Soulières éditeur

  • Frédéric Sicard, 6e année, 12 ans, 1,77 mètre. Mais ça sert à quoi, au juste, d'être grand ? Se cogner la tête contre les plafonds trop bas ? Agacer les plus petits que soi ? Eh bien non, ça sert à être bon au basketball ! Et Fred n'est pas seulement bon, il est le meilleur de l'équipe... Jusqu'au jour où le grand Willis débarque dans le gymnase de son école. Fred en perd tous ses moyens. Même la belle Geneviève ne le reconnaît plus. Mais Fred comprendra-t-il que le basketball est un sport qui se joue mieux en équipe ?

  • Je m'appelle Mathieu. Je n'ai jamais peur dans le noir parce que je suis toujours dedans. J'ai caché des yeux partout. Dans mes mains, dans mes pieds... et surtout dans mes oreilles. Cette semaine, mes parents me font une surprise. J'ai hâte de voir ce que c'est ! Après avoir lu l'histoire de Mathieu, vous ne verrez plus le monde de la même façon. Vous verrez la vie « avec les yeux du coeur ». Édition 2012 - Nouveau format

  • « - Quel est le titre du meilleur livre que t'as lu de ta vie ? m'a demandé le clochard. - J'aime pas ça lire. - C'est faux, a-t-il eu le culot de rétorquer. Selon lui, j'aimais la lecture. Je l'aimais même à la folie. Le problème, c'est que je ne le savais pas encore. L'étrange bibliothécaire s'est mis à fouiller dans son chariot de livres et m'en a remis un entre les mains : Le livre maudit. - Méfie-toi. Ce bouquin est malin. Il a plus d'un tour dans son sac ! » « En théorie, les livres sont faits pour être lus. Pas celui-ci. Sois sage, repose-le où tu l'as pris et sauve-toi. »

  • « -Tu pleures pour rien Gabrielle, déclare Steve. Julien va aller te le chercher.
    Hein, Julien ? Après tout, c'est le foulard de ta blonde.
    Ah... Mais non, j'oubliais... Tu es bien trop peureux !

    Je m'en vais rétorquer que ça n'a rien à voir avec la peur. Qui serait assez fou pour s'aventurer sur un tronc d'arbre, à des mètres au-dessus d'une rivière démontée ? »

  • « - Mais je te promets une chose, ajoute Lisandru : je vais faire l'escalade du mont Chapeau dès cet été.
    Napoléon doute que son grand-père soit capable de faire une pareille escalade. Peu de gens sont montés jusqu'en haut. Surtout, personne de cet âge. Il a entendu parler d'un passage particulièrement difficile, qu'on a surnommé « la coulée de la mort » même s'il ne s'y est jamais tué personne.
    C'est une montée abrupte remplie de cailloux qui ont tendance à débouler en vous entraînant avec eux vers un précipice. (...) » « Pour la première fois, Napoléon songe qu'il va peut-être mourir en même temps que son grand-père... »

  • « depuis je suis cet ange du langage qui roule au sol les bras en hélices je dévale cette petite pente de gazon qui s'échappe tranquillement de l'hiver l'âme devant le corps et les mains qui s'absentent un moment pour retenir le visage le temps que tout se calme tu sais je continue de marcher derrière la maison jusqu'au ruisseau comme nous le faisions aussitôt que la neige commençait à fondre » « le chagrin est mort en bas de la porte juste devant notre entrée devant la maison avec tout ce qui est bien et mal en même temps »

  • « Charles voulait être pompier. Nadine voulait être infirmière. Louis voulait être un inventeur. Il voulait inventer un lit qui ferait peur aux monstres la nuit. Le rêve de Sophia était de devenir dentiste, comme sa mère.
    En écoutant les autres réponses, je me suis dit que j'avais mal compris la question. Il a fallu que Sejima insiste.
    - Jonathan, est-ce que tu sais ce que tu voudrais être quand tu seras grand ?
    J'ai regardé tout le monde autour de moi avec un grand sourire, parce que je savais que tout le monde allait trouver ma réponse idiote.
    - Un arbre, ai-je dit. Tout le monde a éclaté de rire. Moi aussi. C'est vrai que c'était amusant, même si ce n'était pas voulu.
    - Quoi ? Tu veux être un arbre ? m'a demandé Sejima avec de grands yeux. »

  • « - Je suppose donc que tu ne crois pas aux fantômes ? insiste Voyer.
    - Pas une miette.
    - Alors, je te défie de dormir une nuit entière dans la maison des Turgeon- Hébert.
    - C'est quoi, cette gageure pour débiles ?
    - Tu te défiles ? Tu as peur d'avoir peur ?
    - Contrairement à toi et à ta bande d'arriérés, Voyer, j'ai passé l'âge des enfantillages.
    - Tu te penses supérieur à tout le monde avec ton cerveau d'Einstein mal cloné alors, on t'offre la possibibilité de prouver que les profs de sciences ont raison de te considérer comme un génie.
    - Je n'ai rien à te justifier, Voyer. » « - Anoushka ! lance tout à coup l'une des copines de Sarah. Les gars parlent d'aller à la chasse aux revenants dans la maison que tes parents veulent acheter ! »

  • « - Je t'aime, Jeanne Blanchet. La déclaration, bien qu'un peu concise pour ceux qui préfèrent les grandes envolées romantiques, avait le mérite d'être limpide.
    La belle, toujours dans l'embrasure de la porte, étonnée par la visite impromptue de François Métivier, avait d'abord plongé ses yeux dans les siens. Puis, sans prononcer un mot, elle avait reculé de trois pas et lui avait claqué la porte au nez.
    Ce qui était plutôt limpide aussi. Métivier n'a pas bronché. Et quand Jeanne a rouvert deux heures plus tard, il était toujours là, sur le balcon, à l'attendre. » « - Je t'aime mille fois plus que Bobby ! avait affirmé Métivier dans un dernier baroud d'honneur.
    - Comment peux-tu en être si certain ? »

  • « -Tu... tu t'es inscrite ? Comment as-tu fait ?
    Je lui résume l'histoire de la veille.
    - Ab Hoffman ? répète Susie, incrédule. C'est un prénom de garçon ?
    - En tout cas, ça l'est davantage qu'Abby ou Abigail.
    Mon amie regarde autour d'elle pour être

  • Gardien de buts talentueux, Charles Sabourin ne reve que dune chose : rencontrer Patrick Roy, son idole. Lors dun tournoi, loccasion se présente, mais Charles est cloué au lit avec une ficvre de cheval et le gardien de but est échangé au Colorado. Son reve sévanouira-t-il ?
    Sachant que son héros visitera des enfants malades de lhôpital Sainte-Justine, dans le temps des fetes, Maxime et Eunice, ses amis, lui proposent un plan infaillible pour quil rencontre son idole : feindre la maladie pour quon lhospitalise.
    Sils avaient pu prévoir la suite des événements, peut-etre que les trois amis nauraient pas provoqué le destin. Une fois hospitalisé, ´r la suite de tests quon lui administre, on découvre quil est atteint dun cancer.
    Bruni Surin, le vieux forum de Montréal et lhôpital Sainte-Justine sont aussi au coeur de cette histoire troublante. Charles mcnera une lutte acharnée contre la maladie, il croisera lamour et la mort. Un duel cruel entre les reves et la réalité.

  • « Sur le siège arrière du taxi, Annie entend Jay pousser plusieurs jurons en effectuant un virage sur les chapeaux de roues. Sorti en trombe du stationnement de l'école, il fonce à plus de cent à l'heure sur la rue Santerre, oubliant les arrêts. Lancée à sa poursuite, la Buick roule à la même vitesse.
    - Cette fois Randy, dit en anglais le conducteur à l'autre homme, il ne nous échappera pas ! »
    - Ce matin-là, quand Jay est pris en chasse par deux individus, Annie, encore à bord, n'a pas d'autre choix que de suivre.
    Qui sont-ils ? Des policiers ou des bandits ?
    « - Mais ne peut-on pas retourner à la maison ? Ou à mon école ?
    - J'ai peur que non, Annie, répond Jay. Trop dangereux. »

  • « J'aimerais ça lire quelque chose d'exactement pareil à ça genre style comme. C'était tellement bon ! » Combien de fois ai-je entendu cette phrase lorsque je signais des milliers de livres dans les Salons du livre de Paris, Moscou, New York, Singapour, Sorel ? Combien de fois ? Ah ! Que ne ferait pas un écrivain pour plaire à ses lecteurs ! Alors, voici enfin votre chance ! Elle est entre vos mains, saisissez-la (ainsi que le livre en même temps !). Grâce à ce bouquin, vous avez l'occasion inouïe et extraordinaire de lire la même histoire et ce, 97 fois plutôt qu'une ! Une chance qui ne se répétera pas de sitôt. Quel festin ! Ça sent déjà le chocolat ! Réédition 2013 - Nouveau format dont 20 textes inédits 1ère parution en 2005 - ISBN 2-89607-020-6 / EAN 9782896070206

  • « Quand je me présente, les gens rient et, jusqu'à maintenant :
    - 483 personnes m'ont dit que mon prénom était un nom d'animal - 74 m'ont demandé comment j'avais fait pour m'échapper de la savane - 56 ont ri et ont dit : « Ah oui? Moi, c'est Éléphant » ou encore « Enchanté, je me nomme Kangourou! ».
    Vous riez, hein? Hé bien, je vais vous dire quelque chose : ce n'est pas drôle du tout ! »

  • « Au premier croisement de nos regards, j'ai su que nous serions amis pour longtemps. Je lui ai tout de suite trouvé un nom : Riki. Il a semblé l'accepter sur-le-champ. Mon nouvel ami était plus câlin qu'un gardien, qu'un chien. Il était les deux à la fois. Enjoué et affectueux, il n'a pas tardé à changer le cours de ma vie qui, grâce à sa présence, n'a plus jamais été la même. » « Riki, le renard, est né dans un petit petit zoo aménagé au coeur du parc Lafontaine à Montréal. »

  • « DIMANCHE 25 JANVIER Je n'en peux plus de passer mes nuits à guetter les loups. Je ne veux plus subir mais agir. J'ai vu des traces de raquettes ce matin. Des traces récentes. Dans un sac à dos, j'ai mis la hachette, mon journal et deux jours de vivres.

  • « J'essaie d'écrire. J'essaie d'écrire à l'encre, à la mine, au crayon feutre. J'essaie d'écrire dans ma chambre, sur mon bureau, dans mon lit. J'essaie d'écrire dans le salon, sur la table de la cuisine. Il ne se passe rien. Ma feuille reste blanche. J'attends l'inspiration. » Jérôme veut devenir écrivain. Où se cache l'inspiration ? Gilles Tibo a écrit une histoire qui ressemble à la sienne. Comme lui, Jérôme a fini par trouver un trésor.

  • « Un jour, Ronnie est venu à l'école sans boîte à lunch. J'avais dans la mienne deux pains farcis aux olives de zèbre et au pâté de musquarin. Je lui en ai tendu un.
    - Il y a de la moutarde de mort ? a-t-il demandé.
    - Non, juste du ketchup de racines d'autruche.
    Ronnie a encore hésité, puis il a pris une bouchée... » Tout le monde voudrait que ce soit la mère de Benito qui prépare les plats pour la fête à l'école ?

  • « - C'est pourquoi j'ai couru le risque de venir jusqu'ici. Ma décision est prise.
    Si tu le veux, ma mie, nous partirons demain... Nous partirons pour n'importe où, pour un lieu où nos pères ne mettront pas d'entraves à notre amour. » Voici l'histoire d'un amour secret et interdit entre Anne et Godefroy, deux jeunes de quinze ans appartenant à des familles ennemies.
    Cette histoire transportera le jeune lecteur au Xlle siècle, au temps des chevaliers et des seigneurs, mais aussi au temps où l'honneur et la bravoure étaient de durs conseillers.

    Édition 2011 (1ère parution en 2000) - Nouveau format

  • « Tout à coup, la porte s'ouvre en produisant une lumière aveuglante. Un courant d'air froid fait descendre la température de la pièce de dix degrés.
    Une odeur de renfermé embaume l'air ambiant. Maxime sent ses pieds quitter le sol. Il attrape sa soeur par la main et la presse contre lui. Un immense vent se lève et aspire les deux jeunes. Le tout dure plusieurs secondes, puis s'arrête aussitôt, alors que la porte se referme d'un trait.
    Max jette un coup d'oeil devant lui. Un immense pot de cornichons lui obstrue la vue. Sur le sol, un grillage énorme et glissant lui permet de voir l'étage inférieur. Ils doivent faire attention de ne pas tomber entre les barreaux de la grille. » o « - Canapé, chuchote Maxime à l'oreille de son ami, c'est moi ! On vient te sortir d'ici. »

  • « [20 h 20] Je dis peut-être « mon amour » pour la dernière fois en parlant de toi. Je le dis et j'ai toutes ces images en tête. Notre bonheur à deux. Les moments beaux. Ceux que personne ne peut renier. Il n'y a pas que nos yeux qui en furent témoins. Il serait facile de penser que le vent tout autour est venu à bout de notre amour, mais c'est nous deux qui en sommes venus à bout cette fois. Ce que tu es. Ce que je suis. Nous deux séparément. Nous avons mis un terme à l'artifice parce qu'en dernier ce n'était presque seulement que ça, un combat maquillé en beauté. » o « Dans les entrailles des derniers jours avec elle, j'avais entrepris l'écriture d'un journal. Un journal de bord, pour tenter de me recentrer (...) Tenter de mieux me comprendre. Je l'ai tenu tout le mois de septembre. Même après elle. »

  • « - Maman, il est où le bonheur ?
    - Écoute... tu entends ?
    - Quoi ?
    - Est-ce que tu entends un bruit ? Mais un très très grand bruit ?
    - Non.
    - Alors, c'est que le bonheur est ici. Je ne comprends rien à ce que ma mère raconte. J'accepte son bisou sur ma joue. Je note qu'elle se lève sur le bout des pieds. Je suis plus grand qu'elle. Normal. Je suis un homme. J'ai quinze ans.
    Le docteur dit que, dans ma tête, j'ai six ans.
    En ce cas, comment se fait-il que je sois en première secondaire, hein ? » o « - Pourquoi on t'appelle " pacom" ? demande Chloé.
    (...) C'est Romain qui réplique à ma place.
    - Parce qu'on dit de lui qu'il n'est " pas comme" les autres. C'est aussi niaiseux que ça. »

  • « J'ai ramassé la fleur, que j'ai remise à son propriétaire. C'est à ce moment qu'une chose étrange s'est produite. Le vent s'est levé encore une fois et j'ai eu l'impression qu'il se concentrait sur mon poignet, qu'il l'enserrait fortement.
    Surpris, j'ai examiné mon bras. Je n'ai rien vu, mais j'aurais juré que la bourrasque froide me tenait le poignet, encerclait ma chair. Je me suis frotté le bras et la sensation a disparu. Puis, il s'est mis à pleuvoir plus fort.
    J'ai fait demi-tour pour quitter le cimetière, mais la sensation connue d'une paire d'yeux qui me scrutaient la nuque a été si forte que j'ai fait volte-face pour regarder derrière moi. » o « Ce maniaque dégénéré avait réuni toute la violence de ses émotions, sa haine, sa frustration, sa révolte pour l'utiliser contre moi et voler mon corps.
    Étais-je mort ? »

  • «Cet hiver-là, j'ai découvert le deuxième cadavre de mon existence. Je m'en souviens comme si c'était hier. Il m'arrive d'ailleurs encore de voir la scène, quand une mauvaise digestion provoque des cauchemars, quand mon esprit agité par quelques doutes passe en revue la suite des événements à la recherche d'un détail qui m'aurait échappé.
    J'avançais dans une ruelle silencieuse, et la neige crissait sous mes bottes. Ce n'était pas le jour. Ce n'était pas la nuit non plus. Entre chien et loup, auraient dit les anciens. Plus près du loup que du chien, aurais-je précisé si on m'avait demandé mon avis. » « (...) un croassement terrible a brisé le silence. J'ai levé la tête en cherchant d'où pouvait provenir un cri aussi puissant. Sur un poteau de téléphone, à quelques mètres de la maison, un énorme corbeau me regardait. »

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