Sciences humaines & sociales

  • Huit destins hors du commun. Huit façons de se réinventer.
    Accident, deuil, maladie, handicap... la vie ne les a pas épargnés. Ils auraient pu rester victimes, mais ils ont trouvé le courage de se relever en montant un projet altruiste.
    Tournant le dos au malheur, ils ont créé ce qui leur avait manqué dans les moments les plus durs. Refusant l'inertie et la fatalité, ils ont puisé dans la douleur l'énergie de transformer une épreuve personnelle en réussite collective. On leur doit un institut de bien-être pour les corps abîmés; une loi du code pénal qui condamne la prise de stupéfiants au volant; une marque de vêtements pour enfants handicapés, ou encore des produits cosmétiques compatibles avec la chimiothérapie...
    /> Ils sont des héros du quotidien.

  • Un des derniers tabous de l'époque contemporaine présuppose qu'une mère, à défaut d'être parfaite, ne peut être que bonne. Les médias se bornent à signaler l'exceptionnel (mère infanticide ou bien complice d'inceste, de proxénétisme) mais l'existence des mères nocives, maltraitantes psychologiquement, perverses, « folles », absentes, est occultée.
    Ce qui laisse les victimes bien désemparées, hébétées parfois une vie entière, alors que la mauvaise mère ordinaire et la maltraitance psychologique sont beaucoup plus répandues qu'on ne le croit.
    Catherine Siguret a recueilli des témoignages du contraire absolu de cette légendaire bonté, tous empreints en conséquence de culpabilité, honte, incompréhension, sentiment d'anormalité ou de traîtrise.
    Une quinzaine de cas d'hommes et de femmes racontent leur mère « Folcoche » (seul modèle référent culturellement), avec des variantes : nymphomane, abandonnant ses enfants, haineuse, méprisante, indifférente, incestuelle, infantile, perverse, sadique etc.).
    Avec la question qui s'est posée pour eux de devenir à leur tour parents, lestés d'un tel anti- modèle, et du pardon à l'heure de la vieillesse.
    Patrick Delaroche apporte le regard du psychanalyste afin de ne pas laisser le lecteur en spectateur saisi par l'effroi, mais de l'instruire sur les soubassements, la fréquence et l'issue possible pour les victimes.

  • Les meurtres familiaux sont souvent les affaires criminelles qui passionnent l'opinion et mobilisent les médias. L'auteur a enquêté sur six d'entre elles et montre comment, faute de paroles ou d'espoir, l'amour se change en haine et la haine en bain de sang.

  • Un homme et une femme que tout sépare. La jungle va les rapprocher. Béatrice n'aurait jamais dû s'aventurer sur les chemins de la jungle de Calais  : veuve d'un mari policier et sympathisant FN, elle vit avec son fils et sa mère dans la campagne environnante. Une existence tranquille loin de cette jungle, où s'entassent 9  000 personnes. Un soir en sortant du travail, Béatrice prend en stop un adolescent migrant qui lui demande de l'y déposer. Là, elle voit des enfants jouer dans la boue dans des conditions indignes. Sa vie bascule. Elle devient bénévole occasionnelle. Deux ans plus tard, un groupe d'Iraniens se coud la bouche pour dénoncer leurs conditions de vie. Parmi eux, Mokhtar, enseignant dans son pays, arrivé en Europe après avoir traversé la Méditerranée sur une embarcation de fortune. Leurs regards se croisent. C'est le coup de foudre. Mais Mokhtar n'a qu'un rêve en tête  : gagner l'Angleterre... C'est le début d'une aventure humaine, amoureuse et judiciaire à laquelle rien ne la préparait. Par amour, elle va abandonner ses préjugés, déplacer des montagnes, s'opposer à des lois absurdes. Il va lui apprendre le courage et la dignité. Calais mon amour est un hymne à la tolérance, un témoignage bouleversant, un livre universel.

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