Brice MATTHIEUSSENT

  • Good vibrations

    Brice Matthieussent

    Good Vibrations est une célèbre chanson des Beach Boys datant de 1966. Dans le présent livre, un groupe disco funk comorien des années 2010 choisit de s'appeler ainsi en hommage aux Garçons de la Plage. Ces «bonnes vibrations» sont aussi celles d'une grande école d'art contemporain, où il neige beaucoup. Quelques étudiants passionnés et amoureux, tout vibrants de l'élan nouveau qui les emporte vers l'art et les lie, y sont comme de jeunes poissons dans l'eau limpide d'un bocal invisible. Une disparition et un cataclysme remettent bientôt les pendules à l'heure des bad vibrations et font exploser le bocal. Quand le chaos et les hallucinations prennent le dessus, comment les alevins - et de plus gros poissons - continuent-ils de nager?

  • Autour de la notion d'exposition telle que l'a énoncée W. Benjamin dans son article célèbre L'Oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité, l'auteur propose ici une réflexion sur le statut de l'image et de la représentation dans l'art.

  • Luxuosa

    Brice Matthieussent

    Lu-xuo-sa : ces trois syllabes légèrement nauséeuses pourraient désigner une maladie - "J'ai attrapé une Luxuosa carabinée" -, ou bien, à l'inverse, un médicament - "As-tu pris ton Luxuosa ?".

    C'est ici le nom d'un gigantesque paquebot de croisière où, sans savoir pourquoi, embarque Lola, belle grue cendrée, sagace et indépendante, chaussée de Converse et portant un sac Tati à rayures rouges et blanches.Comme dans W de Georges Perec, deux récits alternent, chacun trouvant son sens dans le miroir de l'autre : au fil de diverses rencontres, agréables ou terrifiantes, Lola s'aperçoit que ce bâtiment, à la fois centre commercial et base de loisirs, est régi par "un plan business" et "un système infantilisant Playmobil®". Dans le second récit, imbriqué au premier comme les nuits succèdent aux jours, les cauchemars de Lola tissent une trame sans défaut : y figurent un camp de prisonniers, un centre de tri, un navire évoquant le Luxuosa, d'anodines séances de gymnastique dégénérant en torture collective, un casino sanglant donnant sur un aquarium à requins.

    Une seule pensée obsède alors Lola : s'évader. Sur le mode du conte ou de l'allégorie, ce livre est une fable contemporaine dont la morale serait, pour paraphraser une formule célèbre : "Un spectre hante le monde : les loisirs." Car une utopie inversée cul par-dessus tête se profile à l'horizon de ces pages : dans le meilleur des mondes possible, nous serons bientôt tous sous Luxuosa.

empty