Bernard Millot

  • La guerre du Pacifique a si peu concerné l'Europe que l'on ne retient généralement de ce gigantesque conflit que certains noms prestigieux ou souvent répétés, tels que Pearl Harbour, Midway, Leyte et Hiroshima. Peu d'Européens connaissent les mobiles profonds et surtout la mentalité de ce peuple japonais poussé à cette étonnante expansion. C'est sans doute dans L'épopée kamikaze qu'apparaissent le mieux ces caractères si surprenants, que l'on comprend assez mal en Occident. Bernard Millot a su, grâce à ses patientes recherches et à ses correspondants au Japon, discerner les origines profondes de cette exaltation patriotico-mystique qui conduisit beaucoup de Japonais à accepter, puis à rechercher la mort héroïque pour la plus grande gloire de l'Empereur, symbole sacré de l'État. Le phénomène kamikaze est exposé ici avec rigueur et précision, mais aussi avec beaucoup d'humanité. L'auteur déroule le film des événements auxquels les volontaires de la mort participèrent. Il nous livre également le cheminement psychologique, l'évolution progressive du comportement nippon jusqu'à sa manifestation concrète et spectaculaire que représentent les attaques-suicides. Plus de cinquante illustrations, photos, cartes, schémas et plans achèvent de faire de cet ouvrage clair et très accessible, une synthèse neuve et vivante d'un épisode fascinant de la guerre.

  • Médecine et médecins occupent une place importante dans la littérature patristique : la culture médicale dans l'Antiquité ne faisait-elle pas partie du « bagage intellectuel » de tout homme cultivé, et le médecin, dans la culture populaire, n'était-il pas une figure aussi familière que celles du paysan, du soldat ou du marin ?
    Cependant, jugés trop "médicaux" pour les patrologues, trop « théologiques » pour les historiens de la médecine, les exposés physiologiques des Pères ont été quelque peu négligés à ce jour.
    C'est cette lacune que se propose de combler le présent colloque, le troisième organisé en commun par l'Institut Catholique de Paris et l'Université de Tours, qui ont associé à leur entreprise l'équipe UMR-CNRS « Médecine grecque », dans le dessein d'étudier la physiologie des Pères non seulement pour elle-même. Et cela, comme une vulgarisation des doctrines élaborées par les différentes écoles de médecine, mais aussi dans le lien qu'elle entretient avec ce qui fait le propre de nos études : la théologie, l'anthropologie et l'éthique.

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