Editions 1

  • Les meurtres familiaux sont souvent les affaires criminelles qui passionnent l'opinion et mobilisent les médias. L'auteur a enquêté sur six d'entre elles et montre comment, faute de paroles ou d'espoir, l'amour se change en haine et la haine en bain de sang.

  • "A sept ans, j'ai arrêté de parler. De l'autisme tardif, ils ont appelé ça. Mes parents ont demandé si c'était fréquent. On leur a répondu non, et moi, je me serais accordé le droit de l'ouvrir une dernière fois, j'aurais ajouté : "Tant pis pour les autres !" Parce qu'autant vous dire mon handicap, c'était du faux, ma couverture cousue main après avoir déjà trop longtemps observé le monde et mesuré tout ce qu'il fallait y faire pour être, au maximum, heureux au minimum." Le livre est une profession de foi, autant que l'épopée dévastatrice d'une jeune fille à travers toutes les institutions : famille, politique, télévision... L'héroïne n'épargne la vie d'aucun tricheur, ne fait aucune concession à ceux qui ne jouent pas le jeu de la morale et, surtout, du bonheur. Pour y parvenir, elle a affûté toutes ses armes, pas toutes avouables...
    Et puis, il y a les autres, les êtres rares, ceux qui lui arrachent des sentiments : la bonté de l'un, la fidélité de l'autre, la confiance du troisième. Elle erre, aime, trébuche et se relève, aime à nouveau et, finalement, un seul être sait freiner sa course éperdue : un écorché vif, perturbé, mais si émouvant qu'elle lui reste fidèle et attachée, peut-être au- delà de toute raison.
    Ouvrez le livre au hasard et vous aimerez... à la folie !

    Catherine Siguret est journaliste de presse écrite et de télévision, particulièrement sensibilisée aux êtres en situation marginale.
    A la folie ! Je t'aime... est son premier roman, le premier aussi d'une trilogie à paraître, avec Passionnément ! Je t'aime... et Pas du tout ! Je t'aime...

  • "Toute petite déjà, je menais une double vie. La vraie vie, je ne la supportais pas. Je la voyais comme une mare de boue dans laquelle on se débat, avec des gens tout autour qui vous tendent la main. Mais ils sont toujours trop loin, même en semblant tout près, même quand ils vous effleurent des doigts. C'est affreux de se noyer quand même, avec quelqu'un qui vous touche et, pire encore peut-être qui vous aime. Bien terrorisée par les faits d'ici-bas, en particulier par l'amour, j'aurais pas survécu si j'avais pas mené une existence parallèle, dans un genre d'au-delà où tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles." Ce livre est l'histoire d'une orpheline qui grandit hantée par la peur de perdre. Entre son frère Hector à qui elle porte une tendresse quasi incestueuse et sa grand-mère, Mamou, qui entretient la légende familiale, elle vit tournée vers le ciel où ses parents disparus incarnent la figure du Grand Amour, celui où l'on meurt main dans la main.
    C'est décidé : elle n'en vivra pas d'autres.
    L'héroïne mène une existence d'apparence normale, mais se réfugie dans les livres où elle continue de puiser son dédain pour les petites histoires sentimentales de la réalité. Jusqu'au jour où l'improbable rencontre d'un homme l'arrache à son indifférence et les entraîne tous deux dans une passion au bord de la folie et de la violence.
    Passionnément... Je t'aime est le roman d'un enfermement, aussi bien psychologique et volontaire que carcéral et subi. Il décrit une existence "hors la vie", en marge de notre monde. C'est aussi un formidable texte sur le pouvoir à la fois créateur et dévastateur du sentiment amoureux.

    Catherine Siguret est journaliste de presse écrite et de télévision, particulièrement sensibilisée aux êtres en situation marginale.
    Passionnément... Je t'aime est le deuxième roman de sa trilogie après À la folie ! Je t'aime...

  • A trente-deux, après A la folie et Passionnément, Catherine Siguret signe le troisième volet d'une trilogie de l'enfermement. Avec Pas du tous, elle en atteint le paroxysme.


    " Le très grand Sergio V. est né par le siège à près de cinq kilos dans une petite maison blanche de Djerba-la-douce, Djerba-la-fidèle, celle des dépliants de vacances en gros. De ces deux caractéristiques, la douce et la fidèle, il n'en retiendrait aucune: son âme était rude comme la montagne, et j'ai toujours estimé qu'il me trompait à tour de bras, pour des raisons que je te dirai plus tard. Il avait huit frères et soeurs, mais comme il s'est trouvé dernier-né, sa mère a vite oublié que les autres existaient. Il a donc grandi comme un dieu, ceci expliquant cela. C'est à force de maturité et de cours d'histoire qu'il a fini par ne se considérer que comme le fils de Dieu. Il était juif. Il n'eut donc pas à souffrir de la concurrence de Jésus, mais ce premier dépit de taille, n'être que le fils, concourrait beaucoup à son ultérieure mauvaise humeur chronique. Cette altération du caractère peut sembler aberrante aux impies, mais se sentir diminué à ce point le blessait profondément. J'ai partagé ce fardeau tous les jours." Elle a trente ans, il en compte le double. Voici la passion démentielle entre deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer.

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