Claude Gautier

  • Articulée à la fois sur la philosophie et l'histoire, la pensée de Hume se situe dans un moment d'invention théorique particulièrement riche. Dès lors que l'histoire de l'Etat cesse de se confondre avec celle du droit de la puissance souveraine, qu'il devient possible d'écrire une histoire qui ne soit pas celle d'un souverain mais celle d'une société, alors le concept de société civile peut aider à envisager en termes nouveaux les problèmes classiques de la philosophie politique. Le parti pris de cette étude est d'analyser la théorie politique de la société civile chez David Hume, sous l'angle anthropologique, économique et historique. Si la société civile moderne est susceptible d'une histoire, encore faut-il comprendre de quelle histoire il peut s'agir : comment l'écrire, à partir d'où ? D'où l'importance de la définition de ce nouveau point de vue historique chez Hume pour mesurer le caractère moderne de sa théorie politique.

  • Cet ouvrage a pour ambition de récrire une partie de l'histoire préalable à la constitution des savoirs des sciences de l'homme. Il propose une analyse de la manière de construire la relation sujet/objet et de faire de la société une « nature » qu'il devient possible d'observer à distance. Comment une telle extraction du sujet connaissant est-elle devenue pensable au XVIIIe siècle ? Comment l'éloignement du regard peut-il contribuer à modifier la nature même de ce qui est observé, à poser les principes d'un savoir nouveau, la sociologie ? Sur la base des textes des figures éminentes du Scottish Enlightenment et des auteurs issus de l'École historique écossaise - Bernard Mandeville, David Hume, Adam Smith et, dans une moindre mesure, Adam Ferguson -, Claude Gautier rend compte des nouvelles exigences ontologique, épistémologique et méthodologique qui conditionnent la possibilité de l'éloignement empirique du regard. Que s'agit-il de regarder ? La société. Que faire pour se mettre en situation de pouvoir la regarder ? S'éloigner.

  • Cet ouvrage collectif analyse et compare les réformes de la formation des enseignants, entreprises depuis à peu près une décennie dans divers pays (l'Angleterre, le Brésil, le Canada et le Québec, les États-Unis, la France et la Suisse francophone), sous l'angle de la professionnalisation de l'enseignement et de ses enjeux. Il veut, en même temps, offrir une vision contrastée et critique de ce qui se passe dans chacun de ces pays. L'hypothèse de travail qui sous-tend cet ouvrage est que la professionnalisation de l'enseignement constitue, actuellement, une tendance globale qui traverse les frontières nationales de chacun des pays concernés. Toutefois cette tendance n'est pas uniforme, elle revêt des significations différentes selon les pays ; elle est aussi porteuse de tensions internes, de contradictions peut-être insolubles, tout en étant confrontée à plusieurs obstacles. C'est pourquoi il est nécessaire de l'étudier, non comme le déroulement linéaire et sans heurt d'un nouveau programme d'amélioration de la formation des enseignants qui ferait partout consensus, mais plutôt comme un processus de changement, comportant de multiples aspects économiques, idéologiques, professionnels, éducatifs, et qui se déploie dans plusieurs directions à la fois, avec son assortiment de dérapages, de glissements, de détours... [...] C'est dans cet esprit que les auteurs examinent les différents projets de réforme de la formation des maîtres. Ces diverses analyses permettent d'avoir une vue d'ensemble du processus de professionnalisation de l'enseignement, tout en prenant en compte son enracinement dans le contexte social de chacun des pays concernés. L'ouvrage vise ainsi à dépasser le dilemme du local et du global, en fournissant aux lecteurs des études concrètes permettant de dégager des éléments de comparaison internationale sur cette question qui domine aujourd'hui le champ de l'éducation.

  • La présente publication couvre la période qui va d'octobre 1996 à juillet 1998, de la création de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, l'organe politique issu de la rébellion/invasion qui conduit au pouvoir Laurent Désiré Kabila, jusqu'à la veille du déclenchement d'une nouvelle rébellion/invasion dirigée cette fois contre le régime Kabila. Comme celui qui a été consacré aux années 1990 - 1997 de la transition "démocratique" (voir les Cahiers Africains No27-28-29, 1997), cet ouvrage se veut un ouvrage de référence et un outil de travail. Il vise à ouvrir au lecteur des pistes d'analyse et d'interprétation en même temps qu'à lui donner un tableau d'ensemble des événements et des acteurs ainsi qu'un certain nombre de documents significatifs. L'ouvrage comprend trois parties. La première porte sur la politique intérieure, la seconde sur les relations du régime Kabila avec une région - le Kivu - qui joue un rôle singulier et crucial dans son évolution, la troisième sur les aspects internationaux.

  • Comme le dit Jean-Paul Daoust dans son texte de présentation, « le parfum sert de fil d'Ariane » pour ce numéro thématique qui a inspiré plus d'une trentaine de poètes et écrivains. Qu'il soit une « capture de la fuite » (Monique La Rue), une fragrance de grande maison parisienne (Claire Dé) qui peut tout à coup se transformer en « odeur de salon funéraire » (Louise Dupré), le parfum fait se réveiller en nous toute une palette de sensations : la lenteur des jours qui se suivent (Pénélope Bourque), une nostalgie de l'enfance (Herménégilde Chiasson), des révoltes parricides (André Carrier) ou encore des brûlures océanes (Madeleine Monette)... Un numéro qui, à l'instar de son thème, transportera le lecteur dans un voyage riche en contrastes.

  • À l'instar de ceux qui distinguent sciences dures et sciences molles, on peut dire que la revue Moebius, par ses numéros thématiques, propose dans chaque appel à textes une « contrainte molle » à ses collaborateurs, par opposition aux « contraintes dures » façon Oulipo. Il arrive cependant que par accident (ou non) la perspective se déplace, qu'une force délicieusement centrifuge nous tire hors du chemin balisé du thème ou de la contrainte. Tout à coup nous éprouvons le vif besoin d'être dépaysé, voire égaré; de nous découvrir pauvre en thème. C'est ainsi que ce numéro 145 « Comme il vous plaira » s'est élaboré, au fil des rencontres le long de chemins de traverse et de « sentiers qui bifurquent ».

  • Si vous avez parcouru les routes du Québec cet été, vous avez certainement remarqué le florilège de bâtiments secondaires qui émaillent nos paysages ruraux : granges, étables, porcheries, hangars, fournils, silos, forges, fumoirs... De même, vous avez sûrement rencontré des croix de chemin, grottes, chapelles de procession et autres expressions d'une foi actuelle ou passée. De ces patrimoines, qu'on qualifie souvent de petits, on devrait surtout retenir le caractère essentiel. Ils participent à la spécificité de nos paysages, en plus de témoigner de modes de vie et de savoir-faire d'autrefois. Mais comme tous ne perçoivent pas l'importance de ces repères visuels et identitaires, nous avons décidé de l'exposer dans le dossier de notre numéro d'automne. Devant la disparition graduelle de ces éléments distinctifs, il devient urgent de susciter la volonté de les préserver.

  • Le numéro août-novembre du Magazine Gaspésie consacre un dossier aux artistes de la péninsule gaspésienne. Qu'ils en soient natifs ou qu'ils soient tombés sous son charme lors d'un séjour, bien des artistes ont de la Gaspésie fait leur muse. La revue vous invite à la rencontre de plusieurs d'entre eux, photographe, poète, artiste visuel, musicien ou tout à la fois. Elle vous convie à la découverte de leurs oeuvres et de leurs inspirations. Rencontrez Elmina Lefebvre, Françoise Bujold, Blanche Lamontagne, Thomas Fenwick, Paul Strand, Claude Rioux, Paul Almond, Jean-Robert Drouillard, la troupe du Bon Vieux Temps menée par Mme Édouard Bolduc, Manuel Brault, les groupes Quimorucru et The Gaspé Project et les scènes gaspésiennes de Lawren Harris du Groupe des Sept. Dans la rubrique Nos objets, retrouvez le standard téléphonique de l'Auberge Caribou, dans la rubrique Nos personnages, Napoléon Lelièvre, pêcheur, puis marchand et dans la rubrique Nos Gaspésiennes, la comédienne Nicole Leblanc.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le rapport au territoire peut marquer de son empreinte une identité en formation et la place qu'y occupent les jeunes. Cela se vérifie dans cet ouvrage qui tente de répondre aux deux questions suivantes : y a-t-il interaction entre les lieux d'appartenance et la construction identitaire ? La nature de la participation sociale des jeunes se ressent-elle des caractéristiques des lieux où elle s'observe ?

    Les lieux étudiés sont des quartiers de grandes villes où les ­jeunes doivent trouver et bien souvent façonner leur place, ­parfois dans la peur et la violence, parfois dans des lieux fortement encadrés par des adultes. D'autres jeunes sont en quête d'un territoire auquel s'identifier. Et, bien que ce soit sous des appellations semblables, la participation sociale et politique des jeunes prend souvent le visage de son ancrage territorial.

    Tome 1 : Migrations Tome 2 : Ancrage de l'identité et lieux de participation Tome 3 : Expériences en lien avec la migration

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