nées d'un déplacement des études culturelles anglo-saxonnes vers les questions visuelles. Elles résultent également d'un décloisonnement de l'histoire de l'art. Les contours de ces savoirs universitaires, artistiques et militants, nourris de nombreuses influences françaises, demeurent pourtant mal connus. Si les notions d'« études visuelles » et de « culture visuelle » sont désormais de plus en plus mobilisées par la recherche francophone sur l'image, ce livre montre qu'elles n'ont rien de convenu. Il en retrace les origines avant de présenter les principaux concepts permettant de penser la place prépondérante désormais occupée par le regard et l'imagerie dans la vie quotidienne. Plus qu'une simple introduction raisonnée, Les études visuelles applique les préceptes des Visual Studies à leur propre histoire, tout en méditant sur les nouvelles visibilités populaires et politiques.

  • Samuel Beckett, prix Nobel de littérature (1969), est né en 1906 dans une Irlande encore britannique, et mort en 1989 à Paris où il a vécu plus de 50 ans. C'est probablement le seul auteur ayant jamais écrit son oeuvre deux fois : en anglais et en français. Ce bilinguisme, loin d'être anecdotique, fait partie d'un projet radical, dont on trouvera ici les traits essentiels. Beckett a profondément ébranlé les assises de tous les genres qu'il a pratiqués : ses pièces sont pour la scène, pour la radio, pour la télévision, certaines sont sans paroles, l'une a pour personnage une Bouche, l'autre un souffle, une autre un air de musique. Ses récits, tous plus ou moins expérimentaux, peuvent être sans ponctuation, sans alinéas, sans personnages caractérisés. Son oeuvre est traduite, jouée et étudiée dans le monde entier. Elle fascine les philosophes, intrigue les psychanalystes. Elle a inspiré de nombreux artistes, peintres ou musiciens.

  • Traduire le théâtre, c'est se projeter sur une scène, dans le corps des acteurs. C'est aussi partir de son propre corps pour trouver les mots qui créeront du jeu, et faire l'expérience de sa place, parfois instable, dans une communauté.
    Au fil de témoignages, de réflexions théoriques et pratiques, cet ouvrage collectif s'attache aux rôles multiples des traducteurs au théâtre. Il analyse la mission de celles et ceux qui, par leur travail solitaire ou collaboratif, à la table ou en répétition, donnent sa première matérialité au texte ; il questionne les faisceaux de relations qu'ils entretiennent, tant avec des auteurs, metteurs en scène, acteurs, qu'avec des producteurs ou des éditeurs.
    Se trouve ainsi interrogée la place même du traducteur, au croisement de perceptions divergentes, voire conflictuelles, dans la communauté d'expérience que représente le théâtre.

  • Ce livre explore l'écriture singulière de Valère Novarina, à partir de l'expérience de metteur en scène de Claude Buchvald. Il raconte l'histoire de cette plongée dans un univers textuel novateur et exigeant, en explorant avec les acteurs, pas à pas, son avènement sur la scène.
    Écrit en un style résolument personnel et accompagné de photographies originales souvent inédites, ce livre est un acte de foi en la puissance visionnaire du théâtre.

  • Des cinéastes aussi importants que Théo Angelopoulos, Chantal Akerman, Jean-Luc Godard, Atom Egoyan, Tariq Teguia, Sylvain George ou Park Chan-wook ont filmé les lignes frontalières afin d'en montrer les usages, les tensions, les drames. Dans ces récits d'exil et de passage, aux esthétiques fragmentaires et aux dispositifs radicaux, la frontière n'a rien d'un alibi thématique ou d'un arrière-fond scénique. Elle s'impose comme une réalité particulière qui dialectise les tensions entre les états, dans laquelle se révèlent en creux les échanges socioéconomiques et les mouvements migratoires du monde. Cet ouvrage se place sous le signe d'une logique à la fois esthétique et politique. Les auteurs analysent la frontière comme un motif en soi, un pivot imageant qui fait fonctionner le récit cinématographique, et le déstabilise pourtant.

  • Ce livre est une approche théorique, principalement philosophique, de l'écriture critique. Il est pensé comme une boîte à outils devant permettre à un rédacteur ou à un lecteur de situer les textes critiques relativement aux conceptions de l'oeuvre d'art et aux conceptions du discours. Il explore les liens entre la critique d'art et les convictions philosophiques, esthétiques et épistémologiques - parfois implicites - depuis la révolution de l'art moderne à la charnière des XIXe / XXe siècles jusqu'à aujourd'hui, à partir des questions suivantes : quels types de savoirs les critiques proposent-elles ? En fonction de quelles attentes ? Ce livre s'interroge aussi sur les relations entre la critique et les codes et conventions artistiques. De manière générale, on peut donc considérer qu'il s'intéresse aux liens entre la critique et les croyances au XXe et XXIe siècles.

  • Édouard Glissant (1928-2011), poète et philosophe né en Martinique, est une référence majeure pour penser la mondialité aujourd'hui. Ses idées de créolisation et de Relation, commentées sur tous les continents et les archipels, ont bouleversé l'approche des identités et des cultures. Pendant les dix dernières années de sa vie, il s'est entretenu régulièrement avec François Noudelmann qui publie leurs discussions publiques et privées. Son inspiration philosophique, sa définition de la beauté, ses conceptions politiques sont au coeur de leurs débats. Ces entretiens offrent un apport essentiel à la compréhension de Glissant. Ils sont suivis par des articles sur des problèmes théoriques fondamentaux et sur des questions d'actualité, tels que la transmission sans universel ou les concurrences mémorielles.

  • Ce recueil de textes inédits ou introuvables de Claudine Eizykman, flamboyante cinéaste théoricienne, constitue une refondation radicale de la théorie du cinéma, élaborée et approfondie de 1970 à 2018. Renversant les doctrines fondées sur les standards de la narration-représentation, elle part du principe cinématographique comme mouvement paradoxal dont elle situe l'expérience originaire dans les avant-gardes et le cinéma expérimental, qui deviennent des lieux à partir desquels construire une pensée productive sur le cinéma.
    Sa méthode holistique, ses concepts ciselés, ses lectures éclairées de la quasi-exhaustivité des grands textes philosophiques, scientifiques, esthétiques à propos du cinéma, de Bergson à Warhol, ses analyses affutées des films d'Alexeïeff, Anger, Eggeling, Fihman, Kubelka, Len Lye, Man Ray, Mekas, O'Neil, Richter, Snow, Willoughby, jusqu'à Men in Black ou Mulholland Drive, constituent à la lecture autant d'expériences de pensée en cinéma stimulantes et émancipatrices : une forme prenante et surprenante de film-après-coup.

  • Six créateurs contemporains ont été choisis pour interroger les codes culturels, le politique et le religieux dans la danse indienne : Shantala Shivalingappa, Padmini Chettur, Bartabas, Pina Bausch, Carolyn Carlson et Ariane Mnouchkine.
    Partant de styles traditionnels de l'Inde, fondés sur l'idée d'un art total alliant musique, théâtre, poésie, danse, arts plastiques yoga, arts martiaux et arts numériques, plusieurs artistes font aujourd'hui le double choix du théâtre et de la danse contemporaines. Ainsi de Shantala Shivalingappa, Padmini Chettur, Bartabas, Pina Baush, ou encore de Carolyn Carlson et Ariane Mnouchkine. Six de leurs créations montrent ici comment un certain corpus littéraire indien se trouve détourné, fragmenté ou remplacé par des écritures éphémères avec projections d'images, calligraphies ou dessins tracés au sol. Elles témoignent aussi des interrogations que portent ces représentants du spectacle vivant sur les conditions d'émergence de leurs mouvements quotidiens et sur les limitations imposées en particulier au corps de la femme.

  • Artistes contemporains de cinéma et de théâtre donnent la réplique à Alain Astruc dans ce livre d'entretiens où se mêlent des extraits d'un ouvrage théorique inédit et des photographies d'Alain Astruc comédien.
    "Alain Astruc est sans doute un novateur qui comptera dans l'histoire de notre théâtre contemporain. Il fait basculer, comme il le dit lui-même, la représentation d'un monde à l'autre, du monde de la vue au monde de la voie... Il inverse les rapports de l'écriture et de la parole. Lui, fait passer la parole en premier : c'est la parole qui fait l'écriture et non l'inverse...?" Jean-Pierre FAYE
    "Voilà, mesdames et messieurs, nous avons vécu jusqu'à présent le monde de la représentation. Ce monde est mort, vive le monde. Et on entre maintenant dans le monde de la présence, c'est tout. C'est difficile à faire, c'est sûr." Alain ASTRUC

  • Les immigrants maghrébins et leurs descendants, relégués autrefois dans les marges sociales et culturelles, font depuis vingt ans pleinement partie de la vie nationale d'une france devenue multiculturelle. Au cinéma, ils ont acquis le reconnaissance du grand public en tant qu'acteurs et cinéastes ou comme sujets de nombreux films. Ce livre, qui réunit des chercheurs dans le domaine des études postcoloniales francophones, est le premier volume collectif à présenter un examen critique de ce cinéma multiple. Les auteurs de l'ouvrage mettent particulièrement en évidence les visions de l'intégration que les films de la diaspora maghrébine contribuent à faire émerger.
    Le bilan de cette production très diverse permet d'analyser dans toute leur complexité les changements sociaux dont ces films témoignent et qu'ils ont contribué à développer.

  • Depuis le début du XXIe siècle, on observe l'apparition régulière de films minimalistes manifestant une réticence marquée envers le scénario, le récit, la parole, la musique et la psychologie. Qu'ils relèvent de la fiction, du documentaire, ou des deux à la fois, les films de quinze cinéastes du monde entier (Lisandro Alonso, Wang Bing, Alain Cavalier, Pedro Costa, Darejan Omirbaev, Béla Tarr, entre autres) sont ici analysés d'un point de vue esthétique et dramaturgique pour mieux mettre en évidence un geste soustractif.
    Moins d'histoire, moins de dialogues, moins de décors, ces caractéristiques manifestent une belle foi en l'art du cinéma et en sa capacité de suggestion.

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