Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Faut-il refuser le développement ?

    Serge Latouche

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Novembre 2018

    L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire.

  • La parole et l'outil

    Jacques Attali

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 31 Janvier 2019

    Chacun cherche l'autre, l'autre n'est pas là. Il travaille, il consomme, il se repose. Sans l'autre, chacun se résigne à meubler sa solitude par la même absurde destruction du temps : travailler, consommer, se reposer. Ainsi, la société n'est-elle plus que l'organisation collective de la destruction solitaire du temps. L'absence des autres. La solitude. L'inflation mondiale. Le développement inégal. Absurdes rapprochements ? Irréel inventaire ? Fil conducteur central, à notre avis, de l'histoire des luttes et de l'espérance d'aujourd'hui, par lequel, dans le silence des outils, viendra le temps de la parole.

  • Technopolis

    Jean-Pierre Gaudin

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 4 Mars 2019

    La crise actuelle de la ville est en particulier le fruit de réalisations bâclées et d'un urbanisme tout juste octroyé. Aujourd'hui cependant, des formes de négociations contractuelles se développent et dessinent des perspectives nouvelles. Elles valorisent la multiplicité des points de vue et font place aux initiatives municipales. Faut-il croire ceux qui y voient la chance d'une modernisation politique et d'une catalyse des énergies locales ? Dès l'orée du siècle, lorsque les communes commencent d'être affrontées à la gestion de la ville moderne, le souci de l'efficacité croise d'emblée l'ambition de refaire la société « par le bas ». Le développement urbain gagnerait à s'enraciner dans un réseau local d'initiatives, de liens et de solidarités. Quelle est donc cette prégnance du sentiment local dans notre imaginaire politique ? Il fallait examiner comment affiliations et obligations peuvent s'actualiser dans le temps, et pourquoi aux perfectionnements gestionnaires répond une volonté toujours renouvelée d'enracinement. A quelles fins, en somme, la technique et la « Polis » cherchent-elles à se conjuguer ? L'analyse du municipalisme, dans ses figures historiques et contemporaines, révèle ainsi les implications profondes mais également les paradoxes des innovations actuelles. L'adaptation des services urbains à la diversité des attentes conduit en effet à l'affaiblissement des références qui donnaient sens à l'action collective. Et l'appel élargi à l'opinion publique se résume trop souvent au dialogue avec les nouvelles « technélites ».

  • L'internationale du capital

    Pierre Dockès

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 15 Juin 2020

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Partager le travail

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 Juin 2016

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Capitalisme mondial

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 Juin 2016

    Pour comprendre la dimension mondiale actuelle du capitalisme, il faut partir de l'univers des multinationales.
    Le phénomène de multinationalisation est donc exploré, sous toutes ses faces, qu'il s'agisse des firmes industrielles ou des banques : pourquoi elles investissent à l'étranger, comment elles organisent leurs activités à l'échelle planétaire.
    Ensuite, ces vecteurs de l'homogénéisation de l'espace mondial, du continu, sont confrontés aux États-nations qui sont, eux, des facteurs de différenciation, de disparité. C'est dans cette optique qu'est examiné l'impact de la multinationalisation sur la production, l'emploi, les échanges extérieurs, la diffusion de la technologie, la politique industrielle et sociale.
    Mais le simple face-à-face multinationales-États doit être dépassé. Il faut aller au-delà, pour saisir la réalité nouvelle qui émerge : l'économie mondiale. Celle-ci ne peut être conçue sur le mode de l'additivité. Elle est le produit dialectique de la dynamique de la mondialisation, et de la persistance du fait national. Dans cette perspective, la rupture avec les paradigmes existants de l'économie internationale, devient nécessaire. L'apport néoclassique et néomarxiste est remis en cause, les conceptions nouvelles sont passées en revue de façon critique, pour tenter d'élaborer une approche nouvelle de l'économie mondiale et de sa crise.

  • Le chômage paradoxal

    Philippe D Iribarne

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 15 Juin 2020

    Le chômage de cette fin de siècle déjoue autant la sagacité des économistes que celle des gouvernants. Pourquoi, dans une économie si largement mondialisée, les divers pays connaissent-ils des niveaux et des formes de chômage si divers?

  • Croissance et crise capitalistes

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 8 Novembre 2018

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Automatisation et travail

    Le Gall Du Tertre

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 3 Décembre 2015

    L'automatisation est l'une de ces innovations majeures qui est souvent perçue comme étant à l'origine d'une nouvelle révolution technologique. Elle est devenue l'enjeu d'un débat de société, qui concerne tous les acteurs de la vie économique et sociale. Deux questions centrales se posent : dans quelle mesure cette technologie correspond à l'entrée de nos sociétés industrielles dans un nouveau type de civilisation ? Quel avenir est réservé au travail ? Cet ouvrage tente de répondre à ces interrogations, en se dégageant de tout déterminisme technologique. Il propose d'analyser l'automatisation au sein d'une trilogie sociétale, d'une dialectique à trois termes, technique, économique et social, qui tienne compte de l'histoire. Le voyage dans le temps et dans l'espace qui est ici proposé, a un objectif tant rétrospectif que prospectif. Il présente un bilan de la pensée en sciences sociales, sur ces grandes questions de l'automatisation et du travail. Il conclut sur l'absence d'un modèle défini sur la seule base technologique, pour envisager différents scénarios de configurations productives.

  • Le socialisme industriel

    Alain Boublil

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 2 Avril 2019

    La crise de l'économie française est une crise industrielle : elle a frappé le coeur de notre organisation productive, en provoquant la mainmise du capital étranger sur nos industries de pointe, et l'évasion de l'investissement vers la recherche du profit à court terme et la spéculation. C'est donc au coeur de l'industrie, que se trouve la réponse à ce nouveau défi lancé aux Français.
    La nationalisation de neuf groupes, et la définition d'un projet industriel, le socialisme industriel, constituent la réponse des socialistes.
    La réduction de la dépendance économique, face aux turbulences nées de l'environnement international, la cohérence, inscrite dans le plan, de l'ensemble des interventions publiques, enfin la restructuration du coeur de notre industrie, afin de lui donner une configuration compatible avec une autre conception de la croissance, telles sont ces nouvelles ambitions. Elles passent par la définition des filières clefs, articulées autour des groupes qui vont assurer le retour au plein-emploi, l'indépendance et surtout la souveraineté économique, condition du maintien de notre identité culturelle.

  • L'inflation créatrice

    Albert Meister

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 15 Juin 2020

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Violence de la monnaie

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    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 8 Novembre 2018

    Les observateurs les plus subtils sont démunis devant la récurrence des crises monétaires : au lieu de chercher à les comprendre, ils sont condamnés à les dénoncer. Prendre au sérieux la monnaie, oblige à un déplacement radical de perspective. Il faut revenir sur les fondements des sociétés marchandes, et reconnaître que la compatibilité des intérêts individuels ne peut résulter du seul jeu du marché. Dans les sociétés dominées par le désir d'accaparer, et fascinées par l'imitation, la cohésion passe par des modes de socialisation spécifiques. Dans cette approche, la monnaie révèle sa réalité ambivalente, indissolublement principe de normalisation des comportements et arme des conflits privés pour l'appropriation des richesses ; à la fois bien social se pliant aux contraintes de la gestion étatique et lieu d'affrontement et de fractionnement entre groupes rivaux. L'ordre monétaire, les crises qui l'ébranlent, les transformations des systèmes monétaires, les compromis noués par la politique monétaire, sont analysés dans le prisme des configurations dessinées par la coexistence de ces forces, qui homogénéisent et morcellent le champ social.

  • France, Japon, États-Unis : l'emploi en détail

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    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 4 Mars 2019

    Ce livre débute par une énigme : il y a presque deux fois plus d'emplois commerciaux par habitant au Japon qu'en France, deux pays ayant pourtant des niveaux de vie semblables. Les auteurs montrent que l'élucidation de cette énigme, peut avoir une portée assez générale en matière d'analyse des déterminants nationaux de l'emploi dans un secteur de l'économie. Leur approche concerne les structures et les stratégies nationales de l'emploi, et la capacité - plus ou moins grande - d'un pays et d'un secteur d'activité à créer des emplois. Ce livre ne s'adresse donc pas uniquement à ceux qui portent un intérêt légitime, mais plus spécialisé, soit à l'emploi commercial, soit au Japon (ou aux États-Unis, second pays faisant l'objet d'une comparaison), comme miroirs de l'économie et de la société française. Il y est question de la façon dont une société construit son système d'emploi dans une branche de l'économie (appartenant ici au tertiaire marchand), et du contraste entre des modèles nationaux distincts de construction sociale de cet emploi. Ce contraste, un peu comme la vision binoculaire, donne du relief à chacune des situations nationales. Il fait réfléchir à l'éventail des possibles.
    Outre des résultats empiriques originaux sur les caractéristiques des systèmes d'emploi en France, au Japon et aux États-Unis, cet ouvrage propose, sur le plan théorique et méthodologique : une démarche explicitement socio-économique, appliquée aux recherches comparatives sur l'emploi.

  • À qui profite l'école ?

    Jacques Hallak

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 26 Avril 2018

    Centrant son ouvrage sur le thème de l'équité et du développement, Jacques Hallak montre, par une approche multidisciplinaire, l'immense faillite des systèmes scolaires et le désarroi des sciences de l'éducation dans le monde : croissance incontrôlée des effectifs ; inflation des dépenses ; faiblesse des rendements ; maintien des inégalités ; chômage des « enseignés ». Il pose la vraie problématique de l'économie de l'éducation qui s'exprime en ces termes : « Quelle éducation ? Pour qui ? Et pour quel développement ? ».

  • Entreprise et Société

    Jean Lojkine

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 26 Novembre 2015

    À l'heure où beaucoup s'interrogent sur les possibilités de réconcilier l'Entreprise et la Société, ce livre apporte un éclairage nouveau sur les alternatives gestionnaires. Il démontre, exemples à l'appui, que le monde de la gestion économique est pluriel, divisé, enjeu d'interprétations contradictoires. Et, surtout, il établit un lien inédit entre l'avènement de la révolution informationnelle et le bouleversement des règles du jeu économiques. Au coeur même de la compétition mondiale, l'entreprise ne peut se séparer de son environnement local, l'efficacité doit être sociétale. Mais cet objectif ne peut être atteint, s'il reste un débat d'experts, s'il n'est pas approprié par les gens d'en bas, s'il ne devient pas un enjeu central pour tous les acteurs de l'entreprise : cadres comme salariés d'exécution, syndicalistes comme managers. Ce livre concerne au premier chef tous les acteurs de l'entreprise, mais aussi tous ceux qui cherchent une alternative à la pensée unique et à l'idéologie de la mondialisation.

  • Les regions qui gagnent

    Lipietz/benko

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 Juin 2016

    Depuis une quinzaine d'années, il s'est produit des changements structurels tout à fait spectaculaires. La compétitivité variable des activités économiques, dans différentes régions, a eu pour résultat des taux de croissance régionale différents, et un accroissement des inégalités spatiales. Il y a des régions qui gagnent, et il y en a qui perdent. Le grand déménagement du territoire est en route : d'anciennes périphéries deviennent centrales (la Sun-Belt aux États-Unis, des villes du sud de la France, ou de la « Troisième Italie », etc.), et des régions - autrefois prospères - se marginalisent (le Nord-Est français ou américain, par exemple). Mais, sur quelles bases ce glissement se produit-il ?
    Cet ouvrage fournit quelques éléments conceptuels, pour aborder les nouvelles réalités régionales, de façon analytique et cohérente. Il expose les interactions entre logique économique et institutions politiques, tant au niveau local que global. Les auteurs proposent de reconsidérer la question du développement régional, en s'attachant plus particulièrement, d'une part, au puzzle actuel que constitue la réagglomération visible de la production et, d'autre part, à la globalisation des flux économiques. Ainsi, les concepts clés sont lancés : districts et réseaux.
    Le livre est décomposé en trois parties, et offre ainsi une synthèse sans équivalent (appelée à faire longtemps référence) de dix années de débats, vifs et non clos, tant dans les pays anglo-saxons, que latins. La première partie donne la parole aux défenseurs des districts et à leur optimisme ; les auteurs de la seconde n'hésitent pas à « tirer » sur les précédents, en présentant une logique capitaliste plus globale que locale. La troisième partie étudie l'évolution du système productif et les régions par une approche plus complète, prenant en compte les conflits, les contradictions, la régulation, les politiques, etc.

  • Division familiale du travail

    M. Barrere-Maurisson

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 15 Juin 2020

    Une étude dont l'objet est de rendre compte de la façon dont la famille, par sa composition, ses structures, s'inscrit dans l'emploi et contribue à définir les formes de travail et d'activité économique, tant pour les individus, les groupes ou les institu

  • La mythologie programmée ; l'économie des croyances dans la société moderne

    Perrot/rist/sabelli

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 4 Septembre 2015

    La mythologie programmée se situe en position d'interface, entre des fragments de mythes anciens et des pratiques sociales auxquelles il est impossible de se soustraire. Elle se dissimule et, par là même, s'impose grâce à une série de supports concrets qui peuvent être des événements, des personnages ou des objets. Un certain nombre de ces figures, prises à titre d'exemples, font chacune l'objet d'un chapitre (la carte de crédit, Mère Teresa, la bioéthique, la culture d'entreprise, l'ordinateur, etc.). La dernière partie est consacrée à la solidarité Nord-Sud, qui est au principe de la création du champ du développement. On a beau constater les échecs de celui-ci, et se lasser des illusions qu'il produit, personne ne saurait en contester le bien-fondé ni refuser d'y contribuer. Peu importe le contenu de la croyance, l'essentiel est que celle-ci rende certaines pratiques nécessaires et que chacun s'y conforme.

  • Travail : mode d'emploi

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 11 Décembre 2015

    Le travail n'a pas n'importe quel mode d'emploi et, en même temps, l'emploi ne peut pas être totalement assimilé au simple travail. Telles sont les deux pistes qui sont développées dans ce livre. À une époque où la compétition économique devient encore plus aiguë, la manière dont les entreprises et les nations vont gérer les ressources humaines sera déterminante. Il leur faudra non seulement anticiper le devenir de chaque poste de travail, mais aussi faire face, au jour le jour, aux défis changeants de l'environnement. Dans cette recherche d'une meilleure gestion, la tentation d'une flexibilité accrue de l'emploi n'est pas sans conséquences sur la situation du marché du travail et sur les comportements qui en découlent. Si l'entreprise veut préserver ses chances de réussite, elle devra prendre en compte toute la richesse de la relation qu'elle entretient avec ses salariés et ne pas la réduire à un simple échange de travail. Ainsi, après avoir assoupli le travail, développera-t-elle l'emploi.

  • L'Histoire ambiguë

    Dockes/rosier

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 Juin 2016

    Ce livre, aux perspectives souvent inattendues, met en question les certitudes affichées par tant d'auteurs libéraux, marxistes ou tiers-mondistes, sur l'interprétation du passé et les possibilités d'en tirer des enseignements pour les stratégies à mettre en oeuvre aujourd'hui.
    Plutôt qu'une histoire linéaire, ce livre est une « visite » à quelques moments privilégiés de la longue aventure du développement économique et du capitalisme : la genèse médiévale, l'affirmation avec la Renaissance, la « Révolution industrielle », puis les métamorphoses de la société au XIXe et au XXe siècle dans les grandes dépressions, et jusqu'aux crises contemporaines avec leurs formes diverses.
    Au coeur de cet ouvrage, les auteurs placent les jeux subtils de l'innovation et du conflit, une dialectique qui anime non seulement l'économique ou le technique, mais le politique, le social et le culturel. Contre ceux qui croient que l'histoire est la raison en marche, même lorsqu'elle ruse, ou ceux qui l'estiment absurde, ils la déclarent ambiguë : son sens n'est jamais fixé, il doit sans cesse se conquérir.
    Ce recours à l'histoire longue permet, par les réinterprétations originales qu'il présente, de mieux comprendre notre temps de crise et de désillusions, au Nord comme dans le Tiers Monde aujourd'hui éclaté. L'analyse de celui-ci, considéré à partir d'espaces sociaux spécifiques, permet de saisir le développement ambigu de Taiwan ou de la Corée, le « mal-développement » en Amérique latine, ou le « développement du sous-développement » dans une grande partie de l'Afrique. Et d'ouvrir, dès lors, des perspectives nouvelles.

  • Le Travail : reflet des cultures

    Jacob Annie

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Octobre 2015

    La définition de l'homme économique, homme rationnel adaptant ses moyens à ses fins, fait référence à des croyances qui paraissent partagées par tous. Comment contester en effet que la rationalité est le moyen le plus économique pour atteindre les objectifs que l'on se donne. Ainsi, pour pouvoir consommer, il faut produire et, pour produire, il faut travailler. Ce texte se propose de questionner cette représentation dont on commence à douter. La rencontre avec des sociétés que l'homme occidental a nommées sauvages a suscité des débats d'idées qui ont abouti à une représentation d'un monde universel, notre monde, qui se dit civilisé, et qui se vit comme un modèle que toutes les sociétés sont destinées à suivre. Dans cette évolution, le rapport que les hommes ont entretenu, et se doivent d'entretenir au travail, paraît jouer un rôle central. Après avoir analysé l'évolution de la valeur du travail entre les XVIe et XVIIIe siècles, en France, nous analysons les propos tenus à la même époque à l'encontre du sauvage, le plus souvent perçu comme ne travaillant pas. La pensée économique qui se constitue alors ne manquera pas d'utiliser ce sauvage comme un contre-modèle pour le nouvel ordre de société qu'elle souhaite instituer.

  • L'Économie non conformiste en France au XXe siècle

    Weiller/carrier

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 1 Janvier 1994

    Comment assumer les bouleversements structurels contemporains, avec une théorie économique dont les hypothèses sont inadaptées à notre époque ? Devant l'ampleur des problèmes que, non seulement l'économie standard ne veut pas résoudre - le réel a tort - mais encore qu'elle contribue parfois à intensifier, avec l'identification croissante des économistes aux garants d'une austérité imposée en Europe, il est temps de réfléchir à de nouvelles perspectives. Les travaux non conformistes fournissent un appoint de réflexions et d'expériences nombreuses, pour créer le choc de ce réveil indispensable. Loin d'avoir disparu, l'économie qui refuse de se conformer à cette orthodoxie, est bien vivante à travers des courants pluriels. Mieux, il existe une tradition de plus d'un siècle, amplement représentée en France, qui peut être mise au service d'une autre approche des problèmes et des politiques économiques. Tel est le sens de cet ouvrage : reconstituer le fil du temps et restituer les éléments d'informations scientifiques et historiques, nécessaires à un débat actuellement obscurci par l'influence dominante de préférences doctrinales exclusives.

  • Principes d'une nouvelle théorie de l'État

    Jean Gatty

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Octobre 2015

    Les alternatives entre État et marché, public et privé, monopole et concurrence, politique et économique, majorité et unanimité, hiérarchie et égalité, ordre et liberté sont-elles irréductibles et indépassables ? L'opinion, commune ou savante, l'affirme. Ce livre démontre le contraire.

  • L'État sans qualités

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 Juin 2016

    Fallait-il croire les spécialistes des sciences sociales, lorsque les uns voyaient - dans l'État - un recours pour compenser les effets négatifs de la modernité, tandis que d'autres dénonçaient un nouveau totalitarisme, résultant de la pénétration - de plus en plus fine - de l'État dans la société civile ?
    Au-delà de la contradiction, on ne peut que s'interroger sur la nouvelle figure de l'État, qui est née d'échanges et de polémiques, tant parmi les intellectuels, qu'entre ceux-ci et leurs interlocuteurs habituels. On remarque d'abord que tous ont abusé de la métaphore militaire, pour désigner les équipements, les appareils, les agents de l'État et, surtout, que c'est à partir de politiques publiques marginales, telle celle du « socioculturel », que s'est forgée la figure d'un État ordinaire. On remarque, ensuite, que cet incessant travail de qualification qui, deux décennies durant, a constitué l'essentiel de la réflexion sur le politique a beaucoup contribué à faire perdre à l'État ses qualités.
    Dans des temps où l'on constate l'impact de la banale et massive modernité, où l'on ne sait comment renouer avec le projet initial du Welfare State, il s'avère ainsi de plus en plus difficile de penser le politique. Ce qui ouvre la crise de la représentation.

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