Tamyras

  • Au bonheur de Yaya

    Zahi Haddad

    • Tamyras
    • 5 Octobre 2016

    Au bonheur de Yaya retrace la saga d'une famille du Proche-Orient, tout au long du dix-neuvième siècle. C'est l'histoire de pionniers ordinaires, qui ont traversé une région ouverte et porteuse d'avenir. C'est une histoire passionnante, qui se transmet d'une génération à une autre, avec ses codes et ses vérités. C'est la joie, le quotidien, la découverte, les aléas et les coups durs, tous synonymes de questions existentialistes, d'événements incompréhensibles, de problèmes non résolus. De renaissance aussi. Au bonheur de Yaya parle d'amour, d'identité, d'exil, de douleurs, de recherche de soi, et des saveurs et des parfums uniques de cet Orient envoûtant.

  • Sitt Marie Rose

    Etel Adnan

    • Tamyras
    • 12 Octobre 2016

    Sitt Marie-Rose a été prise dans le filet de la guerre civile libanaise. Elle a dirigé une école pour enfants handicapés. Elle a lutté pour la justice sociale et pour la libération de la femme arabe. Elle a rencontré sa mort sur un chemin de montagne. Elle a payé de sa vie une situation où les armes ont remplacé le dialogue, dans ce qui apparaîtra un jour comme l'un des malentendus les plus tragiques de l'Histoire.

    Ce qu'ils en pensent :

    « . Ce cérémonial de la mise à mort de la Femme - le sens métonymique fait que Marie-Rose incarne toutes les femmes - s'élargit et devient celui de toutes les femmes sacrifiées à l'autel des hommes à travers l'histoire. » Mona Takieddine Amyuni La violence monte de chaque mètre carré de terrain, comme si c'était d'une forêt métallique. La raison humaine apparaît ces jours-ci comme un corps isolant, comme un pouvoir impuissant. La ville est un champ électromagnétique auquel chacun veut s'embrancher. Ce n'est plus un lieu d'habitation, c'est un être qui ressemble à un train lancé. La peur de la douleur la plus élémentaire m'empêche de participer à cette bataille. Il y a des enlèvements quotidiens de passants et des tortures. Les femmes demeurent plus que jamais chez elles. Elles considèrent la guerre comme un règlement de comptes entre hommes. La violence est absorbée comme un produit de consommation. Ce besoin de violence, je l'ai compris un jour devant un fil électrique arraché à sa prise : il restait dans les deux trous deux bouts de fils de cuivre brillants, et je dirais presque que je les entendais m'appeler, et je voulais absolument les toucher, les réunir dans ma main, faire passer cette électrocution dans mon corps, pour voir ce que c'était que de brûler. Je n'y ai résisté qu'avec une difficulté inouïe.
    Cet appel de la violence, tout un pays est en train d'y répondre sans réserve. Le plaisir de tuer, avec toutes les justifications qu'on a pu lui trouver, s'épanouit. Sur les barricades qu'on appelle aussi des barrages, comme s'il fallait en même temps retenir le poids de la colère du quartier et empêcher l'ennemi d'entrer, des jeunes qui n'ont même pas convenablement couché avec une fille exhibent leurs chemises couvertes de sang, ou se promènent dans des voitures sur lesquelles des éclaboussures rouges n'ont pas été lavées. Au contraire.
    La semaine a passé dans le calcul des cadavres. Un cessez-le-feu semble devoir être accepté par toutes les parties. Mais ce samedi soir, incendie, sabotage, c'est le port qui brûle. Alors sort sur son balcon l'héritière des cargaisons d'alcools. Sa maison est en face des flammes. Le port fait partie de sa légende. Elle essaye, de sa terrasse parallèle à la mer, d'appeler les pompiers. Mais le port brûle jusqu'à sept heures du matin.

  • Le Projet Socrate

    Daron Sheehan

    • Tamyras
    • 12 Octobre 2016

    Notre civilisation s'effondre. Une solution radicale s'impose. Face aux dangers qui menacent la survie de l'espèce humaine, les Nations unies mettent en place une mission secrète : le Projet Socrate. Des robots, les sicads, dotés de la sagesse ancestrale de Socrate et des derniers savoirs scientifiques, sont déployés aux quatre coins du monde afin de nous observer et de trouver des solutions avant qu'il ne soit trop tard. Leur chef, Simon Oceandis, entreprend alors un véritable voyage de découverte. Le Projet Socrate serait-il la clé de notre salut ?

  • Laure Dessine

    Mia Jamhouri

    • Tamyras
    • 24 Octobre 2016

    Laure, 16 ans, gagne son argent de poche en faisant le portrait de personnes qu'elle rencontre dans les rues de Beyrouth. Dans son journal intime s'esquisse son propre portrait, celui d'une adolescente décalée. Entre la drogue, son amour interdit, sa mère absente et la mort qu'elle côtoie de près avec une étrange désinvolture, Laure se noie et cherche à garder la tête hors de l'eau...

  • A 43 ans, alors qu'elle sort d'une énième overdose pour replonger aussitôt, Julie est arrêtée puis condamnée à cinq ans de prison ferme, au Liban. Commencent alors pour cette franco-libanaise une lutte pour la survie, une profonde introspection et un éveil spirituel qui mèneront à une identité nouvelle. Julie est une survivante. Survivante de la guerre civile du Liban, survivante de vingt ans d'héroïne. Cela pourrait être une fiction... mais ce n'en est pas une. Récit cru parfois, mais toujours vrai, qui nous renvoie à nos propres contradictions...

  • Dans ces neuf lettres qui se concentrent sur le monde des femmes autour de la Méditerranée, Etel Adnan suit au cours de quelques voyages des destinées singulières et s'intéresse à des environnements précis car ces lieux définissent à leur façon les femmes qui les habitent. Les femmes ne vivent pas dans le vide ni ne vivent les mêmes situations. Beyrouth, aussi, sortant de quinze années inouïes de guerre, occupe dans ce livre une place à part.
    « Et depuis, dans un imaginaire constamment actualisé, la femme a été ce qui attend : elle attend de grandir, elle attend sa puberté, attend le fiancé, le mari, l'enfant, la vieillesse, et la mort. Elle attend que les enfants aillent et viennent, qu'ils grandissent, qu'ils se marient, que le mari parte le matin, qu'il rentre le soir. Elle attend que l'eau bouille, que la guerre finisse, que le printemps revienne. Elle attend d'être embrassée, prise, rejetée, oubliée. Elle attend l'heure de l'amour, celle de la vengeance, de l'oubli, et de nouveau la mort. »

  • Oublier Alep

    Paola Salwan

    • Tamyras
    • 17 Octobre 2012

    Dans les rues poussiéreuses d'une Alep au bord de la révolution, Noha et Shirine s'observent à distance, perdues dans leur douleur et dans leurs souvenirs, sous le regard nostalgique d'Abou Nouwâs, noyé sous le poids de la perte de son amour et de sa terre. Entre ces deux femmes va naître une relation atypique, faite de conflits, de solidarité et d'espoir. De la Palestine à la Syrie en passant par le Liban, leurs histoires se mêlent à celles de ces peuples épris de liberté.

  • La Traversée

    Zeina Kassem

    • Tamyras
    • 24 Octobre 2016

    En ce triste matin d'octobre, Talal est parti calmement de la maison comme à son habitude. Mais cette fois-ci, avec son sourire formidable, il était parti rejoindre les étoiles. Zeina, sa maman, décide de transformer cette douleur sans nom en une feuille de « route pour la vie ». Ce livre est un témoignage bouleversant, l'histoire d'une femme qui va apprendre à coexister avec la douleur pour mieux traverser les rives du deuil. Chacune des pages porte délicatement le courage de Zeina et la force de Talal. Ensemble et à travers les étoiles, ils sauvent des vies sur les routes du Liban. En ce matin d'octobre, Talal était vivant. Désormais il est Vie. Christian Tawtel

  • Paris mis à nu

    Etel Adnan

    • Tamyras
    • 3 Octobre 2016

    Dans ce portrait intimiste de Paris, Etel Adnan livre ses impressions dans une écriture sensorielle qui restitue à la ville toute sa beauté et sa complexité.

    « Quand il pleut à Paris l'Europe sort ses parapluies. Vite, on jette le journal dans la corbeille. Le café est épaissi par la crème, à vous faire regretter Vienne, et une odeur de pain beurré plane sur les manteaux lourds des hommes qui se dépêchent d'arriver au bureau. Il fait noir dans le Métro, et sale. Il y a beaucoup de jeunes femmes parmi les passagers, certaines n'ont jamais lu Le Spleen de Paris. Baudelaire préférait Londres, bien entendu. »

  • Sitt Marie Rose

    Etel Adnan

    • Tamyras
    • 12 Octobre 2016

    Sitt Marie-Rose a été prise dans le filet de la guerre civile libanaise. Elle a dirigé une école pour enfants handicapés. Elle a lutté pour la justice sociale et pour la libération de la femme arabe. Elle a rencontré sa mort sur un chemin de montagne. Elle a payé de sa vie une situation où les armes ont remplacé le dialogue, dans ce qui apparaîtra un jour comme l'un des malentendus les plus tragiques de l'Histoire.

    Ce qu'ils en pensent :

    « . Ce cérémonial de la mise à mort de la Femme - le sens métonymique fait que Marie-Rose incarne toutes les femmes - s'élargit et devient celui de toutes les femmes sacrifiées à l'autel des hommes à travers l'histoire. » Mona Takieddine Amyuni La violence monte de chaque mètre carré de terrain, comme si c'était d'une forêt métallique. La raison humaine apparaît ces jours-ci comme un corps isolant, comme un pouvoir impuissant. La ville est un champ électromagnétique auquel chacun veut s'embrancher. Ce n'est plus un lieu d'habitation, c'est un être qui ressemble à un train lancé. La peur de la douleur la plus élémentaire m'empêche de participer à cette bataille. Il y a des enlèvements quotidiens de passants et des tortures. Les femmes demeurent plus que jamais chez elles. Elles considèrent la guerre comme un règlement de comptes entre hommes. La violence est absorbée comme un produit de consommation. Ce besoin de violence, je l'ai compris un jour devant un fil électrique arraché à sa prise : il restait dans les deux trous deux bouts de fils de cuivre brillants, et je dirais presque que je les entendais m'appeler, et je voulais absolument les toucher, les réunir dans ma main, faire passer cette électrocution dans mon corps, pour voir ce que c'était que de brûler. Je n'y ai résisté qu'avec une difficulté inouïe.
    Cet appel de la violence, tout un pays est en train d'y répondre sans réserve. Le plaisir de tuer, avec toutes les justifications qu'on a pu lui trouver, s'épanouit. Sur les barricades qu'on appelle aussi des barrages, comme s'il fallait en même temps retenir le poids de la colère du quartier et empêcher l'ennemi d'entrer, des jeunes qui n'ont même pas convenablement couché avec une fille exhibent leurs chemises couvertes de sang, ou se promènent dans des voitures sur lesquelles des éclaboussures rouges n'ont pas été lavées. Au contraire.
    La semaine a passé dans le calcul des cadavres. Un cessez-le-feu semble devoir être accepté par toutes les parties. Mais ce samedi soir, incendie, sabotage, c'est le port qui brûle. Alors sort sur son balcon l'héritière des cargaisons d'alcools. Sa maison est en face des flammes. Le port fait partie de sa légende. Elle essaye, de sa terrasse parallèle à la mer, d'appeler les pompiers. Mais le port brûle jusqu'à sept heures du matin.

  • Paris mis à nu

    Etel Adnan

    • Tamyras
    • 3 Octobre 2016

    Dans ce portrait intimiste de Paris, Etel Adnan livre ses impressions dans une écriture sensorielle qui restitue à la ville toute sa beauté et sa complexité.

    « Quand il pleut à Paris l'Europe sort ses parapluies. Vite, on jette le journal dans la corbeille. Le café est épaissi par la crème, à vous faire regretter Vienne, et une odeur de pain beurré plane sur les manteaux lourds des hommes qui se dépêchent d'arriver au bureau. Il fait noir dans le Métro, et sale. Il y a beaucoup de jeunes femmes parmi les passagers, certaines n'ont jamais lu Le Spleen de Paris. Baudelaire préférait Londres, bien entendu. » Traduit de l'américain par Martin Richet.

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