Edmond Michelet

  • Le livre tiré par Edmond Michelet de ses notes de Dachau constitue un des documents les plus vivants et les plus honnêtes sur l'aventure concentrationnaire [...] : avec une objectivité remarquable, Michelet décrit ce que fut la vie d'un résistant français qui a dû et pu tenir près de vingt mois dans un block de Dachau ; il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus - politiques et " droit commun " - allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s'organiser, l'équilibre des pouvoirs dans une cité d'esclaves hantés par la mort et qui, pourtant, ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l'épidémie de typhus de l'hiver 44-45 et la pagaïe ubuesque d'une libération de fantômes. Le témoignage du chrétien, qui dit ce qu'il a tiré de sa foi, est porté sans ostentation et avec noblesse. Et il n'était pas possible de faire ressortir plus honnêtement l'ambiguïté d'une aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature [...] mais aussi ses virtualités héroïques et son irrépressible spiritualité.

    Pierre-Henri Simon

    de l'Académie française

  • La doctrine du gaullisme n'est pas seulement l'affaire de ceux qui en ont vécu les origines et la première expression. Elle doit être comprise dans sa signification profonde et assumée dans la poursuite de sa réalisation par les jeunes. C'est parce que Edmond Michelet le croit profondément qu'il s'est efforcé, dans ces pages, d'en rechercher les éléments. Cette prodigieuse aventure qu'inaugurait de Gaulle le matin du 17 juin 1940, lorsqu'il s'envolait vers Londres, est loin d'être achevée. Si le général est revenu au pouvoir en 1958, ce n'est pas du tout à la façon dont, en d'autres circonstances de notre histoire, on eut recours à les hommes au passé sage ou glorieux pour redonner confiance aux Français. C'est parce qu'il s'agissait de parachever une oeuvre qu'il était le seul qualifié pour mener à bien et qui devait l'être pour qu'une certaine mission de la France continuât à être assurée. Edmond Michelet a tenté de dégager à la fois ce que les aventuriers gaullistes d'hier sentaient et voulaient il y a vingt ans, et les traits essentiels d'une pensée permanente pour les jeunes gaullistes de demain.

  • La doctrine du gaullisme n'est pas seulement l'affaire de ceux qui en ont vécu les origines et la première expression. Elle doit être comprise dans sa signification profonde et assumée dans la poursuite de sa réalisation par les jeunes. C'est parce que Edmond Michelet le croit profondément qu'il s'est efforcé, dans ces pages, d'en rechercher les éléments. Cette prodigieuse aventure qu'inaugurait de Gaulle le matin du 17 juin 1940, lorsqu'il s'envolait vers Londres, est loin d'être achevée. Si le général est revenu au pouvoir en 1958, ce n'est pas du tout à la façon dont, en d'autres circonstances de notre histoire, on eut recours à les hommes au passé sage ou glorieux pour redonner confiance aux Français. C'est parce qu'il s'agissait de parachever une oeuvre qu'il était le seul qualifié pour mener à bien et qui devait l'être pour qu'une certaine mission de la France continuât à être assurée. Edmond Michelet a tenté de dégager à la fois ce que les aventuriers gaullistes d'hier sentaient et voulaient il y a vingt ans, et les traits essentiels d'une pensée permanente pour les jeunes gaullistes de demain.

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