Tallandier

  • « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! »

    Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une oeuvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ?

    Voici donc le second tome de ses Mémoires de guerre, une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre.

    Une oeuvre littéraire, au sens le plus noble du mot.

  • En 1936, lors d'un débat houleux aux Communes, le député Churchill lançait à Stanley Baldwin : « L'Histoire dira que vous avez eu tort... Et si j'en suis certain, c'est parce que c'est moi qui l'écrirai ! »

    Parole tenue : voici une traduction aussi fidèle que possible des Mémoires de guerre du célèbre Premier ministre et prix Nobel de littérature Winston Churchill. Elle est complétée par des commentaires destinés à corriger les omissions, exagérations, approximations et improvisations inévitables chez tout homme d'exception ayant entrepris de faire l'histoire et de l'écrire à la fois.

  • La radicalité du mal que le nazisme représente, le nombre insensé de ses victimes et la violence hors norme de ses bourreaux interrogent sans fin voire engendrent une forme de scepticisme.

    Comment les nazis se sont-ils persuadés que la vie sociale et politique reposait sur la « biologie » ? Comment les barrières mentales ont-elles si facilement sauté ? Comment l'antijudaïsme ancien s'est-il mué en Allemagne en un antisémitisme exterminateur ? Comment les meilleurs juristes en sont-ils venus à récuser la morale et le droit communs ? Comment une part de la population a-t-elle fini par croire qu'elle vivait un moment particulier de malheur et de détresse qu'il fallait conjurer de toute urgence ? En somme, par quelle « révolution culturelle » des hommes ordinaires sont-ils devenus des barbares ?

  • Plus rien ne régule la bonne marche de la planète : rupture d'accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties, basculement géoéconomique vers l'Asie, menaces nationalistes et écologiques... le monde est-il devenu incontrôlable ?

    Avec son double regard d'historien et de spécialiste des relations internationales, Thomas Gomart souligne la mutation inédite des rapports de force - ascension de la Chine, unilatéralisme des États-Unis, fragmentation de l'Europe, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie et le climat, les transformations de la guerre, le cyber ou la pression démographique et migratoire. Avec une grande clarté, il invite les Européens à un exercice de lucidité sur un monde de moins en moins à leur image. Thomas Gomart est historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Il est membre des comités de rédaction de Politique étrangère, de la Revue des deux mondes et d'Études dont il assure la chronique internationale.

  • Sans Mahomet, Charlemagne n'aurait jamais été empereur ! De quand date vraiment la chute de Rome ? Pourquoi passe-t-on de l'Antiquité au Moyen Âge ? À ce vieux débat, Henri Pirenne apporte une réponse révolutionnaire  : au VIIe  siècle, la disparition du monde romain n'est pas le fait des invasions germaniques, mais de l'incursion de l'islam en Méditerranée, un nouveau pouvoir qui interrompt les échanges pluriséculaires entre Orient et Occident. Isolés, la papauté et le monde franc ont été contraints de se recomposer en chrétienté autonome. À la fois séduisante, provocatrice et accessible, la thèse de Henri Pirenne a suscité de nombreuses vocations chez les historiens, les archéologues ou les économistes. Adulée ou contestée, cette étude fondatrice, devenue un classique, alimente aujourd'hui plus que jamais le débat.

  • Vladimir Poutine est-il toujours populaire après vingt ans au pouvoir ? Pourquoi a-t-il décidé de changer la Constitution ? A-t-il une opposition politique ? A-t-il gagné la guerre en Syrie ? La Russie veut-elle déstabiliser l'Occident ?

    Grande puissance nucléaire et énergétique, la Russie fait partie des leaders mondiaux en matière de dépenses militaires et de ventes d'armes. Depuis 2014, elle s'est rendue incontournable sur les grands dossiers internationaux. Car Vladimir Poutine impose de manière spectaculaire sa politique musclée en Ukraine, en Syrie, voire en Libye. Alors qu'il cherche à prolonger ses mandats jusqu'en 2036, de nombreux défi s guettent le pays en prise avec des faiblesses structurelles démographiques, économiques et technologiques. Voici cent clés pour mieux saisir les dynamiques de la société russe.

  • Plus on se rapproche du pouvoir, plus on est amené à trahir. Qu'il s'agisse de tuer le père, d'éliminer un rival ou d'écarter une compagne trop encombrante, la trahison est le fi l conducteur de la vie politique sous la Ve République, parce qu'elle est un marchepied indispensable pour la conquête de l'Élysée. C'est pourquoi elle mérite une histoire à part entière, souvent féroce et parfois dramatique.

    Sous la houlette de Jean Garrigues, les meilleures plumes du journalisme ont réuni leurs talents pour vous inviter dans la « cage aux fauves », où tous les coups sont permis.

    Georges Pompidou trahit Charles de Gaulle, Jacques Chirac trahit Valéry Giscard d'Estaing, Édouard Balladur trahit Jacques Chirac, Ségolène Royal trahit François Hollande, Marine Le Pen trahit son propre père...

  • Charlemagne a-t-il inventé l'école ? Jeanne d'Arc a-t-elle sauvé la France ? Marie-Antoinette était-elle une ravissante idiote ? Zola a-t-il été assassiné ? Le rôle de la Résistance a-t-il été exagéré ? Mai 68 a-t-il été une révolution ?

    Des Gaulois, nos prétendus ancêtres, à la vie politique la plus récente, notre histoire est truffée de lieux communs, de légendes, d'idées reçues et d'erreurs. Laurent Avezou revisite 2 000 ans d'histoire et cent mythes qui ont fait la France, en en décortiquant les raisons et les origines. À l'aune des derniers travaux d'historiens, il apporte des réponses claires, simples et précises et fait toute la lumière sur un récit souvent sujet à caution et à polémiques.

  • Née dans les bas-fonds de Byzance, Théodora devint la plus grande impératrice de son temps. Sensuelle et déterminée, rien ne résista à son incroyable ascension.

    Courtisane assumant sa sexualité vénale, Théodora s'affranchit des règles que lui fixe une société intraitable. Sa vie change lorsqu'elle rencontre Justinien, qui fait d'elle son épouse et l'impératrice de l'Empire romain d'Orient. Désormais parée de pourpre et de perles, elle est le véritable « Premier ministre » de l'empereur. Elle fait et défait les carrières des hauts fonctionnaires, crée des réseaux d'espionnage et bouleverse les rituels de cour : on la salue, avec la même déférence que l'empereur, elle, femme et ancienne prostituée.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais cest une Laïs quil me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de lérotisme féminin dans lAntiquité romaine.

    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion. La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. Cétait aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) quil incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de lEmpire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ? Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À laide dune documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • De l'Antiquité à nos jours, d'Hippocrate, Platon et Aristote à Foucault et Deleuze, de la « maladie de l'âme » aux névroses et aux psychoses, des temples d'Asclépios aux « HP » via l'asile d'Esquirol, Claude Quétel n'écrit pas une autre histoire de la folie, mais tout simplement l'histoire de la folie.
    « Un livre passionnant. Il nous promène à toute allure, depuis les apothicaires babyloniens jusqu'à la psychiatrie de secteur, en passant par la théorie hippocratique des humeurs, ou la grande querelle de l'hystérie à la fin du XIXe siècle. » Le Monde « Voici un livre très stimulant, un livre d'historien. Claude Quétel, spécialiste émérite, conteste l'évangile de Foucault et son grand oeuvre, Folie et déraison. Histoire de la folie à l'âge classique. » Lire

  • Napoléon III

    Eric Anceau

    Premier président de la République et dernier souverain régnant de notre histoire, Louis-Napoléon Bonaparte suscite toujours passions et jugements contradictoires. Pour Victor Hugo, il fut « Napoléon le Petit », alors que Pasteur considérait son règne comme l'un des plus glorieux de tous les temps. Figure majeure du XIXème siècle, il en incarne l'esprit, la diversité, les contradictions : homme de réflexion et d'action, autocrate et démocrate, autoritaire et libéral, réactionnaire et progressiste, apôtre de la paix et fauteur de guerre. Qui était réellement Napoléon III ? Considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de l'histoire politique du XIXème siècle, Éric Anceau enseigne à l'université Paris-Sorbonne et à Sciences-Po Paris.

  • En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors.

    Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.

  • Baptisé « Terre de glace » par les Vikings qui le colonisèrent vers 874, ce territoire isolé, aussi splendide qu'imprévisible, fascine.

    Dès le Xe siècle, les Islandais affirment leur originalité en inventant leur parlement, l'Alþingi. Il incarne l'esprit d'un peuple se pensant comme une communauté. Mais leur âge d'or prend fi n au XIIIe siècle lorsqu'ils passent sous domination norvégienne puis danoise. Après une lutte tenace et pacifique, l'île retrouve sa souveraineté en 1944.

    De la colonisation au protestantisme forcé, en passant par les « guerres de la morue », la « révolution des casseroles » ou les réponses ingénieuses à la crise de 2008, les Islandais n'ont jamais cessé d'affirmer leur identité pour devenir une nation moderne et prospère.

  • Plus que d'autres grands personnages, Franklin Delano Roosevelt occupe une place centrale dans l'histoire du XXe siècle : les fonctions qui furent les siennes, il les a exercées à la tête d'un pays en voie d'accéder au rang de première puissance mondiale. Et il a tenu un rôle essentiel dans cette accession. A travers deux crises majeures, la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, il a profondément modifié l'exercice du pouvoir exécutif aux Etats-Unis. Sa présidence demeure une référence pour ses successeurs, républicains aussi bien que démocrates.

    L'homme, pourtant, demeure une énigme, aux Etats-Unis aussi bien que dans le reste du monde : aristocrate qualifié de populiste par ses pairs, artisan d'un New Deal dont on conteste à posteriori qu'il ait sorti l'Amérique de la crise, " war president " ayant exigé la reddition sans condition de l'Allemagne mais soupçonné d'avoir ignoré la Shoah, leader du monde libre accusé de complaisance envers Staline à Yalta, etc. Aux yeux des Français, il n'est pas seulement l'homme du New Deal et de la grande coalition contre Hitler, mais encore celui d'une querelle mal avisée et mesquine contre le héros national, Charles de Gaulle. La mort brutale de Roosevelt ne lui a pas permis de parachever son oeuvre par la rédaction de ses mémoires, laissant à d'autres, collaborateurs ou historiens, la tâche de justifier, ou du moins, d'expliquer, sa politique.

    La figure de Roosevelt est toujours objet de controverses : le " war president " demeure un modèle pour ses successeurs engagés, tel George W. Bush, dans les guerres lointaines ; la crise économique actuelle est constamment comparée à la Grande Dépression et les débuts de la présidence de Barak Obama aux mythiques 100 premiers jours de son prédécesseur. 25 ans après la biographie d'André Kaspi, Yves-Marie Pereon s'appuie sur les travaux et les découvertes les plus récents pour donner un nouvel éclairage à ce personnage incontournable du XXe siècle.

  • Comment fut élaboré le Coran ? Qu'est-ce qui unit et sépare chrétiens et musulmans ? Quel est le statut de la femme dans l'islam ? Que lui doit-on sur le plan scientifique ? Pourquoi fait-il peur en France ? Quand fut lancé le premier djihad ?

    Souvent l'islam inquiète. Comme tout continent mal connu, il suscite l'anxiété. Voilà pourquoi il était si important de demander au grand spécialiste Malek Chebel de revisiter son domaine de prédilection et de répondre avec clarté aux grandes questions que l'on est amené à se poser. Tous les aspects sont abordés : l'histoire, le prophète, le Coran, les rituels, les relations avec la France, l'Occident, l'amour et la sexualité, les autres religions, les arts, la littérature et la science, les réformes à venir...
    D'une plume vive, Malek Chebel nous livre en 100 questions des dizaines d'années de recherche et de réflexion.

  • En 1888, la police retrouve le corps lacéré d'une prostituée en pleine rue. Quatre autres seront assassinées. Alors que Scotland Yard investigue, les journaux s'enfl amment, les suspects se multiplient, la police s'enlise... Cent trente ans après, l'enquête menée par Sophie Herfort est sans appel : Jack l'Éventreur a désormais un nom. Depuis plus d'un siècle, toutes les pistes ont été suivies pour tenter de mettre un nom et un visage sur « Jack ». Après vingt ans d'investigation, Sophie Herfort a trouvé plus de trente preuves accablantes contre un individu jamais soupçonné. Au fi l des révélations, l'étau se resserre sur le plus célèbre serial killer anglais... Voici le récit d'une formidable enquête que l'on suit comme un polar !

  • Annexion de la Crimée, ingérence dans les élections américaines, empoisonnement de Sergueï Skripal : les services secrets russes sont bel et bien de retour. Mais, au fond, sont-ils vraiment partis ?

    Du « parapluie bulgare » au Novitchok, de l'espionnage atomique à la cyberguerre, du KGB au FSB, Andreï Kozovoï brosse une vaste fresque peuplée d'agents aux multiples facettes, lesquels ont acquis au fil des ans une expérience sans équivalent, mais aussi un considérable pouvoir de nuisance. Pilier du régime, les services secrets permettront- ils à Vladimir Poutine de maîtriser le monde ou seront-ils le monstre de Frankenstein qui provoquera sa chute ?

  • Infiltration d'agents au coeur des organisations ennemies, sabotages clandestins, éliminations ciblées, raids de commandos... autant de missions menées par les services secrets israéliens, considérés comme les meilleurs du monde. Mais cette réputation est-elle justifiée ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leurs opérateurs sont-ils formés ? Quels ont été leurs succès et leurs échecs ?
    La seule façon pour Israël d'éviter le sort funeste que lui promettent ses ennemis, c'est d'anticiper toute action adverse. Ainsi, depuis sa création, l'État hébreu a mis l'accent sur le renseignement, les opérations clandestines et les raids préventifs pour annihiler toute menace.
    Spécialistes du renseignement et du Proche-Orient, Éric Denécé et David Elkaïm donnent à comprendre la communauté du renseignement israélienne dans son ensemble : Shin Beth (sécurité intérieure), Aman (renseignement militaire), Mossad (renseignement extérieur) et autres sayerot (forces spéciales de Tsahal). Ils passent aussi au crible leur organisation, les différentes actions qu'ils ont eu à mener, leurs relations avec le monde politique, mais aussi, leurs échecs.
    Beaucoup d'organismes et d'opérations sont ici évoqués pour la première fois : les capacités d'écoute et de guerre informatique de l'Unité 8200 ; les réseaux d'informateurs implantés au Liban ; le « service action » du Mossad ; les raids clandestins des forces spéciales en Syrie à la recherche des armes chimiques ; et surtout, la guerre secrète contre l'Iran, afin de saboter le développement du programme nucléaire de Téhéran et préparer d'éventuelles frappes aériennes.

  • Prince des vampires pour le cinéma hollywoodien, chef militaire pour les historiens, Dracula fut aussi souvent considéré comme un tyran sanguinaire. Mais où finit l'histoire ? Et où commence le roman ?

    Si l'on sait que Vlad III, un prince médiéval connu sous le nom de « l'Empaleur », a bien existé, les interprétations à son sujet sont aussi variées que peuvent l'être celles qui entourent les mythes. S'appuyant sur des documents d'époque, cette première biographie historique de Dracula dévoile les multiples facettes de cette figure du XVe siècle, personnage complexe et mal-aimé de l'histoire.

  • Si l'on en croit Ovide, les Romains auraient célébré et magnifié l'amour et la sexualité. Mais étaient-ils vraiment les bons vivants éclairés, libres dans leurs moeurs et dans leurs pensées, comme le laissent imaginer leurs statues, leurs poèmes érotiques et leur réputation de décadents ? Paul Veyne nous présente plutôt une société puritaine, pleine de tabous, dans laquelle on ne fait l'amour que la nuit sans allumer les lampes de peur de souiller le soleil, et qui semble avoir inventé le mariage chrétien avant les chrétiens ! Il n'en reste pas moins que les tabous existent pour être transgressés et que toutes les formes de perversion (sexuelles ou sociales) ainsi que la corruption politique font partie intégrante de la vie des Romains dans l'Antiquité. C'est tout cela que nous pouvons découvrir à travers ce recueil de textes qui traitent entre autres de l'éloge de la virilité, de l'avortement, de la fascination du crime, de l'homosexualité à Rome, de l'obscénité et le « folklore », des noces du couple romain, des gladiateurs ou la mort en spectacle, ou encore de la politique et de la corruption...

  • Formules assassines, traits d'humour, visions prophétiques, discours et réflexions ont fait la renommée de Clemenceau. Les lire ou les relire sont un régal pour l'esprit tant on découvre un autre homme derrière le« tombeur de ministères » des années 1880, le « briseur de grèves » de 1906, le Père la Victoire de 1918. Grâce à ce recueil, on découvre sa vie, de la Commune de Paris au traité de Versailles, en passant par la crise boulangiste, le scandale de Panama ou l'Affaire Dreyfus et tous ces combats républicains dont il fut un acteur majeur. Mis en scène par l'historien Jean Garrigues, fin connaisseur de l'action et du rôle de Clemenceau, surgit le portrait d'un grand homme d'état, véritable icône patriotique, passionnément laïque et démocrate, cocardier, rebelle et autoritaire, féministe et misogyne, rêveur et philosophe, amoureux et querelleur, drôle et sensible, féroce et tendre à la fois. Avant tout un homme libre. Ici sont rassemblées et commentées ses observations les plus fouillées, ses analyses les plus lucides, ses joutes oratoires les plus mémorables, ses formules les plus méchantes et ses remarques les plus mordantes.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Occultée par le désastre de Diên Biên Phú, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous la renvoie au visage.
    De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas en Cochinchine, non loin de la frontière cambodgienne. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin... Portant un regard singulier et intime sur les événements auxquels il a participé, Dominique de La Motte nous livre un témoignage intemporel sur la liberté et la guerre.

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