Littérature traduite

  • Argent, sexe et travail occupent notre quotidien, et souvent nous préoccupent. Un chemin spirituel authentique peut-il alors les exclure ? Éveilleur percutant, Chögyam Trungpa nous conduit à réaliser le caractère sacré de la vie, y compris de ces activités qu'on croit triviales : le travail que nous avons pris l'habitude de subir, le sexe étouffé par les conventions et les schémas moraux, l'argent, objet d'avidité et moyen de contrôle, et pourtant nécessaire. Les enseignements rassemblés dans ce livre montrent ainsi que la créativité est la clé du travail, que celle du sexe est la communication (et même que toute communication est sexuelle) et que l'argent est un moyen de prendre conscience de la façon dont nous utilisons notre énergie. Alliant réalisme et respect de la vie, Trungpa nous incite à la fois à accepter et à créer : accueillir le quotidien avec un esprit ouvert, créatif, respectueux, en étant prêt à l'utiliser comme une partie intégrante de notre développement.
    Des enseignements puissants, qui offrent une vision d'ensemble de notre vie.
    Chögyam Trungpa (1939-1987), héritier de la tradition tantrique du Tibet, est l'un des premiers maîtres à avoir enseigné le bouddhisme aux Occidentaux. Un maître à part, qui s'est immergé dans la vie occidentale et a diffusé un enseignement radical, à la fois provocateur et d'une fraîcheur incomparable. Ses livres sont publiés au Seuil.
    Traduit de l'anglais par Thomas Demarcq.

  • Toutes les Vies d'Ignace de Loyola ont été écrites comme celles d'un saint : depuis le doigt de Dieu pointé sur lui comme un destin. Pour la première fois, Enrique García Hernán rapporte la vie d'un homme, dans une enquête passionnante et minutieuse, écrite non pas comme un récit providentiel, mais comme une aventure, en l'un des temps les plus incertains de l'histoire de l'Europe, puisqu'Ignace naît en 1491, un an avant l'« invention » des Amériques, et meurt en 1556, entre deux sessions du Concile de Trente qui accouche, dans la douleur, du catholicisme moderne. Lire cette vie mouvementée du fondateur de la Compagnie de Jésus, c'est redécouvrir ce que c'est qu'un grand homme : d'une part, une puissance d'aimantation exceptionnelle, d'autant plus qu'Ignace s'entoure d'hommes et de femmes remarquables dont l'auteur nous présente les cercles successifs, et plus encore la transformation extraordinairement difficile d'un charisme prophétique en un charisme d'institution ; d'autre part, la vie d'un homme qui pense - ou qui prie - tout le temps et qui, simultanément, converse, voyage, fait des plans : un stratège hors pair qui, dès les années 1530, comprend que l'avenir de l'Église chrétienne comme église universelle est désormais aux « Indes ». Ainsi que le dira Jerónimo Nadal, l'un de ses plus proches compagnons, Ignace de Loyola fut un contemplatif dans l'action. Ce livre nous le fait voir. Enrique García Hernán est l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de la Compagnie de Jésus. En témoigne notamment l'édition, dans la prestigieuse collection romaine des Monumenta Historica Societatis Iesu, de la correspondance de Francisco de Borja, troisième général des Jésuites. Pierre Antoine Fabre a consacré l'essentiel de ses recherches à l'histoire de la Compagnie de Jésus, de sa fondation à sa restauration au xixe siècle.

  • Comment un théologien catholique peut-il, ose-t-il, défendre l'idée d'une « aide à mourir », appelée aussi « suicide assisté » ou « accompagné », ou encore « euthanasie » ?Précisément au nom de sa foi ! « Justement parce que je crois en une vie éternelle, j'ai le droit, le moment venu, de décider quand et comment je vais mourir. » C'est comme croyant que Hans Küng défend une fin de vie digne de l'homme, de son humanité. « Un Dieu qui interdirait à l'homme de mettre fin à sa vie quand la vie lui fait porter durablement des fardeaux insupportables ne serait pas un Dieu amical à l'homme. »Hans Küng parle pour lui-même et ne veut rien imposer à personne. Mais avec beaucoup de délicatesse et de nuances, il revendique, pour ceux qui n'en peuvent plus de vivre, le droit de partir quand ils l'ont souhaité, en toute clarté et lucidité.Ce livre est aussi un parcours simple et éclairant sur le « changement de paradigme » où nous sommes engagés aujourd'hui dans notre compréhension de la vie et de la mort humaines.Hans Küng, né en 1928, est un théologien catholique mondialement connu pour ses prises de position contestataires et courageuses dans une Église qu'il n'a jamais quittée.Traduit de l'allemand par Jean-Louis Schlegel

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