Presses de l'Université du Québec

  • La pratique du travail social en santé mentale s'est transformée et dépasse maintenant les frontières des organisations rattachées exclusivement à ce domaine. Les travailleurs sociaux sont quotidiennement en situation d'intervention auprès de personnes ayant des troubles mentaux, diagnostiqués ou non, et dont la gravité varie.

    Aujourd'hui, cette pratique se déploie principalement dans la communauté, à proximité des personnes atteintes et des familles qui les soutiennent. Elle allie différentes méthodes d'intervention et s'appuie sur des approches variées, avec comme ancrage transversal la perspective du rétablissement. La complexité et la richesse de cette discipline proviennent des multiples aspects devant être considérés dans un contexte d'intervention, soit la personne et ses vulnérabilités, de même que les environnements familiaux, groupaux, communautaires et collectifs, et leurs interactions.

    Cet ouvrage, qui s'adresse tant aux étudiants qu'aux intervenants des milieux institutionnels et communautaires, vise à fournir des repères pour bien apprendre, comprendre et s'engager dans ce champ d'action du travail social désormais multiforme.

    Christiane Bergeron-Leclerc est travailleuse sociale et professeure au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi. Ses recherches portent sur les processus et les pratiques d'inclusion sociale et de rétablissement des personnes ayant des troubles mentaux.

    Marie-Hélène Morin est travailleuse sociale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Ses activités de recherche et de formation
    portent sur l'intervention familiale et les proches aidants dans le domaine de la santé mentale.

    Bernadette Dallaire est professeure titulaire à l'École de travail social et de criminologie de l'Université Laval. Elle combine des expertises en santé mentale et en gérontologie, et a étudié l'approche du
    rétablissement en santé mentale, de même que les interventions psychosociales et médicales auprès des jeunes en difficulté.

    Cécile Cormier est travailleuse sociale spécialisée en santé mentale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'UQAR. Elle est aussi responsable de la formation pratique
    du campus de Lévis et membre du Collectif de recherche participative sur la pauvreté en milieu rural.

  • Au moment où le médicament dépasse les frontières nationales et celles de la médecine thérapeutique, il est essentiel de s'interroger sur les nouveaux espaces sociaux dont il redéfinit les limites. Cet ouvrage présente les effets sociaux du médicament à partir du brouillage et du déplacement de trois de ces frontières, celles entre le normal et le pathologique, entre l'inclusion et l'exclusion sociale, entre la nature et la culture.

    L'extension du domaine pharmaceutique s'est réalisée de manière inédite à l'échelle planétaire par la diffusion des médicaments et des essais cliniques, mais aussi sur les plans plus quotidiens et individuels de la vie sociale : travail, relations sexuelles, réussites scolaires. L'élargissement de l'usage des médicaments et les usages non médicaux montrent aujourd'hui combien le médicament échappe au seul contrôle médical. Le terme « pharmaceuticalisation » désigne précisément la façon dont des moments de la vie deviennent des opportunités pour l'industrie pharmaceutique.

    Le médicament est toutefois, comme le montrent les contributions de cet ouvrage, plus complexe qu'un simple objet pharmaceutique. Il est plus particulièrement analysé dans ce livre comme un objet permettant de faire évoluer non seulement les frontières du normal et du pathologique, mais aussi celles de l'inclusion et de l'exclusion sociale, sans nécessairement passer par le pouvoir médical. L'évolution technologique de ces dernières années et les effets matériels du médicament invitent également à étudier comment celui-ci contribue à faire évoluer la frontière entre nature et culture. Les textes rassemblés dans cet ouvrage, issus de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, présentent ces nouvelles frontières du médicament comme objet social dans les sociétés du Nord ou du Sud, à partir de problèmes liés à la santé mentale, au tabagisme, au VIH ou au cholestérol.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • La question du travail du sexe fait toujours, aujourd´hui, l´objet de polémiques où le moralisme et les bons sentiments prévalent sur la discussion ouverte. La traite des femmes pour fins de « prostitution » et leur vulnérabilité physique face à la violence et à l´homicide débouchent souvent sur des demandes de répression accrue, et ce sont les travailleuses du sexe qui font les frais de ces discours prohibitionnistes et moralisateurs. Soucieux de véhiculer auprès d´un large public une vision différente de la « prostitution » dans le respect des travailleuses du sexe et de remettre en question les bases du message néo-abolitionniste qui présente ces dernières essentiellement comme des victimes de souteneurs ou de leur fausse conscience, cinq spécialistes ont entrepris la rédaction collective d´un livre pour démystifier plusieurs préjugés liés au travail du sexe. Sont abordés dans ce livre original les fondements du débat actuel de la « prostitution » comme travail, les différentes réponses des régimes juridiques, la variété de pratiques et d´expertises mises en oeuvre par les femmes elles-mêmes, incluant celles des migrantes illégales, et l´action collective des regroupements qui luttent pour une reconnaissance du travail du sexe. Mais oui c´est un travail ! invite donc à déconstruire certains mythes et stéréotypes, et à étayer la preuve à l´effet qu´il est non seulement possible de défendre la légitimité du travail du sexe tout en luttant contre la violence, mais que cela est nécessaire.

  • La valorisation des savoirs expérientiels, la coproduction et l'évaluation des effets sont des concepts de plus en plus présents dans les réflexions touchant l'intervention médicale ou psychosociale. Ces notions forment un nouveau paradigme : rattachées à des approches générales comme la personnalisation ou à des méthodes de travail comme le patient partenaire ou l'éducation thérapeutique, elles favorisent les partenariats et les échanges entre la recherche, la clinique, les utilisateurs de services et l'enseignement.

    Le présent ouvrage est né des Rencontres scientifiques universitaires Montpellier- Sherbrooke, tenues en juin 2015, pendant lesquelles chercheurs, gestionnaires, intervenants et bénéficiaires se sont réunis pour réfléchir et débattre sur le thème de la participation et de l'engagement des usagers dans leur propre expérience d'intervention médicale ou psychosociale. Il met en perspective des pratiques, des recherches, des projets et des expériences issus du champ de la santé et de celui des services sociaux, tant en France qu'au Québec. Il saura intéresser les praticiens, chercheurs, étudiants et gestionnaires de ces deux domaines d'intervention.

  • Dans quels contextes se manifestent les violences dans la vie des enfants et des adolescents ? Comment ces jeunes définissent-ils eux-mêmes leur expérience de ces violences ? Le développement des recherches et des interventions témoigne-t-il d'une reconnaissance de ces jeunes comme des acteurs sociaux importants ? Nos façons de définir et de mesurer les violences sont-elles adéquates ? Y a-t-il lieu de revoir les fondements théoriques et méthodologiques de notre étude de ce phénomène ? Les politiques sociales et les programmes d'intervention sont-ils adaptés aux besoins des jeunes victimes de violences ? De tels questionnements, qui émanent de la multiplication des écrits sur les violences dans la vie des enfants et des adolescents des dernières décennies, sont cruciaux et constituent l'essence du présent ouvrage. L'analyse qui en est faite se veut entière ; elle cherche à inclure plusieurs formes de violences vécues dans différentes sphères de vie des jeunes et elle désire interpeller les divers acteurs en sciences humaines et sociales qui s'intéressent à la question. Ce livre - qui offre un espace de réflexion critique par l'analyse de certains enjeux théoriques, méthodologiques ou sociaux eu égard aux connaissances et aux pratiques actuelles dans le domaine - s'adresse donc autant aux chercheurs et aux étudiants qu'aux praticiens, aux gestionnaires ou aux politiciens.

  • Il n´y a pas « un » vieillissement, mais bien « des » vieillissements. Les parcours de vie et les expériences reliées à l´avancement en âge se déclinent différemment selon de multiples facteurs personnels et sociaux : le genre, l´origine ethnique, l´orientation sexuelle, le statut socioéconomique, les compétences citoyennes, les capacités et incapacités... Reflet de cette pluralité, l´ouvrage réunit les savoirs scientifiques et cliniques de 45 auteurs aux trajectoires professionnelles et aux expériences variées. Ensemble, ils ont construit une expertise unique à propos des personnes aînées et de la société, regroupée en quatre grandes sections : les multiples vieillissements et leurs représentations, les inégalités des défis rencontrés, les environnements des aînés et, enfin, les politiques et les actions sociales entreprises.

    Véritable traité de gérontologie sociale, il s´agit du premier manuel francophone traitant des différents aspects sociaux des vieillissements. Il porte le projet d´une société plurielle et inclusive, d´une société pour tous les âges où il fait bon vieillir.

  • Un discours institutionnalisé sur la maternité prédomine dans notre société et dicte ce qui fait dune femme une « bonne » mère. Les auteurs de cet ouvrage résistent à ce discours en présentant lexpérience de la maternité sous ses multiples visages, y compris ceux en contexte ditinérance, de toxicomanie, de violence et de pauvreté.

  • De nos jours, la notion de réseau occupe une place cruciale dans le système de santé québécois et dans les recherches sociales en santé. Il s'agit à la fois d'un mode d'organisation de services sanitaires et communautaires, d'une méthode d'investigation de ces services et d'une théorie plus générale d'appréhension du monde social.

    Le présent ouvrage fournit des exemples pratiques de la manière dont la notion de réseau est mobilisée, au Québec, pour mieux comprendre les processus à l'oeuvre dans le domaine de la santé. Pour ce faire, il rassemble des auteurs d'horizons disciplinaires variés. Sociologues, psychologues, anthropologues, chercheurs en travail social, en administration publique, spécialistes en évaluation de programme y présentent leur usage spécifique du concept de réseau comme méthode de recherche, inspiration théorique ou objet d'étude.

    L'ensemble de ces contributions offre ainsi le premier ouvrage francophone en la matière. Il sera utile aussi bien aux étudiants cherchant à se familiariser avec « l'approche réseau » qu'aux chercheurs plus expérimentés souhaitant se renseigner sur les recherches contemporaines dans ce domaine, aux professionnels de la santé, du travail social et du communautaire à l'affût de pistes d'innovations sociales, ainsi qu'aux citoyens s'interrogeant sur le monde de la santé aujourd'hui.

  • Dans les années 1970, l'anorexie et la boulimie ont fait une entrée fracassante dans l'espace public. Dès le départ, on leur suppose un fort ancrage social. Toutefois, les différentes disci-plines mobilisées autour de la question ne parviennent jamais vraiment à comprendre la teneur de la relation entre troubles alimentaires et société. Par l'examen d'une variété de discours scientifiques sur la dimension sociale de l'anorexie et de la boulimie, issus entre autres de la psychiatrie, de la psychologie, des gender studies et des neurosciences, l'auteure de cet ouvrage présente les diverses conceptions de l'individu et de son rapport à la société qui organisent cette littérature.

    L'un des principaux enjeux qui se présentent aujourd'hui consiste à penser ensemble les troubles alimentaires comme expérience intime et située ainsi que les traits dominants des sociétés contemporaines. Dans ce cadre, l'auteure se penche entre autres sur la relation entre le corps et la santé mentale pour dégager des pistes de réflexion qui pourraient permettre de lier l'intime et le social.

    Cet ouvrage intéressera les étudiants, les chercheurs et les intervenants. Il propose un état des savoirs sur la dimension sociale des troubles alimentaires, une analyse sociologique des représentations de l'individu et de la société imbriquées à ces discours et un examen des possibilités qu'offre l'intégration du corps vécu et ressenti à la sociologie de la santé mentale.

  • On assiste aujourd'hui à une prolifération, dans l'espace public, de récits personnels portant sur la sexualité, l'intimité et l'inclusion sociale. Ces récits abordent l'orientation sexuelle, l'expression de genre, la séropositivité au VIH, le travail du sexe, etc. Leurs thèmes sont tabous et les sujets parlant sont couverts d'opprobre, que ce soit à travers la criminalisation, la pathologisation ou la stigmatisation. Cependant, les histoires véhiculées participent à l'expansion d'un discours sur la justice sociale, lequel s'inscrit dans le sillage des différentes formes d'intervention et d'action sociales menées par des groupes minoritaires. Au-delà des individus et à travers le récit au « je » s'exprime une parole collective qui porte non seulement des identités et des valeurs singulières, mais aussi des manoeuvres politiques et une volonté de changement. Émergent des « cultures du témoignage » qui impliquent les témoins, les personnes qui sollicitent les témoignages, celles qui les consomment et l'environnement social et médiatique dans lequel ces récits prennent effet.

    Le présent collectif réunit des textes mobilisant des savoirs scientifiques et des expériences du terrain ainsi que des extraits d'entrevues menées avec des personnes ayant témoigné publiquement de leur vécu dans les communautés sexuelles et de genres au Québec. Les auteur.e.s, issu.e.s de milieux variés, exposent les jalons théoriques et méthodologiques du témoignage sexuel et intime comme ceux d'un important levier de changement social.

  • LE DÉVELOPPEMENT CONTEMPORAIN du champ d'analyse des problèmes sociaux se heurte à une difficulté récurrente : rendre compte de phénomènes qui mettent radicalement en tension les pratiques et les discours dominants, tels que la mort, la folie, l'excès, l'errance. Comment nommer et définir ce qui, a priori, est inclassable, innommable et ingouvernable ? Comment intervenir sur des problèmes aux contours flous, qui relèvent des domaines social, médical et pénal ? Comment décloisonner le silo des services ou conjuguer les expertises pour saisir des situations qui ne sont liées ni à l'un ni à l'autre de ces domaines de pratique ?

    C'est pour prendre à bras-le-corps ces figures innommables, inclassables et ingouvernables qu'ont été conviés à contribuer au présent ouvrage des auteurs en sciences sociales (sociologie, travail social, anthropologie) et spécialistes d'objets de recherche variés (itinérance, toxicomanie, santé mentale, soins palliatifs, mouvements sociaux, aide à l'enfance et à la famille). En analysant de front ce qui échappe aux théories et résiste aux pratiques dominantes, ils attirent l'attention sur le caractère problématique du vivre-ensemble au sein duquel « l'autre », sous ses diverses failles et vulnérabilités, se débat contre les frontières normatives du social.

    Ce livre s'adresse aux chercheurs en sciences sociales et aux divers acteurs de la pratique oeuvrant dans le domaine des problèmes sociaux.

  • Premier manuel francophone traitant des droits de la personne au regard du travail social, le présent ouvrage s'ancre directement dans les conceptions contemporaines de ce domaine en participant au développement des compétences et des habiletés requises pour la pratique de la profession.

    Au coeur de situations humaines et sociales complexes, la travailleuse sociale s'appuie sur un cadre où les principes du respect des droits fondamentaux et la défense de la justice sociale sont essentiels. Ce livre présente un certain nombre de règles juridiques et donne des exemples de leur application dans différents contextes d'intervention sociale. Au fil des chapitres, les étudiants découvriront les perspectives sociohistoriques qui permettent de comprendre l'état actuel des législations québécoise et canadienne, d'appréhender les objectifs et les finalités de ces législations et de saisir les enjeux vécus par les personnes et les populations en matière d'accès aux droits et aux institutions qui les défendent. Les nombreux exercices proposés aux lecteurs font avancer la réflexion sur ces enjeux. Centré sur les droits de la personne, cet ouvrage parcourt les questions des régimes juridico-politiques canadien et québécois, du consentement, du droit de la famille, de la protection de la jeunesse, des droits des peuples autochtones, des autorisations de soins et de la protection des adultes.

    Céline Bellot, juriste et criminologue, est actuellement directrice de l'École de travail social de l'Université de Montréal et de l'Observatoire des profilages. Ses travaux de recherche portent sur la judiciarisation des populations marginalisées (individus en situation d'itinérance, consommateurs de drogues, personnes autochtones). Ils s'inscrivent dans un cadre partenarial avec les organismes communautaires et les institutions ou de manière participative avec les populations concernées.

  • La fin de vie et litinérance sont les terrains denquête de lauteure qui tente de mieux cerner les recompositions de lintervention sociale par rapport à lindividualisation et à la singularisation de la société. Elle présente ainsi deux dispositifs daccompagnement, lun sadressant à des hommes sans-abri et lautre à des personnes aux prises avec le VIH.

  • En s'intéressant à des problèmes comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire, l'obésité, le culte de la performance sexuelle, les solitudes contemporaines, la dépression majeure, les inégalités sociales en santé mentale et le sida, les auteurs, venant de différents horizons universitaires comme le droit, la diplomatie, la criminologie, la médecine, la santé publique, le social policy, la sexologie, la sociologie et le travail social, analysent les mutations des familles. Ils comparent les lieux de décision des politiques sociales tant à Québec, qu'à Ottawa et Londres et observent les territoires de médiation sociale, les lieux de rédemption comme la prison, la peur générée par le terrorisme logé dans certaines zones géopolitiques de la planète et aussi dans nos esprits.

  • Comment des mères ayant donné naissance à un âge précoce, dans un contexte de violence commise par le partenaire intime, réussissent-elles à surmonter ces adversités et à assumer positivement leur rôle parental ? S'appuyant sur l'analyse des récits de vie de mères, des entretiens de groupe et des observations participantes réalisées dans des groupes de jeunes parents, cet ouvrage cherche à développer une compréhension plus fine des différents éléments impliqués dans cette question. Donnant voix aux mères, l'auteure explore le sens de la maternité dans leur vie, leurs perceptions de la violence et des gestes qu'elles posent pour y mettre un terme. À l'aide des composantes du modèle de résilience développé, cet ouvrage offre une lecture nuancée des intersections dans lesquelles se trouvent certaines mères, des processus nécessaires pour développer une trajectoire de résilience, mais aussi des interactions complexes entre les facteurs qui soutiennent ou fragilisent cette trajectoire. Il propose enfin des réflexions et des recommandations pour l'intervention. Il saura sensibiliser les intervenants, les étudiants et les chercheurs à la délicate question de la violence commise à l'endroit des femmes lors de la période périnatale, mais aussi faire réfléchir à l'importance d'un concept positif comme la résilience pour appréhender des réalités qui se situent à l'extérieur d'un cadre normatif jugé socialement acceptable.

  • Le présent ouvrage aborde la violence familiale et conjugale en milieu autochtone dans ses dimensions systémique et historique, essentielles à la compréhension de ce phénomène si étroitement lié aux effets dévastateurs de la colonisation et des politiques assimilatrices réservées aux Autochtones du Canada. La désorganisation des structures familiales traditionnelles, les multiples traumatismes - notamment ceux engendrés par le régime des pensionnats - et le cumul de problèmes socioéconomiques illustrent la complexité du contexte dans lequel cette violence s'inscrit et se reproduit, tant dans les communautés autochtones qu'en milieu urbain.

    Structuré autour de 33 témoignages d'hommes des Premières Nations et inuits, cet ouvrage est novateur en matière d'études sur la violence conjugale au Québec - dont le point de vue masculin, fondamental, est en quelque sorte l'«angle mort». Dans des entretiens d'une rare authenticité, ces hommes se livrent en toute humilité. Ils dévoilent à la fois d'immenses souffrances et des aspects peu glorieux de leur vie. En dépit de la dure réalité qu'ils décrivent, leurs propos nous aident à mieux comprendre comment les séquelles du passé continuent d'affecter la vie de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants autochtones. Surtout, cette libération de la parole se double d'une volonté réelle d'aller de l'avant et de retrouver la confiance et l'harmonie au sein de leur couple, de leur famille et de leur communauté. C'est cet espoir que révèlent cinq parcours inspirants d'hommes qui, tout en surmontant la honte et la culpabilité, ont entamé un processus de guérison qui leur a permis de rompre avec la violence.

  • Guidée par les histoires singulières de sept jeunes, cette étude de terrain présente la pratique d'accompagnement de trois organismes communautaires de lutte au décrochage scolaire auprès de jeunes en difficulté à l'école secondaire, dans trois régions du Québec (urbaine, semi-urbaine et rurale).

  • Cet ouvrage définit la notion de revenu minimum garanti avant d'explorer les diverses modalités (minimum social, impôt négatif et revenu de citoyenneté) au Canada, aux États-Unis et dans divers pays européens. L'auteur fait ressortir les dilemmes que pose toute stratégie de mise en place d'un revenu minimum garanti tant au plan des effets redistributifs et de l'efficacité économique qu'à celui de l'incitation à l'emploi et aborde aussi les controverses quant à sa faisabilité économique et sa légitimité politique.

  • La ville fait-elle encore rêver les jeunes? Constitue-t-elle un lieu d'expression identitaire et d'expérimentation qui les pousse jusqu'à la création? Comment contrer la disparition de lieux de socialisation qu'entraîne la revitalisation des centres-villes? La culture punk, le graffiti urbain ou la musique hardcore, sont-ils uniquement l'empreinte du passage des jeunes ou représentent-t-ils l'expression d'un nouvel imaginaire qui dessine les pourtours d'un devenir social?

  • Le transfert de soins à domicile est-il souhaitable, et si oui, à quelles conditions? Quels en sont les effets sur la population québécoise en général et sur certains groupes en particulier: les professionnels en milieu hospitalier, les employés à statut précaire, les femmes? Afin de répondre à ces questions, les auteurs tentent de jauger les forces et les faiblesses de ce nouveau système, mais aussi d'apporter des solutions constructives à un projet dont la philosophie de base pourrait conduire au bien-être des personnes en perte d'autonomie ou en besoin de soins.

  • En examinant l'impact des politiques sociales et l'évolution du marché du travail, les auteurs évaluent les pratiques professionnelles d'intervention ainsi que les enjeux suscités par les notions d'intégration et d'insertion des chômeurs, des assistés sociaux, des jeunes de la rue, des toxicomanes et des ex-détenus.

  • Ce livre met au jour les logiques dactions qui guident les professionnels de la protection de lenfance dans leur prise de décisions. À partir de lanalyse des discours demployés dun centre jeunesse, lauteure en dégage trois types (logiques collaborative, délibérative et légaliste) et montre les dimensions qui les appuient, soit le rapport au mandat de protection, le rapport à la situation et le rapport au risque. Louvrage vise avant tout à conscientiser les professionnels sur leur pratique.

  • Ce livre vise à introduire de nouvelles façons de concevoir, de théoriser et dintervenir sur le social en ce XXIe siècle. En revisitant dune manière créative les postulats de base du travail social, les auteurs proposent des lectures inédites des problèmes sociaux, un regard plus nuancé sur les populations marginalisées, un renouvellement des politiques sociales comme levier de citoyenneté ainsi que des pistes dintervention plus respectueuses des individus.

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