Réédition numérique FeniXX (Quai Voltaire)

  • Cette pièce tirée du roman Antichambre, du même auteur, sera présentée à Avignon, en juillet 1992.

  • « Précisons, reprit Constantin d'un air byzantin, que rien de ce qui vous est arrivé n'est dû au hasard. Non seulement nous sommes des théoriciens, mais en plus des praticiens (ce qui nous change des philosophes ordinaires). Nous vous avons choisi entre tous. - Pour votre médiocrité et votre aspect représentatif, compléta César ; bien maquillé, bien préparé, bien lancé, vous feriez un excellent président de la République. - Moi ? Président de la République ? - Vous gagnez bien au loto, pourquoi pas à la loterie démocratique ? - Pour ne rien vous cacher, après votre élection nous vous ferons assassiner, nous avons besoin d'un mort fondateur, d'un martyr et d'un ciment. Ce sera vous. C'est ce que nous appelons l'opération Pierre Stepanovitch. - Et si je refuse ? - Vous perdez tout. Président de la République, ça ne se refuse pas. » Jacques Lamare, héros de ce roman, est l'expression vivante de la moyenne statistique des Français. À travers les aventures ordinaires de ce parfait homme moyen, Rafaël Pividal nous offre une réjouissante satire de notre société, de ses moeurs, de son langage, de sa pensée.

  • François Martineau est avocat. Il est l'auteur d'ouvrages spécialisés et d'un essai sur la délinquance de 1748 à nos jours, Fripons, gueux et loubards.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Melchior Cornaro, riche banquier génois, est arrêté par la Sainte Inquisition. L'intolérance est d'autant plus insupportable qu'elle revêt l'apparence de la justice. Melchior, avec le silence comme compagnon de cellule, n'a pour lui que sa conscience. Mais l'oppresseur s'entend à introduire le doute, puis la culpabilité chez le prisonnier. Roman qui met à nu la violence sombre et feutrée des audiences inquisitoriales, ce livre porte aussi sur la déstabilisation tranquille d'un individu et sur la force obstinée et inébranlable de l'Église. De Barcelone à Istanbul, en passant par Madrid, Rome et Chypre, le lecteur parcourt tous les hauts lieux d'une époque où la foi se conjugue au pouvoir.

  • Un homme de pouvoir, personnalité connue et célébrée, meurt de manière aussi soudaine que mystérieuse. Son fils entreprend alors de percer le secret de cette disparition. Sa quête va l'amener à découvrir la vérité d'une vie qu'il ignorait, celle de son propre père. Peu à peu, l'image d'homme comblé que ce dernier avait laissée de lui s'efface ; apparaît alors une figure presque inconnue, cachée même, dont la réalité ne ressemble guère à celle du disparu...

  • Un chat, observateur perspicace, sûr de ses informations de premières griffes, n'hésite pas à se faire historien pour notre plus grand plaisir. Mêlant astucieusement l'anecdote à l'érudition, parcourant le temps et l'espace, bondissant de l'Égypte des pharaons au Paris contemporain, Akhénaton, sans aucune retenue, raconte la vie de l'homme et de la femme, de leur sexualité, de leurs amours, de leurs faiblesses, de leurs rares qualités animales ou humaines. La guerre, la violence, la méchanceté se conjuguent sans cesse avec la peur de Dieu, l'angoisse de la mort et la crainte de la femme pour confectionner cette histoire, notre histoire. Chroniqueur du « temps long », notre chat serait-il pessimiste ? Caustique et réaliste, répondra-t-il. Il ne croit en rien, n'espère rien, n'attend rien. Est-ce cela la sagesse féline ? Pour le savoir, donnons notre langue au chat.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'auteur exerce un curieux métier : il enseigne la philosophie. « Six ou dix classes tous les ans : des élèves de sections techniques principalement, au lycée Pierre-de-Coubertin à Meaux et au lycée du Gué-à-Tresmes, au nord de Meaux. Je découvre chaque année qu'ils ne sont pas les barbares abondamment décrits dans une certaine littérature (...). J'ai le sentiment de vivre une inépuisable aventure de liberté, avec des individus à chaque fois nouveaux et imprévisibles, les élèves, toujours incroyablement angoissés, joyeux et beaux (...). Cela fait vingt ans que j'enseigne. Je n'ai jamais quitté l'école et j'en suis toujours plus heureux : j'ai l'intention de continuer. » Bernard Defrance est un prof de philo heureux. Il a fait ce livre non pour contredire le choeur des pleureuses ou des impuissants, non plus pour dire une énième fois « ce qu'il faut faire », mais, sans se priver du plaisir de la polémique, pour raconter simplement et avec conviction, son expérience d'enseignant et son bonheur d'enseigner.

  • Le fondateur de l'Observateur nous raconte ses souvenirs, des accords de Munich à la guerre d'Algérie.

  • En abordant les thèmes du scénario de l'ivresse, du rire et de la permission sociale de l'ivresse, de l'esthétique du buveur, des manières de boire des plus pauvres et de la soif du génie, V. Nahoum-Grappe entreprend une réflexion novatrice sur cette bonne manière de mal se conduire qu'est l'ivresse.

  • Son nom est pour toujours associé à celui de deux autres Pierre (Lazareff et Dumayet) dans le trio de Cinq Colonnes à la une, mais Pierre Desgraupes est le seul à avoir vécu la télévision sous tous ses aspects : journaliste, critique littéraire, auteur, producteur, directeur de l'information et directeur de chaîne. Homme de presse et de pouvoir, il a imposé sa marque au médium télévisuel moderne. De la mise en scène de l'actualité à celle de la vie privée, il est derrière la plupart des émissions que nous regardons tous les jours. Remercié par la droite sous Pompidou, par la gauche sous Mitterrand, Desgraupes n'est pas un homme de compromis. La liberté n'est pas pour lui un vain mot. Mais il ne fait pourtant pas partie des adeptes du scandale. Discret et sûr de lui. Bourreau de travail, fidèle en amitié, Desgraupes a aussi ses jardins secrets : il aurait aimé devenir écrivain. Il est un grand lecteur : Stendhal, Racine, Heidegger, mais surtout Rilke sur lequel il a écrit un livre. À travers ces entretiens avec Marion Scali et Annick Peigné-Giuly, journalistes à Libération, Pierre Desgraupes nous offre à la fois les souvenirs de sa vie privée et ceux de sa vie professionnelle et publique. Ce livre nous fait ainsi revivre quarante ans de radio-télévision et partager la vie d'un homme du siècle.

  • La religion, les pratiques cultuelles, la foi et la croyance sont des caractéristiques pérennes dans de nombreuses sociétés. L'homme a adoré des dieux ou un Dieu depuis les temps les plus reculés. La diversité des rites et des cosmologies de par le monde méritaient une étude synthétique et comparative. C'est à cette ambition que répond le présent ouvrage. Parcourant quarante siècles, en plus de quarante séquences, Henri Desroche et Michel Clévenot nous initient à la religiosité dans laquelle baignent des millions d'individus. Ils nous rappellent les grandes épopées théocratiques, de la Mésopotamie aux Aztèques, du Bouddha à Khomeiny, tout comme les millénarismes, les utopies et toutes les « religions de contrebande ». Toutes les sensibilités religieuses sont ici répertoriées et pédagogiquement présentées afin de satisfaire notre légitime curiosité.

  • Économiste engagé, Alain Lipietz ne cesse d'interroger l'histoire récente afin de répondre aux défis de l'avenir. Trois événements, trois villes, Berlin, Bagdad et Rio, lui permettent de formuler son pronostic concernant l'état économique, politique et écologique du monde en cette fin de siècle, et d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion. Berlin n'est pas le simple moment fondateur d'une Europe libérée du totalitarisme soviétique, c'est aussi l'émergence d'une nouvelle Allemagne forte qui entend jouer un rôle déterminant dans une nouvelle division internationale du travail. Bagdad n'est pas qu'une « guerre d'images » mettant à genoux un dictateur, c'est la tentative de reprise en main, par les États-Unis, de leur rôle de « gendarme du monde ». Rio n'est pas seulement le constat de l'urgence écologique, c'est aussi la déclaration de la guerre de l'environnement entre le Nord et le Sud. Trois lieux pour un seul monde. Trois moments pour une seule histoire. Le XXIe siècle est commencé et, avec lui, l'impérative élaboration d'un droit écologique planétaire, l'obligation de redéfinir les relations Nord-Sud, de défendre l'Europe contre la supercherie de Maastricht, la nécessité de repenser l'universalité de certaines valeurs. Jamais le besoin d'audace n'a été aussi flagrant. N'entrons pas dans l'avenir à reculons !

  • « C'était, dimanche dernier, 7 juillet 1907, grande fête à Cabourg, dans ce décor charmant que connaissent bien tous les Parisiens, et qui fait, depuis longtemps, surnommer cette coquette petite ville la Reine des Plages. On inaugurait le Grand Hôtel... » C'est après avoir lu cet article du Figaro que Marcel Proust part pour Cabourg, où il passera désormais la plupart de ses étés. Dans sa chambre, au quatrième étage du palace, il travaillera, chaque jour, chaque nuit, à la rédaction de la Recherche. C'est là qu'il rencontrera A. Agostinelli, qu'il recevra G. Gallimard, G. Calmette et toutes ses relations parisiennes en villégiature à Trouville ou à Houlgate. Il connaîtra la vie vulgaire et chic d'une station balnéaire dont il dira le plus grand mal et pensera le plus grand bien. Il y mènera une existence d'estivant suspect, de snob douteux, d'écrivain inconnu. C'est là que Proust respirera le plus librement et que, peut-être, il approchera de plus près le bonheur en confondant, dans un sentiment de grande poésie, "l'ombre des jeunes filles en fleurs" et "le soleil rayonnant sur la mer". Dans ce livre, Christian Pechenard, avocat à la cour de Paris, raconte cette vie bizarre qui fut celle de Proust au Grand Hôtel de Cabourg et montre l'importance fondamentale que ses séjours eurent sur son oeuvre.

  • L'histoire d'une passion. L'héroïne fuit l'homme qui a peur de cette passion. Elle se marie, puis se prostitue. Mais sa fuite est sans succès; sa passion la désoriente et l'aimante.

  • Henri-Hugues Le Jeune est diplomate, et si cet ouvrage est son premier roman, il est l'auteur de recueils de poèmes et d'un livre de souvenirs remarquable et remarqué, Le Dernier Hussard, dont les héros s'appellent Bernard Frank, Antoine Blondin et Françoise Sagan...

  • Sous le regard d'un amoureux de trente ans, une France que l'on n'ose plus rêver se ranime et renaît. Le coq est sur la paille, en proie aux lassitudes morales, aux combinaisons politiciennes, aux tourments du chômage et à des menaces qu'il devine plus graves encore. Mais il se relèvera, et chantera de nouveau. La République, les paysages de France, les institutions et l'État, la gauche et la droite, mais surtout les Français d'aujourd'hui sont les personnages de cette lettre adressée par un jeune Français à son pays. L'auteur y traite ses compatriotes sans complaisance, sans égard pour les modes et les marottes intellectuelles de gauche et de droite ; ses amis libéraux eux-mêmes n'y sont pas ménagés. Le portrait qu'il brosse est celui d'une France contradictoire, déchirée entre l'idéalisme politique et la tentation du renoncement, le goût de l'équilibre et les querelles intestines, l'amour de l'humanité et les crispations de l'égoïsme. Le Coq sur la paille est un pamphlet moderne, traversé d'une indéfectible passion pour la France universelle.

  • G. Bauër (1888-1967), chroniqueur littéraire connu sous le nom de Guermantes, romancier, confie ici ses impressions sur les villes qu'il traverse.

  • « J'ai été critique d'art pendant plus de vingt ans. J'ai vu déchoir, et même pratiquement disparaître, une activité prodigieusement riche, respectée et utile : la critique d'art. Pourquoi ? Parce qu'elle n'intéresse plus personne, ni la presse, où sa place est de plus en plus réduite, ni la télévision où elle est nulle, ni les artistes qui écrivent eux-mêmes, ni les galeries qui ont leurs "public relations" attitrées. J'ai connu une critique d'art vivante, conviviale. Elle activait le milieu alors bouillonnant des artistes et des galeries ; le critique, qui était écouté, théorisé, analysé, polémiqué, défendait ses artistes, les conseillait, et regardait de haut et de loin les musées qui d'ailleurs l'ignoraient. Il se flattait de cette liberté. Aujourd'hui, les conservateurs de musées sont devenus des critiques, de même que n'importe quel journaliste sachant se servir d'un magnétophone, écrivain, universitaire ou historien d'art. Si le critique vivait librement, il vivait aussi dangereusement ; et cette liberté lui fut parfois contestée, et même sanctionnée par la justice. J'évoque, à travers de nombreuses anecdotes, une époque et un "métier" disparus, non par amertume ou nostalgie ; s'il n'y a plus de critiques d'art, c'est que nul n'en a besoin. Pour étayer le présent, j'ai choisi des critiques d'art dans le passé, Albert Wolff, Émile Zola, Félix Fénéon, Apollinaire, André Breton, Charles Estienne, etc. Ce livre est donc un pamphlet, il reflète des personnalités et des situations ignorées ou oubliées, il attaque et souvent provoque. Mais c'est aussi l'analyse des dessous d'une époque à travers les aléas d'une activité qu'illustre aujourd'hui et d'une manière significative l'étrange dernier venu d'une certaine critique, Pierre Ménard. »

  • Texte sur des textes, fiction sur la fiction des poètes : Pessoa, Borges, Eugenio de Andrade, Saint-John Perse, sont les héros de cette déambulation dans une Lisbonne aussi vraie que nature, par un auteur qui y a vécu quatre ans.

  • A la fois un hymne à la mélancolie, le dialogue d'un jeune homme avec ses grands morts, et une page inédite de l'histoire littéraire française.

  • Le Club Vauban est un laboratoire de réflexion rassemblant des personnalités de la majorité et de l'opposition. Voici un an, il conviait des politiques et des universitaires à analyser la crise du politique en France. Cet ouvrage est le résultat de ces travaux qui ont conservé toute leur actualité au lendemain du référendum de Maastricht. Au-delà du constat relatif au déficit démocratique de nos institutions, sont ébauchées des solutions concrètes. Avec une liberté et une franchise de ton rares, acteurs politiques et universitaires s'attachent à redéfinir une autre manière de penser la politique.

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