Séguier

  • Le crépuscule du monde

    Werner Herzog

    • Seguier éditions
    • 7 Avril 2022

    " Soudain, trouant le silence, une voix me demanda : "Si vous ne souhaitez pas voir l'empereur, qui d'autre pourriez-vous avoir envie de rencontrer au Japon ?' " À cette question, Werner Herzog répondit sans hésiter : " Onoda. " Le nom, à lui seul, a l'apparence d'une énigme. En 1945, lorsque le Japon capitule, Hiroo Onoda est un soldat de l'armée impériale à qui l'on a confié la défense d'une petite île des Philippines. Ignorant la défaite de son pays, retranché dans la jungle, il continuera pendant près de trente ans une guerre imaginaire où les véritables ennemis sont moins les troupes américaines qu'une nature hostile... et ses propres démons. Werner Herzog, qui a consacré ses plus grands films à la folie des hommes, imagine les scènes de ce combat épique et absurde, mené à la frontière indécise du rêve et de la réalité. Jusqu'à un face-à-face vertigineux avec Onoda, qu'il a personnellement connu. À la fois roman d'aventure, docufiction et poème halluciné,
    Le Crépuscule du monde est une méditation sur le sens que nous donnons à nos vies.

  • Le cavalier de la nuit

    Warren Penn

    • Seguier éditions
    • 10 Février 2022

    Au début du XXe siècle, dans le sud des États-Unis, les petits producteurs de tabac doivent faire face à la domination des grandes compagnies qui les forcent à vendre leurs récoltes à des prix dérisoires. Le jeune avocat Percy Munn assiste, impuissant, à ce combat inégal qui précipite de nombreuses familles dans la misère et attise les flammes de la révolte. Tiraillé entre son attachement viscéral aux lois et sa soif de justice, Munn choisit finalement le camp des Cavaliers de la Nuit, une organisation secrète qui défend la cause des producteurs en détruisant des entrepôts et des champs, en faisant régner la peur et couler le sang. À leurs côtés, derrière un masque, Munn bascule dans la spirale de feu et de violence qui embrase le pays...
    Véritable épopée,
    Le Cavalier de la Nuit est le premier roman de Robert Penn Warren (1905-1989), triple prix Pulitzer et auteur du classique
    Tous les hommes du roi. Traduit pour la première fois en 1951, introuvable depuis, ce monument de la littérature américaine est enfin réédité.

  • Patrick Procktor; le secret de David Hockney Nouv.

    Patrick Procktor; le secret de David Hockney

    Fabrice Gaignault

    • Seguier éditions
    • 28 Avril 2022

    " Patrick Procktor avait-il seulement existé ? N'était-il pas plutôt un pseudonyme de David Hockney, une construction ? [...] Les ressemblances entre certaines oeuvres des deux artistes étaient si extraordinaires, au niveau de l'inspiration, de la mise en scène du modèle, de la technique, des matériaux employés comme du choix des couleurs, que s'ouvrait sous nos pieds un possible mystère tel que l'histoire de la peinture sait parfois en engendrer. "Patrick Procktor fut l'ami inséparable, le complice, le rival (sinon l'égal) de David Hockney. Dans le
    Swinging London des années 1960, ceux qu'on surnommait les " jumeaux dandys du monde de l'art " semblaient tous deux promis à une brillante carrière. Mais lorsque Hockney s'envola pour la Californie, où il s'appliqua à fixer en peinture sa vision pop et ensoleillée du rêve américain, Procktor, lui, préféra cultiver une fragilité, un classicisme à contre-courant de toutes les modes... Hockney devint la star de l'art contemporain, " le peintre vivant le plus cher du monde ", tandis que Procktor disparut en 2003, alcoolique, fauché et quasiment oublié. Pourtant, à leurs débuts, les deux hommes et leurs oeuvres avaient été si proches qu'une question ne pouvait manquer de se poser : " De Procktor ou de Hockney, qui avait été le précurseur de l'autre ? "
    " Un merveilleux aquarelliste des sentiments, un portraitiste tendre et cruel [...], loser magnifique, comète des sixties et des seventies, balayé par le vent du destin. " -
    Le Monde

  • Condé Nast - La fabrique du chic Nouv.

    Condé Nast - La fabrique du chic

    Jérôme Kagan

    • Seguier éditions
    • 5 Mai 2022

    Condé Nast : un nom mondialement connu, celui du groupe de presse propriétaire des magazines
    Vogue et
    Vanity Fair. Plus qu'un nom, même : une marque, un label devenu l'emblème du glamour, de l'élégance et du luxe - au point d'occulter le fondateur de cet empire médiatique. Une éclipse dont Condé Montrose Nast (1873-1942) fut le premier artisan, lui qui, toute sa vie, préféra rester dans l'ombre, laissant ainsi libre cours aux rumeurs les plus contradictoires. Businessman visionnaire pour les uns, comptable sans relief pour les autres, travailleur austère affligé d'une timidité maladive, il fut pourtant aussi considéré comme le maître de cérémonie des fêtes de la
    Café society et l'inspiration de Fitzgerald pour son personnage de Gatsby le Magnifique...
    Afin d'élucider ce mystère, Jérôme Kagan a mené l'enquête. Mais raconter l'histoire de l'homme, c'était aussi, inévitablement, interroger les liens entre son rapport aux femmes et le nouvel idéal féminin que ses magazines contribuèrent à façonner. Pour ce faire, l'auteur a imaginé la vie des rédactrices de l'édition française de
    Vogue, laissant leurs voix compléter son récit en nous racontant, de l'intérieur, les coulisses de la " fabrique du chic "

  • Une héritière

    Gabriela Manzoni

    • Seguier éditions
    • 24 Février 2022

    À dix-sept ans, Nora Lefebvre s'ennuie dans la douce torpeur de son adolescence. Les sociologues diraient sûrement d'elle qu'elle est une " héritière " : fille unique d'une famille aisée bordelaise, son milieu et son parcours scolaire l'ont programmée pour la réussite matérielle, une vie sans histoire ni relief. Mais à son entrée en terminale, une rencontre vient tout bouleverser : son professeur de philosophie, la troublante Anna Berl, l'initie à l'amour, aux livres et aux cercles mondains de la bourgeoisie locale. Sous la tutelle de son mentor, la jeune femme est reçue avec brio à l'agrégation de philosophie et s'envole pour la capitale, où elle a été nommée professeur de lycée. C'est là que sa route croise par hasard celle de Maurice de Grancey, éditeur au sein d'une grande maison parisienne, qui propose de lui confier des travaux de réécriture de manuscrits. Peu intéressée par l'enseignement, Nora accepte. Bientôt, l'homme, qui vient de franchir la soixantaine, lui demande de devenir sa secrétaire personnelle pour l'aider à écrire ses Mémoires, lui dicter ses pages et ses fantaisies sexuelles... Un jeu dangereux commence alors, où Nora, Anna et Grancey sont avant tout possédés par le désir, l'ambition et la soif de vengeance.
    Avec
    Une héritière, Gabriela Manzoni signe un premier roman d'une intensité rare, entre satire grinçante et mélancolie, où s'entrechoquent les questionnements féministes qui traversent notre époque.

  • C'etait Kubrick

    Michael Herr

    • Seguier éditions
    • 8 Avril 2021

    " L'un des textes les plus justes jamais écrits sur le réalisateur américain. " - Le Monde, Samuel Blumenfeld, 02/07/2016
    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate. Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé.
    Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme " gonzo ", à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S. Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • Mémoires

    David Niven

    • Seguier éditions
    • 21 Mai 2021

    " Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " (The New York Times Book Review)S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour " so british " - ce tranchant de l'intelligence. Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux États-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios. Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray. Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven.
    " Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " -; The New York Times Book Review
    " Désopilant. " -; The Dailymail
    " Une lecture hilarante. " -; The Sunday Telegraph

  • Liberty

    Simon Liberati

    • Seguier éditions
    • 10 Novembre 2021

    " Pour avoir une vie amusante, je veux dire amusante à raconter, il faut renoncer à l'espoir d'une vie heureuse. Savoir toujours y renoncer à temps fut la plus grande chance de ma vie. "Avec
    Liberty, Simon Liberati revient sur " trois mois de galère, les cent jours d'un plumitif aux abois. " Une période tumultueuse durant laquelle l'écrivain navigue entre des relations amoureuses chaotiques, accumule nuits blanches et excès puis affronte un mystérieux corbeau.
    Ce " roman vrai ", rassemble toutes les veines du style Liberati. Ainsi y retrouve-t-on le chroniqueur lucide de la débauche, le critique littéraire érudit ou encore le portraitiste intraitable. Au-dessus de ces qualités, domine le moraliste au style éblouissant.

  • " Les premiers de la classe sont rarement les premiers d'une génération. "Il visitait ses clients en prison, plaidait au tribunal puis courait au théâtre, dînait avec ses amis, rédigeait une critique de la pièce et... repartait vers le parloir, sortait, écrivait encore ! Tel était Stephen Hecquet (1919-1960), écrivain et avocat, ami de Roger Nimier, d'Antoine Blondin mais aussi de Jean Genet, surdoué aux mille vies, décédé tragiquement à l'âge de 40 ans.
    Frédéric Casotti brosse, avec ce premier livre, le portrait de ce hussard maudit. Dans un style alerte et nerveux que n'aurait pas renié Hecquet l'homme pressé, il éclaire d'une lumière nouvelle l'adolescent, l'avocat qui sauve ses clients de la peine capitale mais aussi le romancier et le pamphlétaire de haut vol que rien n'intimidait.
    Stephen Hecquet ne reculait devant aucun combat, aucune provocation. Il était avant tout guidé par sa soif de liberté, son dégoût des consensus hypocrites et son sens de l'amitié. C'est dire si, à notre époque anesthésiée par les arrangements et les peurs, l'homme et ses livres s'avèrent précieux.

  • Alone : mémoires

    Mickey Baker

    • Seguier éditions
    • 4 Novembre 2021

    L'autobiographie " retrouvée " de Mickey Baker, guitariste noir et pionnier oublié de l'histoire du rock.Alone est l'histoire retrouvée de Mickey Baker, l'un des musiciens et compositeurs afro-américains les plus influents de l'après-guerre, classé par
    Rolling Stone parmi les cent plus grands guitaristes de tous les temps. Et pourtant : qui se souvient de cet authentique génie aujourd'hui ? Et qui s'attendait à découvrir sa trace en France, dans un village des environs de Toulouse où il a fini sa vie anonymement ?
    Avec Chuck Berry, Ray Charles, Screamin' Jay Hawkins et les autres, il fut l'un des pionniers du rock'n'roll dans les années 1950, publia une méthode de guitare jazz vendue à plusieurs millions d'exemplaires, et enregistra avec la chanteuse Sylvia Vanderpool un hit monumental,
    Love Is Strange. Sacrée revanche pour le gamin des quartiers pauvres de Louisville... Mais même au plus fort du succès, une ombre continue de planer au-dessus de Mickey Baker : " Étant métis, pas vraiment noir et certainement pas blanc, j'ai toujours été un paria parmi les Noirs comme parmi les Blancs ", écrit-il. Et c'est finalement ce racisme qui le décidera, au début des années 1960, à quitter l'Amérique pour s'installer en France. Dans son pays d'adoption, pour la seconde fois de sa vie, il révolutionnera la musique populaire en composant et en jouant pour toute une vague de jeunes artistes que la presse surnomme les " yéyés " : Françoise Hardy, Sylvie Vartan et bien d'autres.
    Cette histoire, Mickey Baker la raconte avec sa voix unique, tour à tour jazz, rock et blues, dans un texte formidable de rythme, d'intelligence et d'émotion où les dialogues claquent souvent comme les répliques d'un film de Tarantino. Inédit en anglais,
    Alone paraît pour la première fois dans la présente traduction.
    " Rares sont les guitaristes à avoir eu pareille influence. " -
    The New York Times

  • Neuf ans parmi les indiens

    Herman Lehmann

    • Seguier éditions
    • 21 Mai 2021

    Une histoire vraie à la Little Big ManÀ l'horizon de la grande plaine texane, un nuage de poussière se forme. Bientôt, c'est une bande d'Apaches qui surgit et kidnappe Herman Lehmann, dix ans, fils de pionniers allemands arrivés en Amérique au milieu du XIXe siècle. Commence alors pour lui une nouvelle existence, celle d'un Peau-Rouge des étendues de l'Ouest. Il découvre peu à peu la culture et les traditions des Indiens, se joint à leurs razzias et combat à leurs côtés contre l'homme blanc et les tribus adverses. Après neuf années, Herman est ramené à sa famille contre son gré. Ce retour forcé parmi ceux qu'il appelle les visages pâles ne se fera pas sans difficulté. Publié aux États-Unis en 1927, Neuf ans parmi les Indiens est un classique de la littérature western et des études ethnologiques sur la culture amérindienne, une histoire vraie à la Little Big Man, aujourd'hui traduite en français pour la première fois. Lehmann y évoque dans une langue crue, frontale et dénuée de tout romantisme l'existence âpre et violente des tribus amérindiennes au crépuscule de leur règne sur le continent américain. Toute sa vie, il restera fidèle aux traditions de son peuple d'adoption, et c'est finalement cet écartèlement entre les deux cultures qui fait toute la force et la valeur de son témoignage : jusqu'au bout, il sera incapable de choisir un camp, ce qui lui permet, sûrement, d'approcher la vérité.

  • Fil d'or

    Suzy Solidor

    • Seguier éditions
    • 14 Octobre 2021

    Longtemps la mer et le désert ont été des territoires d'aventures réservés aux hommes. Suzy Solidor, une auteure lesbienne, a osé troubler les codes du genre en racontant l'histoire de Fil d'Or, un marin aux secrets insaisissables...Au début des années 1930, deux légionnaires français fraternisent dans le Sahara occidental. Ils font face à l'ennui et au vent brûlant du désert en déroulant leur vie. L'un s'appelle Dussaud, l'autre Matelot parce qu'il vient d'Ouessant, cette île bretonne assiégée par l'océan. Tout à ses souvenirs, Matelot raconte comment, quelques années plus tôt, un jeune étranger connu sous le nom de " Fil d'Or " y a fait irruption. Sur l'île, les hommes comme les femmes étaient fascinés par sa beauté trouble et ses dispositions de marin. Envoûté lui-même, Matelot se mit à son service... jusqu'à ce qu'il découvre que sa fiancée avait à son tour succombé au charme de Fil d'Or. En pleine tempête, une bagarre éclata alors entre les deux hommes et, au milieu des éléments déchaînés, un coup de couteau traversa l'écume, laissant entrevoir un impensable secret... Dès lors, hanté par le récit de Matelot, Dussaud n'aura plus qu'une obsession : retrouver Fil d'Or pour éclaircir le mystère. C'est le début d'une quête qui l'entraînera du désert africain aux îles celtes, jusqu'aux limites du monde et de la raison.
    Avec
    Fil d'Or, Suzy Solidor signe un roman d'aventures porté par une écriture éblouissante. Paru en 1940, il fut injustement oublié - peut-être parce que son auteure, en osant troubler les codes du genre, avait tout simplement un siècle d'avance.

  • Henri Béraud : version reporter

    Henri Béraud

    • Seguier éditions
    • 10 Novembre 2021

    Redécouvrir l'oeuvre journalistique d'Henri Béraud, légende du grand-reportage à l'image de Kessel, Londres, Morand, Cendrars et Simenon, avant de succomber aux dérives de son époque.Pendant l'entre-deux-guerres, Henri Béraud fut l'une des stars du grand reportage - l'un des plus lus, l'un des plus célèbres, et peut-être le plus talentueux d'une génération où se côtoient Kessel, Londres, Morand, Cendrars et Simenon. Cette anthologie réunit une sélection de ses meilleurs articles publiés entre 1919 et 1933 : sous la plume vive et mordante du journaliste, nous assistons à la guerre d'indépendance irlandaise, à la construction de l'Union soviétique et de la Turquie kémaliste, à la marche des fascistes sur Rome, à la montée du nazisme... Béraud, initialement engagé à gauche, fut à cet égard l'un des premiers à percevoir puis dénoncer l'essor des totalitarismes. Mais alors comment expliquer que le même homme, dans la deuxième moitié des années 1930, ait basculé sur une pente inverse, jusqu'à être condamné pour collaboration en 1944 ? Relire le Béraud " première période ", c'est ainsi redécouvrir un immense écrivain, mais aussi se plonger dans les remous d'une Europe en crise vue à travers le regard de l'un de ses plus fins observateurs.
    - Prix Goncourt 1922 (pour Le Martyre de l'obèse et Le Vitriol de la Lune).

  • Journal intime

    Richard Burton

    • Seguier éditions
    • 30 Octobre 2020

    " On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d' un seul mois de ce journal. " - Richard Burton, 29 octobre 1968
    " On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d'un seul mois de ce journal ", écrit avec étonnement Richard Burton en 1968. L'acteur est alors un des monstres sacrés du 7e art et forme un couple mythique et scandaleux avec Elizabeth Taylor. Cette relation passionnée, leur train de vie babylonien, leur beauté, leurs excès et leurs succès : le journal intime de Burton nous y plonge " caméra à l'épaule ", comme si nous y étions. Mais il révèle aussi un homme insoupçonné, infiniment plus complexe que le commun des acteurs hollywoodiens. Sceptique et distant à l'égard du cinéma, il se montre en revanche fou de théâtre et de littérature. Doté d'un sens de l'humour irrésistible et d'une grande faculté d'observation, Richard Burton possédait les qualités rares et indispensables du diariste - pour notre plus grand bonheur.
    " Ce journal est, en un mot, fascinant. " - The Washington Times
    " Burton raconte sa vie à la manière d'un drame poignant où "demain est toujours une surprise'. Il en vient à nous manquer chaque fois que l'on pose le livre. Sa voix est de celles qui vous poursuivent longtemps. " - The Daily Telegraph
    " Il émerge de la lecture de ces carnets un Richard Burton comme même ses plus grands fans n'auraient jamais osé le rêvé. Il s'y montre si sensible, intelligent, profondément cultivé et éclairé qu'on se prendrait presque à se dire qu'on aurait aimé l'avoir à dîner. " - The Wall Street Journal
    " Ces écrits révèlent un homme porté à la réflexion et attentionné, engagé dans une approche intellectuelle du monde qui l'entoure. On est bien au-delà de la simple image du coureur de jupons avec un penchant pour la boisson [...]. Ses carnets témoignent d'un intérêt profond pour le passé, le présent et l'avenir. " - The Times
    " Un livre indispensable. " - The Financial Times
    " Un aperçu réjouissant de la vie de l'acteur, qui ne cherche pas à cacher ses aspérités. " - The Los Angeles Times
    " Même à notre époque où il semblerait que nous soyons menacés d'une overdose d'informations sur les célébrités, il y a dans ces pages quelque chose d'absolument fascinant. " - NBC Today
    Acclamé comme l'un des acteurs les plus marquants de sa génération, Richard Burton (1925-1984) eut le tort, pour certains, de négliger sa carrière. Parce qu'au cinéma et à ses intrigues, il préféra les livres... et surtout sa liberté.

  • Le livre des hirondelles ; Allemagne 1893-1933, souvenirs

    Ernst Toller

    • Seguier éditions
    • 22 Octobre 2020

    " Ce n'est pas seulement ma jeunesse que je relate ici, mais celle d'une génération en même temps qu'un fragment d'histoire contemporaine. [...] Si l'on veut comprendre la catastrophe de 1933, il faut connaître les événements des années 1918 et 1919 en Allemagne. "
    " Écrit le jour où l'on a brûlé mes livres en Allemagne " : c'est sur ces mots glaçants que s'ouvre Le Livre des hirondelles d'Ernst Toller. Dramaturge reconnu dans le monde entier, héros de la gauche révolutionnaire, Toller figure en vingt et unième position sur la liste des auteurs dont les nazis ont mis les oeuvres au bûcher en mai 1933. Comment en est-on arrivé là ? se demande-t-il en prologue de cet ouvrage. Pour mieux le comprendre, l'écrivain raconte la succession des événements qui ont conduit l'Allemagne à la déraison. Toller se souvient : de son enfance dans une famille juive de Prusse-Orientale, de la Grande Guerre, et surtout de l'échec fracassant de la République des conseils de Bavière, portée par une révolution qu'il rêvait pacifiste. Vinrent ensuite les années d'une longue détention où, telles ces hirondelles s'obstinant à bâtir leur nid dans sa cellule malgré l'hostilité des gardiens, il continua de rêver à une Europe réconciliée en écrivant des poèmes et des pièces de théâtre. Mais à quelques kilomètres de là, dans une autre prison, Adolf Hitler s'attelait à un autre genre de livre. D'une sincérité et d'une lucidité absolues, Le Livre des hirondelles ne choisit jamais entre la littérature et l'histoire : il n'en surprend que mieux les vérités de la condition humaine.
    Auteur d'une oeuvre littéraire traduite en vingt-sept langues, admiré de Thomas Mann et de Rilke, Ernst Toller (1893-1939) fut aussi, en Allemagne comme en Espagne, de tous les combats perdus : contre la guerre, le fascisme, la misère.
    " Toller se situe d'emblée et irrémédiablement dans le clan des perdants - c'est ce qui contribue, aujourd'hui, à lui donner tant de force. " - Le Monde

  • Jacques de Bascher ; dandy de l'ombre

    Marie Ottavi

    • Seguier éditions
    • 10 Juin 2017

    Muse de Saint-Laurent et Lagerfeld, décadent de génie, porte-étendard d'une époque" Chaque jour, Jacques de Bascher déjeune aux Deux Magots ou chez Lipp, toujours à la même table. Il retrouve dans ce minuscule triangle germanopratin l'ensemble de la faune qu'il recroisera le soir venu. Ses journées suivent un rituel immuable. Lorsqu'il rentre chez lui après le déjeuner, il fait une sieste puis se rend chez Carita, où Monsieur Guy, coiffeur de feu Gérard Philipe, se charge de sa nuque. Quand il ne prend pas soin de son apparence, il va au cinéma, fait du shopping, prend le thé chez une comtesse ou reçoit un amant. Vers dix-sept heures, il repart vers l'Odéon et s'installe au Dauphin, rue de Buci. Il y joue au flipper et y achète les substances nécessaires à la prochaine nuit. Puis il se rend chez Karl Lagerfeld avant de rentrer se préparer pour sa soirée et de filer vers le Flore, l'antichambre de la nuit, à quatre minutes de chez lui. "
    L'allure d'aristocrate, le goût très sûr et la beauté viscontienne de Jacques de Bascher feront de lui la muse de Karl Lagerfeld et l'amant terrible d'Yves Saint Laurent. Ce livre, fruit d'une enquête auprès de ceux qui l'ont côtoyé, admiré ou mal aimé,est une plongée dans les années 1970 et 1980, ces années folles qui consumèrent Paris et ses troupes, et dont il fut l'une des figures les plus singulières.
    Marie Ottavi est journaliste à Libération.

  • Le mystère Yves Adrien

    Cédric Bru

    • Seguier éditions
    • 22 Avril 2021

    Une plongée dans la contre-culture des années 1970 et 1980, sur les traces de l'un de leurs personnages les plus emblématiques." C'est l'histoire d'un homme qui a passé plus de temps à se cacher qu'à se montrer. Orchestrant soigneusement ses retraites comme ses retours, il a visé la présence par l'éclipse, la postérité par l'absence, la reconnaissance par l'oubli. " Cet homme, c'est Yves Adrien, dandy, rock critic, écrivain visionnaire et esthète inclassable qui aura marqué la vie parisienne des années 1970-1980. Avec ses articles incandescents, il a initié la France au punk, à la new wave et à la techno, contribué à l'émergence de la génération des " jeunes gens mdernes " (Étienne Daho, Lio, Marquis de Sade, Daniel Darc...). Avant de s'évaporer. Puis de reparaître. Puis de s'évanouir de nouveau. Jusqu'à prétendre être mort. Ou devenu un fantôme. Alors quand un étrange personnage du nom d'Ott vient proposer au journaliste Marc Sandre de lui consacrer un livre pour dissiper le mystère, celui-ci n'hésite pas longtemps.
    Cedric Bru signe ici un texte où la biographie de l'écrivain culte est savamment mélangée à une fiction tout imprégnée du style inimitable d'Yves Adrien. Cedric Bru vit à Paris. Il est journaliste et critique littéraire. Il a travaillé, entre autres, pour Rock & Folk, et anime depuis 2005 le site Les Obsédés Textuels.

  • Contre le peuple

    Frédéric Schiffter

    • Seguier éditions
    • 10 Novembre 2020

    Les populistes à l'épreuve de la philosophie.
    Une idole affole le monde politique : le Peuple.
    De l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par les libéraux, tous les partis et leurs leaders se coiffent de cette idole. Or quel est ce Peuple dont les porte-parole veillent à ne jamais définir les contours ? Les pauvres, les classes moyennes, les provinciaux, les Français dits de souche, les diverses communautés culturelles, les martyrs de l'impôt ? Loin d'être une réalité identifiable, le Peuple n'est qu'un flatus vocis, un vent de bouche, que des blablateurs propulsent à pleins poumons du haut de leur podium pour ratisser large en période électorale ou pour mobiliser des suiveurs.
    Vide de contenu, la notion de peuple permet à n'importe quelle foule de s'en prétendre l'incarnation et d'aller exprimer ses frustrations, ses indignations, ses bouffées paranoïaques, sur les nouvelles agoras digitales appelées réseaux sociaux. Animée de la " décence ordinaire " que lui prêtent les intellectuels convertis à George Orwell, cette foule y poursuit de sa vindicte les migrants, les sionistes, les élus, les médias, les " sachants " et tous les coupables supposés de ses malheurs ; elle y dénonce, surtout, la tyrannie tentaculaire des " élites ". Or, là encore, les " élites " ainsi visées n'ont rien d'une aristocratie, mais forment une petite plèbe de nantis dont l'ignorance hautement diplômée égale l'inculture décomplexée des mal-lotis. De même que le mot " peuple ", l'expression " les élites " désigne un être social fantasmatique. Ce sont des éléments de langage dont on connaît la fonction : remplacer la précision par le simplisme et, ainsi, aggraver la servitude intellectuelle.
    " Ce pamphlet sera lu comme un manuel de résistance à la démagogie. "
    Frédéric Schiffter fut professeur de philosophie. Il est l'auteur d'une quinzaine d'essais salués par la critique, et le lauréat du prix Décembre 2010 pour Philosophie sentimentale (Flammarion) et du prix Rive gauche à Paris 2016 pour son récit autobiographique On ne meurt pas de chagrin (Flammarion). En 2020 est paru son premier roman : Jamais la même vague (Flammarion).

  • La nuit du revolver

    David Carr

    • Seguier éditions
    • 19 Janvier 2017

    Un reporter enquête sur le sujet le plus sombre : sa propre vie.
    Minnesota, début des années 1980. David Carr est un jeune journaliste brillant et prometteur. Mais tous les soirs, la nuit tombe et les masques avec : l'enfant terrible écume les bars, se bat, sniffe, s'injecte, fume, engloutit, vole et deale tous les poisons sur lesquels il fait main basse. Cette double vie va durer vingt ans - jusqu'à la chute, et un douloureux combat pour revenir de l'ombre à la lumière. Ou presque, car il n'en sort pas indemne : le crack laisse de longues balafres dans sa mémoire. Nombre de ses souvenirs ont glissé dans l'oubli, et son cerveau a réécrit les plus inavouables pour échapper aux remords...
    Comment affronter la vérité de ce terrible passé ? Pour l'ancien junkie, devenu grand reporter au New York Times, la solution s'impose : il va faire de sa propre vie son prochain sujet d'investigation. C'est le début d'une enquête de trois ans, au cours de laquelle il accumule plus de soixante témoignages de proches, policiers, médecins et officiers de justice. Son livre est le récit de cette histoire vraie : à la fois une chronique captivante sur les paradis artificiels, une immersion dans les eaux troubles du trafic de stupéfiants, et une recherche du temps perdu, aux confins de la mémoire et de la folie.
    " Journaliste de légende au parcours chaotique " selon Stéphane Lauer (correspondant du journal Le Monde à New York), David Carr (1956-2015) est une figure du journalisme d'investigation de ces quarante dernières années.
    " Une grande lecture " Time Magazine
    " Terrible et magnifique " Stephen King

  • Vagabondages

    Lajos Kassak

    • Seguier éditions
    • 20 Février 2020

    "Une version hongroise de Sur la route de Kerouac" - Emmanuel Carrère"Nous philosophions absurdement, et la vie autour de nous déferlait."
    Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Lajos Kassák, lui, a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. Alors il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera aux raffinements et combines de la vie errante. Les tribulations des deux amis offrent une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour -; souvent absurde -; se révèle d'une étonnante modernité. Ode assumée à l'oisiveté, Vagabondages est une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre les deux Jack, le Kerouac de Sur la route et le London des Vagabonds du rail.
    Poète, peintre et théoricien hongrois d'avant-garde, Lajos Kassák (1887-1967) se revendiqua toute sa vie comme un artiste prolétaire. Proche des dadaïstes et des surréalistes, cet autodidacte fut aussi le mentor du photographe Robert Capa. Publié en 1927, Vagabondages paraît aujourd'hui pour la première fois en France.
    "[Kassák] raconte les vagabondages dans l'Europe d'avant la guerre de 1914 de deux types qui sont lui et Szittya, deux espèces de trimardeurs nietzschéens. C'est un peu comme une version hongroise de Sur la route de Kerouac."-; EMMANUEL CARRERE

  • L'ordinaire mesaventure d'Archibald Rapoport

    Pierre Goldman

    • Seguier éditions
    • 2 Mai 2019

    " Archibald Rapoport mourra d'écrire. "" La vie dépasse toujours l'écriture, ai-je pensé, même si l'écriture la transcende et c'est alors que j'ai vraiment décidé de ne jamais écrire qu'au contact immédiat de la mort. "
    Un tueur fou suit le fil de ses angoisses métaphysiques en semant des cadavres sur son passage. Quatre policiers, deux magistrats, un avocat : tous assassinés de sang froid en l'espace d'une semaine. La terreur s'empare de la France. On suspecte un " gauchiste " s'attaquant aux signes du pouvoir. Le gouvernement convoque des réunions de crise, la police passe le pays au crible, mais l'enquête patine.
    Pourtant, le meurtrier se rend de lui-même à un commissariat. Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique... Mais au fond, pourquoi est-il devenu un assassin ? Peut-être, tout simplement, par désir d'écrire... Écrire pour laisser une trace indélébile de son existence, écrire puis périr, afin " que le récit de sa vie pût être publié ".
    Un texte iconoclaste, d'une absolue liberté, un chef-d'oeuvre d'humour noir, dans lequel Pierre Goldman se jette au feu. Paru deux années avant la mort de son auteur, ce roman sulfureux était devenu introuvable. Quarante ans plus tard, il est temps de le relire pour ce qu'il est avant tout : un grand texte littéraire.
    Intellectuel engagé, héros et martyr pour certains, ennemi public et criminel pour d'autres, Pierre Goldman (1944-1979) reste, quarante ans après son assassinat, l'une des icônes les plus polémiques de la gauche française des années 1970. Il est par ailleurs l'auteur d'un ouvrage autobiographique, Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France (Le Seuil, 1975).

  • Le prix de la joie ; été 1963, l'affaire Charles Trenet

    Olivier Charneux

    • Seguier éditions
    • 20 Mai 2020

    Charles Trenet et le scandale des " ballets bleus " de 1963 : le premier roman consacré à cet épisode noir de la vie du chanteur-star.
    " On est sans force contre la morale. "
    12 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune à la terrasse du restaurant où il a ses habitudes. Soudain, une altercation éclate avec un jeune homme et, quelques heures plus tard, le chanteur est arrêté puis jeté en prison. De quoi l'accuse-t-on ? D'" actes impudiques et contre-nature sur mineurs de moins de vingt et un ans ". Dès le lendemain, la rumeur enfle : Charles Trenet organiserait des parties fines, des " ballets bleus ". Une certaine presse en remplit ses colonnes en confondant, avec la volonté de les confondre, " pédérastes " et " pédophiles ". Parce qu'à cette époque, une loi héritée du gouvernement de Vichy considère qu'une personne homosexuelle ne saurait être capable d'un consentement éclairé avant vingt et un ans. Charles Trenet, d'un tempérament insoumis et éternellement juvénile, refuse de céder au chantage auquel il s'avère en réalité confronté. Mais dans la solitude de sa prison, l'artiste se livre à une incontournable introspection : est-il seulement victime de la morale ? ses élans et plaisirs ne seraient-ils pas coupables à force d'être minoritaires ? est-il un adulte raisonnable ? un fou chantant ?
    Dans ce récit imaginé à la première personne, Olivier Charneux accompagne un homme qui vacille et nous rappelle combien nos moeurs sont instables, nos lois parfois inadaptées et nos jugements souvent brutaux.
    Olivier Charneux est l'auteur de romans parus chez Stock, chez Grasset et au Seuil. Son dernier livre, Les guérir, a été publié en 2016 aux Éditions Robert Laffont.

  • Bandits à Marseille

    Eugène Saccomano

    • Seguier éditions
    • 8 Octobre 2020

    Le " Gomorra " de la pègre marseillaise.
    Journaliste au Provençal dans les années 1960, le jeune Eugène Saccomano est le premier à se lancer dans l'écriture d'un livre sur la pègre marseillaise. Cependant, il ne s'agit pas pour lui d'habiller les voyous d'une couche de légende supplémentaire : la puissance et la lumière aveuglante du décor provençal et le goût pour les mythologies ont déjà trop servi le Milieu. Il cherche au contraire à raconter comment les gangsters règlent leurs comptes, leurs façons tranchantes, très éloignées d'un hypothétique code de l'honneur. " Le sang coule sous le soleil, mais il coule. "
    Saccomano enquête sur le proxénétisme " convivial " des bars à hôtesses comme sur les réseaux plus souterrains du trafic de stupéfiants, décrit les soubresauts de la vie politique locale qui, entre guerres municipales et combats syndicaux, ont tant profité aux Carbone, Spirito et Guérini. Et l'on constate avec lui combien l'histoire marseillaise s'entête à mêler le drôle au sordide, le fait divers au roman.
    Bandits à Marseille fut publié en 1968 chez Julliard et n'avait jamais été réédité depuis. Il rencontra pourtant un véritable succès dans les prisons françaises (" Le livre préféré des taulards ", affirmait alors son éditeur), mais aussi en librairie et au cinéma - le film Borsalino, avec Delon et Belmondo, en est partiellement adapté.
    Ce récit d'un genre précurseur ne fut pas sans danger pour son auteur : à sa parution, Saccomano reçut des menaces jugées assez sérieuses pour lui faire envisager un déménagement...
    " Une référence en matière de grand banditisme marseillais. " - Le Monde, 10/06/2008
    Eugène Saccomano (1936-2019) fut la voix radiophonique la plus célèbre du football français (RTL, Europe 1). Amoureux fou de littérature, il consacra plusieurs ouvrages à Céline et Giono.

  • La nuit du 5-7

    Jean-Pierre Montal

    • Seguier éditions
    • 8 Octobre 2020

    L'histoire du " bal tragique " qui sonna le glas de la France des Sixties.
    Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970, en Isère, 146 jeunes gens meurent brûlés vifs dans l'incendie du 5-7, un dancing où ils assistaient à un concert de rock. Tous, ou presque, avaient moins de vingt-cinq ans. Le groupe, sur scène, aura joué jusqu'au dernier instant - on découvrira les corps des musiciens au petit matin dans les décombres, figés sur leurs instruments.
    Ce drame connaît un retentissement mondial jusqu'à ce que la mort du général de Gaulle, huit jours plus tard, éteigne définitivement les cendres de l'incendie.
    Michel Mancielli, un jeune musicien qui devait se trouver au 5-7 ce soir-là, a réchappé de justesse à la catastrophe. Mais comment continuer à vivre avec la culpabilité lancinante du rescapé et les ombres des disparus ? Et puis il y a ce désir de justice, ou de vengeance, qui le prend aux tripes. D'autant qu'un peu partout dans le pays court cette rumeur selon laquelle le SAC, bras armé du gaullisme, serait impliqué dans l'incendie de discothèques ; la jeunesse et le rock se trouveraient dans le viseur du pouvoir.
    À partir d'un fait divers parmi les plus dramatiques de l'histoire récente, Jean-Pierre Montal imagine un roman tour à tour nerveux et mélancolique pour raconter cette France de l'après-1968 qui a vu se consumer, dans un même brasier, sa jeunesse et ses rêves de révolution.
    Né en 1971, Jean-Pierre Montal est éditeur et écrivain. Il est notamment l'auteur d'un roman paru en 2017 aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux, Les Leçons du vertige, et, avec Jean-Christophe Napias, de 100 courts chefs-d'oeuvre (La Table ronde, 2018).

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