Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Vichy

    Henri Michel

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2017

    Si Henri Michel - éminent spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale - a choisi d'étudier particulièrement les six premiers mois du gouvernement de Vichy, c'est qu'au cours de cette période furent prises les trois options fondamentales du régime, qui devaient définitivement l'engager : l'instauration de la « Révolution nationale », la rupture avec la Grande-Bretagne, la collaboration avec l'Allemagne - options qui ne découlaient pas nécessairement de la demande d'armistice. Qu'il s'agisse de l'Assemblée nationale du 10 juillet, des mesures de répression prises par le nouveau régime, de l'application de la convention d'armistice par le vainqueur, des vues de Hitler et de Mussolini sur la France, des divergences qui ont pu s'élever entre Weygand et Laval, du rôle de Darlan, des idées personnelles de Pétain, de la vie à Vichy, des réformes sociales et économiques, des relations avec la Grande-Bretagne et avec les États-Unis, tous ces problèmes, et bien d'autres encore, s'éclairent d'un jour nouveau. Naturellement, c'est à retracer la « collaboration », sa genèse, l'idée que s'en faisaient les gouvernements de Vichy, les résultats qu'ils en escomptaient, que Henri Michel s'est surtout appliqué. L'exploitation des documents allemands et des documents américains lui permet de déceler les intentions et les arrière-pensées, de comprendre pourquoi a eu lieu l'entrevue de Montoire, et de retrouver les véritables raisons du renvoi de Pierre Laval. La politique du gouvernement de Vichy n'est pas jugée d'après l'optique de la victoire alliée en 1944, mais replacée dans la sombre lumière du moment où elle fut conçue ; ainsi apparaissent les erreurs de prévisions qui sont à son origine. Mais, même la relation des premiers gestes de la résistance clandestine, tirée des papiers des troupes d'occupation, n'a jamais été traitée de cette façon, qui montre comment elle est née d'une réaction spontanée de la population.

  • La guerre du Pacifique (2)

    Bernard Millot

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2017

    .. Alors les États-Unis, après le choc terrible de Pearl Harbour et la perte de leurs bases, commencèrent à remonter la pente. Voici, dans le second volume de cette somme historique sur la plus gigantesque guerre aéronavale de l'Histoire universelle, le récit de la grande revanche contre le Japon. Mac Arthur et Nimitz mènent la reconquête du Pacifique. Le grand bond vers l'Ouest, conception d'une audace calculée, entraîne une série de batailles, dont chacune aurait suffi à passionner le monde entier si l'Europe, en ces deux années-là, n'avait pas vécu son propre drame. Bernard Millot nous restitue enfin tous les événements, les coups de théâtre, les tragédies de cette guerre parallèle à la nôtre, et que les Français connaissent si mal. Le retour aux Philippines ; les holocaustes d'Iwo-Jima et d'Okinawa, les assauts des Kamikaze, les raids sur Tokyo, les convulsions intérieures du Japon, la bombe d'Hiroshima, la capitulation...
    Soixante cartes et de nombreux hors-texte achèvent de rendre claire et vivante la lecture de cet ouvrage, qui fera date dans les publications sur la dernière Guerre mondiale.

  • La bataille de l'Atlantique (1)

    Leonce Peillard

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 7 Novembre 2017

    La mer, les hommes, la guerre : Léonce Peillard a réuni, pour cette magistrale histoire de la bataille de l'Atlantique, tous les éléments du grand drame, qui s'est joué dans l'Océan de 1939 à 1942. De la mer, il a une connaissance personnelle. Les hommes, il les a interrogés et le grand-amiral Dnitz donne une préface à l'ouvrage. La guerre, il l'a étudiée dans des documents inédits et dans des travaux personnels qui trouvent ici leur couronnement.
    Car, cette bataille de 1939 à 1942 est bien le centre des conflits sur mer, qui ont décidé - pour une large part - du sort de la Guerre mondiale. Nous suivons ici l'action méthodique et audacieuse de la Kriegsmarine. Elle lance un défi à la Royal Navy : avec les U-Boote, les cuirassés de poche qui ne se souvient du Graf Spee ? les « raiders ». Et, de 1939 à 1942, elle gagne, mettant en pièces les convois, isolant l'Angleterre des États-Unis.
    Léonce Peillard nous donne à voir les navires, les péripéties de la bataille, les hommes au combat. Vie et précision sont les qualités maîtresses de cet ouvrage, où s'annonce - alors que s'achève l'année 1942 - la revanche implacable des Marines alliées.

  • Faut-il avoir peur de l'Allemagne ?

    Michel Salomon

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 10 Novembre 2017

    Faut-il avoir peur de l'Allemagne ? Devant son insolente prospérité, une monnaie conquérante et une puissance économique en expansion constante, la question vaut d'être posée.
    Pour tenter d'y répondre, Michel Salomon a recueilli les confidences de ceux qui « font » la nouvelle Allemagne.
    À travers ses entretiens avec les Allemands les plus célèbres et les plus influents, de l'ex-chancelier Erhard à Franz Joseph Strauss, de Willy Brandt à Adolf von Thadden, du patron de la Krupp au chef du plus puissant syndicat d'outre-Rhin, c'est la voix d'une Allemagne - à la fois familière et mal connue - qu'il fait entendre, une Allemagne au destin de laquelle nous serons, bon gré mal gré, de plus en plus liés.
    Un étrange pays, tour à tour optimiste, dynamique et inquiet, déchiré, toujours hanté par son terrible passé et incertain de son avenir : l'Allemagne des espoirs déçus, des rêveries romantiques et des ambiguïtés.

  • La bataille de l'Atlantique (2)

    Leonce Peillard

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 7 Novembre 2017

    La victoire des chasseurs 1942-1945
    C'est la revanche des Marines alliées, que Léonce Peillard raconte dans ce second tome de sa magistrale « Bataille de l'Atlantique ».
    L'Histoire a tourné. Dès la fin de l'année 1942, les sous-marins de Dnitz deviennent des « loups » traqués par les « chasseurs ». La Royal Navy a fourbi ses armes : navires plus rapides, moyens de détection perfectionnés, surveillance aérienne accrue de l'Atlantique. Les U-Boote sont, malgré leur plus grand rayon d'action, tenus en échec. Et les convois passent. La maîtrise de la mer est de nouveau aux mains des Alliés, malgré les efforts et les exploits des marins allemands. Quant aux « readers » allemands, ils sont écrasés sous les bombes dans les fjords ou les ports où ils se cachent. C'est la fin de la Marine de guerre allemande.
    Léonce Peillard a utilisé de nombreux documents inédits. Il raconte, il explique. Le premier volume était préfacé par le grand amiral Karl Dnitz. Celui-ci est précédé d'un texte de l'amiral britannique Sir Peter Gretton. Ainsi, symboliquement, Léonce Peillard a-t-il voulu marquer les deux visages de la bataille de l'Atlantique, épisode décisif de la Deuxième Guerre mondiale.

  • L'accord F.L.N. - O.A.S.

    Fernand Carreras

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Voici, révélée pour la première fois, l'histoire des négociations secrètes engagées entre l'O.A.S. et le F.L.N. durant les derniers mois de la présence française en Algérie. Rédacteur en chef du « Journal d'Alger », introduit dans tous les milieux, lié d'amitié avec les personnalités de tendances les plus opposées, nul n'était plus qualifié que Fernand Carréras pour écrire ce livre. Il a eu communication des minutes établies quotidiennement par l'ancien maire d'Alger, Jacques Chevallier ; il a suivi, jour après jour, les longues conversations menées par ce dernier avec les représentants du F.L.N. - le président Farès, le docteur Mostefaï - et ceux de l'O.A.S. - Jean-Jacques Susini, le colonel Gardes... Il a eu en mains également les archives de l'O.A.S. Mais Fernand Carréras n'est pas seulement un témoin d'une objectivité parfaite, qui établit enfin la vérité sur un des épisodes les plus surprenants de la guerre d'Algérie. C'est aussi un « pied noir » qui a suivi, le coeur serré, l'affrontement sanglant des deux communautés et qui a, lui aussi, participé un moment au grand rêve d'une Algérie réconciliée.

  • Une route plus large que longue

    Marcel-Edmond Naegelen

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Marcel-Edmond Naegelen est fils d'Alsaciens émigrés de leur commune natale à Belfort, pour demeurer Français. En 1948, il abandonne durant plusieurs années une brillante carrière politique pour, sur la demande du gouvernement, dont il fait partie, tenter de redresser en Algérie une situation gravement compromise. Il apprend à aimer ce pays et ses habitants de toutes origines. Il conquiert leur confiance et quand il les quitte ce n'est pas sans avoir réclamé en vain les réformes nécessaires. Depuis, l'ancien Gouverneur Général suit avec angoisse et déchirement le déroulement des événements en Algérie. En vain, il multiplie les avertissements et les appels. Son analyse des causes de la rébellion, de l'état moral et politique des Algériens, de la trop longue indifférence du peuple français, des raisons profondes de la capitulation devant le F.L.N., des conséquences redoutables qu'elle entraîne, est à la fois implacable et douloureuse. Les souffrances des Français d'Algérie, Pieds-Noirs et Musulmans, sont peintes avec émotion et vérité. L'origine alsacienne de M.E. Naegelen, son expérience algérienne lui ont fait vivre ce malheur et permis de la comprendre. Ce livre restera comme un document sincère et complet sur ce que l'on appelle : « le drame algérien ».

  • La Chine de Mao, l'autre communisme

    K. S. Karol

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 19 Avril 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945 (4)

    ,

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 26 Avril 2018

    L'année 1943 s'achève. Elle aura vu se réaliser le grand dessein de Jean Moulin : l'unité de la Résistance. Dès les premiers mois de 1944, les résistants partagent avec ceux qu'ils combattent une certitude : l'année qui commence sera décisive. Cette certitude va désormais orienter tous les efforts déployés par les « organisateurs ». Au COMIDAC, que préside de Gaulle, répond le COMAC, issu du CNR ; au « Planning maquis » du BCRA, l'articulation du Service National Maquis - et à la création de l'état-major de Koenig, l'organisation des Forces Françaises de l'Intérieur. Dans la même perspective, se développent les grandes manoeuvres des politiques... À Alger, l'élimination définitive de Giraud et la participation sans condition des communistes au CFLN assurent au général de Gaulle la maîtrise absolue de ce qui peut maintenant devenir le Gouvernement Provisoire de la République Française. Mais en France, dans le même temps, les communistes réussissent à conquérir les principaux centres de décision de la Résistance intérieure. Parallèlement, se poursuit la désignation des hommes qui seront appelés, le moment venu, à mettre en place les structures administratives nouvelles. C'est sur la veillée d'armes des responsables civils et militaires de la Résistance, attendant les « phrases d'alerte » annonçant le débarquement, que s'achève cet avant-dernier tome de l'Histoire de la Résistance en France. Les huit mois que ce livre évoque avant que le rideau se lève sur le dernier acte ont coûté beaucoup « de sueur, de sang et de larmes ». Les massacres d'Ascq, de Habère-Hullin, des Crottes, le sac de Brantôme, les pendaisons de Nîmes, la destruction de l'Université de Strasbourg ont apporté autant de nouvelles preuves de la barbarie nazie. Des Glières à la révolte d'Eysses, de la bataille de Grenoble aux Pâques rouges du Jura, des combattants ont lutté les armes à la main jusqu'au sacrifice suprême tandis que d'autres, absorbant le poison, se jetant dans le vide, subissant la torture ou marchant vers le supplice, ont délibérément choisi le silence et la mort. Mais la Résistance, au cours de ces huit mois, a aussi marqué bien des points en multipliant attentats et sabotages, en harcelant l'ennemi et en châtiant les traitres, en brisant les barreaux des prisons, en défilant drapeaux en tête dans les rues d'Oyonnax ou de Montmelard ou encore, avec la diffusion à Lyon d'un faux Nouvelliste, en mettant les rieurs de son côté.

  • Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945 (3)

    ,

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 19 Avril 2019

    Du débarquement allié en Afrique du Nord à la Libération de la Corse, ce troisième et avant-dernier volume évoque une période qui restera, politiquement - et de très loin - la plus importante de toute l'Histoire de la Résistance en France. La réussite, en novembre 1942, de l'opération « Torch » ne marque pas seulement, selon le mot d'Eisenhower, « le commencement de l'offensive de la liberté »... Pour la Résistance française, elle va entraîner une série de conséquences immédiates d'une portée considérable : la fin du mythe de la résistance de Pétain ; la minute de vérité pour les officiers de l'armée d'armistice ; le ralliement au gaullisme des résistants de l'Intérieur qui ne peuvent admettre le patronage accordé à Darlan par les Américains ni les palinodies de Giraud. L'année 1943, commencée avec la création de la Milice et les déportations massives de travailleurs, verra l'afflux des réfractaires vers les maquis. Mais ce sera aussi, autour de l'Armée Secrète et des Mouvements Unis en zone Sud, puis du Conseil National de la Résistance pour l'ensemble du pays, l'année de l'unité. Une unité qui se forgera dans le sacrifice, et dont le principal artisan, Jean Moulin, va tomber le 21 juin entre les mains de l'ennemi. Un chapitre est consacré, dans sa quasi totalité, à une minutieuse reconstitution des faits ayant abouti à cette dramatique affaire de Caluire qui, après bientôt trente années, n'a pas cessé d'alimenter les controverses. Des controverses, on en verra surgir d'autres au fil d'un récit dont les auteurs se sont interdit pieux mensonges et imagerie édifiante. Les hommes qui ont combattu pour la liberté de tous les Français étaient eux-mêmes, avant tout, des hommes libres. Ce serait leur faire injure que de taire leurs désaccords - et, pourquoi pas, leurs querelles -, puisque aussi bien celles-ci comme ceux-là n'étaient motivés que par le souci de mieux atteindre l'objectif commun. Ce troisième volume s'achève sur la mise en place des structures civiles et militaires qui « tiendront » jusqu'à la Libération. Il s'appuie, comme les deux précédents, sur de très nombreux témoignages inédits, mais aussi sur d'importants documents dont beaucoup n'avaient jamais été divulgués.

  • L'échiquier d'Alger (1). Avantage à Vichy, juin 1940-novembre 1942

    Claude Paillat

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 19 Avril 2019

    Au lendemain de l'Armistice de juin 1940, l'Afrique du Nord représente, avec la flotte, l'un des rares atouts qui restent à la France. Qui tiendra Alger, s'assurera - militairement et politiquement - une carte maîtresse.
    Aucun ne l'ignore, des joueurs que nous voyons pousser leur pion sur "l'échiquier d'Alger". Ni Roosevelt, ni Churchill, ni de Gaulle, ni Pétain, ni Weygand, ni Darlan, ni Mussolini, ni Franco. Seul Hitler, malgré Goering et Raeder, ne comprend pas l'importance stratégique du bastion nord-africain. Mais voici que d'autres personnages entrent dans la partie : Noguès, Catroux, Juin, Giraud, Murphy et "les Cinq", le comte de Paris...
    Ce premier tome de « L'échiquier d'Alger » nous mène jusqu'à l'aube du 8 novembre 1942, quand la flotte américaine paraît au large des côtes. Les centaines de documents inédits, de témoignages nouveaux, de révélations, d'anecdotes qui le composent, jettent un éclairage neuf sur la grande et la petite histoire des années 1940-1942.
    Le second tome, sous le titre : « De Gaulle joue et gagne », couvre la période novembre 1942-août 1944.

  • Histoire de la Résistance en France (1)

    , ,

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Dans la nuit de l'Occupation, des hommes et des femmes ont lutté, sur le sol de France, pour sauver l'honneur, harceler l'ennemi, éliminer les traîtres. Voici l'histoire de ces "soutiers de la gloire", comme disait Pierre Brossolette. Voici, reconstituées de mois en mois, ces quatre années telles que les ont vécues les volontaires des mouvements de résistance ou des réseaux, les envoyés de la France Libre ou les agents des services alliés opérant en France. Des quelques rares irréductibles de juin 1940 aux bataillons de maquisards de la Libération, de l'inexpérience des premiers temps à l'organisation progressive de la Résistance, de la première liaison radio et du premier parachutage aux transmissions couvrant tout le pays et aux opérations aériennes revenant à chaque lune, du premier bulletin calligraphié aux journaux clandestins tirés à des centaines de milliers d'exemplaires, du premier attentat aux plus spectaculaires sabotages, cette reconstitution minutieuse se fonde sur des témoignages pour la plupart inédits, recueillis au cours d'une enquête qui a duré plus de cinq années.

  • Les Français dans la Drôle de guerre, 39-40

    Francois Fonvieille-Alquier

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 15 Février 2019

    « J'ai été l'un de ces soldats, perdus dans la déroute d'une armée, dans l'effondrement d'institutions qu'on croyait bâties à chaux et à sable. Les quelques dorures qui décoraient mon pourpoint, loin de me dissocier du sort commun, n'en étaient que plus dérisoires. Dérisoire, tout l'était dans cette guerre au déroulement insolite, et, d'abord, les efforts de ces médiocres, qui nous gouvernaient ou nous commandaient, pour singer les modèles qu'ils s'étaient choisis dans une galerie d'ancêtres dont la légende, en vingt-cinq ans, avait fait des surhommes. « Les combattants tirent volontiers gloire et fierté de leurs exploits guerriers. De cette aventure, il ne nous est resté qu'amertume et rancoeur, tempérées, il est vrai, par la joie inavouable d'être revenus vivants d'une équipée qui ne méritait pas qu'on lui donnât sa vie. Le retour au foyer nous vit penauds et mal à l'aise d'avoir à affronter les vainqueurs de Verdun, mais, par bonheur, la race s'était éteinte des mères cornéliennes qui nous eussent reproché d'avoir survécu, comme des parasites, sur le corps déchiqueté de la patrie. « A l'heure du bilan, l'examen de conscience nous laissa aux lèvres un goût de cendres. D'une guerre à l'autre la race avait-elle déchu ? Ce pays endormi dans ses frontières bétonnées, Daladier ni Giraudoux n'avaient réussi à la convaincre qu'il était vraiment concerné par la création, à nos portes, d'une gigantesque machine de guerre qui avait acquis, dans l'efficacité, une perfection diabolique. Mais beaucoup pensaient qu'il serait possible de composer avec le Diable ou de l'amadouer, ou encore que d'autres nous en délivreraient sans que nous eussions à tirer l'épée. Ne fallut-il pas, pour l'abattre, une coalition aussi formidable et l'aide décisive du général Hiver ? « Si ce fut le temps de la honte, pourquoi s'attacher à le faire revivre ? Honteuse ou non, cette « drôle de guerre » est restée une part de nous-mêmes, et qui ne s'attendrit sur ses vingt ans ? Mais le moraliste, le polémiste, le dramaturge y trouvent une ample pâture, et quiconque veut comprendre notre temps doit sans cesse se référer à une guerre qui l'a profondément marqué comme elle nous a marqués aussi. Dès lors, qu'on ne s'étonne pas si tant de témoignages personnels viennent s'entremêler au récit d'une époque si intensément vécue et sentie... « La débâcle avait choisi, pour balayer nos espérances, les splendeurs verdoyantes d'un été somptueux qui fit paraître la France plus belle encore à ceux qui la voyaient profanée. Que notre automne soit le temps de la réflexion. » F. Fonvieille-Alquier

  • Histoire du réarmement allemand depuis 1950

    Jules Moch

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 5 Avril 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'échiquier d'Alger (2)

    Claude Paillat

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Vingt ans qui déchirèrent la France (2)

    Claude Paillat

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2018

    Décembre 1953 : M. Coty, élu Président de la République, succède à M. Vincent Auriol. Cet événement, dont l'importance n'apparaît pas aux contemporains, marque, en fait, un tournant considérable dans l'Histoire de notre pays.
    Avant 1953, comme nous l'avons vu dans « Le guêpier », la France a maintenu - comme elle a pu - son empire colonial dans le droit fil de la tradition de la IIIe République. Bien que chassée de Syrie par les Anglais, évincée du Liban, elle a pu - tant bien que mal - enrayer la désagrégation des liens qui l'unissent à l'Afrique du Nord. Mais, paralysée par les puissances économiques locales, les féodaux de toute obédience, elle n'a rien réglé. Le feu couve partout et va repartir. En Asie, par contre, la France n'a pas su - et n'a pas pu - reprendre, au moment propice, la maîtrise de l'Indochine, dont elle avait été balayée par les Japonais. Leclerc, Valluy, Blaizot, Carpentier, De Lattre, Salan - et maintenant Navarre - se sont succédé à la tête du corps expéditionnaire. La main va passer.
    Le tournant de 1953, avec lequel débute cette « Liquidation », est placé sous le signe du très grave échec militaire subi à in Biên Ph. Celui-ci survient au moment où le pouvoir est échu à un homme non conformiste, et qui cherche à frapper les esprits par des décisions abruptes, par des paris qu'il tient avec le destin : Pierre Mendès France.
    in Biên Ph est donc à l'origine de notre abandon de l'Indochine. Mais, comme les réactions atomiques, qui se produisent en chaînes, c'est tout l'édifice français d'outre-mer qui va se trouver ébranlé et, par contrecoup, celui du régime en place depuis la Libération. Quelques semaines plus tard, c'est la décision d'accorder l'autonomie interne à la Tunisie.
    Des intrigues multiples se développent, qui ajoutent encore à nos difficultés et à notre manque d'imagination : États-Unis, Vatican, URSS, etc. Ce sont des intérêts puissants qui sont en jeu, masqués par les idéologies les plus opposées.
    « La liquidation » est l'histoire de ces espoirs, de ces drames, de ces défaites, de ces luttes politiques métropolitaines, souvent féroces, qui ont profondément épuisé notre pays. Cette fresque gigantesque (1954-1962) est aussi l'histoire d'hommes de toutes conditions, des plus célèbres aux plus modestes, qui ont été mêlés passionnellement aux événements.
    Après le récit de notre départ d'Asie, notre éviction de la Tunisie et du Maroc, c'est l'histoire complète de la guerre d'Algérie, coupée par l'épisode de Suez 1956. Au début du livre, on trouvera un sommaire illustré, avec les détails des vingt-sept chapitres. À la fin de l'ouvrage est placé un index, comprenant plusieurs centaines de noms cités : témoins et acteurs.
    Cette « somme » est indispensable à ceux qui veulent connaître l'Histoire de notre pays.

  • Vingt ans qui déchirèrent la France (1)

    Claude Paillat

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 30 Novembre 2018

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Prague, la révolution étranglée

    Michel Salomon

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 5 Avril 2019

    Grand reporter, collaborateur de L'Express, Michel Salomon est né à Lille en 1927. Études secondaires à Paris. Il poursuit simultanément des études littéraires et médicales. Il fut médecin militaire au Vietnam. A son retour d'Extrême-Orient, en 1954, il se consacre uniquement au journalisme : rédacteur en chef de Mondes d'Orient et de L'Arche jusqu'en 1967, il collabore également à de nombreux quotidiens et publications français et étrangers. Directeur littéraire d'une maison d'édition, il est le premier à présenter en Europe occidentale l'oeuvre de Youli Daniel, Ici Moscou. Depuis l'automne 1967 jusqu'à l'invasion des troupes soviétiques à la fin du mois d'août, Michel Salomon assure la liaison, pour le compte de L'Express, entre Paris et Prague. Il rencontre ainsi les principaux artisans du nouveau « coup » ; de Cisar, l'idéologue du P.C., à Vaculik, le fougueux jeune écrivain et Mnacko, le romancier slovaque, en passant par Goldstucker, président de l'Union des Écrivains, et Smrkowski, président de l'Assemblée Nationale. Son ouvrage est celui d'un témoin qui, durant ces neuf mois décisifs, a parcouru la Tchécoslovaquie en tous sens, de l'ancien territoire des Sudètes à la frontière soviétique de Slovaquie, et qui a recueilli les confidences, paroles d'espoir ou de désillusion, des femmes et des hommes qui ont cru modeler un nouveau visage du socialisme.

  • Retour à zéro

    Paul Stehlin

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 10 Novembre 2017

    Des grands livres de synthèse sur des périodes décisives. Les mémoires et témoignages des hommes qui ont fait l'histoire de notre temps. Des enquêtes approfondies sous une forme nouvelle et vivante, qui constituent les dossiers complets du présent.

  • Sur les rails du pouvoir

    Jean Berthelot

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 15 Février 2019

    À 43 ans, par la seule vertu de sa qualité d'éminent spécialiste des transports, Jean Berthelot s'est trouvé ministre du maréchal Pétain, peu après l'armistice de juin 1940. Une France exsangue, brisée, démantelée, lui tombe sur les bras : il faut relancer les ponts, raccorder les voies ferrées, faire rouler les trains, rétablir les routes, camoufler le matériel que les Allemands veulent confisquer, protéger les cheminots contre les représailles de l'occupant. Après vingt-cinq ans de silence, les souvenirs qu'il nous livre avec lucidité constituent un témoignage important sur ces deux premières années de l'occupation où un grand nombre de Français mettaient encore tout leur espoir dans le vainqueur de Verdun. Jean Berthelot, sans passion, donne le point de vue du technicien confronté aux amères réalités de la politique. A travers lui, nous entrons dans le secret de la faiblesse des derniers gouvernements de la IIIe République. Nous assistons au drame de mai et juin 1940. Nous sommes tantôt à l'Hôtel du Parc à Vichy, tantôt sur toutes les routes de l'Empire où des hommes s'efforcent de maintenir l'essentiel. Sur les intrigues de Laval, sur les actions ambiguës de l'amiral Darlan, sur l'action du général Weygand, notamment, ce livre apporte une série de précisions qui manquaient encore à l'historien.

  • Genève appelle Moscou

    Drago Arsenijevic

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 24 Novembre 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mao et ses héritiers

    Jean Marabini

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    1972, année décisive pour le monde, verra-t-elle s'annoncer le début de la Troisième Guerre mondiale ou une sorte de nouvel équilibre "tri-polaire" dont on ne voit pas clairement sur quelles bases il peut s'établir ? Jean Marabini exprime ici un point de vue assez alarmant. Pour lui, une terrible guerre sino-soviétique, capable de s'étendre à la planète, est devenue une probabilité si les Américains ne renoncent pas en hâte à leur isolationnisme naissant pour revenir à la politique des "gendarmes associés" avec les Soviétiques qui, seule, a maintenu la paix - malgré ses côtés parfois odieux - depuis plus de vingt ans.

  • Histoire générale de la guerre sous-marine

    Leonce Peillard

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 26 Avril 2018

    Entre 1939 et 1945, de la Manche à l'océan Indien, du Pacifique à l'Arctique, opérant seuls ou en « meutes », les sous-marins ont livré bataille. Guerre cruelle, faite de longues veilles, d'angoisses quand éclatent les grenades, de rapides attaques et de tragédies. Jamais on n'avait rassemblé, dans une même étude, tous les aspects de ces affrontements : le livre de Léonce Peillard vient combler cette lacune. Toutes les mers, toutes les flottes, tous les combats, sont évoqués dans son « Histoire générale de la guerre sous-marine (1939-1945) ». Il a puisé sa documentation auprès des hommes qui, durant le second conflit mondial, ont dirigé la bataille ou commandé des unités, et il a consulté les différents documents et archives publiés. Il peut, ainsi, dresser un tableau d'ensemble et apporter des informations inédites - sur les opérations des sous-marins soviétiques ou japonais, par exemple. Mais Léonce Peillard ne se contente pas de nous retracer la guerre sous-marine, il nous la fait vivre : les attaques succèdent aux poursuites ; l'aventure d'un sous-marin anglais, débarquant une personnalité sur les côtes occupées par l'ennemi, précède celle d'un U-Boot traquant un porte-avions allié, ou encore l'action téméraire de marins italiens,plaçant sous la coque de bateaux anglais des charges d'explosifs. L'histoire générale de la guerre sous-marine est donc non seulement une contribution importante à l'histoire de la guerre, mais aussi le récit de combats impitoyables, où apparaissent, quelles que soient les nations auxquelles ils appartiennent, les visages de ces sous-mariniers qui « inlassablement labourent la mer ».

  • Traitez à tout prix

    Jean-Julien Fonde

    • Robert laffont (réédition numérique fenixx)
    • 7 Novembre 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty