Claude Baillargeon

  • Il y a des endroits où la présence de la nature se fait plus vivement sentir, des lieux où la question des interrelations entre la ville et son environnement naturel émerge plus spontanément. Certaines circonstances sont également propices à susciter de telles réflexions : le dépaysement entraîné par un séjour à l'étranger, la nette détérioration de l'équilibre ou de la beauté d'un site, les pressions exercées pour l'appropriation d'un lieu public à des fins privées... L'intérêt des oeuvres présentées dans le dossier « Nature » réside entre autres dans le fait qu'ils reposent sur la conception d'une nature qui est non pas un donné en soi qui serait à préserver intégralement, mais bien plutôt une composante de notre « condition écologique », une composante d'un monde que nous façonnons et qui nous conditionne en retour. Avec les travaux récents de Jessica Auer, Geneviève Chevalier et Isabelle Hayeur.

  • Ce livre pose la question brutale de la survivance d'un espace de liberté personnelle face aux contingences que nous imposent nos sociétés modernes.
    Depuis les effets pervers de la mondialisation, en passant par l'exacerbation du terrorisme, les flux migratoires massifs et incontrôlés, la montée de la criminalité transnationale jusqu'au recul de la sécurisation qu'offraient les religions et les cadres sociaux traditionnels, tout se transforme en nouvelles hantises.
    Et que dire des craintes de demain ? De nouveaux désordres nous guettent, notamment écologiques, éthiques, économiques et psychologiques. De nouvelles manipulations se font jour par les sectes, les lobbys et même le marketing. La conjonction de ces forces, plus que jamais, se ligue pour rétrécir notre marge de liberté, nos espaces de choix, notre capacité de libre arbitre et la faculté d'être tout simplement nous-mêmes.
    Cet essai veut nous amener à mesurer notre espace décroissant de liberté assailli par les puissants coups de butoir des « nouvelles peurs » de notre temps. Le XVIIIe siècle avait promis le « bonheur de l'Homme» dans l'engouement du progrès et de la science. La nouvelle modernité du XXIe siècle nous condamne-t-elle à l'impuissance face à un progrès qu'elle ne contrôle plus et à une science qui lui fournit les moyens de sa propre destruction ?

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