Catherine Rossi

  • Qui sont les proches des victimes d'homicide ? Victimes secondaires, existe-t-il seulement un concept qui permettrait de les désigner ? À quels droits et à quelle reconnaissance ces personnes peuvent-elles prétendre ? Les proches des victimes d'homicide ne sont pas des victimes comme les autres car ils sont confrontés à la fois à un deuil, et en même temps à une infraction pénale. Pourtant, n'ayant pas été visés par l'intention criminelle, il n'est pas toujours simple de leur concéder des droits.

  • En 2011 sont exhumés d´un tiroir les carnets rédigés entre juillet 1914 et juillet 1919 par Georges D. On sait peu de choses de lui, si ce n´est sa fin malheureuse dans l´alcool et la folie... Commence alors l´enquête sur un poilu-musicien dont les traces semblent effacées à tout jamais. Sur une banale histoire de famille, la Grande Guerre projette sa terrible dimension : celle d´un survivant meurtri par la vie, d´un flûtiste dont les mélodies se taisent peu à peu, emmuré dans le silence de sa triste légende. Dans l´intimité de l´écriture naît entre le soldat et l´auteur, sa petite-fille, une profonde affection sans laquelle le travail dans les archives et la lente réparation de la mémoire d´un grand-père inconnu eût été impossible. La force de cette affection la conduit à retrouver la tombe de Georges, 70 ans après sa mort, à Vermand, dans l'Aisne, et une nouvelle famille à Wattrelos, dans le Nord.

  • La justice réparatrice s'est imposée comme le nouvel espoir de la Justice : la médiation relationnelle a été créée au Québec au début des années 2000, puis diffusée dans le monde. Cette approche met au centre de ses priorités la sécurité des participants. Si elle permet le dialogue victime-infracteur, elle donne accès à d'autres formes de réparation. Elle met en avant trois postulats : il existe un moyen de réparer les conséquences des crimes les plus graves ; la médiation relationnelle privilégie l'écoute attentive individuelle ; cette méthode est complémentaire aux interventions en justice pénale, en réhabilitation et en soutien clinique. Elle n'a pas vocation à lutter contre les institutions. Elle est toutefois assez performante pour être utilisée comme une alternative, pour ceux et celles pour qui l'accès à la justice pénale n'est pas possible.

  • Le présent ouvrage est le résultat d´une recherche conjointe entre les Universités de Bologne, Rennes et Bruxelles sur le thème de la dimension extérieure de l´espace de liberté, de sécurité et de justice de l´Union européenne (ELSJ). Cette recherche a été soutenue par la Commission européenne dans le cadre de l´ Action Jean Monnet.
    Il associe des professeurs et chercheurs de renom qui conjuguent leurs compétences et situent leur analyse à l´intersection des politiques en la matière et des politiques externes de l´Union européenne.
    Les auteurs évaluent de manière critique l´impact du traité de Lisbonne et de la pratique de l´Union concernant la dimension extérieure de l´ELSJ. Cette dimension dont l´importance ne cesse de croître oblige l´Union à concilier des impératifs parfois contradictoires entre les objectifs sécuritaires de l´ELSJ ou ceux de l´action extérieure, ou encore avec les valeurs sur lesquelles elle est fondée.
    Les auteurs tentent de répondre à différentes questions induites par le nouveau système de représentation extérieure de l´Union dans le domaine de l´ELSJ :
    Quelles sont les retombées juridiques du nouveau système ?
    Quel est également son impact politique ?
    Ne risque-t-on pas une incursion croissante de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) dans les aspects sécuritaires de l´ELSJ ?

empty