Christine Ross

  • Le dossier thématique intitulé "CYBER / ESPACE / PUBLIC" examine un certain nombre d'enjeux liés au régime numérique des images et à leur circulation sur les réseaux. Réalisé sous la direction de Suzanne Paquet, on y traite entre autres des possibilités de relecture et de recontextualisation des images contenues dans les immenses banques de données visuelles telles que YouTube (La trilogie du Web, Dominic Gagnon), Google Street View (9-eyes, Jon Rafman), ou le Web tout entier. À lire aussi dans ce numéro, une réflexion de Pierre Dessureault sur la photographie de guerre dans les oeuvres de Don McCullin (Collision) et Hélène Doyon (Dans un océan d'images), une critique de Philippe Guillaume sur la récente exposition de Lynn Cohen au MAC et un entretien avec Paul Wombell sur Drone : l'image automatisée, thème qu'il a choisi pour le Mois de la photo de Montréal 2013.

  • L'art vidéo célébrait ses 50 ans cette année. 24 images fait le point sur cet art toujours aussi vivant et en mouvement, demeurant « un geste artistique, poétique et politique exécuté dans un désir de libérer le langage, et de se libérer par le langage, d'un ordre établi » (Marie-Claude Loiselle). Au sommaire, un entretien avec Marc Mercier, directeur artistique des Instants vidéo de Marseille, les années 70 au Québec ainsi qu'une présentation des oeuvres du DVD 24 images qui parcourent l'art vidéo québécois de 1972 à 2013. Hors dossier, un hommage à Aldo Tambellini, un retour sur l'oeuvre de Xavier Dolan à l'aube de la sortie prochaine de Tom à la ferme ainsi qu'un pavé dans la mare jeté par Nicolas Klotz à propos de La vie d'Adèle.

  • Dans le quartier du Pont de l'Europe à Paris, sept personnages se croisent. Ils se donnent des rendez-vous, s'attendent ou s'évitent. Un drame survient et dévoile les liens superficiels qu'ils entretiennent entre eux. L'auteure décrit sans pathos, l'amour, le désamour, les insatisfactions, l'amertume mais aussi les batailles gagnées de ses personnages. Le regard critique qu'elle porte sur cette microsociété nourrit le sujet du livre.

  • Découvrez des récits surprenants, inspirés par les vies réelles de femmes inspirantes !
    Ces histoires courtes m'ont été inspirées par les récits de vie de mes voisines, de mes amies, de mes soeurs et de ma famille. Je décris des femmes désarmées quand elles vivent des romances avortées, des idylles ratées. Je dépeins des jeunes filles goûtant les petits bonheurs de leur quotidien. Je raconte l'émerveillement d'une mère regardant jouer ses enfants. Je vante le courage des femmes mûres face à leurs obligations familiales. En couple ou célibataires, mes personnages masculins ne cessent de vouloir se faire aimer.
    Plongez-vous dans ce recueil de nouvelles touchantes qui suivent le quotidien de femmes de tout âge, dans leurs épreuves comme dans leurs joies.
    EXTRAIT
    J'ai passé mon sweat-shirt par la tête, j'ai détaché mon paréo. Avec les deux bouts du tissu, j'ai fait un noeud au-dessus de ma poitrine. J'ai tiré sur le tissu élastique de mon maillot, le faisant passer par une jambe puis par l'autre. J'ai glissé dans mon sac, mes vêtements. Il a sorti son matériel de l'arrière de sa voiture.
    - Laissez donc votre sac, vous n'en aurez pas besoin.
    À l'aurore naissante succéda une lumière vive inondant la dune. J'ai déposé mon sac dans le coffre de sa voiture, il a baissé le hayon, l'a fermé à clé. Il n'y avait personne. Sur la plage, il a posé une boîte de conserve vide, il l'a tournée dans le sable pour qu'elle prenne bien sa place, il l'a remplie d'eau.
    - Quel idiot ! J'ai oublié les encres et les pinceaux, je retourne à la voiture.
    Amusée, j'ai suivi des yeux sa course rapide, ses jambes maigres, ses genoux pointus puis ses traces de pas sur le sable. Le soleil a jailli de l'eau. Je me suis allongée nue sur mon paréo. De ses doigts fins avec son pinceau traçait-il le contour des fleurs avant de les colorier ? Combien de temps pouvait prendre l'exécution de son dessin. J'entamais ma deuxième semaine de vacances, j'espérais m'amuser, j'imaginais le pinceau me caresser et dessiner sur mon corps des arabesques. Il allait débouler de la dune d'une minute à l'autre. Je me suis tournée sur le ventre, je me serais rendormie, s'il n'y avait eu le cri strident des mouettes rieuses, plongeantes folles à la recherche de poissons.
    Quel âge pouvait-il avoir ? Il faisait très jeune mais il dessinait avec sérieux. Quel distrait tout de même ! Il en mettait du temps à trouver ses pinceaux ! Je me suis sentie nerveuse, puis inquiète.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Étudiante en psychologie du travail, Marie Christine Rosse s'est spécialisée dans le recrutement. Elle a ensuite travaillé en entreprise dans le service des ressources humaines. En parallèle, et par nécessité intérieure, elle est passée de l'observation de l'écrit à sa propre création littéraire. Mariée et mère, elle a transformé son vécu en mots et elle a publié trois romans. Tu sais ce que je voudrais savoir est son premier recueil de nouvelles.

  • L'umbral

    Marie-Christine Rosse

    Lorsque Guillermo arrive à Paris, tout s´avère bien compliqué pour le jeune homme. Originaire d´Argentine, il a fui son pays pour des raisons politiques et souhaite obtenir l´asile en France. De démarches infructueuses en portes qui se ferment, Guillermo commence à perdre espoir, jusqu´au jour où il décide de demander de l´aide à une association. Cora le prend alors en charge et, peu à peu, des liens se tissent entre les deux jeunes gens. Le combat de Guillermo devient alors celui de Cora...

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