Catherine Siguret

  • Huit destins hors du commun. Huit façons de se réinventer.
    Accident, deuil, maladie, handicap... la vie ne les a pas épargnés. Ils auraient pu rester victimes, mais ils ont trouvé le courage de se relever en montant un projet altruiste.
    Tournant le dos au malheur, ils ont créé ce qui leur avait manqué dans les moments les plus durs. Refusant l'inertie et la fatalité, ils ont puisé dans la douleur l'énergie de transformer une épreuve personnelle en réussite collective. On leur doit un institut de bien-être pour les corps abîmés; une loi du code pénal qui condamne la prise de stupéfiants au volant; une marque de vêtements pour enfants handicapés, ou encore des produits cosmétiques compatibles avec la chimiothérapie...
    /> Ils sont des héros du quotidien.

  • Il n'y a pas que le Petit Prince qui aime les moutons. L'héroïne de ce drôle de roman les adore depuis l'enfance. À tel point qu'elle décide de revenir à ses premières amours en adoptant en Corse un jeune ovin qu'elle appellera Toi. Qu'y a-t-il de mal à cela ? De quel droit décréter qu'il s'agit d'une idée délirante ?Mais voilà, lorsqu'on habite la très chic place des Vosges à Paris, ce genre d'extravagance passe mal. Fermement décidée à braver les interdits et les conventions sociales, l'apôtre de la cause du mouton parisien ira jusqu'au bout pour prouver que vivre en couple avec un animal qui bêle n'est pas plus absurde que de s'abêtir avec un humain qui parle.Inclassable, loufoque et poétique, le roman de Catherine Siguret est une ode à la liberté d'être et de penser. Une comédie farfelue et caustique à contre-courant de toutes les idées reçues !

  • Un des derniers tabous de l'époque contemporaine présuppose qu'une mère, à défaut d'être parfaite, ne peut être que bonne. Les médias se bornent à signaler l'exceptionnel (mère infanticide ou bien complice d'inceste, de proxénétisme) mais l'existence des mères nocives, maltraitantes psychologiquement, perverses, « folles », absentes, est occultée.
    Ce qui laisse les victimes bien désemparées, hébétées parfois une vie entière, alors que la mauvaise mère ordinaire et la maltraitance psychologique sont beaucoup plus répandues qu'on ne le croit.
    Catherine Siguret a recueilli des témoignages du contraire absolu de cette légendaire bonté, tous empreints en conséquence de culpabilité, honte, incompréhension, sentiment d'anormalité ou de traîtrise.
    Une quinzaine de cas d'hommes et de femmes racontent leur mère « Folcoche » (seul modèle référent culturellement), avec des variantes : nymphomane, abandonnant ses enfants, haineuse, méprisante, indifférente, incestuelle, infantile, perverse, sadique etc.).
    Avec la question qui s'est posée pour eux de devenir à leur tour parents, lestés d'un tel anti- modèle, et du pardon à l'heure de la vieillesse.
    Patrick Delaroche apporte le regard du psychanalyste afin de ne pas laisser le lecteur en spectateur saisi par l'effroi, mais de l'instruire sur les soubassements, la fréquence et l'issue possible pour les victimes.

  • Les meurtres familiaux sont souvent les affaires criminelles qui passionnent l'opinion et mobilisent les médias. L'auteur a enquêté sur six d'entre elles et montre comment, faute de paroles ou d'espoir, l'amour se change en haine et la haine en bain de sang.

  • "A sept ans, j'ai arrêté de parler. De l'autisme tardif, ils ont appelé ça. Mes parents ont demandé si c'était fréquent. On leur a répondu non, et moi, je me serais accordé le droit de l'ouvrir une dernière fois, j'aurais ajouté : "Tant pis pour les autres !" Parce qu'autant vous dire mon handicap, c'était du faux, ma couverture cousue main après avoir déjà trop longtemps observé le monde et mesuré tout ce qu'il fallait y faire pour être, au maximum, heureux au minimum." Le livre est une profession de foi, autant que l'épopée dévastatrice d'une jeune fille à travers toutes les institutions : famille, politique, télévision... L'héroïne n'épargne la vie d'aucun tricheur, ne fait aucune concession à ceux qui ne jouent pas le jeu de la morale et, surtout, du bonheur. Pour y parvenir, elle a affûté toutes ses armes, pas toutes avouables...
    Et puis, il y a les autres, les êtres rares, ceux qui lui arrachent des sentiments : la bonté de l'un, la fidélité de l'autre, la confiance du troisième. Elle erre, aime, trébuche et se relève, aime à nouveau et, finalement, un seul être sait freiner sa course éperdue : un écorché vif, perturbé, mais si émouvant qu'elle lui reste fidèle et attachée, peut-être au- delà de toute raison.
    Ouvrez le livre au hasard et vous aimerez... à la folie !

    Catherine Siguret est journaliste de presse écrite et de télévision, particulièrement sensibilisée aux êtres en situation marginale.
    A la folie ! Je t'aime... est son premier roman, le premier aussi d'une trilogie à paraître, avec Passionnément ! Je t'aime... et Pas du tout ! Je t'aime...

  • "Toute petite déjà, je menais une double vie. La vraie vie, je ne la supportais pas. Je la voyais comme une mare de boue dans laquelle on se débat, avec des gens tout autour qui vous tendent la main. Mais ils sont toujours trop loin, même en semblant tout près, même quand ils vous effleurent des doigts. C'est affreux de se noyer quand même, avec quelqu'un qui vous touche et, pire encore peut-être qui vous aime. Bien terrorisée par les faits d'ici-bas, en particulier par l'amour, j'aurais pas survécu si j'avais pas mené une existence parallèle, dans un genre d'au-delà où tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles." Ce livre est l'histoire d'une orpheline qui grandit hantée par la peur de perdre. Entre son frère Hector à qui elle porte une tendresse quasi incestueuse et sa grand-mère, Mamou, qui entretient la légende familiale, elle vit tournée vers le ciel où ses parents disparus incarnent la figure du Grand Amour, celui où l'on meurt main dans la main.
    C'est décidé : elle n'en vivra pas d'autres.
    L'héroïne mène une existence d'apparence normale, mais se réfugie dans les livres où elle continue de puiser son dédain pour les petites histoires sentimentales de la réalité. Jusqu'au jour où l'improbable rencontre d'un homme l'arrache à son indifférence et les entraîne tous deux dans une passion au bord de la folie et de la violence.
    Passionnément... Je t'aime est le roman d'un enfermement, aussi bien psychologique et volontaire que carcéral et subi. Il décrit une existence "hors la vie", en marge de notre monde. C'est aussi un formidable texte sur le pouvoir à la fois créateur et dévastateur du sentiment amoureux.

    Catherine Siguret est journaliste de presse écrite et de télévision, particulièrement sensibilisée aux êtres en situation marginale.
    Passionnément... Je t'aime est le deuxième roman de sa trilogie après À la folie ! Je t'aime...

  • A trente-deux, après A la folie et Passionnément, Catherine Siguret signe le troisième volet d'une trilogie de l'enfermement. Avec Pas du tous, elle en atteint le paroxysme.


    " Le très grand Sergio V. est né par le siège à près de cinq kilos dans une petite maison blanche de Djerba-la-douce, Djerba-la-fidèle, celle des dépliants de vacances en gros. De ces deux caractéristiques, la douce et la fidèle, il n'en retiendrait aucune: son âme était rude comme la montagne, et j'ai toujours estimé qu'il me trompait à tour de bras, pour des raisons que je te dirai plus tard. Il avait huit frères et soeurs, mais comme il s'est trouvé dernier-né, sa mère a vite oublié que les autres existaient. Il a donc grandi comme un dieu, ceci expliquant cela. C'est à force de maturité et de cours d'histoire qu'il a fini par ne se considérer que comme le fils de Dieu. Il était juif. Il n'eut donc pas à souffrir de la concurrence de Jésus, mais ce premier dépit de taille, n'être que le fils, concourrait beaucoup à son ultérieure mauvaise humeur chronique. Cette altération du caractère peut sembler aberrante aux impies, mais se sentir diminué à ce point le blessait profondément. J'ai partagé ce fardeau tous les jours." Elle a trente ans, il en compte le double. Voici la passion démentielle entre deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

  • 24 décembre 1800. Quand la bombe manque de tuer le premier consul qui se rendait en carrosse à l'Opéra, Bonaparte décide d'employer les grands moyens pour trouver les coupables et transformer l'affaire en événement politique. C'est le commissaire Donatien Lachance, le bras droit de Fouché, ministre de la Police, qui est chargé de l'enquête ; Bonaparte se prononce sur-le-champ : il préférerait que les terroristes soient républicains... A l'aide d'indices précis et nombreux, Donatien entend mener ses investigations d'une façon rigoureuse, annonciatrice de ce que deviendront les méthodes d'une police moderne. Il est entraîné sur la piste d'extrémistes monarchistes vendéens, à l'opposé des désirs de Bonaparte. Sur la liste des suspects qu'a entérinée le premier consul figure un officier républicain qui est le mari d'Olympe, une pasionaria de la Révolution, que Donatien a follement aimée. Dans le salon de Juliette Récamier, dans les luxueuses maisons de plaisir du Palais Royal ou sur les côtes de la Manche où s'affrontent les marins anglais et français, des intrigues échevelées se déroulent aussi subtiles dans le domaine des sentiments que dangereuses dans les allées tortueuses du pouvoir. Les idéologies comme les passions se bousculent encore dans une France à peine sortie de la Terreur et qui vit sous la férule d'un petit homme adulé ou honni, qui va devenir empereur. Séduisant héros d'une époque nouvelle, Donatien Lachance voudra-t-il sauver l'honneur ou favoriser son ambition ?

  • « Je n'ai pas eu le choix. Tout le monde aurait fait pareil à ma place. En revanche, ce que tout le monde n'aurait pas fait, c'est ce que la famille de mon donneur ou de ma donneuse a fait. Eux avaient le choix. Et ils ont choisi de me donner la vie. » Pierre Ménès a subi une double greffe du rein et du foie. Sans elle, il était condamné. Dans ce livre bouleversant, il raconte pour la première fois l'insupportable attente, la dégradation de son état, la lourde opération et la douleur de ses proches. Mais il partage aussi l'espoir, le soutien indéfectible de l'amour de sa vie Mélissa, la solidarité de son entourage, les visites de grands joueurs de football et les mots d'anonymes, qui l'ont aidé à tenir bon dans les moments les plus durs. Pierre Ménès témoigne aujourd'hui pour rappeler l'importance du don d'organes - 21 000 personnes sont dans l'attente d'une greffe - dans un hymne à l'amour et à la vie.

  • « Je voulais tout vivre, tout de suite, pour profiter aussi longtemps que possible de mes enfants. »
    Julie aurait renoncé à tous ses rêves si elle avait écouté les médecins, ses parents, les autres : la maladie menaçait d'étouffer ses poumons. Mais dès ses quinze ans, l'adolescente tout feu tout flammes n'en fait qu'à sa tête, dévorant la vie à pleines dents. Folle amoureuse de son premier flirt du même âge, elle décide de fonder une famille tout de suite ! Julie a défié le monde des adultes, mené des combats successifs avec un courage et une volonté exceptionnels pour contrer la maladie et la mort qui rôdaient. Aujourd'hui, à vingt-quatre ans, avec Loane, huit ans, Mathéïs, deux ans et demi, et Ludovic, devenu son mari, Julie est fière de son bonheur et armée d'une conviction en forme de leçon pour tous : c'est parce que la vie peut être courte qu'elle se doit d'être intense ! Créatrice d'un blog, elle mène son  récit tambour battant, assorti à sa nature, franche, directe et propre à convaincre chacun de nous lecteur de l'urgence de vivre, de profiter de chaque instant.

  • Un homme et une femme que tout sépare. La jungle va les rapprocher. Béatrice n'aurait jamais dû s'aventurer sur les chemins de la jungle de Calais  : veuve d'un mari policier et sympathisant FN, elle vit avec son fils et sa mère dans la campagne environnante. Une existence tranquille loin de cette jungle, où s'entassent 9  000 personnes. Un soir en sortant du travail, Béatrice prend en stop un adolescent migrant qui lui demande de l'y déposer. Là, elle voit des enfants jouer dans la boue dans des conditions indignes. Sa vie bascule. Elle devient bénévole occasionnelle. Deux ans plus tard, un groupe d'Iraniens se coud la bouche pour dénoncer leurs conditions de vie. Parmi eux, Mokhtar, enseignant dans son pays, arrivé en Europe après avoir traversé la Méditerranée sur une embarcation de fortune. Leurs regards se croisent. C'est le coup de foudre. Mais Mokhtar n'a qu'un rêve en tête  : gagner l'Angleterre... C'est le début d'une aventure humaine, amoureuse et judiciaire à laquelle rien ne la préparait. Par amour, elle va abandonner ses préjugés, déplacer des montagnes, s'opposer à des lois absurdes. Il va lui apprendre le courage et la dignité. Calais mon amour est un hymne à la tolérance, un témoignage bouleversant, un livre universel.

  • Le sujet est tabou : il est « interdit » de préférer un enfant. Pourtant, se considérer comme le chouchou ou le mal-aimé de la famille est très courant.
    En s'appuyant sur des situations choisies dans la pratique clinique d'Anne-Marie Sudry, ou empruntées aux faits divers, cet ouvrage dissèque les mécanismes de la préférence parentale. Les circonstances de la naissance, les caractéristiques physiques et psychiques de l'enfant, son sexe, son rang dans la fratrie... Tous ces paramètres permettent de comprendre, parfois, ce qui pousse ou a poussé un parent à élire un chouchou. Mais ce statut est loin d'être idéal, et génère parfois de grandes souffrances.
    Quelles que soient les réponses personnelles que chacun trouvera au croisement de tous les cas évoqués, une chose est sûre : nul n'est jamais contraint de rester à la place qui lui a été assignée.

  • Depuis une vingtaine d'années, le foie subit une véritable mutation. On estime aujourd'hui que 30% de la population présente de la graisse dans le foie, première étape avant la NASH, le plus souvent sans le savoir.
    La NASH est une maladie silencieuse, sans symptôme, qui dégrade insidieusement le foie. Cette forme d'hépatite, en l'absence de virus et de tout alcoolisme, liée uniquement à l'alimentation, entraîne cirrhose et cancer du foie, avec pour seule issue la greffe puisqu'il n'existe pour l'heure aucun médicament.
    Depuis plusieurs années, à l'insu du grand public, les médecins et les autorités de santé des pays occidentaux n'hésitent pas à qualifier la NASH de « fléau du siècle ». Une épidémie d'autant plus préoccupante qu'elle se propage discrètement par le contenu de nos assiettes.
    Un document saisissant qui s'adresse aussi bien à ceux qui veulent comprendre comment se tenir à l'abri de la NASH qu'aux patients qui veulent tout savoir du mal qui les ronge et retarder sa progression.

  • Brûlé à 95%, il survit grâce à la greffe de peau de son jumeau.
    Une première médicale mondiale.
    Un matin de septembre 2016, Franck, technicien chimiste, manipule un bidon inflammable. Une explosion le fait flamber. Son corps est brûlé à 95 %, ses organes vitaux menacés. Ses chances de survie sont statistiquement nulles : on n'a jamais sauvé de grand brûlé à plus de 60 %. L'un des seuls morceaux de sa peau demeuré intact est tatoué d'un mot : " Life " ...
    Son frère Eric indique immédiatement qu'il est prêt à devenir donneur de sa peau. Sourires embarrassés du corps médical : ce type de greffe est impossible. L'heure est au deuil, ou à peu près. C'est un miracle que Franck soit même encore " en vie ". Eric insiste : il veut donner, il est tout de même son jumeau, dit-il par hasard. À ce mot, le professeur Maurice Mimoun, chef du service des grands brûlés de l'hôpital Saint-Louis, vacille : " Vrai jumeau ? " Branle-bas de combat, tests génétiques, examen de passage devant l'Agence de la biomédecine, autorisation du procureur de la République : le feu vert est donné pour cette première médicale mondiale d'une greffe de peau presque totale.
    Eric est " pelé à vif " pour donner sa peau à son frère. Après des mois d'incertitudes et de combats, Franck est sauvé. Les jumeaux ont vaincu la mort annoncée. Ils sont heureux, fiers, plus vivants que jamais.
    Une aventure humaine d'une rare intensité, sur fond de prouesse médicale.

  • On peut aujourd’hui se mettre à aimer sans « connaître » l’autre au sens traditionnel du terme, c’est à dire sans l’avoir vu, ou en l’ayant rencontré sans que l’amour « s’en maile » de visu. Faire la connaissance de l’autre et s’y attacher par le biais des mails est devenu chose fréquente, volontairement, en s’inscrivant sur un site de rencontres, avec l’ambition avouée de séduire et de former un couple, mais aussi bien malgré soi, au hasard d’un réseau social comme Facebook ou de conversations professionnelles, occasionnelles, amicales au départ. Se mettre à aimer alors que l’on n’était pas candidat, brûler d’amour pour quelqu’un que l’on n’a jamais vu ou si peu, c’est le grand bouleversement du XXIème siècle, le grand risque aussi : qui est celui qui aime derrière son écran ? Que perçoit-on de la véritable identité à travers un écran ? Peut-on déjà nommer « amour » ce lien tissé par les projections imaginaires de deux protagonistes qui rêvent la vie avant de la vivre ? Bien au-delà de la question du virtuel largement traitée, Pascal Couderc interroge la complexité de ce qui se joue dans cet espace de rencontre, et met en relief le rôle des projections et des fantasmes dans nos relations. Il amène ainsi le lecteur à s’interroger sur sa propre histoire.

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