Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • L. Chevalier, historien, spécialiste de Paris, poursuit l'évocation tumultueuse entreprise dans Montmartre du plaisir et du crime sur les traces de Zola, Mac Orlan, Miller et Céline.

  • La « France profonde » a-t-elle été « colonialiste » ? A-t-elle été "anticolonialiste" ? Elle a pu sembler, selon les époques, plutôt l'une ou plutôt l'autre. Masse distraite entre des minorités passionnées. C'est peut-être pourquoi l'« anticolonialisme » en tant que mouvement d'idée en France n'a jusqu'à présent fait l'objet que d'études partielles ou ponctuelles. Ce livre est donc la première synthèse consacrée au phénomène, et surtout à ses principaux acteurs. Il couvre la période d'existence du « deuxième domaine colonial », c'est-à-dire les quatre-vingts années qui vont du premier gouvernement Jules Ferry, en 1881, à la signature des accords d'Évian en 1962. Et s'efforce alors de répondre à l'insolite question : Qui ont été les « anticolonialistes » ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Du présent que j'ai vécu, des futurs que j'ai parfois prévus, de quelques coins du passé que j'ai d'assez près regardés se dégage une ligne simple de relative cohérence. L'Australopithèque cassant son caillou avait déjà perdu une bonne part des conduites instinctives complexes qui permettent aux autres êtres vivants de vivre un cours un peu terne mais tranquille et sans migraine. Nous avons largué le reste et comblé cette heureuse défaillance par un processus ininterrompu d'accumulation culturelle. On peut donc être tenté de schématiser l'histoire par un vecteur sur l'axe du temps représentant la masse globale d'information et sa circulation. Les clefs de cette histoire sont simples, elles s'appellent : accroissement du nombre des vivants, élargissement des cercles de communication, conservation de l'acquis, limitation des pertes en ligne (l'écriture, de l'imprimé à la puce électronique), réduction des flambées destructrices de violence qu'entraîne tout décloisonnement des espaces. Et quelle explosion quand commencent à fonctionner les multiplicateurs sensoriels, optiques, d'abord au début du XVIIe siècle, puis les multiplicateurs des volumes et de la vitesse du déplacement, en attendant la parole et l'image à 300.000 kilomètres/seconde... Tout compte fait, il ne se passe pas tant de choses importantes en trois petits millions d'années, qu'on ne puisse tenter de les dire en 300 pages.

  • En exploitant des sources nouvelles, l'auteur confirme ce que les uns pressentaient et que les autres redoutaient : la première République, née au son du canon de Valmy, mais aussi dans la fumée des massacres de septembre 1792, s'est enfoncée dès ses débuts dans un bourbier de corruption et de sang.

  • Septembre 1792 : vingt-trois jours après l'émeute du 10 août qui a renservé le trône constitutionnel de Louis XV, des attroupements, plus ou moins incontrôlés, entreprennent de purger les prisons de Paris. Des simulacres de tribunaux populaires se forment. Les condamnés sont exécutés sur-le-champ, non sans quelques raffinements de cruauté, par des patriotes armés de sabres, de piques et de massues. En vingt-quatre heures, plus de 900 prisonniers sont immolés sur l'autel de la Révolution triomphante, et près de 400 autres au cours des quatre journées suivantes. 70 % des victimes étaient des détenus de droit commun. Les autorités politiques et municipales ont laissé faire. Longtemps enveloppés de brouillard par l'historiographie, les massacres de Septembre apparaissent aujourd'hui comme ce qu'ils ont été : un acte de violence totale, à la fois irrationnelle et stratégique. Loin d'être accidentelle, cette violence s'inscrit dans la logique profonde du phénomène révolutionnaire enclenché en 1789 : une logique de l'élimination. On ne saurait opérer un tri entre la gloire et l'ignominie. Comme le proclamait Clemenceau : La Révolution française est un bloc, un bloc dont on ne peut rien distraire, parce que la vérité historique ne le permet pas.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Professeur à Paris I, l'auteur lève le voile sur ce troublant personnage connu comme père du masochisme.

  • À la veille de 1914, toute la stratégie allemande repose sur l'hypothèse d'une défaite rapide de la France en cas de conflit militaire, permettant aux Empires centraux de tourner ensuite toutes leurs forces contre la Russie. Le plan Schlieffen doit permettre de vaincre, en quelques semaines, une nation réputée légère, frivole, inconstante, affaiblie par l'anarchie républicaine et les Folies-Bergère. Quatre ans plus tard, c'est l'Allemagne qui s'effondre. La France a tenu, à la surprise générale de l'Europe. Grâce à son armée, mais aussi, grâce à la coopération pleine et entière de ses populations civiles. Jean-Jacques Becker montre ici comment les différentes couches sociales ont réagi à l'épreuve de cette guerre de quatre ans qui fit plus de morts que la guerre de Cent Ans. Pourquoi et comment, paysans, bourgeois et ouvriers ont-ils résisté à l'usure d'un interminable carnage ? Pourquoi, pour la France, la révolution, que certains avaient promise, ne fut pas au rendez-vous de la guerre ? Jean-Jacques Becker utilise l'extraordinaire et inédite documentation laissée derrière eux par les fonctionnaires et les soldats de cette Troisième République en guerre. Entre 1914 et 1918, et surtout à partir de 1917, l'État ausculte passionnément le corps social, s'inquiétant de chaque mouvement d'humeur national ou local, de chaque chute du moral, de chaque grève, prêt à sévir s'il le faut vraiment, mais aussi déterminé à beaucoup accorder - aux paysans, aux ouvriers - pour que rien ne vienne désagréger la communauté nationale, que rien ne se mette en travers de la seule chose qui compte : la Victoire.

  • Chronique de la Terreur... Traitant de la justice révolutionnaire, telle qu'elle s'exerça de septembre 1792 à juillet 1794, jamais un historien n'avait entrepris de l'illustrer dans les faits, mois après mois, jour après jour, en mettant en oeuvre les dossiers de la police, documents incontestables dans leur simplicité même. Jean-François Fayard, juriste et historien universitaire, a mené l'enquête, dont voici les surprenantes conclusions. Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire, eut à trancher 5343 cas. Grandes affaires politiques - celles de Marie-Antoinette, des Girondins, de Danton, de Hébert, de Robespierre, enfin. Affaires relevant effectivement d'actes contre-révolutionnaires - mais elles ne furent pas plus de 580. Et les autres ? Dans la plupart des cas ? À Paris et en province, ce qui est jugé révolutionnairement, ce sont propos ou attitudes estimés hostiles à la Révolution, le plus souvent sur délation. Et là, ce ne sont ni les politiques ni les aristocrates qui sont condamnés, mais n'importe qui. Un homme a appelé son chien Citoyen ; une femme a réclamé à sa voisine un rouet : un sectionnaire a compris roi... Ainsi, le Tiers-État fournit soixante et onze pour cent des condamnés à la guillotine, contre vingt pour la noblesse et neuf pour le clergé. Ainsi va la Terreur. Comme il est montré dans cet ouvrage, qui remet bien des idées reçues à la place qui leur revient.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty