Christian Robin

  • « Livre numérique, le début de la fin ? », titrait un article de Télérama fin 2015. Pourtant, cinq ans auparavant, on pouvait lire dans Livres Hebdo un article évoquant les progrès de l'e-book intitulé : « 2010, l'année où tout a basculé ». Une révolution aurait-elle entre-temps avorté ? En réalité, la numérisation de l'information participe aux mutations de la filière des livres depuis déjà un demi-siècle. Ainsi, cela fait maintenant deux décennies que la quasi-totalité des ouvrages imprimés sont d'abord électroniques. Les encyclopédies en plusieurs volumes ont, elles, disparu du marché au tournant du millénaire. Et aujourd'hui, des blogueurs ou même des youtubers deviennent auteurs de livres « papier », tandis que les romans sentimentaux sont, pour une bonne part, lus sur un écran. Cette influence multiforme du numérique affecte donc depuis longtemps la manière dont nous écrivons, nous lisons et, finalement, nous pensons. Décrire et analyser ces transformations dans une perspective de long terme, en matière de création, d'édition, de diffusion ou encore de lecture des livres, telle est la raison d'être de cet ouvrage mis à jour.

  • Le numérique est en tout et partout dans notre société. Les livres n´y font pas exception, même s´ils sont imprimés. Depuis plusieurs années, le livre numérique fait d´ailleurs l'actualité. Selon de nombreux professionnels, 2011 devrait voir les « liseuses » ou tablettes électroniques conquérir le public français pour la lecture des livres, après avoir séduit celui des États-Unis. Mais, si le numérique est une révolution pour les livres, c´est autant par les modes de production ou les nouveaux supports largement médiatisés que par d´autres transformations, silencieuses, qui ont progressivement opéré : de la création à la lecture en passant par l´édition et la distribution avec de nouveaux modèles économiques. C'est le propos de cet ouvrage : décrire et analyser ces transformations qui suscitent aussi désormais de nouvelles interrogations : qu´en est-il de l´adaptation de la propriété littéraire aux innovations techniques successives ou encore : face aux évolutions socioéconomiques liées à la numérisation de la société, comment gérer l´idée de gratuité ? Quelles régulations mettre éventuellement en place ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Analyse des raisonnements économiques et de gestion qui sous-tendent l'activité éditoriale, en privilégiant deux axes : traitement de l'activité éditoriale dans un sens étendu et modélisation de l'Internet éditorial, et description de la gestion d'un livre ou d'un CD-ROM et de leur intégration au sein d'une collection ; analyse des aspects liés à la co-édition et à la coproduction.

  • This collective volume explores questions of space in contemporary literary texts from a range of theoretical perspectives. In addition to mapping the «spatial turn» in literary and cultural studies, this volume also brings together studies that apply spatial theory to the analysis of literary texts. Contributors tackle a broad range of themes, including how prose fiction addresses spaces of intimacy, abjection, espionage, discipline, madness, post-human identities, post-communist cities, the architecture of dystopia, and coercive medical practices. In turn, these themes open up analysis to key areas within contemporary literary and cultural criticism, including the study of sexuality, politics, power, and identity; the configuration of urban, regional, and national spaces and borders; and the delineation of private and public domains. The contributors reflect on diverse authors from English-speaking cultures and focus on a variety of genres and periods while acknowledging recent research in space studies and offering original contributions to what has now become a thriving field.

  • The 1968 events were profoundly international in character, transcending any one national context and interacting with other movements across the world. Yet the way these events are remembered is often delimited by the national cultural or political experience and is cut off from its broader international dimension. The purpose of this volume is to examine the `memory' of 1968 across different national settings, looking at the cases of France, Germany, Italy, the United States, Mexico and China. How has 1968 been (re)produced and/or contested within different national cultures and how do these processes reflect national preoccupations with order, political violence, individual freedom, youth culture and self-expression? How has the memory of 1968 been narrated, framed and interpreted in different places and in different disciplines? Is there a collective memory of 1968 and does this memory cross national boundaries? By juxtaposing representations of 1968 from across a range of national cultures and by examining the processes by which 1968 is remembered, this book aims to open up the memory of 1968 to a more diverse international perspective, one that more closely reflects the dynamics of the events themselves. The papers collected in this volume are selected from the proceedings of a conference entitled `Memories of 1968: International Perspectives' that was held at the University of Leeds in 2008.

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