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  • "Le désavantage des colonies qui perdent la liberté de commerce est visiblement compensé par la protection de la Métropole qui les défend par ses armes ou les maintient par ses lois". Cette phrase de Montesquieu résume les liens compliqués entre une métropole et ses colonies sous l'Ancien Régime. La prospérité apportée par les colonies devait être souvent défendue avec acharnement. Des compagnies détachées aux régiments coloniaux, l'aventure des soldats au temps de la Nouvelle-France et des Iles demeure singulière et mal connue.

  • Le témoignage de Thibaudeau, qui siégea à la Convention, appartint au Conseil d'Etat, fut préfet de Marseille sous l'Empire et membre de la chambre des pairs des Cent-Jours avant de finir sa vie comme sénateur du Second Empire, est l'un des meilleurs et des plus sûrs concernant la période 1789-1815. Thibaudeau a beaucoup écrit et ce qu'on retint surtout de lui ce sont ses mémoires. Les revoici grâce à François Pascal, dotés d'un appareil critique.

  • Négociant et industriel normand, membre influent de la bourgeoisie rouennaise, Pierre Nicolas de Fontenay (1743-1806) fut élu député du tiers état de Rouen aux états généraux de 1789. Convaincu de participer à la relation de l'histoire, il tint à associer son épouse en lui écrivant quotidiennement. Les quelques six cent vingt-six lettres de cette correspondance constituent une chronique vivante et personnelle des deux premières années de la Révolution.

  • Le regard de cinq enfants sur les guerres des adultes : - Alphonse Baroz (22 ans), soldat de la guerre de 1870-71 est prisonnier des Prussiens et envoyé à Könisberg. - Alexandra (13 ans) et Henri Pupponi (11 ans) écrivent à leur père, alors sur le front de l'Argonne, un journal aux accents de patriotisme exacerbé. - Madeleine Pupponi (10 ans en 1941), fille d'Henri Pupponi et épouse d'Emmanuel Le Roy Ladurie évoque les activités résistantes de ce père et les siennes durant la dernière guerre. - Marie Le Roy Ladurie (16 ans), soeur d'Emmanuel, rédige un journal relatif au débarquement des alliés en Normandie, rare document sur la sensibilité. Une chaîne généalogique étroite relie ces récits, réquisitoires de l'absurdité du monde. Au soir de sa vie, Emmanuel Le Roy Ladurie nous offre ce cadeau.

  • Cet ouvrage retrace l'émergence au cours du règne de Louis XIV de la spécialité du commerce des meubles et des objets d'art dans le corps des marchands merciers. L'étude de ce dernier, replacé dans son contexte humain, social, économique et politique, permet d'en saisir la richesse et la variété. Les merciers surent inventer des objets inédits et des modes nouvelles pour répondre aux attentes voitre susciter des besoins nouveaux chez leur clientèle.

  • En 1830, la Grèce obtient son indépendance. L'Empire ottoman aux multiples nationalités est en crise. Les Turcs sont chassés d'Alger. Après les trois Glorieuses, Louis-Philippe Ier hérite de cette conquête qu'il va poursuivre. Le débat colonial est ouvert par la presse et les députés discutent âprement. Pour éteindre le brasier, défendre leurs intérêts, protéger les routes commerciales, garantir la sécurité des chrétiens et soucieuses de maintenir l'équilibre européen, les nations interviennent dans la question de l'Orient. La France se taille alors la part du lion en Afrique du Nord.

  • Cet ouvrage raconte la brillante carrière du général Gazan. Napoléon lui confia le commandement d'une division de la Grande Armée après des débuts prometteurs comme général. Il s'illustre en 1805 à la bataille de Dürrenstein, à Iéna puis en Pologne. Il prend alors le titre de comte. Après sa campagne en Espagne, il devient commandant en chef de l'armée du Midi mais ce poste révèle les limites de ses capacités militaires.

  • L'ambition de cet ouvrage est de construire, à l'échelon d'un département, une histoire quantitative fine qui permette de révéler le fonctionnement des institutions militaires et de suivre le destin des individus qui vont laisser leur vie. Ce type d'analyse est rendu possible par la mise en ligne des fiches nominatives de tous les soldats décédés durant le premier conflit mondial, et qui ont obtenu la mention "Mort pour la France". L'analyse de ces fiches permet également de porter un regard neuf sur les conditions du décès des combattants et sur l'importance du tribut payé par chaque région ou département.

  • Cet essai rend compte de la question polono-lituanienne dans la politique européenne des empires français et russe. Méconnue en Occident, l'ancienne « République des Deux nations », constituée du grand duché de Lituanie et du royaune de Pologne, joue pourtant un rôle central dans le conflit auquel se livrent les souverains les plus importants de leur époque : Napoléon et Alexandre Ier. Voici une invitation à découvrir un espace européen souvent négligé au sein des chancelleries occidentales. La Lituanie recouvre son indépendance en 1918, puis en 1990 après un demi siècle d'annexion soviétique.

  • Les "financiers" étaient, sous l'Ancien Régime, les comptables des deniers du Roi, chargés des recettes royales (receveurs généraux des finances, fermiers généraux, administrateurs des Postes...), ou à la tête des diverses trésoreries (gardes du Trésor royal, trésoriers de la Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi) ; ils étaient aussi des prêteurs et des investisseurs institutionnels. Ces financiers ont joué un rôle essentiel dans la marche des affaires économiques, et s'attirant tantôt les faveurs du Prince, tantôt le courroux du peuple.

  • Voici une description approfondie des grandes institutions financières françaises au XVIIIe siècle, précisant leurs origines respectives, ainsi qu'une étude des politiques de réformes administratives successives, concernant l'organisation financière du Royaume, entreprise à partir de la Régence jusqu'à la Révolution. Celle-ci s'achève par la présentation de la disparition progessive du système financier, jusqu'à son terme en août 1793, et la résurgence de certaines de ces administrations sous le Directoire et le Consulat.

  • Brillant lettré, Membre du Parlement, Richard Mulcaster accepta la tâche de maître d'école à Londres. Il chercha à éduquer à la fois le corps et l'esprit. En faisant produire sa troupe de jeunes acteurs-musiciens à la Cour, il eut les faveurs de la reine

  • Dans la société d'Ancien Régime, les maréchaux de France avaient pour fonction la conduite des armées du Roi. Au XVIIIe siècle, la plupart des quatre-vingts officiers généraux distingués par le maréchalat le furent à un âge avancé. Cette thèse montre dans une première partie l'évolution d'une dignité accordée à l'origine pour commander à la guerre vers une faveur décernée en période de paix. Les parties suivantes sont consacrées à la place de cette élite dans la société.

  • Des troupes irrégulières (corps francs, francs-tireurs, résistants...) ont de tout temps secondé les armées officielles. Les chefs des corps francs sous Napoléon venaient d'horizons divers : des opportunistes voulant gagner du galon, des pillards sans foi ni loi, des fervents bonapartistes, des patriotes... Cet ouvrage exhume ces délaissés de l'histoire et dresse un panorama de leur recrutement et de leur combat.

  • On cite volontiers Colbert, dès le XIXe siècle, comme "père" de la marine ; les plus avertis n'oublient pas Richelieu, "grand-maître, chef et surintendant général de la navigation et du commerce". Mais ce n'est pas moins de 189 personnages que ce dictionnaire propose enfin de découvrir, à travers leur biographie et leur oeuvre à la tête de l'administration centrale de la Marine.

  • Amable de Baudus, issu d'une lignée de magistrats de Cahors, fonde, au coeur de l'Europe, Le Spectateur du Nord, journal apprécié notamment par Talleyrand, qui l'attache à son ministère. Sous la Restauration, il dirige le bureau de censure, travail ingrat accompli par sens du devoir envers Richelieu. Des documents familiaux, lettres de personnages inconnus ou illustres, et la correspondance d'Amable forment la matière première de ce livre.

  • Dix ans après les faits, le général de Trentinian livre ses conclusions dans L'Etat major en 1914. Son exposé lumineux et impartial des raisons profondes des échecs français pendant les premiers mois de guerre et de l'élimination de nombreux professionnels est illustré par l'examen serein et documenté de ce que subit en conséquence la division qu'il commandait alors.

  • Ces mémoires de l'homme politique et historien Antoine Claire Thibaudeau ont été publiés en 1828 pendant l'exil auquel il avait été condamné comme régicide et dont il est revenu à la faveur des "Trois Glorieuses". Il évite ici toute mention de son action personnelle, la plus grande partie du livre étant consacrée aux institutions dont plusieurs restent à la base de celles qui nous régissent actuellement. François Pascal éclaire par un appareil critique ce texte essentiel pour la compréhension de la période.

  • Publié pour la première fois en 1996 et aujourd'hui largement complété, ce dictionnaire recense les 1574 colonels et adjudants commandants ayant servi sous l'Empire, de 1804 à 1814, en tenant compte des promotions accordées sous les Cent-Jours en 1815, et ayant souvent cessé leur carrière militaire à la fin de cette période. Cette recherche s'appuie sur des archives conservées au Service historique de la Défense, Département Terre et Département Marine. Voici, selon Jean Tulard, un ouvrage de référence.

  • Dans les derniers jours de 1822, Louis XVIII fut sollicité au congrès de Vérone pour intervenir en Espagne. Le peuple, soumis à l'influence d'une partie du Clergé et de l'Inquisition, ne trouva pas les élans qu'il avait eus pour s'opposer aux armées de Napoléon. C'est ce qui fera dire aux anciens des campagnes napoléoniennes et aux détracteurs du régime qu'à l'exception de quelques foyers de résistance et la prise d'assaut du Trocadéro, l'expédition engagée en Espagne fut une "promenade militaire".

  • Arrêt des Parlements ; sentences de police ; jugements ; discours... : à travers tous ces actes imprimés, c'est toute la vie quotidienne du moment qui ressurgit. Toute la complexité, la dureté, la violence, la diversité des privilèges, l'évolution des sciences et techniques, le « combat politique », le blocage de la société et la préparation des États généraux sont révélés. Cet ouvrage est un instrument de travail précieux et essentiel pour toute personne qui s'intéresse au règne de Louis XVI.

  • La trajectoire de Jean Bichelonne rejoint celle de bon nombre de technocrates qui se retrouvent à Vichy, convaincus de pouvoir réaliser leurs idées d'avant-guerre. Choisi avant tout pour ses compétences, il agit essentiellement pour défendre les intérêts de la France. Nommé secrétaire général au Commerce et à l'Industrie sous la direction de René Belin (1940), puis ministre de la Production industrielle d'avril 1942 à 1943, il meurt en décembre 1944 au cours d'une opération chirurgicale pratiquée par un médecin SS.

  • Chaque année depuis 1964, Jean Tulard a donné à l'Ecole pratique des Hautes Etudes un cycle de conférences différent. Pour sa dernière année, il avait choisi d'évoquer les historiens de Napoléon. C'est l'ensemble de la production historiographique concernant l'Empire qui fut abordée, de la chute de l'Empire au bicentenaire de la naissance de Napoléon. Quatre-vingt portraits sont ici brossés des plus importants historiens qui ont produit l'énorme corpus napoléonien depuis 1821 jusqu'à 1969. Cette publication rend un hommage particulier à celui qui restera comme le pape des études napoléoniennes des années du bicentenaire.

  • Napoleon historien

    Fadi El Hage

    Ce livre présente un aspect méconnu et peu étudié de Napoléon : son activité d'historien. Apparaît alors une personnalité complexe, plus intuitive que cérébrale, et cherchant toujours, à tout prix, à se mettre en avant. Le fruit de cette aventure historienne inachevée est constituée des brouillons de jeunesse, mais surtout des Mémoires, plus authentiques et révélateurs de la personnalité du grand homme, car issus de sa plume, ou plutôt de sa bouche même. La méthode historique qu'il élabore, appliquée aux généraux qui l'ont précédé ou à lui-même, se révèle d'une étonnante modernité.

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