Entreprise, économie & droit

  • Comme son titre l'indique fort bien, ce troisième ouvrage se place sous le signe de l'ambivalence. Il ne faut pas conférer à ce terme une connotation péjorative mais plutôt le comprendre de manière nuancée, comme possibilité multiple, mouvance d'un réel aux mille facettes, pratique aux frontières indéfinies, mêlant, dans l'élan de sa propre création, respect des rites collectifs et émergence de l'inédit, du spontané. C'est justement pour illustrer cet aspect double de la production, débordant de la stricte finalité utilitaire, que les auteurs ont voulu d'emblée commencer par le terrain ; il leur fallait restituer, sans les détruire, ces entités sociales où rien n'est jamais définitivement canalisé ni articulé sur un but unique : les formations communautaires qu'ils nous présentent dans la partie pratique s'organisent en fonction de logiques diverses et spécifiques.

  • Les techniques qui autrefois étaient représentatives de la structure et de la diversité des civilisations, sont devenues aujourd'hui les sous-systèmes de la technologie mondiale. L'ouvrier et ses instruments risquent fort de faire les frais de ce procès d'uniformisation et d'y perdre leur identité ou, si l'on préfère, leur caractère irremplaçable. Notre époque sera-t-elle celle de « la fin des outils » ? En bien des points du globe, elle a marqué la fin de l'état de différence ; signifiera-t-elle aussi la suppression pure et simple du droit à la différence ? S'agit-il d'une évolution inéluctable, est-ce la rançon de ce que l'on appelle fort mal à propos le progrès ? Autour de ces questions essentielles, traitées selon l'optique personnelle de chaque auteur, des thèmes complémentaires ont surgi : la critique des méthodes conventionnelles d'analyse, l'importance de l'approche historique, l'étude des incidences (économiques, sociales, politiques, culturelles, écologiques, etc.) du transfert (ou du non-transfert effectif !) de technologie...

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