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  • Frangines

    Manon Torielli

    Les apparences sont trompeuses. Planter, percer la mauvaise viande, il savait faire. En revanche, il avait oublié que les plaies ouvertes ne se referment jamais...




    IL COMPTAIT FRAPPER DEUX FOIS. Deux armes pour percer sa viande à deux endroits bien précis, toujours les mêmes. Il les dégustait d´avance, ces deux boutonnières qu´il allait lui faire, et ensuite la trachée, là-haut, à lui décoller le colbac de sa fiole moche.

    « Ça, c´est pour Gio´, pour son palpitant tout chaud qui ne savait que vouloir du bien à tout le monde ! Ça, c´est pour Adda, pour sa gorge qui savait si bien pousser des goualantes à faire bicher les anges ! Et ça, c´est pour elles deux, qui en avaient avalé des couleuvres dans leur chienne de vie, et à qui on venait encore de voler leur voix, leur air et leur âme de gosses. » Les choses s´étaient passées comme ça, à peu de chose près.



    Voici « Frangines », Noir de SuiTe n°2. Manon Torielli, c´est tout le sulfureux, tout l´improbable de cette collection, et quelque chose qui n´appartient qu´à elle. Sans doute une manière très particulière de faire saillir les ambiances, de cercler les personnages suivant une mécanique implacable.

  • Marionnettes

    Patrick Bent

    Le commissaire Francis Duval rit jaune dans Chinatown sur Seine.




    Le commissaire Francis Duval, ex-cador de la Crim´, se traîne sans enthousiasme dans les couloirs au 36, quai des Orfèvres. Le soir, après le service, sa vie s´illumine enfin ! La présence de Minh Tuyêt agit sur lui comme un catalyseur. Francis se réveille. Avec elle, il irait jusqu´en enfer - en passant toutefois par le septième ciel. Lorsque les mafias de Paris 13e s´en prennent à Minh Tu, Francis voit rouge-sang. La Teigne refait surface. Désormais, là où Duval passe, les malfrats trépassent.

    Le divisionnaire Monteil assiste goguenard à ce jeu de massacre...



    /> Tombé tout petit dans la marmite de l´imaginaire Patrick Bent a publié une douzaine de romans noirs et de polars. Marin, physicien, pataphysicien aussi, inlassable bourlingueur, il s´est établi en Bretagne après de longues années consacrées aux lasers. Avec Marionnettes, il apporte une contribution pimentée à la saga Noir de suiTe.

    5eme de la série

  • L´ambition politique d´un homme véreux ne s´embarrasse pas d´obstacles, quoique... à Marseille...




    UN POLITIQUE AMBITIEUX croise le chemin d´une tueuse sociopathe. L´un pense manipuler l´autre, qui elle-même n´apprécie guère qu´on lui marche sur les pieds. Entre les deux, Bresciannini, vieux flic reconverti en privé. À Marseille, alors qu´agissent en sous-main des politiques douteux, des voyous corses et des mafieux russes, entre des repas bien arrosés et quelques altercations avec un jeune policier qu´il a dans le nez, sur fond de menaces numériques, Brescia tente d´y voir clair. Et de sauver sa carcasse.

    En bon connaisseur des histoires marseillaises, Patrick Coulomb nous convie à une campagne électorale pas piquée des hannetons. C´est fluide et gouleyant en diable comme un bon pastis en terrasse par temps clément.

  • Haine perdue

    Pascal Pratz

    Duval et ses sbires sont sur les dents. On a tous besoin de ce qui nous fait peur.







    A MA GAUCHE... LE CINGLE d´exécutant : opération sauvage, une poupée découpée, au genre indéterminé, une scie électrique. À ma droite... le commanditaire : un caïd froid comme une lame, proxo, meurtrier, trafiquant. Au milieu... votre Francis et son pote Brescia qui risque de finir avec les pinces, si je n´interviens pas. J´interviens, évidemment, ferait beau voir qu´un truand me la fasse ! Je vais le serrer. Il est là, à ma pogne. Je le tiens. J´ai tout ce qu´il faut pour l´avoir. La cerise s´en mêle...






    La collection Noir de suiTe compte un opus supplémentaire. Les personnages imposés vivent leurs vies au gré de l´imagination des auteurs successifs qui s´y collent. Haine perdue est un bon cru, râpeux, laissant une longue trace en soi.

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