Catherine Carré

  • Cette remarquable synthèse présente la période hellénistique de la Grèce, soit du IVe au Ier siècle av. J.-C. : débutant avec l'expansion considérable du monde grec lors de la conquête de l'Empire perse par Alexandre le Grand  ses frontières s'étendent désormais jusqu'à l'Égypte et aux contreforts de l'Himalaya  , elle s'achève lorsque Rome s'empare de l'Orient méditerranéen.
    L'ouvrage éclaire cette époque capitale, charnière entre l'histoire grecque et l'histoire romaine et pourtant longtemps considérée comme une période de « déclin » après la période classique. En s'appuyant sur l'historiographie récente, mais également sur l'archéologie et sur l'étude des transferts culturels, il met l'accent sur la créativité et la vitalité des habitants du monde hellénistique, qu'ils soient grecs, juifs, égyptiens ou orientaux.
    Il restitue en outre les débats de l'époque, qui trouvent encore aujourd'hui un écho fort, comme la question des identités politiques et culturelles ou la réflexion sur la notion de « déclin ».
    Cartes, iconographie et citations aident à faire revivre ces quatre siècles majeurs dans l'histoire du monde.
     

  • Nature, paysages, couleurs, danses... des sensations fortes partagées ont conduit les quatre auteures sur le chemin de la poésie. Par leurs mots, leurs images, elles invitent le lecteur à "... Ouvrir le carnet de voyage, gardin des souvenirs luxuriants..."

  • En deux siècles, les rivières traversant les villes européennes sont passées de réceptacle de tous leurs rejets à un milieu aquatique vivant, à préserver et à intégrer à la ville. Pour autant, ce retournement de perspective s'est produit alors que l'urbanisation et l'industrialisation conjointe des villes depuis le XIXe siècle avaient entraîné le sacrifice de leurs rivières. Les quatre métropoles de Bruxelles, Berlin, Milan et Paris ont été choisies car situées sur des rivières ayant un débit faible, voire très faible. Elles ont généré pendant longtemps des pressions telles que le fonctionnement des rivières s'en est trouvé modifié, au point de compromettre la préservation de leurs fonctionnalités. Avec un regard interdisciplinaire - entre écologie, hydrologie et sciences sociales -les auteurs reconstruisent ici la connaissance qu'ont eue les sociétés du fonctionnement de ces rivières, décrivent les techniques de surveillance des cours d'eau et énumèrent les actions menées pour améliorer leur état. Puis ils évaluent l'efficacité des réponses apportées, à travers l'évolution de l'état des rivières et de leurs populations piscicoles, utilisées ici comme traceur des pressions exercées et des réponses du milieu aquatique. Ces études de cas illustrent la diversité des trajectoires des couples ville-rivière et l'absence de causalité entre la connaissance de la qualité des cours d'eau, leur surveillance et les décisions prises. Elles révèlent l'importance des choix politiques pour ces quatre villes - indépendamment des moyens financiers et techniques disponibles - et fournissent un retour d'expérience pour les très grandes villes du monde qui se retrouvent, un siècle plus tard, confrontées aux mêmes défis.

  • L'eau est vitale pour les hommes. Mais la montée en puissance des villes complique les relations entre l'eau et l'homme. Rareté de la ressource, risque d'inondation, problèmes technologiques... L'eau, bien public, doit-elle être gérée par le public ? Trustée par de grandes entreprises privées ? Quid de l'eau dans les pays du Sud ? La gestion urbaine de l'eau est au coeur de nombreux débats - nationaux et internationaux -, car l'eau est un enjeu majeur, aussi bien du point de vue de la préservation de l'environnement que du bon fonctionnement du milieu urbain.Un essai documenté, précis, sur une question centrale trop souvent ignorée, qui fait comprendre la complexité du sujet et expose clairement les enjeux.

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