Langue française

  • Le pays que l´on nomme la France n´existe pas avant le second millénaire de notre ère. Pourtant, les mondes anciens participent à la lente construction de l´identité nationale. On doit ainsi aux Gaulois l´élaboration des paysages, à l´Empire romain (Ier-IIIe siècle) le droit et la langue, à l´Antiquité tardive (IVe-Ve siècle) la religion et la forme des relations socio-économiques. Dans une telle perspective, les Temps mérovingiens (Ve-VIIIe siècle) et carolingiens (VIIIe et IXe siècles) apparaissent moins comme des moments de décadence ou de renaissance, que comme des inflexions ap-portées à la civilisation antique.
    Concevoir l´histoire de France sur la très longue durée amène en outre à réfléchir à ce qui unifie une société par-delà les ruptures de la trame historique. Sans viser à l´exhaustivité, l´ouvrage explore ces questions centrales pour la recherche des origines de notre pays.

     

  • Des présocratiques à Plotin en passant par Socrate, Platon, Aristote, Épicure et les stoïciens, Jean-François Mattéi nous convie à un voyage initiatique dans la philosophie antique. C'est à cette source que la raison occidentale se nourrit depuis des siècles. On y assiste à la naissance de la philosophie, de la physique, des mathématiques, ...

  • Au grand siècle, le développement des académies des arts signifie non seulement une reconfiguration des mondes de l´art et du statut de ses acteurs, mais aussi un développement remarquable de la réflexion théorique sur les arts. Les artistes discutent de leur valeur respective, de leurs rapprochements possibles (doctrine de l´Ut pictura poesis), de leurs finalités (movere, docere, placere), de leurs moyens propres et de leurs problèmes spécifiques. Le XVIIIe siècle est marqué par l´invention décisive de la catégorie moderne de beaux-arts, qui rassemble dans un sous-ensemble inédit les arts visant le beau. Par ailleurs, sous l´effet de la nouvelle science et de l´épistémé qu´elle suppose, à la métaphysique du beau des anciens succède une manière moderne et toute sensible de penser la beauté, qui délie celle-ci du bien comme du vrai. L´invention du goût comme sens du beau en est la conséquence directe, et celle du sublime - qui accueille toute la transcendance perdue par la beauté -, sa conséquence indirecte. L´idée de génie possède aussi une place importante dans cette constellation neuve. À l´apparition des beaux-arts est liée celle de disciplines satellites : la critique d´art (Diderot), l´histoire de l´art (Winckelmann), et l´esthétique (Baumgarten).

  • Chantés dans les fêtes en l'honneur des dieux ou lors des banquets, entendus sur les gradins du théâtre ou sur l'agora, contemplés sur les murs des temples et sur les vases à boire, les mythes font partie du quotidien des Grecs. Zeus et les divinités de l'Olympe, Prométhée, Héraclès, OEdipe, Thésée, Hélène, Pandora, Ulysse, ...

  • La philosophie de l'art sans histoire de l'art est vide, l'histoire de l'art sans philosophie de l'art est aveugle. Car l'art est fait non seulement d'oeuvres, mais aussi de mots pour les dire, de concepts pour les distinguer et de théories pour les penser.Pourquoi le XIXe siècle a-t-il défendu « l'art pour l'art » ? Pourquoi la musique, ...

  • En 1914-1918 et 1939-1945, la France est au coeur des deux guerres mondiales : la première, d´une brutalité inouïe, la saigne de ses forces vives, la seconde la déchire de l´intérieur. À peine la reconstruction entamée, le pays voit son empire colonial disloqué et ses frontières réduites aux dimensions de l´Hexagone (1945-1962). Cette densité politique est redoublée par des crises économiques majeures, durant les années 1930 et à partir des chocs pétroliers des années 1970, qui font apparaître la période des Trente Glorieuses (1945-1975) comme une heureuse exception.

    Si l´on ajoute à cela la construction européenne, qui vient compliquer le jeu politique national, la globalisation économique, qui accélère la désindustrialisation, et la mutation sociologique majeure que représente la montée en puissance d´une culture de masse fondée sur la prolifération de l´image, du son et de l´information, on peut en conclure, avec l´auteur, que le XXe siècle est bien, pour la République française, celui de tous les bouleversements.

  • Lorsque Descartes fait de la connaissance de l'esprit humain la principale tâche de la philosophie, il lui applique l'idée moderne de la science comme connaissance certaine et évidente. Durant les 150 ans qui suivront, aucun penseur ne reniera cette étincelle cartésienne. Dans son sillage mais aussi contre elle, ...

  • Comment une petite cité du Latium a-t-elle pu devenir souveraine du monde méditerranéen ? C'est avec une approche renouvelée de 1 400 ans d'histoire que sont données ici les raisons d'un succès. Au-delà du thème romantique de la décadence et de la chute des empires s'élabore un récit appelant quelques réflexions bienvenues pour notre monde contemporain en proie aux doutes. L'histoire des institutions de la cité-État de Rome, celle de la constitution de son empire territorial, le destin d'une citoyenneté et d'un droit largement diffusés au cours de l'histoire « européenne », les rapports entre les dieux et les hommes sont autant de destins partagés qui participent d'une aventure humaine commune, de part et d'autre des rivages de la Méditerranée.

empty