Charles Debbasch

  • L'omniprésence du président n'est guère approuvée par l'opinion publique qui cherche plus de grandeur et moins de gesticulations. Le désamour s'amorce entre l'opinion et le président. C'est le temps des orages. Comme dans toute l'Europe, la crise économique désespère les populations qui sont tentées d'en attribuer la responsabilité au pouvoir. Le temps de la présidence impériale est passé. Voici une chronique libre éclairant les changements que traverse la société française.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis 1958, une idée s'est implantée dans l'opinion. L'administration et les « énarques » auraient confisqué le pouvoir. Cette arrivée au pouvoir de l'Administration n'avait, jusqu'ici, fait l'objet d'aucune étude systématique. Charles Debbasch, professeur de science administrative et directeur du Centre de recherches administratives de la Faculté de droit et des sciences économiques d'Aix-Marseille, nous livre aujourd'hui le dossier de l'affaire. Il s'est attaché à rechercher, dans tous les rouages du pouvoir et les mécanismes de décision, la pénétration des fonctionnaires. Il découvre ainsi les nouveaux itinéraires des carrières politiques sous la Ve République, tout en critiquant au passage certaines idées reçues. Non, l'avènement contesté des « énarques » ne peut être attribué exclusivement à la Ve République ! L'arrivée sur la scène politique des hauts fonctionnaires ne contredit pas le renforcement de la discipline à l'intérieur de la fonction publique. Le gouvernement dispose de l'administration, déclare la Constitution de la Ve République. Sans doute. Mais, l'Administration dispose en grande partie du gouvernement. Charles Debbasch montre les caractères originaux de ce gouvernement administratif : la souplesse, l'empirisme, l'absence d'esprit de système sont les caractères majeurs des réformes administratives. La transformation régionale elle-même, souvent qualifiée de révolutionnaire, n'échappe pas à cette philosophie. Péripéties ou mutation profonde ? La question est sous-jacente dans tout le livre. L'auteur croit au caractère durable de la progression du pouvoir administratif. Aussi, réclame-t-il qu'à l'image des États-Unis, la fonction publique cesse de constituer un milieu imperméable aux mutations politiques, qu'une démocratisation de la fonction publique, dans son recrutement et ses méthodes d'action, soit réalisée à bref terme. Avec Joseph Fiévée, l'auteur pense : « C'est au pouvoir qui administre qu'il faut donner des bornes bien plus qu'au pouvoir qui gouverne. Toute notre révolution a été en sens contraire ».

  • Par quel cheminement les socialistes sont-ils passés de l'état de grâce à l'état d'amertume ? Telle est la question essentielle à laquelle cet ouvrage tente de répondre. La disgrâce du socialisme est donc, avant tout, la chronique de la désagrégation du pouvoir socialiste. L'incompétence, la griserie du succès et l'intolérance se sont conjuguées pour condamner à l'échec les partisans d'un marxisme démodé. A travers une véritable dissection de l'action de François Mitterrand et de son équipe, Charles Debbasch dévoile les cheminements de cette course à l'échec. Mais ce livre est également un ouvrage de lutte pour la sauvegarde des libertés, écrit par un universitaire qui a pris une part importante dans les combats menés pour contrecarrer les projets liberticides des gouvernants socialistes, notamment dans les domaines de la presse et de l'éducation. La disgrâce du socialisme, c'est enfin la chronique parfois humoristique d'une époque où la société, ses idéologies et ses comportements se modifient profondément.

  • Entre septembre 2006 et septembre 2007, la France a connu un basculement historique. La société politique paraissait engourdie, mais des idées nouvelles cherchaient à émerger : la recherche d'un renouvellement de l'élite dirigeante, la quête confuse d'un modèle social plus individualiste mais toujours solidaire, l'ouverture à de nouveaux types de comportement social, l'esprit d'innovation et d'entreprise, l'affirmation d'une nouvelle solidarité française... Cette chronique sans complaisance aidera à mieux comprendre les lignes de force de la France en mouvement.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'intégration européenne suppose une certaine mise en commun des affaires gérées par les différentes administrations nationales, modifiant ainsi le rôle des appareils administratifs, à la fois partiellement dépossédés et investis de missions nouvelles.

  • Pour prendre le pouvoir, il faut connaître les règles du jeu du milieu politique. Ce guide raccourcira les parcours initiatiques et permettra d'aborder dans de bonnes conditions la compétition pour le pouvoir.

  • En 2009, le style de l'action présidentielle est moins impulsif et plus rigoureux. Miné par une guerre de succession, le PS peine à retrouver les lignes d'un nouveau programme. La décrépitude du PC ajoute à la confusion à gauche. Ce champ de ruines laisse une large place à l'extrême gauche. La crise peut cependant, à terme, permettre à l'opposition de retrouver une unité. Nicolas Sarkozy avait souhaité être le président du pouvoir d'achat. Il doit à présent chercher à redonner à l'Etat un rôle moteur dans l'économie pour surmonter la crise.

  • Plus de trois Français sur dix sont membres d'une association, on en recense environ un million en activité, dont l'objet est très varié, de la culture au sport... Les associations recrutent dans tous les milieux sociaux et se trouvent sur l'ensemble du territoire national. Cet ouvrage explique comment former une association, comment celle-ci doit fonctionner.  

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