Christine Clerc

  • À 0 h 10, dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 1969, un communiqué du général de Gaulle sème la stupeur dans le monde entier : « Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi. »
    Après onze années de pouvoir et sans attendre les résultats définitifs de son référendum sur la régionalisation (le « non » va l'emporter à 52 %), l'homme du 18 Juin se retire à Colombey-les-Deux-Églises. Dix mois auparavant, pourtant, il surmontait la crise de mai 1968 par un coup de théâtre. Les Français lui donnaient une majorité « introuvable ».
    Alors pourquoi solliciter à nouveau leurs suffrages - et cela, sur une réforme mal comprise ? Impossible rêve d'un Don Quichotte politique qui croit pouvoir, en instaurant la « Participation », retarder l'avènement d'un « nouveau monde moderne », celui de l'entreprise, de la compétition capitaliste et du Club Med ? Désir de revanche sur son ancien Premier ministre, Georges Pompidou, devenu l'« homme fort » de la droite ? Ou suicide politique ?
    Du printemps 1968 au printemps 1969, c'est une véritable tragédie que nous fait vivre de l'intérieur Christine Clerc, entre un de Gaulle tour à tour autoritaire et désemparé, et son cher pays, la France. La tragédie d'un grand amour brisé.

  • On croyait connaître de Gaulle et tout savoir de l'homme comme du personnage public. L'image qu'il a fixée de son vivant - celle d'un « Connétable » que rien n'affecte - domine encore. Mais il est un autre de Gaulle, inconnu, secret, vulnérable. Très loin de la légende et des clichés. Un homme qui traverse de profonds moments de doute et songe parfois à l'exil, voire au suicide. Pendant la Première Guerre mondiale, où il est fait prisonnier, comme en 1940, à Dakar, quand il est accueilli par des tirs alors qu'il espérait rallier la population à la France libre, il perd espoir. En janvier 1946, lorsqu'il démissionne de sa fonction de président du Gouvernement provisoire, en décembre 1965, au soir du premier tour de la présidentielle, quand il se voit mis en ballottage par Mitterrand, et bien sûr en mai 1968, il croit voir la France se défaire sous ses yeux.Cette face inconnue du Général - ses coups de blues - n'était perçue que par ses proches collaborateurs et sa femme, Yvonne.Avec une connaissance intime de l'histoire et des ressorts du personnage, Christine Clerc lève le voile. Elle met en scène ces moments où de Gaulle, en artiste qu'il était, désespéra de tout. De lui-même, et de son grand amour, la France.

  • " A-t-il le noyau de béton ? " Chaque fois que Christine Clerc évoquait devant lui un éventuel candidat à l'Élysée, tel Michel Rocard, François Mitterrand lui posait cette question. Le " noyau de béton ", c'est la force intérieure qui permet d'aff ronter les tempêtes, de résister aux pressions et aux trahisons et de tenir son cap. L'avoir - ou pas - est essentiel pour la conquête du pouvoir et, surtout, pour l'exercice des responsabilités dans un monde menaçant quand on est à la tête d'un peuple inconstant et divisé. Mais combien de chefs d'État, qui le possédaient pourtant, se sont fracassés sur le récif des deux ans de présidence ? Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande... Aucun n'a échappé au naufrage. Pendant plus de trente ans, Christine Clerc a suivi nos présidents sur le terrain, par tous les temps. Elle a assisté à leurs victoires et à leurs défaites et recueilli leurs confi dences et celles de leurs femmes dans les moments de solitude et parfois de déprime. Des portraits pleins de vie, un récit passionnant qui sonne comme un avertissement au huitième président de la Ve République.

  • Cohn-Bendit - de Gaulle : la rencontre. Dans un récit vif, sensible et très informé, Christine Clerc imagine un huis-clos criant de vérité entre le vieux chef et le jeune leader qui entrera dans l'Histoire pour avoir été le bras du destin : le " tombeur du Général ". Mai 1968. L'État gaulliste est sur le point de sombrer. Partie de l'université de Nanterre, la révolte gagne l'ensemble du pays. Le 13 mai, un million de personnes défilent à Paris. En tête, l'étudiant allemand Daniel Cohn-Bendit, nouvelle idole de la jeunesse et des intellectuels. Derrière lui, tous les chefs de partis et syndicats de gauche scandent " Dix ans, ça suffit ! De Gaulle, c'est fini ! " Le Général convoque chaque nuit des ministres affolés : " Mais qui est-il, ce Cohn-Bendit ? Qu'a-t-il pour entraîner les jeunes ? " De Gaulle va tenter un dernier coup de théâtre. Avant de partir pour Baden-Baden, il veut rencontrer le jeune insolent. Dans la nuit du 28 mai, Dany est introduit dans le bureau présidentiel. De Gaulle : " Votre rêve, c'est d'aller baisouiller dans les coins ? " Cohn-Bendit : " Les jeunes étouffent dans le monde de tante Yvonne ! " Dans un récit vif, sensible et très informé, Christine Clerc imagine un huis-clos criant de vérité entre le vieux chef et le jeune leader qui entrera dans l'Histoire pour avoir été le bras du destin : le " tombeur du Général ".

  • Le matin du 10 mai 1981, Jacques Delors prend un verre chez Christine Clerc. Le soir, quand François Mitterrand arrive au siège du parti socialiste pour fêter sa victoire, elle l'y attend avec les Rocard. Giscard, abandonnant les « couleurs du veuvage », se présente-t-il aux élections cantonales ? Il l'invite dans son château en Auvergne. Jacques Chirac parcourt-il les provinces ? Elle l'accompagne dans son avion privé... avant de rejoindre Raymond Barre dans les « bouchons » lyonnais. Le Monde publie des révélations sur l'affaire Greenpeace : ce jour-là, précisément, elle déjeune avec Charles Hernu quand son aide de camp apporte au ministre de la Défense l'article à peine sorti de l'imprimerie. Un an plus tard, Edouard Balladur, qui assure l'intérim du Premier ministre en voyage, l'invite à Matignon... le jour où les étudiants manifestent contre le projet de loi Devaquet. Mais il n'y a pas que la politique dans la vie. Curieuse de tout, elle assiste au tournage du dernier film de Romy Schneider, passe une journée avec les cheminots en grève et recueille, dans leur loge, les confidences de Guy Bedos, Robert Hossein ou Ruggiero Raimondi. Elle confesse le professeur Schwartzenberg et Mgr Lustiger, sans oublier Coluche... et l'abbé Pierre, qui l'accueille dans sa cellule de moine à Saint-Wandrille. Toujours là au bon moment, respectée pour son indépendance d'esprit et son talent, Christine Clerc a été la confidente et le témoin privilégié de la plupart des événements, grands et petits, qui ont façonné le septennat de François Mitterrand. Voici sa chronique : film passionnant. Et véritable aide-mémoire : pour mieux comprendre un passé récent, en même temps qu'éclairer un avenir proche.

  • Comme des milliers de Français qui foncent sur les routes, dévalent les pistes de ski, Christine Clerc se croyait invulnérable. Jusqu'à ce jour de 1993 où son cheval s'emballe et tombe sur elle. Bilan : quatre mois d'hôpital. Elle découvre alors la vie couchée et l'univers hospitalier. Pour y avoir effectué de nombreuses enquêtes, elle croyait le connaître. Mais il faut avoir attendu cinq heures allongé sur un brancard, parqué dans un sous-sol pour savoir à quel point les grands hôpitaux sont inhumains. Il faut avoir sonné en vain, la nuit, pour mesurer la pénurie d'infirmières. Il faut avoir réclamé pendant des heures un calmant pour comprendre à quel point les médecins sont indifférents à la douleur. Avec indignation souvent mais aussi avec humour et tendresse, Christine Clerc tient la chronique de ses cent jours à l'hôpital.

  • Lundi en campagne dans les Yvelines avec Michel Rocard, mardi déambulant sous les lustres du Palais du Luxembourg aux côtés de René Monory, mercredi reçue à déjeuner par Édouard Balladur... Christine Clerc côtoie chaque jour les vedettes de notre classe politique. Issu de ses chroniques de RTL, ce « bestiaire » politique en quatre-vingt-un portraits réunit les ténors d'aujourd'hui (Giscard, Chirac, Rocard, Delors, etc.) et les voix de demain (Lalonde, Sarkozy, Villiers), les patrons de choc (Tapie, Bourges, Lagardère) et les porte-parole de la Société civile (Bernard Kouchner, Pierre-Gilles de Gennes, l'abbé Pierre). Christine Clerc y décrit leur parcours, leurs ambitions, leurs goûts... et, souvent, leurs blessures secrètes. Sous ces « choses vues » apparaît le vrai visage de femmes et d'hommes que les médias, à trop les montrer, ont fini par rendre opaques. A la veille du « rendez-vous » électoral de mars 1993, ces Rendez-vous politiques nous font entrer dans l'intimité de ceux qui détiennent le pouvoir... ou aspirent à le conquérir.

  • "Un si joli couple", disait-on quand ils s'étaient mariés, dix-huit ans plus tôt. "Une belle situation" dit-on aujourd'hui. Anne a tout pour être heureuse : un mari qui a "réussi" ; deux beaux enfants ; une maison confortable. Un jour, pourtant, elle évoque avec nostalgie sa carrière musicale interrompue. Philippe, son mari, la reprend d'un ton ironique. Une secrète fêlure progresse. Anne rêve d'autre chose. Une amie, réalisatrice d'émissions musicales pour la télévision, lui propose un poste de conseiller. Pour la première fois, elle fait sa valise pour partir seule. Les Chorégies d'Orange, le Festival d'Aix-en-Provence ; une nouvelle vie commence, faite de longues et chaudes soirées en plain air en compagnie de Verdi, Mozart ou Schubert. Anne y retrouve le fil interrompu avec l'élève violoncelliste, l'adolescente rêveuse et passionnée qu'elle fût avant de devenir une "femme mariée". Dans les coulisses du "Don Carlos" de Verdi, elle rencontre Bruno. Il est metteur en scène et a quinze ans de moins qu'elle. Il l'emmène dans son île natale, lui apprend à vivre nue, apprend d'elle la musique. Le temps d'un bel été de festival, Christine Clerc trace, sur fond parfois gai, plus souvent grave, pudique et tendre comme la Sonate pour violoncelle préférée d'Anne - "L'Arpeggione" -, le récit de la métamorphose d'une femme de quarante ans. En quête de liberté. Et de tendresse.

  • Le matin du 10 mai 1981, Jacques Delors prend un verre chez Christine Clerc. Le soir, quand François Mitterrand arrive au siège du parti socialiste pour fêter sa victoire, elle l'y attend avec les Rocard. Giscard, abandonnant les « couleurs du veuvage », se présente-t-il aux élections cantonales ? Il l'invite dans son château en Auvergne. Jacques Chirac parcourt-il les provinces ? Elle l'accompagne dans son avion privé... avant de rejoindre Raymond Barre dans les « bouchons » lyonnais. Le Monde publie des révélations sur l'affaire Greenpeace : ce jour-là, précisément, elle déjeune avec Charles Hernu quand son aide de camp apporte au ministre de la Défense l'article à peine sorti de l'imprimerie. Un an plus tard, Edouard Balladur, qui assure l'intérim du Premier ministre en voyage, l'invite à Matignon... le jour où les étudiants manifestent contre le projet de loi Devaquet. Mais il n'y a pas que la politique dans la vie. Curieuse de tout, elle assiste au tournage du dernier film de Romy Schneider, passe une journée avec les cheminots en grève et recueille, dans leur loge, les confidences de Guy Bedos, Robert Hossein ou Ruggiero Raimondi. Elle confesse le professeur Schwartzenberg et Mgr Lustiger, sans oublier Coluche... et l'abbé Pierre, qui l'accueille dans sa cellule de moine à Saint-Wandrille. Toujours là au bon moment, respectée pour son indépendance d'esprit et son talent, Christine Clerc a été la confidente et le témoin privilégié de la plupart des événements, grands et petits, qui ont façonné le septennat de François Mitterrand. Voici sa chronique : film passionnant. Et véritable aide-mémoire : pour mieux comprendre un passé récent, en même temps qu'éclairer un avenir proche.

  • Lundi en campagne dans les Yvelines avec Michel Rocard, mardi déambulant sous les lustres du Palais du Luxembourg aux côtés de René Monory, mercredi reçue à déjeuner par Édouard Balladur... Christine Clerc côtoie chaque jour les vedettes de notre classe politique. Issu de ses chroniques de RTL, ce « bestiaire » politique en quatre-vingt-un portraits réunit les ténors d'aujourd'hui (Giscard, Chirac, Rocard, Delors, etc.) et les voix de demain (Lalonde, Sarkozy, Villiers), les patrons de choc (Tapie, Bourges, Lagardère) et les porte-parole de la Société civile (Bernard Kouchner, Pierre-Gilles de Gennes, l'abbé Pierre). Christine Clerc y décrit leur parcours, leurs ambitions, leurs goûts... et, souvent, leurs blessures secrètes. Sous ces « choses vues » apparaît le vrai visage de femmes et d'hommes que les médias, à trop les montrer, ont fini par rendre opaques. A la veille du « rendez-vous » électoral de mars 1993, ces Rendez-vous politiques nous font entrer dans l'intimité de ceux qui détiennent le pouvoir... ou aspirent à le conquérir.

  • "Un si joli couple", disait-on quand ils s'étaient mariés, dix-huit ans plus tôt. "Une belle situation" dit-on aujourd'hui. Anne a tout pour être heureuse : un mari qui a "réussi" ; deux beaux enfants ; une maison confortable. Un jour, pourtant, elle évoque avec nostalgie sa carrière musicale interrompue. Philippe, son mari, la reprend d'un ton ironique. Une secrète fêlure progresse. Anne rêve d'autre chose. Une amie, réalisatrice d'émissions musicales pour la télévision, lui propose un poste de conseiller. Pour la première fois, elle fait sa valise pour partir seule. Les Chorégies d'Orange, le Festival d'Aix-en-Provence ; une nouvelle vie commence, faite de longues et chaudes soirées en plain air en compagnie de Verdi, Mozart ou Schubert. Anne y retrouve le fil interrompu avec l'élève violoncelliste, l'adolescente rêveuse et passionnée qu'elle fût avant de devenir une "femme mariée". Dans les coulisses du "Don Carlos" de Verdi, elle rencontre Bruno. Il est metteur en scène et a quinze ans de moins qu'elle. Il l'emmène dans son île natale, lui apprend à vivre nue, apprend d'elle la musique. Le temps d'un bel été de festival, Christine Clerc trace, sur fond parfois gai, plus souvent grave, pudique et tendre comme la Sonate pour violoncelle préférée d'Anne - "L'Arpeggione" -, le récit de la métamorphose d'une femme de quarante ans. En quête de liberté. Et de tendresse.

  • Comme des milliers de Français qui foncent sur les routes, dévalent les pistes de ski, Christine Clerc se croyait invulnérable. Jusqu'à ce jour de 1993 où son cheval s'emballe et tombe sur elle. Bilan : quatre mois d'hôpital. Elle découvre alors la vie couchée et l'univers hospitalier. Pour y avoir effectué de nombreuses enquêtes, elle croyait le connaître. Mais il faut avoir attendu cinq heures allongé sur un brancard, parqué dans un sous-sol pour savoir à quel point les grands hôpitaux sont inhumains. Il faut avoir sonné en vain, la nuit, pour mesurer la pénurie d'infirmières. Il faut avoir réclamé pendant des heures un calmant pour comprendre à quel point les médecins sont indifférents à la douleur. Avec indignation souvent mais aussi avec humour et tendresse, Christine Clerc tient la chronique de ses cent jours à l'hôpital.

  • En fin d'après-midi, le Président de la République reçoit le Premier ministre : - J'ai lu votre communiqué. Si je comprends bien, c'est la guerre ? Le Premier ministre ne se laisse pas déconcerter. Il découvre qu'il a soudain un autre homme en face de lui. Avait-il donc rêvé quand il avait cru trouver un nouveau Président, féroce mais charmeur, ironique mais paternel, attentif et même presque complice ? Le charme, en tout cas, est rompu. L'acte I de la cohabitation - le plus agréable - s'achève. - Non, Monsieur le Président, lui répond-il, ce n'est pas la guerre. Mais, en grâce (Mitterrand lève un sourcil : pourquoi le Premier ministre dit-il toujours « en grâce » et pas « de grâce » ?), convenez qu'il est impensable pour moi d'apposer ma signature au bas d'un texte qui vise, tout simplement, à abolir les institutions de la Ve République, auxquelles tous les partis de la majorité sont profondément attachés. Le général de Gaulle... Mitterrand l'arrête d'un geste excédé : - Oh ! laissez donc de Gaulle où il est, je vous en prie. Il ne vous aurait pas permis d'interpréter sa pensée. Il avait bien plus d'audace et de réalisme que vous ne lui en prêtez. Qui vous dit que, s'il était resté, il n'aurait pas réalisé, quinze ans avant moi, la réforme que je projette de mettre en oeuvre ? Vous aviez une chance de la conduire avec moi, et d'y associer votre nom. Vous ne le voulez pas ? Je la ferai donc sans vous.

  • « Comme des millions de baptisés, je m´étais éloignée de la pratique religieuse. Ma position était confortable : je faisais partie de la famille catholique, mais sans en subir les interdits ni les secousses. Jusqu´au jour où une petite Brésilienne... » Qui ne s´en souvient ? En mars 2009, une fillette violée par son beau-père est enceinte de jumeaux. Sa mère la fait avorter. Elle est excommuniée... Pour Christine Clerc, ce drame agit comme un électrochoc. Comment l´Église de l´Évangile en est-elle arrivée là ? La défense de la chrétienté menacée empêcherait-elle de dire certaines vérités ?
    L´auteur entreprend une enquête à travers l´histoire et au sein du monde catholique. Elle interroge des prêtres et des fidèles. Elle découvre qu´elle n´est pas seule, loin de là. Chemin faisant, elle croise l´éléphant de Pline l´Ancien, qui lui fournit une clé de la morale sexuelle des Pères de l´Église, encore si présente dans les encycliques papales.
    Elle rencontre aussi des membres de l´Opus Dei. Pourquoi Jean-Paul II s´appuya-t-il sur cette puissante organisation conservatrice ? Pourquoi étouffa-t-il durant tant d´années les scandales des prêtres ou évêques pédophiles ? Et pourquoi les papes Paul VI, Benoît XVI et lui-même ont-ils mené leur combat le plus acharné non contre l´argent-roi, mais contre la contraception ?
    Au terme d´un témoignage plein de chagrin, de colère, mais aussi d´humour, Christine Clerc s´adresse au pape : « Vous ne sauverez pas l´Église sans les femmes ! N´ayez pas peur ! »

  • 0300 Ce livre est un tour de force, car il est à la fois une chronique passionante de la vie politique française (affaire Clearstream, bataille de la présidentielle, gouvernement Fillon...), une galerie de portraits hauts en couleur (Cécilia, Villepin, Ségolène, Chirac, Rachida, Carla...) et un journal intime qui s'approche au plus près des vérités de l'âme de cet homme gêné par son physique, passionné par les femmes, obnubilé par la figure absente de son père et qui n'a de cesse de prouver au monde entier sa puissance et sa réussite.
    Les confessions que l'auteur a obtenues de l'entourage du Président permettent de cerner comme jamais sa personnalité hors normes. Le parti pris de Christine Clerc d'écrire à la première personne donne au livre un ton unique. Le style inimitable du Président permet toutes les audaces et dévoile un Sarkozy intime sous un jour inédit.
    0400TABLE DES MATIÈRES  mai 2005 ? août 2006  août 2006 ? mai 2007  III. À NOUS DEUX, FILLON !  mai 2007 ? octobre 2008 IV. À NOUS DEUX, DE GAULLE !  octobre 2007 ? juin 2008 V. À NOUS DEUX, OBAMA !
    Juin 2008 ? janvier 2009 VI. À NOUS DEUX, DIEU !
    Janvier 2009 ? juillet 2009

  • « C'est un état étrange, m'avait prédit Mitterrand, comparable à nul autre. On se sent comme dans une bulle, en apesanteur. De là-haut, on se regarde au milieu d'une France rêvée où les visages sont souriants, où tout s'enchaîne, obéit au doigt et à l'oeil. Cependant, tout vous assaille : le franc est attaqué, le ministre des Finances exige des décisions immédiates, les chancelleries réclament des précisions rapides pour rassurer les chefs d'État amis, le Premier ministre, pris entre deux feux, se demande déjà s'il est bien raisonnable de réaliser vos promesses... Vous êtes bombardé de notes, de requêtes, d'avis pressants. C'est une atmosphère d'angoisse folle et en même temps de bonheur inouï. Et vous, vous planez, intouchable, en état de grâce et en même temps d'une parfaite et terrible lucidité. »Du pénible démarrage de l'équipe Juppé aux conflits sociaux, des obsèques de son prédécesseur aux heurts entre partenaires européens, des attentats islamiques aux pilotes français retenus en otages en Bosnie, de l'art de devenir grand-père aux lourdes satires contre Bernadette, la première année de Jacques Chirac à l'Élysée aura été quelque peu mouvementée. Et quand Christine Clerc lui prête sa plume, le président de la République a toujours l'oeil aussi vif et la dent dure.

  • Une droite qui a succombé à la crise de nerfs. Un président de la République qui ne décolère pas contre les « nains politiques » qui dirigent l'UDF et le RPR. La haine palpable qui oppose Jean-Marie Le Pen à Jacques Chirac. Dans cette course au suicide, débutée il y a un an avec la dissolution de l'Assemblée nationale et accélérée par les propositions d'alliance lancées par le Front National lors des élections régionales, le chef de l'Etat tente désespérément de survivre. « Je ne me laisserai pas étrangler dans une des sombres coursives de l'Elysée, écrit-il grâce à la plume mordante de Christine Clerc. Je les sens tous rôder, qui avec sa dague, qui avec sa fiole, qui avec sa cordelette, mais je n'ai rien de l'agneau mené au sacrifice. Ma mission n'est pas achevée. »Christine Clerc, en se glissant une nouvelle fois dans la peau du président de la République, rend compte, sans complaisance, d'un monde ubuesque, soudain saisi d'une forme de folie et attaché, semble-t-il, à sa seule perte.

  • « Je sais que rien ne me sera épargné : ni les événements internationaux qui changent les équilibres, ni les épreuves personnelles, ni les trahisons. Comme si un dieu impitoyable n'en finissait pas de me faire payer une facilité supposée de ma jeunesse. Les fées sur le berceau... Je me demande parfois si je n'aurais pas suscité moins d'obstacles en étant petit et laid. Ou simplement affecté d'un double menton comme Édouard. La graisse les rassure. Moi, il paraît que j'ai une gueule d'acteur de cinéma. Une gueule d'amour a écrit un jour une romancière qui croyait me flatter. Ça marche aux États-Unis, mais en France ça ne fait pas président naturel . »De quelles secrètes blessures s'est construite la destinée du président de la République ? Comment a-t-il appris à gouter cette solitude qui est désormais son lot ? Au fil des ans, de témoignages en confessions, Christine Clerc a reconstitué l'intimité d'un cheminement, cette lente ascèse qui, parfois, fait d'un simple chef de parti un homme d'État. Passant de la chronique aux vérités de l'âme, elle dévoile un portrait intime de Jacques chirac, sans doute le plus subtil jamais brossé.

  • Les rivalités, les jalousies, les alliances temporaires qui ont rapproché ou divisé ces quatre héritiers du pompidolisme, J. Chirac, E. Balladur, C. Pasqua et P. Seguin, par une collaboratrice du Figaro magazine.

  • « Bernadette et Claude ont au moins ce point en commun : elles craignent toujours que je pardonne trop facilement. Elles veulent me protéger de moi-même. Depuis le temps, pourtant, elles devraient savoir ! Combien d'ennemis n'ai-je pas étouffé sous les baisers ? J'observe Claude et Thierry Rey, curieux couple de copains, tellement plus modernes mais pas plus tendres l'un avec l'autre que Bernadette et moi. C'est de famille, cette incapacité à s'extérioriser entre nous. La nostalgie n'est pas mon genre. Je n'ai jamais été fait pour le bonheur béat. A peine franchi un obstacle, il m'en faut un autre. Je m'ennuie dans les situations trop planes. Je me sens prisonnier. J'ai toujours eu besoin d'escapades, de fugues. En dépit ou à cause de mon père. "Quand on va se fourrer dans des mauvais coups, me répétait-il, il faut s'attendre à prendre des sales coups." » Un bien sale coup, en effet, que le résultat imprévu des élections législatives ! Jacques Chirac, suite à sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale, se voit désormais contraint de cohabiter avec un Premier ministre socialiste, deux ans seulement après avoir conquis la magistrature suprême. Du jamais vu !Christine Clerc, en prêtant une nouvelle fois sa plume au Président, révèle les secrets et les rebondissements de cette année terrible : de la solidarité sans failles avec Alain Juppé aux recettes politiques soufflées par Ambroise Roux, des altercations avec Bernard Pons à Jean-Louis Debré pleurant la mort de son père, de la guerre entre les différents courants de la droite à sa débâcle. Une défaite et un exil à l'Elysée qui, paradoxalement, ont peut-être libéré Jacques Chirac.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Berenice

    Christine Clerc

    • Grasset
    • 10 Mai 2000

    Nous sommes dans la France de l'après-1968. Bérénice, fraîche journaliste politique à l'air d'enfant, s'approche du pouvoir. De trop près ? Charles Maubrac, ministre gaulliste dont la courte taille est compensée par l'énergie intense qu'il déploie à conquérir les coeurs, veut la séduire. En serait-il vraiment amoureux ? Robert Monfort, le premier secrétaire du parti socialiste, fin manoeuvrier, la fascine par son éloquence de jouisseur. Se moquerait-il de sa proie trop naïve ?Entre ces deux fauves qui s'entre-dévorent, Bérénice, la fausse ingénue, joue de l'orgueil des hommes, se brûle sous les ors des palais nationaux, apprend le langage de la raison d'Etat. Est-on libre d'aimer qui l'on souhaite quand on commande au pays ? Bérénice, malgré elle, malgré eux, se sacrifie, demeure dans l'ombre, mais bien des années et une cohabitation plus tard elle aura sa revanche...
    Christine Clerc a écrit ici un roman a clefs, tout en portraits cruels : choses vues sur la scène du théâtre des vanités que fut toujours le monde politique. Le lecteur reconnaîtra sans peine, dans le silence de l'Elysée, un président qui se meurt en fin de règne, un gaulliste à l'ambition fiévreuse, un leader socialiste concupiscent, un Corse comploteur, une aristocrate à la parole assassine, et d'autres encore, les comparses d'une tragi-comédie dont Bérénice reste la plus émouvante figure.
    Journaliste politique et auteur de plusieurs ouvrages dont Journal intime de Jacques Chirac, Christine Clerc collabore, entre autres, au Figaro.

  • Tractations occultes, envoyés spéciaux pour sauver la paix, conversations téléphoniques de Mitterrand auprès de Bush et Gorbatchev... Autant de faits, de secrets et de rebondissements dont le président de la République française fut le héros pendant la récente guerre du Golfe. Journalistes, les auteurs portent ces faits à la connaissance du public.

  • Tigres et Tigresses

    Christine CLERC

    • Plon
    • 20 Juin 2013

    Pour la première fois, ce livre nous plonge dans la vie de couple des présidents, en disséquant les liens obscurs et puissants qui les unissent au pouvoir.
    Trompées avec d'innombrables rivales, sacrifiées à la dévorante passion de la politique, déshabillées, épiées, critiquées, les épouses des chefs d'états résistent pourtant. par devoir. par amour. et parce qu'ils ont besoin d'elles.

empty