Benoit Clément

  • Cet ouvrage propose une introduction à la physique des particules pour tout étudiant de niveau M1, qu'il se destine à la physique théorique ou non.  Il présente la physique des particules de manière abordable sans occulter les concepts formels sur lesquels elle repose. Les rappels de mécanique relativiste et du formalisme de Lagrange permettent de comprendre la nature et le comportement des particules à très haute énergie. Enfin, les règles de Feynman offrent une description simple de leurs interactions. Chaque chapitre est complété par des exercices corrigés.
    Dans cette seconde édition, actualisée, le chapitre sur les champs classiques et quantiques libres a été entièrement refondu pour aborder les problématiques liées à la mécanique relativiste, et de nouveaux exercices ont été ajoutés.

  • Cet ouvrage est destiné aux étudiants en Licence 3 ou Master 1 de Sciences de la Matière, Sciences de la Terre et Sciences de la Vie et de la Santé. Son objectif est de donner les outils nécessaires à l'analyse de données recueillis dans le cadre des expériences. Il introduit ainsi les mathématiques de bases et présente leur utilisation concrète.L'ouvrage se décompose en trois parties : caractérisation d'un échantillon, probabilités, statistique. Chacune est complétée par des exercices, tous corrigés.Volontairement restreint à l'essentiel, il permet à l'étudiant de se concentrer sur sa matière grâce à l'utilisation des outils mathématiques sans se perdre dans leur théorisation.

  • Une enquête inédite au coeur de la nébuleuse nommée Daech...
    Un cartel nommé Daech est une enquête minutieuse sur le fonctionnement opérationnel de l'État islamique. Par le récit inédit d'opérations de commandos, les portraits exclusifs de fidèles de l'organisation chargés d'opérations de contrebande de pétrole ou d'objets d'art pillés, ce livre montre comment Daech s'enracine au-delà de ses enclaves territoriales. En s'arrêtant sur des noms et profils d'agents clandestins, trafiquants de drogues, d'armes ou de personnes qui sont recherchés par les services secrets du monde entier, le livre s'attache à décrypter des faits jamais révélés.
    Les hommes du drapeau noir ont organisé une industrie du crime au service d'objectifs idéologiques. Des pratiques criminelles alliées à une stratégie plus extrême et plus tentaculaire que ses prédécesseurs djihadistes d'al-Qaeda. Avec un recrutement de masse et des institutions hiérarchisées, l'organisation a professionnalisé le terrorisme international. Une menace née de la rencontre entre des groupes djihadistes criminels, des services secrets de dictatures arabes déchues, des petits délinquants de banlieues et de l'Internet. Une créature mutante qui ne peut être détruite par des bombes. Un défi d'un tout nouveau genre pour les services de sécurité occidentaux.
    Cette enquête sur les méthodes et les objectifs de l'État Islamique s'appuie sur des documents inédits de l'EI, des témoignages de ses membres, des archives secrètes américaines ainsi que les fiches intégrales des renseignements libyens sur le djihadisme. Un décodage de la stratégie de la nébuleuse islamiste pour comprendre comment le groupe s'est assuré de survivre à la perte des territoires conquis et esquisser des solutions pour lutter contre une organisation en perpétuelle mutation.

  • L'histoire est connue : tout commence quelque part en Grèce antique, alors que logos et mythos se confondaient en une seule voix dans la parole sacrée (hieros), jusqu'à ce qu'au siècle de Platon, une méfiance philosophique provoque la séparation entre les légendes fabuleuses et la recherche de la sagesse. La philosophie n'a peut-être d'autre origine que cette méfiance à l'égard du mythos, méfiance fascinée cependant, qui maintient à distance en même temps qu'elle semble répondre sans cesse au chant des sirènes narratives, attachée au mat de la raison. Cependant, la narrativité, comme l'a montré Paul Ricoeur à maintes occasions, notamment à propos de l'histoire, cette autre discipline soupçonneuse, ne se limite pas au simple fait de raconter de la fiction. Il y a de la narrativité jusqu'à la limite de la pure syntaxe, pourrait-on dire. À partir du moment où les mots sont arrangés de façon à représenter un monde, parler de ce monde ne peut aller sans le présenter d'une certaine manière, sans lui donner une cohérence quelconque, c'est-à-dire en somme sans le raconter, ce dont ne se prive pas bien sûr la philosophie, ni l'histoire d'ailleurs, comme le soulignent heureusement depuis quelques décennies de nombreux historiens et non des moindres, que l'on pense à Michel de Certeau. La racine du fait narratif est ainsi enfouie beaucoup plus creux que ne le laissent croire les récits philosophiques d'affranchissement du narratif (dont il faudrait dresser un inventaire exhaustif, si la chose était possible). Mais affirmer cela, c'est du même coup prendre en compte l'inverse, à savoir que la racine philosophique est elle aussi très profondément enfoncée dans le terreau narratif et que le récit ne fait pas que raconter, il fait mieux : il pense en racontant. Ce dossier voudrait donc, à partir de quelques exemples, montrer ce double jeu de la pensée et du récit en examinant à l'oeuvre la pensée se racontant ou le récit pris en flagrant délit philosophique.

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