SPM

  • Dictionnaire de la guerre de 1870

    Yves Moritz

    • Spm
    • 10 Février 2020

    Le premier objectif de la réalisation de ce Dictionnaire est de mieux connaître les grandes lignes de ce conflit qui a duré neuf mois et dix jours. Son deuxième objectif est de transmettre ce qu'a été cette guerre franco-prussienne méconnue en France et mal aimée par les Français. L'ouvrage s'inscrit dans les commémorations, en 2020 et 2021, des 150 ans des évènements de ce conflit franco-allemand. Ce Dictionnaire comporte 350 notices conçues dans un esprit pratique et pédagogique. Le préambule déroule la chronologie des événements entre le 19 juillet 1870 et le traité de Francfort du 10 mai 1871 : 98 dates, qui toutes reportent à une des notices. Leur lecture permettra de connaître et comprendre cette guerre, et de savoir pourquoi la France l'a tragiquement perdue.

  • La Compagnie du chemin de fer Paris-Orléans (PO) a permis à deux régimes successifs, la monarchie de Juillet et le Second Empire, de forger d'autres grandes compagnies et donner ainsi au pays l'ossature de la SNCF qui leur succèdera en 1938. Cet Almanach retrace l'épopée de la plus grande d'entre elles sur un siècle, pendant lequel banquiers, industriels et ingénieurs ont contribué au développement d'un réseau prévu à l' origine pour relier Paris à Orléans et qui, cent ans après, couvre tout l'Ouest, une partie du Centre et du Midi, passé de 132 kilomètres à plus de 8000.




  • L'abattement deNapoléon devant les défaites de 1813. Sa tentative d'empoisonnement en avril 1814. Ses entretiens tendus aux Tuileries avec les maréchaux Oudinot et Mortier... Autant de scènes parmi beaucoup d'autres, mêlées à de minutieuses descriptions des lieux que raconte le mameluck Ali, témoin proche et privilégié. Ce mameluck de fonction s'appelait en réalité Louis-Étienne Saint-Denis. Ses "Souvenirs" scrupuleux qu'il mit quinze ans à rédiger dans un style réaliste et direct en font un mémorialiste objectif et inclassable.

  • Richement illustré de documents inédits et de photos d'époque, cet ouvrage s'intéresse au regard que les enfants, français, anglais, allemands, autrichiens, belges ou alsaciens-lorrains, portaient sur cette guerre. A travers leurs textes et leurs dessins, leurs devoirs d'école, les courriers échangés avec le père mobilisé, leurs jeux et leurs jouets, on découvre la réalité de leur condition. Un album révélateur et qui nous interpelle à une époque où, cent ans après, les enfants sont toujours témoins, héros ou victimes des conflits qui ensanglantent la planète.

  • Né à Lorient dans une famille originaire des environs de Morlaix, engagé en qualité de mousse à l'âge de 13 ans, l'amiral René Constant Le Marant de Kerdaniel a servi dans la Marine de 1790 à 1848 sous trois républiques, quatre monarchies et deux empires. Il a passé vingt-trois années à la mer dont quatorze durant des périodes de guerre, et il a eu un rôle actif dans trois batailles : Trafalgar en 1805 ; le Grand-Port de l'île de France (île Maurice) en 1810 ; Cadix, durant l'intervention française en Espagne en 1823. Vice-amiral en 1836, préfet maritime à Cherbourg, il part à la retraite en 1845.

  • Les « anonymes » de la Résistance sont les oubliés de l'ombre, c'est-à-dire ces héros de la première heure qui ont osé agir en rejetant la collaboration avec l'Allemagne. Ce sont surtout les petits, les sans-grades, grâce à qui le travail de la Résistance a pu être accompli, comme des hôteliers, des passeurs, des assistantes sociales et des médecins, des prêtres, des policiers, des lycéens, des intellectuels, des fonctionnaires, des enseignants, des pasteurs. L'ouvrage remet en cause l'image largement diffusée d'une France sombrant dans le vichysisme et la collaboration. L'auteure distingue trois notions : Désobéissance civile, Résistance et Résistance spirituelle, prenant ainsi en compte toute l'étendue de cette première Résistance de 1940 à 1942, permettant notamment aux femmes et aux adolescents de s'imposer comme des acteurs de l'Histoire.

  • Auguste Nélaton suit l'Empereur depuis 1864 et est nommé "Chirurgien ordinaire" en 1866 et "Chirurgien Consultant des Maisons Impériales Napoléon" en 1869. Le retrouver ici, c'est partager avec lui les souffrances qu'a connues Napoléon III des années 1860 jusqu'à ce funeste 9 janvier 1873 et partager ses inquiétudes et ainsi prendre conscience des lourdes responsabilités de tout médecin en charge de la santé d'un chef d'Etat. En l'occurrence, comment ne pas s'interroger sur celle de Napoléon III face au contexte politique international à la veille de cette guerre de 1870.

  • Napoléon Ier meurt le 5 mai 1821, prisonnier à Sainte-Hélène. L'autopsie alors réalisée n'expliquera jamais clairement les causes du décès : l'empereur aurait-t-il été victime d'un empoisonneur à la solde des Anglais ? Qu'en est-il du taux d'arsenic relevé dans ses cheveux ? Ne posait-il pas sa main sur l'estomac ? Le docteur Alain Goldcher, médecin français passionné de l'épopée napoléonienne, lève ici le voile sur la mort du plus célèbre des français.

  • Il y a quatre-vingt ans, en 1933, paraissait sur les écrans Fra Diavolo, parodie de l'opéra Auber qui rendit célèbres Stan Laurel et Olivier Hardy. Un mythe cinématographique était né. Leur carrière s'étend de 1917 à 1951, multipliant les succès avant un inévitable déclin. À l'inverse, d'autres acteurs du burlesque, Laurel et Hardy n'ont jamais été oubliés. Ce livre est un nouvel hommage rendu à leur génie comique, proposant une analyse de tous leurs films avec leurs meilleurs gags.

  • Joséphine, première femme de Napoléon dont elle a partagé la vie pendant 10 ans, est restée dans la mémoire collective comme l'impératrice des Français. Soucieuse de préserver un cadre de vie intime, la Malmaison, sans s'y enfermer, elle est en relation avec les meilleurs artistes de son temps - peintres, sculpteurs, orfèvres et ébénistes - et anime ainsi une véritable vie culturelle. Elle est également en rapport constant avec les sociétés civiles et militaires françaises et européennes.

  • Entre l'entrée en guerre de la Russie contre la France révolutionnaire en 1798 et la chute du Second Empire, les relations entre les deux empires ont été faites de conflits et de réconciliations. Austerlitz, Friedland, Campagne de Russie, guerre de Crimée, congrès de Paris de 1856, venue du tsar en France en 1867 en sont autant de témoignages. Mais au-delà des cycles de guerres et de paix, les relations entre les deux empires ont aussi été économiques, scientifiques et culturelles ; elles se traduisent par des échanges nombreux que favorisent les voyages entre les deux pays. Cet ouvrage vise ainsi à mieux comprendre la richesse des relations nouées entre la France et la Russie sous les Premier et Second Empires.

  • David Crockett est l'un des plus grands héros de l'histoire des États-Unis. Engagé dans la milice, il combat les Indiens Creek durant la guerre de 1813-1815. Ce pionnier du Tennessee gravit l'échelle sociale. Sergent, colonel, juge de paix, il occupe divers mandats politiques locaux jusqu'à devenir député. Des livres de propagande à sa gloire réelle et supposée sont publiés. Il devient le « Lion de l'Ouest ». Le tueur d'ours est cependant battu aux élections législatives de 1835. Voyant sa carrière politique brisée, le Texas lui apparaît comme une Terre promise mais il se trouve désormais mêlé à la guerre d'indépendance menée contre le général Santa Anna. Au fort Alamo, il défend, avec ses hommes, une palissade en bois contre les assauts répétés des troupes mexicaines. Sa mort le 6 mars 1836 demeure pour tous une énigme.


  • Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux « arrondissements ruraux », celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. On produisait de tout autour de Paris. Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les cultivateurs de la Seine ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.

  • Dès la fin du Moyen Âge et surtout à partir de la Renaissance, les princes ont contribué, en Europe, à l'essor des arts et de la littérature, par les commandes qu'ils passèrent et la protection qu'ils accordèrent aux artistes et écrivains, ayant bien conscience que l'art était un moyen de valoriser leur action. Napoléon Ier, puis Napoléon III ont eu à coeur d'associer artistes et écrivains à la glorification de leur règne, selon des modalités et des succès variables. Même s'ils ont tenté de contrôler cette production artistique et littéraire, par l'entremise de la censure notamment, ils ont aussi rencontré des opposants parmi les artistes et surtout les écrivains de leur temps, à l'image de Chateaubriand ou Hugo qui eux aussi ont contribué à forger leur légende.

  • François-Louis, comte de Saillans (1741-1792) est le chaînon manquant des historiens de la période. Son action aurait pu en effet changer le cours de l'Histoire de France. Son épopée du Midi de la France fut le premier soulèvement contre-révolutionnaire. Elle a joué en contrecoup un rôle décisif dans la mise en accusation de Louis XVI et son exécution. Des documents inédits et de nouveaux éclairages sur le procès de Louis XVI apportent une lecture neuve sur les derniers temps de la Monarchie.

  • Un capital

    Bernard Berteloot

    • Spm
    • 1 Décembre 2017

    Cette histoire des modèles sociaux montre que ce n'est pas en redistribuant les revenus qu'on réduira la fracture sociale mais en redistribuant le capital. Comment ? En donnant aux jeunes un capital de départ pour les aider à « s'installer » et démarrer dans la vie. Facile à financer et à mettre en oeuvre, cette mesure aurait des effets bénéfiques dans tous les domaines (familles, économie, société..). Ce serait en outre la vraie bonne réponse à l'analyse marxiste du système capitaliste.

  • Pierre Ier de Russie n'a pas bénéficié de l'éducation d'un prince. Autodidacte, il développe très jeune une passion pour les exercices militaires et la marine. Parvenu au sommet de l'État, il s'applique à construire une armée moderne qui est aussi le champ expérimental de ses réformes politiques, économiques et sociales. Fondateur d'une capitale, Saint-Pétersbourg, il impose son nouveau mode de vie progressiste, respectueux cependant de l'essence même de la civilisation russe avec le dogme orthodoxe. Créateur de la Russie moderne, Pierre Le Grand n'a cessé de susciter des jugements antagonistes, en particulier durant son séjour en France.

  • Ce livre réunit, aux lettres de Napoléon, les quelques lettres connues que Joséphine lui adressa et celles, intimes, destinées à ses proches. On pénétrera mieux ainsi le destin unique de ces deux êtres, nés dans un temps de tumulte et de bouleversements, unis jusqu'au sommet de la gloire, que la raison d'Etat finit par séparer.

  • Le regard de cinq enfants sur les guerres des adultes : - Alphonse Baroz (22 ans), soldat de la guerre de 1870-71 est prisonnier des Prussiens et envoyé à Könisberg. - Alexandra (13 ans) et Henri Pupponi (11 ans) écrivent à leur père, alors sur le front de l'Argonne, un journal aux accents de patriotisme exacerbé. - Madeleine Pupponi (10 ans en 1941), fille d'Henri Pupponi et épouse d'Emmanuel Le Roy Ladurie évoque les activités résistantes de ce père et les siennes durant la dernière guerre. - Marie Le Roy Ladurie (16 ans), soeur d'Emmanuel, rédige un journal relatif au débarquement des alliés en Normandie, rare document sur la sensibilité. Une chaîne généalogique étroite relie ces récits, réquisitoires de l'absurdité du monde. Au soir de sa vie, Emmanuel Le Roy Ladurie nous offre ce cadeau.

  • Si Napoléon Ier est le créateur des principales institutions de la France actuelle, de Napoléon III on retient l'image de l'empereur de la Fête impériale. L'un et l'autre ont une action déterminante en faveur du développement de l'économie, en oeuvrant à la construction des canaux, des routes et du chemin de fer (sous le Second Empire) et le réaménagement des villes ("l'hausmannisation"). Napoléon Ier comme Napoléon III cherchent à laisser une trace visible de leur oeuvre.

  • Avec la création des Provinces illyriennes le 14 octobre 1809, Napoléon cherche à contrôler les côtes de l'Adriatique et à fermer les ports de la région aux navires anglais. La France est désormais au contact de l'empire ottoman, ce qui fait des Provinces illyriennes un espace de premier ordre sur le plan stratégique. L'étude de ces provinces ne peut être envisagée sans un arrière-plan géopolitique qui mette en scène les grands empires de la région : russe, autrichien et ottoman.

  • Jean-Louis Favier (1710 ou 1717-1784), agent du Secret du roi et aventurier d'une réputation sulfureuse, compte parmi les plus fins connaisseurs de la diplomatie de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. En 1761, il rédige ses « Observations sur la Russie », un chef d'oeuvre de l'analyse politique. Visionnaire, il prévoit la chute de l'empire ottoman, annonce les partages de la Pologne conduisant à la disparition politique du pays, enfin, il explique pourquoi Elisabeth, la fille de Pierre le Grand, tient à intégrer la Prusse orientale dans son empire.

  • Cet essai rend compte de la question polono-lituanienne dans la politique européenne des empires français et russe. Méconnue en Occident, l'ancienne « République des Deux nations », constituée du grand duché de Lituanie et du royaune de Pologne, joue pourtant un rôle central dans le conflit auquel se livrent les souverains les plus importants de leur époque : Napoléon et Alexandre Ier. Voici une invitation à découvrir un espace européen souvent négligé au sein des chancelleries occidentales. La Lituanie recouvre son indépendance en 1918, puis en 1990 après un demi siècle d'annexion soviétique.

  • Evoquer la marine de Napoléon conduit presque inévitablement à prononcer les noms d'Aboukir et de Trafalgar, deux des plus cinglantes défaites navales subies par la France. Pour autant, Napoléon ne s'est jamais désintéressé des affaires maritimes. En 1815, la Restauration hérite d'une marine régénérée. Le Second Empire signe le retour en force de la marine sous le sceau de la liberté des mers et du commerce. Ce renforcement de la présence française sur les mers du globe assure à la France un nouveau droit d'intervention. Les évolutions sont nombreuses et la comparaison des stratégies maritimes et des hommes qui les conduisent permettent de comprendre les permanences et les changements de ce secteur.

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