Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Autoportrait dit à l'abat-jour (Chardin), Composition : paysans (Picasso), Le déjeuner sur l'herbe (Manet), etc., semblent être les produits originaux d'une fabrication ad hoc, dans un cadre énonciatif fortement conditionné par leurs relations de coprésence à la peinture. Pourtant, donner un titre à une toile implique un équilibre entre le vouloir-dire singulier d'un sujet et les contraintes d'acceptabilité du discours dans lequel ce vouloir-dire se formule. Les titres de tableaux tendent toujours à se constituer en système de formes dénominatives. Ce livre esquisse ainsi, à partir du cas d'espèce que constituent l'intitulation picturale, une théorie générale de la nomination - la Signalétique - selon laquelle les dénominations d'objets uniques construites en discours sont soumises à des processus stables et inconscients. L'ouvrage s'adresse non seulement aux linguistes que la question de la nomination intéresse mais aussi aux étudiants en sciences humaines qui y trouveront des outils sémiotiques et sémantiques utilisables dans des domaines où l'image et le texte sont nécessairement conjoints. En repérant des clivages et des points d'inflexion suivant les domaines et les époques, il ouvre par ailleurs à l'historien de l'art et au plasticien les perspectives nouvelles d'une analyse langagière.

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  • Est-il une notion plus familière à tout homo loquens que la notion de mot ? En est-il de plus enracinée dans la conscience linguistique ? Cependant c'est une notion qui a été évacuée de la grammaire par toutes les écoles linguistiques contemporaines, qui ont construit leurs hypothèses grammaticales sur les unités plus petites (morphème) ou plus vastes (phrase, syntagme). Et si, pourtant, le mot existait bien ? S'il était bien une unité grammaticale ? Non seulement une unité grammaticale « de plus », mais l'unité grammaticale par excellence, en fonction de laquelle toutes les autres trouvent leur cohérence, et autour de laquelle l'ensemble de la structure formelle s'organise ? Tirant les leçons des impasses respectives des modèles structuraliste et générativiste, cet essai propose une théorie du mot, et tente de faire apparaître que cette théorie du mot - redéfini sur une base formelle rigoureuse - constitue la clé de voûte de la morphologie et de la syntaxe, ainsi que de leurs rapports à l'énoncé.

  • Les lapsus ? Nous connaissons tous. Nous les entendons autour de nous, nous les produisons, souvent sans nous en rendre compte ; on en rit, comme on rit des contrepèteries, à cause de leur cocasserie ; et de ce rire nous rougissons ; et du lapsus dont nous venons de prendre conscience nous éprouvons une certaine gêne, comme si nos interlocuteurs voyaient dans l'incongruité du lapsus la manifestation d'une confusion mentale. Pourtant rien de plus normal qu'un lapsus : tout homme, s'il parle et quand il parle, produit des lapsus ; le lapsus accompagne la parole comme un témoin de sa normalité. Rien de plus arbitraire aussi que le lapsus, du moins en apparence. Involontaire chez celui qui l'émet, ne faisant pas sens et par conséquent ne s'intégrant pas dans le discours, il apparaît comme une bizarrerie risible et cocasse. Et pourtant on l'explique : Freud n'y a-t-il pas vu une expression de l'inconscient ? Les auteurs de ce premier ouvrage consacré, en France, aux lapsus se placent quant à eux sur le terrain linguistique et psycholinguistique pour éclairer le mécanisme de production des lapsus. A partir d'un corpus de près de 3 000 de ces erreurs de langage, extraites de conversations spontanées en français, ils recherchent les éléments phonétiques du contexte, les associations lexicales, etc., qui expliquent pourquoi ici on dit le contraire de ce qu'on voulait dire, pourquoi là deux mots se télescopent, pourquoi souvent les consonnes et les voyelles, tels de petits gnomes espiègles, jouent les intrus indésirables, bref les raisons qui expliquent l'apparition des lapsus et la forme qu'ils prennent. Les résultats de ces investigations, comparés à ceux obtenus pour d'autres langues, leur permettent une réflexion sur les modèles de production de la parole proposés par les psycholinguistes, production dont les lapsus, de façon paradoxale, éclairent bien des aspects, depuis la conceptualisation du message au plus profond de notre cerveau jusqu'à ce bruit qui nous sert à communiquer et que nous nommons la parole.

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  • Linguiste angliciste et anglophile, l'auteur soutient dans ce livre un point de vue qui ne paraîtra paradoxal qu'aux cuistres et aux adorateurs inconditionnels des idées reçues : le « franglais » qui menace aujourd'hui la qualité de notre langue n'est pas le fruit d'un excès de connaissance de l'anglais, mais, au contraire, celui de l'épaisse ignorance de l'anglais qui caractérise les Français qui le propagent. Avant d'être un livre à thèse, cet ouvrage est cependant une étude - à l'aide de concepts linguistiques rigoureux - des différentes catégories d'anglicismes du français contemporain, et une tentative pour cerner objectivement les contours de l'évolution de la langue française au contact de l'idiome hégémonique du monde contemporain.

  • L'objet du livre est la recherche des règles de dépendance qui existent entre la valeur conceptuelle immanente du SN et le choix de l'article. La conception qu'il présente rompt avec les théories extensionnelles de l'article. Elle leur oppose une conception intensionnelle élaborée dans le cadre d'une grammaire conceptuelle fondée sur une version du calcul des prédicats. Elle s'est avérée suffisamment souple pour révéler, sous la surface apparemment mal ordonnée, l'existence de régularités impressionnantes, d'un système cohérent de règles qui régissent la distribution des articles. Elle a permis de constater le fait que la langue française nuance en surface presque toutes les différences que prévoit la combinatoire sémantique. Le livre unit les aspects théorique et pratique en formulant des règles opératoires absentes des descriptions habituelles du français. Par conséquent, une fois complété par une description du fonctionnement extérieur du SN (en préparation), il peut être utilisé dans l'enseignement du français, langue étrangère.

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  • Outre la question de la définition et de la distribution des parties du discours, variables d'un type de langues à l'autre, cet ouvrage réexamine un certain nombre de problématiques essentielles : opposition verbo-nominale, statut des relateurs et des modalités. Une large place est réservée également aux notions de valence et d'orientation : la nouveauté réside ici dans l'application extensive faite de ces notions, aux syntagmes (entre autres génitivaux), aux propositions (complétives, relatives par qui, par que) et aux affixes (personnels). Le modèle d'analyse proposé, qui se réclame de certains grands noms de la tradition linguistique française (Guillaume, A. Sauvageot, Tesnière), ne néglige pas pour autant les acquis des théories récentes (grammaire des cas, lexicases, grammaire relationnelle, etc.) ; il fournit aussi bien un cadre applicable à la description des langues particulières qu'un point de départ pour une typologie ; ainsi on trouvera, dans ce livre, des analyses nouvelles de phénomènes de langues variées (tagalog, palau, turc, nahuatl, kinyarwanda, français, etc.).

  • Les auteurs proposent dans cet ouvrage une exploration du poème, objet symbolique aux multiples niveaux. Mètre et rythme, sonorités, syntaxe, sémantique et rhétorique sont autant de paramètres analysés avec clarté et précision pour permettre de mieux décrire, comprendre et apprécier la poésie. La perspective choisie est résolument éclectique : la grille d'analyse linguistique présentée réconcilie les acquis de la tradition et les apports de la linguistique moderne dans la perspective d'une sémiologie conçue comme étude des productions symboliques.

  • Sur quoi repose le sens d'une phrase ? Sur l'amalgame des mots constitutifs mais aussi sur le rapport avec les phrases voisines. Pour comprendre une phrase, il faut en sortir, et se situer dans le transphrastique. La langue est dialogue, et dialogue veut dire séquences de questions et de réponses, agencement de preuves, d'objections, de concessions, de conclusions. Un secteur récent, en plein essor, des sciences du langage s'ouvre ainsi devant le lecteur. L'auteur en donne dans ce volume (issu de ses cours à l'Université de Paris V) une image séduisante par l'originalité du modèle qu'il construit et par les perspectives qu'il suggère sur la rhétorique, l'argumentation et le fonctionnement des actes de langage.

  • Le langage n'a cessé d'être, depuis l'Antiquité, source de fascination, objet de réflexion et matière de description dans la culture occidentale. C'est par lui, et autour de lui, que se sont mises en place des pratiques rhétoriques, juridiques et didactiques, des théories philosophiques et scientifiques, des institutions sociales et politiques. La dialectique de l'histoire fait, en retour, que l'évolution même des langues - leur diffusion ou leur étiolement, leur promotion ou leur oppression - est déterminée par des conditions sociopolitiques et culturelles engendrées par des pratiques langagières et par l'usage, à des fins multiples, de l'outil qu'est le langage. C'est l'interrogation sur le statut et la fonction du langage qui est au coeur de la réflexion linguistique. Plutôt que de retracer les acquis qui jalonnent l'histoire de la linguistique, cet ouvrage se propose de suivre l'histoire de « la pensée linguistique » : une histoire faite de continuités et de discontinuités, de besoins (éducatifs, religieux, politiques) et d'actes gratuits, de processus de longue durée et de courte durée, de mirages idéologiques et d'un travail de sape critique, mais aussi - et surtout - une histoire qui a sa dynamique propre. De l'Antiquité jusqu'au début du XIXe siècle, au moment où la pensée linguistique s'institutionnalise et devient l'objet de contraintes professionnelles, l'histoire de la pensée linguistique témoigne d'un dépassement constant par rapport à sa détermination contextuelle. L'histoire de la pensée linguistique en Occident est analysée ici, selon une chronologie respectant sa dynamique interne, du point de vue des intérêts sous-tendant l'étude du langage et des langues, du point de vue des approches descriptives et des matériaux langagiers examinés ; le regard historique changeant est orienté par les diverses façons dont on a envisagé l'objet langue.

  • Depuis que le sens est devenu le pôle d'attraction de la linguistique, la composante énonciative du langage fait l'objet d'une exploration de plus en plus diversifiée. Il est en effet assez généralement admis que l'étude sémantique des énoncés reste pauvre et peu satisfaisante si l'on ne tient pas compte de l'énonciation. Ce qu'on peut attendre avant tout d'un nouvel ouvrage sur la question, après tant d'autres, c'est donc qu'il mette en relief les acquis les plus solides, qu'il soumette à une critique sans complaisance un certain nombre d'idées reçues ou renforce, s'il y a lieu, leurs assises théoriques, qu'il aide à repenser les définitions et qu'il propose, en tenant compte de travaux récents, de nouvelles synthèses pouvant déboucher sur des perspectives fécondes. Tels sont les objectifs que l'auteur a visés. Le regroupement des différents points traités en trois sections - Deixis, Modalités, Actes de langage et pragmatique - lui permet de donner une vue générale et équilibrée de la problématique de l'énonciation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Tiraillés entre la tradition aristotélicienne et le formalisme américain, les développements que nos grammaires ou les études plus spécialisées consacrent au syntagme nominal révèlent à l'usage toute sorte de lacunes et de contradictions. Ce livre trace dans l'histoire des déterminants la voie originale d'une « filière française » issue de Beauzée (1767). Il aborde différents problèmes qui sollicitent les linguistes comme les philosophes ou les logiciens, mais replacés sous un éclairage inédit : le statut des noms propres, les types de relatives, les descriptions définies, la généricité et la spécificité, les ambiguïtés pragmatiques... et encore le partitif de, la place de l'adjectif épithète ou le démonstratif de notoriété. Des sujets débattus reçoivent ici un traitement neuf et pédagogiquement exploitable. L'auteur ajoute en filigrane une leçon de méthode.

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  • Dans quelle mesure peut-on parler d'un français de la médecine, du droit ou de l'audio-visuel ? Une étude pluri-dimensionnelle utilisant des acquis de la linguistique générale montre que la spécificité des textes spécialisés tient pour une large part à leur terminologie, c'est-à-dire à l'expression des connaissances. Toutefois, ce n'est pas seulement la prédominance du « sens conventionnel » sur le « sens naturel » qui est remarquable, mais aussi les moyens linguistiques du transfert des connaissances : l'écriture des énoncés, une morphologie composite, une syntaxe marquée, une énonciation stylisée. L'ouvrage vise à faire le point sur ce que la linguistique a à voir avec la traduction et la rédaction techniques, la documentation, la normalisation, l'aménagement linguistique, l'ingénierie de la connaissance, la lexicographie, la terminographie et l'enseignement des langues.

  • Le dictionnaire fait figure d'autorité : il dirait le droit des usages langagiers dans le commerce des mots au sein d'une société établie. Tel mot doit ou peut se prendre dans telle ou telle acception pour signifier telle chose dans telle circonstance. Tel mot doit s'écrire et se dire selon telle règle d'usage quelle que soit la circonstance. Le dictionnaire serait-il donc « un prêt à parler » ? Pour tenter de répondre, nous avons construit une lecture du dictionnaire selon la problématique d'une analyse du discours engagée sur les pistes ouvertes par M. Foucault et M. Pêcheux. Aussi avons-nous donné aux premiers dictionnaires monolingues du français un statut d'événement. Événement discursif parce que, dès leur apparition, ils ont été l'instrument d'une politique de la langue. Événement linguistique, parce qu'ils ont constitué le « corps » de la langue et, par là, contribué à la formation d'une conscience linguistique des sujets parlants. Nous avons donc ouvert les dictionnaires comme lieu d'expérimentations d'une écriture du sens. Écriture qui se voudrait réglée par une théorie voilée du lexique mais qui se règle autrement dans la diversité des pratiques discursives mises en oeuvre dans le texte des articles. Aujourd'hui, consulter le dictionnaire revient à se frayer des « chemins de traverse » dans un réseau d'énoncés de définition, d'exemples et de domaines d'usage dont les effets de sens échappent à une maîtrise absolue du sens.

  • « L'orthographe, c'est la langue : surtout, n'y touchez pas ! » criaient les uns. « Pas du tout », répondaient les autres, « l'orthographe n'est que le vêtement de la langue ! ». C'est entre ces deux approximations que, pendant plusieurs mois, de 1989 à 1991, on s'est battu autour de l'orthographe, comme on l'a déjà fait plusieurs fois depuis le début du siècle, et comme on le refera sans doute avant qu'il ne s'achève. La visée de ce livre n'est pas seulement de faire l'histoire de la bataille, où s'engagèrent les plus puissants. Il s'agit aussi - et surtout - de décrire l'objet autour duquel on combattait : l'orthographe française. Comment s'est-elle faite ? Comment fonctionne-t-elle ? Est-il possible de la réformer ? Avec une grande sérénité - non dépourvue, parfois, d'une certaine sévérité - Michel Arrivé fait le point. On ne pourra plus parler de l'orthographe ni de sa réforme sans prendre en compte ses analyses.

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