Catherine Guillebaud

  • Il s'appelle Mastic des Feux mignons. Il descend, par son père, d'Ian du Bec-Étoile et, par sa mère, de Ceenzo Vitoune de la Mutinerie. C'est un setter anglais de sexe mâle, né le 17 avril 1994. Par l'effet d'une tradition familiale, Elle l'a immédiatement rebaptisé à son arrivée dans la maison. Il est devenu Joyce, en mémoire de qui vous savez, patronyme choisi pour son prédécesseur qui était irlandais.
    Entre Elle et lui, c'est une histoire d'amour. Une histoire de maison, de saisons, de gestes répétés à l'infini, où peu à peu se tisse, dans les replis du quotidien, la trame d'une famille. Un chien sentimental se met à parler et des lignes de vie se croisent, des lieux se précisent.
    Il y a dans le regard des bêtes une lumière profonde et doucement triste, disait Francis Jammes. C'est de ce regard-là qu'il s'agit. De ce qu'il nous donne à voir des humains.

  • Amants

    Catherine Guillebaud

    Un homme et une femme se rencontrent et se reconnaissent. Tout pourrait être simple, tout est compliqué. Car ils ne sont pas libres. Elle aime son mari, il aime sa femme.
    Ils gravissent doucement les marches des commencements. Ils deviennent amants. La violence de leur désir les porte hors de leur vie.
    Les jardins, les hôtels, les restaurants les recueillent avec leur amour. Paris les cache. Ils sont heureux.
    Mais que devient une passion lorsqu'elle reste secrète ? Commence pour eux le temps du mensonge et du déchirement.
    Ce roman qui parle d'infidélité dit aussi, de façon inattendue, le poids de la fidélité. Comment mieux parler du couple qu'en s'installant à l'extérieur de lui ?
    Une histoire d'amants qui est aussi une histoire de couple, une histoire d'amour - ou plutôt d'amours.

  • Clarisse, depuis trois mois, vit dans la rue. Elle erre dans Paris, dormant dehors, s'interdisant de rentrer chez elle, un petit appartement de la rue de Mézières. Mais que fuit-elle vraiment? Une enfance protégée, entre une pension suisse et une maison au bord du lac de Genève? Une famille unie, où tout semble si lisse? Elle laisse derrière elle un père maladroit dans son inquiétude et surtout une mère, déchirante dans son incapacité à s'émouvoir. Et commence alors le lent et difficile apprentissage de l'amour maternel. Car Edwige Forner retrouvera sa fille, mais le prix à payer sera lourd. Ce roman, avec retenue et gravité, parle des relations entre une mère et sa fille quand l'amour n'est pas dit, quand les gestes se figent avant d'être ébauchés. Il pose simplement la question: qu'est-ce qu'une bonne mère?

  • « Et il lui vint une étrange idée : n'était-ce pas une chance, finalement, que le hasard les ait fait se rencontrer. Peu importait les circonstances, peu importait qu'ils soient tous les deux embarqués dans une histoire dont ils étaient les victimes, ils

  • Qui est Luce ? Une fille sans histoires, toujours d'humeur égale et qui peut tout entendre, la fille du bar, comme l'appellent sans ironie les clients du Blue Bar, où elle travaille le soir, du côté de l'Opéra. Sa solitude semble lisse, consentie, bien réglée, mais lorsqu'elle rentre dans son deux pièces vers trois heures du matin, elle reste de longs moments avant de pouvoir trouver le sommeil. Remonte alors en elle tout ce qu'elle a tenté d'oublier, son histoire justement, ce drame familial qui l'a brisée. À moins que l'homme venu déranger sa vie ne l'aide à surmonter ses anciennes terreurs. La lumière est là, toute proche, on ne demande qu'à le croire. Mais ce serait compter sans le charme vénéneux de Catherine Guillebaud, sa maîtrise du suspens, qui nous entraînent sur des chemins aussi dangereux qu'inattendus.

  • Il fallait bien un récit pour renouer le lien qui m'attache à toi, mère de ma mère, visage familier de mon enfance. En remontant le cours de ta vie, te retrouvant petite fille dans les alpages de Haute-Maurienne où tu as puisé cette force dont tu ne te départiras jamais, cette détermination farouche à suivre autre chose que le chemin que l'on t'avait tracé, j'ai mieux compris qui tu étais et ce qui me venait de toi. Et cette histoire, la tienne, celle d'une femme volontaire, qui sut faire face à tout, est aussi celle d'une famille, la mienne, où se mêlent moments heureux et jours plus sombres, secrets trop bien gardés et gestes d'amour. Les Souliers lilas sont tout cela. Portraits de femmes qui, à distance, se reconnaissent. C'est aussi et surtout une histoire de filiation enfin retrouvée et acceptée avec apaisement. Il n'est jamais trop tard pour retrouver les siens.

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