SKA

  • - 50%

    Soumissions

    Chris Lafner

    • Ska
    • 23 Janvier 2021

    Sévices et humiliations comme autant de piments pour rehausser les étreintes des corps saturés de plaisir... POUR PUBLIC AVERTI. Soumissions relègue 50 nuances de Grey au rang de gentille bluette. Cette novella sulfureuse possède tous les ingrédients suggestifs permettant d'explorer le tréfonds des fantasmes érotiques. La chute de l'histoire est saisissante. Avec ce roman brûlant, Chris Lafner nous entraine dans les joies du libertinage et du sexe décomplexé. EXTRAIT Je suis d'ordinaire très clitoridienne, mais on dirait que les dieux ont façonné son sexe exactement à la taille de mon vagin et les va-et-vient de son membre en moi m'ont très vite arraché des cris de plaisir non simulés et j'ai eu mon premier orgasme dans cette position depuis des années. Excité par mes cris, Jérôme a continué à me pilonner de plus en plus fort, et tout a basculé lorsqu'emportée par cette vague je lui ai demandé de me claquer les fesses. Je crois que cela a été le tournant de notre relation. J'ai joui une deuxième fois en même temps que lui. Quelques secondes après notre orgasme, il me soufflait dans l'oreille : - Tu n'es pas si sage que tu en as l'air... Je crois qu'on va beaucoup s'amuser tous les deux.

  • - 50%

    Sainte Valentine 2020

    Recueil Collectif

    • Ska
    • 24 Janvier 2021

    La parité n'exige-t-elle pas qu'on glorifie Saint Valentine, la patronne des amoureuses ? Chaque 14 février, les auteurs SKA la célèbrent à leur façon...

    Comment les auteurs SKA font-ils la fête à Saint-Valentin ? En célébrant son pendant : Sainte-Valentine pardi ! Un peu à l'antique, quand les prêtres nus de Junon couraient les rues, en touchant les jeunes filles... Avec des roses rouges, épines incluses, quoiqu'il y ait aussi des fleurs bleues chez SKA...
    Paul Colize voit l'amour comme une fantaisie courte, une rafale de SMS ; Jan Thirion ne se lasse pas d'essayer ; Max Obione barbote et soupire puis il nous narre les affres d'un auteur sodomite frustré ; Claude Soloy n'est jamais rassasié de passion plastique ; avec RoseLys DesDunes on assiste à un casting torride ; Franck Membribe compte sur la SNCF pour arriver à l'heure, mais sans trop savoir où tandis que José Noce se laisse embarquer dans l'Orient Express ; Jérémy Bouquin exalte le petit coup vite fait entre cinq et sept ; Antoine Blocier, forcément, voit l'amour comme une manifestation ; Nigel Greyman essaie de séparer émotion et sensation dans le coeur d'un professeur possédé du démon de midi ; Ava Ventura suit de troublantes senteurs à la trace ; Pascal Jahouel, lui, compte sur les réseaux sociaux, mais... Jeanne Desaubry, ambitieuse, se prend pour Beckett et attend ; Gérard Streiff nous rappelle à l'ordre ; Jean-Marc Demetz rêve, tandis que Zolma chante.

    16 auteurs SKA célèbrent à leur manière le 14 février, date de la Saint-Valentin. Et comme ils sont frondeurs, c'est Sainte Valentine qu'ils placent en exergue de leurs contributions noires et roses et même très rouges. L'édition est augmentée et comprend des perles explosives sous la langue (ou ailleurs) quand leurs lectures allument les yeux de votre partenaire... A lire à deux sous la couette !

  • - 50%

    Loulou

    Max Obione

    • Ska
    • 27 Juin 2020

    L'itinéraire rocambolesque et amoureux de Marie-Louise Berthet, successivement fille de joie, bonne soeur et anarchiste..., surnommée Soeur Fouettard eu égard à sa spécialité cinglante... QQQ


    [...] Alors n'écoutant que mon désir, je tire la lieuse de chanvre qui lui sert de ceinture et je l'enjambe m'asseyant sur ses genoux. Je fourrage son bourgeron et extirpe son bâton magnifique, je siffle d'admiration, il souffle comme pris de panique, parait se débattre.
    - Laisse-toi faire, père Milon. Tu as bien mérité une petite récompense.
    Je saisis son bois raide que je ne peux circonscrire de ma main tant sa taille est imposante et l'enfourne délicatement dans ma minette au museau mouillé. J'ai peur qu'il me déchire, mais je le sens passer lentement les faubourgs puis pénétrer le boulevard principal, se diriger vers le centre. Son gros gland déplisse et repasse toute la friperie, il s'en vient et va, lentement, en cadence lourde et molle, dans le tempo de la danse que j'imprime à loisir en poussant sur mes jambes. Ce bougre occupe tout l'espace et tape au fond. Il me régale. Il me l'a fait au béguin, l'homme du topinambour et de la cerise réunis. Le vin aidant, il y a si longtemps que je n'avais pas connu ce chamboulement, cette sensation, ce bonheur. Les passes, les caprices, les saloperies des clients de la mère Aubin, envolés, lointains, en cet instant je m'appartiens, je cède, consentante et heureuse, je suis à l'initiative, pleinement moi.
    Son odeur de mâle m'enivre. Il est en moi, je le serre dans mes bras à m'en faire mal. Je fais battre mes petites ailes de papillons sur sa queue en contractant ma minette, ma savante minette ; il ne bouge pas dans cette position, je le subjugue, il souffle toujours comme l'on fait sur une brûlure pour en atténuer la piqûre. Il prononce des paroles bourrues, incompréhensibles.
    - Je sens la pisse, hein ? T'aime ça, dis ?
    Il geint comme s'il était malade, puis je sens qu'il m'inonde de son foutre épais, chaud et grumeleux. Je pars illico à la Versailles, le berlingot en folie, j'en tremble, de toutes les parcelles de mon corps, je jouis de ce bonheur après cette peur, cette peur de mourir.
    Assommée un temps, je saute de ma position et vais m'allonger sur la paillasse. Je lui tends les bras :
    - Venez mon beau seigneur rejoindre votre petite femme !
    Il manque de tomber les pieds entravés par son pantalon. Il s'effondre sur moi et nous nous aimons jusqu'au petit jour.



    La barricade de la place Banche une fois tombée, Loulou échappe à la répression sanglante de la Commune de Paris (1871) en sautant le mur d'un couvent. Pour se protéger, la fille de joie devient soeur Angélique de la Miséricorde divine... Aidée de soeur Véronique, elle soigne les pauvres gens du Marais. En même temps, elle fait fructifier son ancienne spécialité en fouettant les derrières des puissants. Dans le Paris de la IIIe République naissante, on la surnomme Soeur Fouettard. Mais c'est toujours l'amour de sa vie : Luigi, le beau maçon piémontais disparu dans les turbulences de la guerre franco-prussienne qui l'obsède. Lors des funérailles de Victor Hugo, elle le reconnaît dans la Légion italienne qui défile. Elle défroque et suit son amant dans sa lutte anarchiste... Au cours de ce récit, Loulou croisera Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Tristan Corbière ainsi que Louise Michel, Nathalie Le Mel, Jules Vallès, etc.



    Cette histoire a fait antérieurement l'objet de 6 épisodes d'un feuilleton publiés chez SKA sous le titre de Soeur Fouettard. Max Obione y révèle son style suggestif fait de fluidité et, en l'occurrence, d'images licencieuses du plus bel effet. Un régal !

  • Les belles et la bête

    Marie Vindy

    Un homme des bois affole la libido de belles promeneuses consentantes.

    Le temps semble s´étirer, suspendu comme les poussières que je vois danser dans la lumière. Elle inonde de sa chaleur dorée les murs blancs de la chapelle, un rayon court sur mes cuisses. Je ne porte qu´une chemise bleue ouverte sur ma poitrine, étendu sur l´estrade où se trouvait autrefois un hôtel, sur le drap qu´a apporté Mila. Elle est assise contre mon flanc, elle me regarde, elle m´observe. Tout est si calme. Ses mains caressent mon torse, les poils sous ses paumes. De temps en temps, mon regard croise l´objectif de l´appareil. Le déclencheur se met en marche.

    Voici le 2eme épisode de la série Mila, photographe, signée Marie Vindy. Les couples se font et se défont dans une ronde des plaisirs pimentés par l´irruption d´un homme des bois.

  • Dieu est mort

    Damien Ruzé

    Une tueuse d´enfant expose en temps réel ses faits et gestes, un flic - au passé déchiré et aux méthodes surannées - mène l´enquête.


    ` Il est malade ton chien ou quoi !?´ Bingo. Quelle phrase ! Quelle putain de phrase ! Marcher vers l´animal qui tente de re décoller avant de choir à nouveau, groggy, camé, réacteurs coupés. Plus la force d´aboyer. "On", puis "off". Plus d´énergie. D´électricité. S´agenouiller près du bestiau et l´inspecter. Entendre la fillette en route vers moi, petits pas froissant l´herbe. Fermez les yeux. Deux secondes. Compter. Un, un, deux, deux. Relever la tête. Last call. Scanner le paysage. Tout le paysage. Le disséquer. Pas de blip sur le radar. Personne. Un miracle. La dernière touche. Humer le parfum du jeune corps femelle qui pose un genou à terre et prend dans ses mains la grosse gueule aux yeux révulsés. Action. Paume à l´arrière du crâne. Doux contact des cheveux couleur paille. Bouton de rose des lèvres qui articule un "Que..." interrompu et angoissé. Avorté. Canule. Geste vif. Précis. Professionnel. Vaporisation savamment calibrée. Un seul pschittt suffit. Effet instantané. L´organisme qui se fige. Pupilles à la retourne.

    Bras de Morphée. Charger l´enfant endormie sur l´épaule comme un gibier. Reculer sans précipitation jusqu´à l´orée. Bruit des ronces griffant mes jeans, comme une fermeture éclair que l´on zipperait. Réfugiée à l´abri de la canopée, pivoter et descendre à fond de train le goulet dévalant jusqu´au Range en se retenant de hurler.


    Damien Ruzé vient de publier son premier roman « Fin d´Amérique » chez Krakoen. Ska a déjà publié une nouvelle « Hauts-Lieux », voici « Dieu est mort ». Une descente au coeur du mal. Un récit terrifiant au style halluciné. Un grand texte noir, un auteur à suivre.

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