Brice MATTHIEUSSENT

  • « J'ai perdu à la loyale, sans avoir recours au moindre stratagème douteux ni à la moindre tricherie. Après le dernier point du second set, une ivresse sans précédent m'a submergé, plus grisante que celle de mes nuits ; j'ai lâché ma raquette, je me suis laissé tomber à genoux, pris la tête entre les mains sans arriver à y croire, puis j'ai embrassé les fissures de ce court bosselé où, en perdant mon dernier match, je venais de gagner un avenir radieux. J'avais les larmes aux yeux quand je me suis relevé pour rejoindre le Nippon décontenancé près du filet. Il a dû attribuer mes pleurs à la déception, à l'humiliation. Mais en même temps que les larmes ruisselaient sur mes joues, j'arborais un sourire éclatant. J'étais aux anges. »
    En suivant un joueur de tennis prodige, Brice Matthieussent nous offre un roman sur nos pulsions et notre désir de chute.
    Brice Matthieussent est traducteur de plus de deux cents livres, notamment de Jim Harrison, Thomas Pynchon et Bret Easton Ellis. Il a publié cinq romans dont Vengeance du traducteur, prix du Style.

  • Ribouldingue est un ancien Pied Nickelé. Personnage de bande dessinée, il vient d'accéder à la 3D.
    Pataquès, son complice, est atteint d'une étrange fièvre logorrhéique : il est dévoré de comparaisons comme on l'est de poux.
    Ensemble, ils parlent de tout et de rien. Des tableaux qui les entourent. De l'histoire de la France. De leurs aventures passées.
    De ce tunnel dans le mur, qui mène on ne sait où.
    D'une salle de concert. Alors que la fête bat son plein, des hommes font irruption, armés de fusils d'assaut...
    Les fascismes veulent la mort de toutes les histoires, sauf de la leur. Contre de telles prisons, Brice Matthieussent nous offre un roman foisonnant, explosif et grinçant, en hommage à l'imagination.
    Brice Matthieussent est né en 1950 à Paris. Écrivain, éditeur, traducteur de quelque deux cents oeuvres américaines (dont celles de Charles Bukowski, Jim Harrison ou Henry David Thoreau), mais aussi professeur d'histoire de l'art contemporain à l'École supérieure des beaux-arts de Marseille depuis 1990, il a publié quatre romans chez P.O.L.
    Vengeance du traducteur a reçu le Prix du Style en 2009.

  • Autour de la notion d'exposition telle que l'a énoncée W. Benjamin dans son article célèbre L'Oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité, l'auteur propose ici une réflexion sur le statut de l'image et de la représentation dans l'art.

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