Catherine Siguret

  • Un des derniers tabous de l'époque contemporaine présuppose qu'une mère, à défaut d'être parfaite, ne peut être que bonne. Les médias se bornent à signaler l'exceptionnel (mère infanticide ou bien complice d'inceste, de proxénétisme) mais l'existence des mères nocives, maltraitantes psychologiquement, perverses, « folles », absentes, est occultée.
    Ce qui laisse les victimes bien désemparées, hébétées parfois une vie entière, alors que la mauvaise mère ordinaire et la maltraitance psychologique sont beaucoup plus répandues qu'on ne le croit.
    Catherine Siguret a recueilli des témoignages du contraire absolu de cette légendaire bonté, tous empreints en conséquence de culpabilité, honte, incompréhension, sentiment d'anormalité ou de traîtrise.
    Une quinzaine de cas d'hommes et de femmes racontent leur mère « Folcoche » (seul modèle référent culturellement), avec des variantes : nymphomane, abandonnant ses enfants, haineuse, méprisante, indifférente, incestuelle, infantile, perverse, sadique etc.).
    Avec la question qui s'est posée pour eux de devenir à leur tour parents, lestés d'un tel anti- modèle, et du pardon à l'heure de la vieillesse.
    Patrick Delaroche apporte le regard du psychanalyste afin de ne pas laisser le lecteur en spectateur saisi par l'effroi, mais de l'instruire sur les soubassements, la fréquence et l'issue possible pour les victimes.

  • Il n'y a pas que le Petit Prince qui aime les moutons. L'héroïne de ce drôle de roman les adore depuis l'enfance. À tel point qu'elle décide de revenir à ses premières amours en adoptant en Corse un jeune ovin qu'elle appellera Toi. Qu'y a-t-il de mal à cela ? De quel droit décréter qu'il s'agit d'une idée délirante ?Mais voilà, lorsqu'on habite la très chic place des Vosges à Paris, ce genre d'extravagance passe mal. Fermement décidée à braver les interdits et les conventions sociales, l'apôtre de la cause du mouton parisien ira jusqu'au bout pour prouver que vivre en couple avec un animal qui bêle n'est pas plus absurde que de s'abêtir avec un humain qui parle.Inclassable, loufoque et poétique, le roman de Catherine Siguret est une ode à la liberté d'être et de penser. Une comédie farfelue et caustique à contre-courant de toutes les idées reçues !

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    « Je voulais tout vivre, tout de suite, pour profiter aussi longtemps que possible de mes enfants. »
    Julie aurait renoncé à tous ses rêves si elle avait écouté les médecins, ses parents, les autres : la maladie menaçait d'étouffer ses poumons. Mais dès ses quinze ans, l'adolescente tout feu tout flammes n'en fait qu'à sa tête, dévorant la vie à pleines dents. Folle amoureuse de son premier flirt du même âge, elle décide de fonder une famille tout de suite ! Julie a défié le monde des adultes, mené des combats successifs avec un courage et une volonté exceptionnels pour contrer la maladie et la mort qui rôdaient. Aujourd'hui, à vingt-quatre ans, avec Loane, huit ans, Mathéïs, deux ans et demi, et Ludovic, devenu son mari, Julie est fière de son bonheur et armée d'une conviction en forme de leçon pour tous : c'est parce que la vie peut être courte qu'elle se doit d'être intense ! Créatrice d'un blog, elle mène son  récit tambour battant, assorti à sa nature, franche, directe et propre à convaincre chacun de nous lecteur de l'urgence de vivre, de profiter de chaque instant.

  • On peut aujourd’hui se mettre à aimer sans « connaître » l’autre au sens traditionnel du terme, c’est à dire sans l’avoir vu, ou en l’ayant rencontré sans que l’amour « s’en maile » de visu. Faire la connaissance de l’autre et s’y attacher par le biais des mails est devenu chose fréquente, volontairement, en s’inscrivant sur un site de rencontres, avec l’ambition avouée de séduire et de former un couple, mais aussi bien malgré soi, au hasard d’un réseau social comme Facebook ou de conversations professionnelles, occasionnelles, amicales au départ. Se mettre à aimer alors que l’on n’était pas candidat, brûler d’amour pour quelqu’un que l’on n’a jamais vu ou si peu, c’est le grand bouleversement du XXIème siècle, le grand risque aussi : qui est celui qui aime derrière son écran ? Que perçoit-on de la véritable identité à travers un écran ? Peut-on déjà nommer « amour » ce lien tissé par les projections imaginaires de deux protagonistes qui rêvent la vie avant de la vivre ? Bien au-delà de la question du virtuel largement traitée, Pascal Couderc interroge la complexité de ce qui se joue dans cet espace de rencontre, et met en relief le rôle des projections et des fantasmes dans nos relations. Il amène ainsi le lecteur à s’interroger sur sa propre histoire.

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